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Des services religieux ont été célébrés à Tignish dès sa fondation en 1799 et ce, même s'il n'existait pas de lieu de culte. En 1801, des colons acadiens construisent une église en bois rond qui mesurait 9,1 mètres (30 pieds) par 7,6 mètres (25 pieds). Même s'ils n'étaient desservis par aucun prêtre, les colons se rassemblaient chaque semaine à l'église et lisaient l'évangile. En 1826, l'église de bois rond est démolie pour faire place à un édifice plus vaste qui mesurait 18,3 mètres (60 pieds) par 13,7 mètres (45 pieds).
Le secteur de Tignish est structuré en paroisse en 1844. Avec l'arrivée du premier curé, l'abbé Peter MacIntyre qui servira de 1844 à 1860, d'importantes rénovations sont apportées à l'intérieur de l'église. En 1851, l'abbé MacIntyre introduit un orgue dans l'église et, la même année, l'église est transportée près de l'école Dalton.
Avec l'aide de plusieurs travailleurs bénévoles de Tignish et des environs, la construction de l'église actuelle débute en 1857 selon les plans établis par l'architecte américain d'origine irlandaise Patrick C. Keely, de New York. Le vaste édifice de style néo-gothique mesure 30,5 mètres (100 pieds) de long par 18,3 mètres (60 pieds) de large et 56,4 mètres (185 pieds) de haut. Il est construit de briques fabriquées localement, de bois de la région et même le calcaire régional est brûlé pour obtenir de la chaux. Les douze grosses et hautes colonnes de l'église proviennent d'un seul et même arbre qui fut extrait du Center Line Road et amené par des traîneaux tirés par des chevaux. La construction se termine, dans une certaine mesure, en 1860 et l'église est consacrée la même année.
En 1888, l'intérieur de l'église est décoré à nouveau par une équipe de douze artistes dirigés par Jean-François Xavier Meloche, de Montréal, au coût de 3 100 $. La décoration comporte l'illustration de scènes et de symboles religieux ainsi que la représentation des douze apôtres placés dans des niches. Au moment de la construction, des verrières ont été fabriquées et installées par la firme Morgan & Brothers, de New York.
Aucune rénovation majeure n'est effectuée à l'église entre 1888 et 2001 mis à part plusieurs rénovations mineures telles la peinture et le toit. Le maître-autel actuel, installé en 2000, est une réplique de l'original détruit dans les années 1960. Toutefois, la chaire est d'origine. En 2001, l'intérieur de l'église est rénové incluant l'addition d'étoiles à la voûte repeinte en bleu.
Aujourd'hui, cet édifice est la plus grande église de l'Île-du-Prince-Édouard et il peut être vu jusqu'à une distance de dix kilomètres (six miles) à la ronde sur la terre ferme et plus encore de la mer.
L'orgue
L'orgue à traction mécanique, datant de 1882, qui se trouve dans la tribune de l'église, est habituellement appelé « Le Grand Orgue de Tignish ». Les anciens racontaient une histoire légendaire à propos de l'orgue. Selon eux, cet orgue était destiné à une église de Charlottetown, mais, pour des raisons inconnues, lorsqu'il arriva à Tignish et après qu'on l'ait désemballé et placé ses diverses pièces sur la pelouse de l'église, on a tout simplement décidé de le garder. Or, The Boucher and Pratte Musical Journal, volume 3 no XI du mois de décembre 1881, nous informe que :
« M. Louis Mitchell, de Montréal, vient de signer le contrat pour un orgue de 26 jeux, à deux claviers avec pédalier complet pour la paroisse de Tignish, Île-du-Prince-Édouard. Le coût de ce superbe instrument, le plus considérable de cette province n’est que de 3 000 $. Il devrait être livré en juin prochain. »
Ceci vient définitivement contredire la légende! Par contre, dans la réalité, l’orgue fut payé 2 400 $ pour 19 jeux. On se demande encore comment un tel instrument historique, dont la valeur est estimée aujourd'hui à tout près d'un million de dollars, a pu faire son chemin jusqu'à Tignish en 1882. Lorsque l'abbé Dugald M. MacDonald était séminariste au Grand Séminaire de Montréal, Louis Mitchell et Jean-François Xavier Méloche étaient à l'apogée de leur art. En effet, tous deux étaient des Montréalais et Méloche était l'un des premiers peintres-graveurs canadiens à atteindre une telle renommée. Le nom de l'abbé MacDonald est inscrit à trois reprises sur la charpente du buffet et l'intérieur de la boîte expressive du Récit. Ce fait ajoute encore du poids en défaveur de l'histoire légendaire, car ce fut lui qui, en tant que curé, fit venir le facteur d'orgues et le peintre-artiste dans le but d'embellir l'église de Tignish.
L’orgue rendit de loyaux services pendant plus de 70 ans sans modification significative. Un ventilateur électrique fut installé dans le clocher vers 1959. Au même moment, les facteurs remplacèrent le grand réservoir ainsi que les pompes manuelles par une boîte-à-rideau et un nouveau réservoir de dimension réduite. La cuillère d’expression fut également remplacée par une pédale à mouvement balancée.
En 1970, par l'entremise du Comité liturgique de la paroisse, une campagne de financement a été lancée afin d'assurer la restauration du grand instrument. En bref, on abaissa le diapason à autour de 440 Hz avec des douilles. On décala le jeu de Horn Diapason 8’ du Récit pour en faire une Doublette 2’. On recomposa la 2 Ranks Mixtures (sic) en décalant et en ajoutant des tuyaux pour la transformer en Sesquialtera II. La reprise centrale de la 3 Ranks Cymbals (sic) a été décalée d’une octave vers le haut. On ajouta un autre réservoir pour le sommier du Récit et on installa un nouveau Trémolo. On répara les postages et on peignit la Montre. Le coût de la restauration s'élevait à 7 500 $.
Par la suite, dans les années 1990, le besoin d’agir sur la mécanique de la Pédale devint urgent. Comme toutes les parties mobiles d'un orgue à traction mécanique sont faites en bois, celles-ci sont sujettes à problèmes principalement en raison des variations extrêmes de la température. Probablement en raison de l’usure excessive de la mécanique, la décision fut prise de la refaire presque en totalité. Les rouleaux en bois de l’abrégé de Pédale furent à ce moment remplacés par d’autres en aluminium et les vergettes verticales par des fils d’aluminium.
En raison de plusieurs années de négligence quant à son entretien, le grand orgue de Tignish, qui, parmi les quelques orgues existantes fabriquées par Louis Mitchell est le plus grand en plus d'être l'instrument conservé dans un état le plus près de l'original, se trouvait en condition déplorable. C'est alors qu'en 2011, on fit appel à la firme Juget-Sinclair, de Montréal, pour réaliser une restauration complète.
Trois principes guidèrent les travaux. D'abord, le respect du matériel original : tout tuyau ou pièce d’orgue retrouvé reprit sa place initiale dans l’orgue après avoir été analysé. Ensuite, chaque action posée sur le matériel original devait être réversible autant que possible. Il s’agit ici de ne pas compromettre une restauration future en utilisant des matériaux et des colles qui ne seraient pas compatibles avec ceux déjà utilisés dans l’instrument. Finalement, la reconstitution des éléments manquants en s’appuyant sur des modèles historiques de même facture. Le principal défi est de trouver ces modèles! Même si Louis Mitchell a abondamment produit pour le Québec, peu d’instruments subsistent dans leur état original. Par chance, non loin de Montréal, l’orgue Louis Mitchell 1881 de Saint-Norbert D’Autray (II-16) repose inutilisé, à peu de chose près, dans son état d’origine. Ayant de grandes similitudes de construction avec son frère cadet, il servit de modèle pour la reconstitution du grand réservoir à plis compensés, des pompes manuelles et du Trémolo.
Les sommiers furent complètement ouverts et les gravures étanchées, les tables redressées et l’enchapage recalibré. Tous les éléments mécaniques furent nettoyés et contrôlés. Les trois combinaisons fixes du Grand-Orgue furent ajustées et recomposées à la manière traditionnelle de p–mf–ff. Des ivoires antiques récupérés remplacèrent les ivoires trop usés des claviers et les touches du pédalier reçurent de nouveaux placages de cerisier et de noyer. La finition de la console de noyer fut entièrement refaite.
Une attention particulière fut portée à la restauration de la tuyauterie. Il est intéressant de mentionner que les premiers tuyaux de plusieurs jeux sont poinçonnés par les tuyautiers Léon Houle et W. H. Smith, Montréal 1881-82. Les tuyaux de métal furent lavés et arrondis. Une quantité importante de tuyaux, restés inutilisés depuis 40 ans, furent retrouvés par le comité de restauration! Il s’agissait, non seulement de huit tuyaux de la première octave du Horn Diapason 8, mais de tous les tuyaux manquants du Plein-jeu… sauf quatre! Plusieurs d’entre eux furent déformés ou aplatis, mais certains restèrent pratiquement intacts. Ceux-là fournirent des renseignements inestimables quant à la force des tuyaux de Plein-jeu et du diapason original de l’instrument. Pour mettre en contexte, il faut savoir qu’à partir de 1859, le diapason régulier en Grande-Bretagne et dans ses Dominions était de 452 Hz à 70oF, soit un quart de ton plus haut que le diapason actuel de 440 Hz. L’analyse de la tuyauterie mena à un diapason moyen de 450,5 Hz à 70oF (449,7 Hz à 20oC) sur une pression de 3 pouces (76 mm).
Constatant l’effet non négligeable d’un retour au diapason original sur la qualité du son, le comité décida d’aller de l’avant sur ce point. Les tuyaux neufs furent réalisés dans le même alliage que les anciens et selon les mêmes techniques. Seule l’histoire de la Trumpet du Grand-Orgue reste imprécise. Composée d’éléments hétéroclites de facture du XXe siècle, elle ne fut pas retenue. La nouvelle trompette fut fabriquée sur le modèle de celle de l’orgue Louis Mitchell 1872 (II-21) de Saint-Fabien-de-Panet, au Québec. Pour des raisons budgétaires, les tuyaux de Montre ne furent pas redorés à la feuille d’or, mais à la peinture. Enfin, seule une égalisation consciencieuse des jeux fut nécessaire pour assurer la cohésion de l’ensemble.
Religious services have been held in Tignish since its very foundation in 1799, eventhough an established place of worship was not built for two more years. In 1801, Acadian settlers built a log church that measured 30 feet (9.1 meters) by 25 feet (7.6 meters). Although they had no priest, the settlers would gather at the church and read prayers from the Gospel every week. In 1826, the log church is demolished to make way for a new, larger building measuring 60 feet (18.3 meters) by 45 feet (13.7 meters).
Tignish area is established as a parish in 1844. With the arrival of the first parish priest, Rev Peter MacIntyre who served from 1844 to 1860, the church receives major indoor renovations. In 1851, Rev MacIntyre introduces an organ into the church and in the same year the church is hauled from its location to a new location near the Dalton Schoolhouse.
With the assistance of many volunteer workers from Tignish and outlying areas, construction on the actual church begins in 1857, following a design by American-Irish architect Patrick C. Keely, of New York. The huge neo-Gothic building, measuring 100 feet (30.5 meters) long by 60 feet (18.3 meters) wide and 185 feet (56.4 meters) high, is built of locally-made brick, local timber and even local limestone is burnt for the lime. The twelve tall and large columns located in the church were made of only one large tree that was extracted from nearby Center Line Road by bobsled and horses. The construction of the church is completed, to an extent, in 1860, and is also consecrated in this year.
In 1888, the interior is completely redecorated by a group of 12 artists led by François Meloche, from Montral, with religious scenes and symbols and life-size statues of the 12 apostles in niches, at the cost of $3,100. At the time of construction, a complete set of stained glass windows were installed by the Morgan & Brothers firm, of New York.
from 1888 to 2001, no major renovations are performed except for many minor renovations such as painting and roof construction. The actual high altar, installed in 2000, is a replica of the original, which was destroyed in the 1960s. The pulpit, however, is original. In 2001, the interior of the church is renovated, including the addition of bright shining sticker stars in the newly painted blue ceiling.
As of today, it is the single largest church on Prince Edward Island and it can be clearly seen for six miles (ten kilometers) on flat land, and for many more miles (kilometers) at sea.
The Organ
The 1882 mechanical action organ located in the rear gallery of the church, commonly referred to as the Tignish Pipe Organ, is the 129th organ built by Louis Mitchell, of Montreal. Elderly people often related a legend surrounding the organ. It seems that the organ was meant to be installed in a church in Charlottetown but, for reasons unknown, when it arrived in Tignish and was uncrated on the lawn of the church, it was decided to keep it. But, "Boucher & Pratte Musical Journal" of December 1881 (volume 3, no 11), reports that:
"Mr Louis Mitchell has just signed a contract for building a 26-stop two-manual and pedal organ for the parish of Tignish, Prince Edward Island. The cost of this magnificent instrument, the largest in that province, is only $3,000. It will be completed and delivered next June. "
This text definitely contradicts the legend! On the other hand, the organ was paid $2,400 for 19 stops. One wonders how such an historic instrument valued today at close to a million dollars ever have found its way to Tignish in 1882. When Father Dugald M. MacDonald was a seminarian at "Grand Séminaire" in Montreal, Louis Mitchell and Jean-François Xavier Méloche were in the peak of their art. Both from Montreal, the latter was one of Canada's earliest painters and engravers whose reputation were well known at the time. Father MacDonaldMs name is written three times on the organcase framework and inside of the swell box. This fact dispels the legend for it was he, as parish priest, who got both the organ builder and the artist to decorate his church in Tignish.
For more than 70 years, the organ was used without significant modification. An electrical fan was installed in the bell tower by 1959. At the same time, the organbuilders replaced the large reservoir as well as the manual pumps by wind regulator device and a new reservoir of reduced dimensions. The expression ventil was also replaced with a balanced pedal.
In 1970, the parish liturgical Committee set up a fund-raising campaign for the restoration of the instrument. The works included the lowering of the diapason to around 440Hz with casings. The 8' Horn Diapason was reracked to become a 2' Doublette. The 2 Ranks Mixtures (sic) was reracked by adding pipes to transform it into a Sesquialtera II. The central breaks of the 3 Ranks Cymbals (sic) were reracked one octave higher. A reservoir was added for the Swell windchest and a new Tremolo was installed. Wind ducts were repaired and the facade Montre pipes were repainted. The works cost $7,500.
Later, in the 1990s, the need to act on the mechanics of the Pedal division became urgent. As all moving parties of a mechanical action are made of wood, they are prone to problems caused, in most cases, by extreme temperature variations. Probably owing to the extreme wear of the mechanical action, decision was made to almost completely rebuild it. The Pedal wooden rollers of Pedal were replaced by aluminium ones and the vertical trackers by aluminium wires.
Owing to several years of lack of maintenancene, the Tignish organ, which, among the few extant organs built by Louis Mitchell, is the largest almost original preserved instrument, was in deplorable condition. In 2011, organbuilding firm Juget-Sinclair, of Montreal, was entrusted to carry out a complete restoration.
Three principles guided the works. First, respect for the original elements: any pipe or organ piece was put back to its original location in the organ after having been analysed. Then, every action carried out on the original element was to be reversible as much as possible. It is a question of not compromising a future restoration by using materials and glues which would not be compatible with those already used in the instrument. Finally, the reconstruction of the missing elements by using historical models of the same construction. The main challenge was to find these models! Even if Louis Mitchell were numerous in Quebec, few extant instruments remain in their original condition. Luckily, not far from Montreal, an 1881 Louis Mitchell (II/16) organ sits, unused, in St. Norbert D'Autray church in an almost original condition. Having large construction similarities with its younger sibling, it acted as a model for the reconstruction of the large compensated reservoir, the manual pumps and the Tremolo.
Windchests were completely opened and the grooves were stanched, the tables were straightened and the bleed holes were re-calibrated. All mechanical elements were cleaned and controlled. The three fixed combinations for the Grand-Orgue division were adjusted and reworded in traditional way of p-mf-ff. Much used ivory stop name plates were replaced with recovered ancient ivory plates and pedal notes received a new cherry tree and walnut plating. The console's walnut finish was completely renovated.
A close attention was carried out on the pipework restoration. It is interesting to mention that the first pipes of several stops are stamped by pipe makers Léon Houle and W.H. Smith, Montreal 1881-82. Metal pipes were washed and rounded. An important quantity of pipes, unused for 40 years, were found by the restoration committee! They were, not only the first eight pipes of the 8' Horn Diapason, but all missing pipes of the Plein-Jeu except four! Some of them were distorted or flattened, but some were practically undamaged. Those provided invaluable information as for the pipework power of the Plein-Jeu and the instrument's original diapason. In context, it is necessary to know that from 1859, the usual diapason in Great Britain and in its Dominions was 452Hz @ 70oF, that is a quarter of tone higher that actual diapason of 440Hz. The pipwrork analysis led to a medium diapason of 450.5Hz @ 70oF (449.7Hz @ 20oC) on a 3-inch (76-mm) pressure.
Noticing the not negligible effect of returning to the original diapason on the quality of sound, the committee decided to go all the way on this issue. New pipes were built using the same alloy as the old ones and according to the same techniques. Only the history of the Grand-Orgue Trumpet remains vague. Made of 20th-century heterogeneous construction elements, it was discarded. The new Trumpet was built like the one in 1872 Louis Mitchell organ (II/21) foud in St. Fabien-de-Panet church, in Quebec. For budgeting reasons, the Montre facade pipes were not gilded, but they were repainted. Finally, only a careful finish voicing was necessary to ensure uniform voicing.
Great |
Swell |
|||
|---|---|---|---|---|
| Open Diapason | 8' | Horn Diapason | 8' | |
| 1Floete Traverso | 8' | 1Clarabella (TC) | 8' | |
| 1Stopt' Diapason | 8' | 4Viol di Gamba (TC) | 8' | |
| Dulciana | 8' | 5Unisson Bass | 8' | |
| Principal | 4' | Violina | 4' | |
| Harmonic Flute | 4' | 1Waldfloete | 4' | |
| Fifteenth | 2' | Oboe-Bassoon | 8' | |
| 2Mixtures | II | Tremolo | ||
| 2Cymbals | III | |||
| 3Trumpet | 8' | |||
Pedal |
|
|---|---|
| Double Open Diapason | 16' |
| Cello | 8' |
| 1 | En bois / Wooden | |
| 2 | Sans tierce / Without thirds | |
| 3 | Partiellement neuve / Partly new | |
| 4 | Gambe cloche / Bell gamba | |
| 5 | En bois, 1-12 pour Clarabella et Viol di Gamba / Wooden, 1-12 for Clarabella and Viol di Gamba |