| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Enregistrements Recordings |
Références References |
Retour Return |
Tôt en 1905, Adam J. Kasper et ses voisins catholiques de langue allemande vivant près de la rue Orchard et de la place Deming écrivent à l'archevêque James E. Quigley pour lui demander d'ériger une paroisse. Comme l'un des objectifs de l'archevêque Quingley éait de procéder à l'érection de paroisses dans son archidiocèse en voie de croissance, assigna le projet, le 11 mai 1905, à l'abbé Francis A. Remple. Celui-ci fut officiellement curé de la paroisse le 30 juin 1905 et il restera en poste jusqu'à sa mort le 14 février 1946.
Le dimanche 6 août 1905, l'abbé Rempe invita les catholiques du voisinage à assister aux premières messes célébrées dans la nouvelle paroisse, à 8 heures (sermon à anglais) et à 10 heures (sermon en allemand). Les célébrations eurent lieu dans une salle de l'école Alcott louée de la commission scolaire.
Le 8 septembre 1905, deux terrains étaient achetés au prix de 34 800$ : celui du côté ouest de la rue Orchard était voué à la construction immédiate d'une construction polyvalente incorporant une école et une chapelle; celui situé au coin des rues Orchard et Deming serait celui où s'élèverait l'église. L'architecte William Brinkmann fut chargé de concevoir l'édifice qui comprendrait une salle au sous-sol, une église pouvant accueillir 450 personnes au premier plancher, et enfin quatre classes, des bureaux et une bibliothèque au second étage. Les travaux débutèrent le 18 octobre 1905. Le premier plancher fut prêt le 24 décembre 1905 et la paroisse peut célébrer Noël dans sa propre édifice.
Les plans originaux prévoyaient une paroisse de langue allemande mais l'abbé Rempe découvrit rapidement qu'il y avait aussi une demande pour la langue anglaise. Le 2 octobre 1912, l'archevêque Quingley approuva le bilinguisme de la paroisse et lui fixa des limites permanentes. Tôt en 1914, un groupe bien en vue de femmes de la paroisse organisèrent la Guilde Saint-Clément dans le but de ramasser des fonds pour la paroisse. En deça de deux ans, elles avaient éliminé la dette de la chapelle. Elles décidèrent alors de mettre sur pied des activités dans le but de permettre la construction d'une église.
Entre temps, le curé Rempe visita la nouvelle cathédrale de style byzatin de Saint-Louis et en fut ravi. En 1916, il embauche son architecte, George J. Barnett, pour concevoir une nouvelle église pour Saint-Clément. La pierre angulaire fut posée le 9 septembre par l'archevêque George Mundelein et la nouvelle église fut inaugurée le 8 septembre 1918. L'extérieur de calcaire de Bedford était terminé mais il faudra attendre encore 10 ans avant que l'intérieur ne soit complété, juste à temps pour le 25e anniversaire de la paroisse en 1930.
Lorsque l'église fut construite en 1917 et 1918, 73 vitraux, produits par la firme Gorham, de New York, furent installés et sont toujours en place. En 1929, la firme DaPrato Statuary construisit le maître-autel, la crédence, la sédilia (chaise du célébrant), la chaire, la table de communion et les deux autels latéraux. Ceux-ci furent construit de pierre Rosa de Chicago, de couleur rose pâle, avec des incrustations de mosaïques vénitiennes. Au-dessus du maître-autel s'élévait un baldaquin de marbre avec, à l'intérieur, un crucifix de bronze. Deux statues d'anges, en marbre blanc de Carrare, étaient placés de chaque côté de l'autel. La même année, Gleb E. Werchovsky, un prêtre catholique ruthénien et artiste, fut charé de concevoir la décoration intérieur de l'église. Werchovsky s'est inspiré de l'inconographie byzantine. Le thème principal, l'Arbre de Vie, est tiré d'une mosaïque, datant du XVIIe siècle, de la basilique Saint-Clément, à Rome.
Le complexe paroissial demeura inchangé pour plus de 50 ans soit après les projets des années 1929 et 1930. Durant les années 1960, le tissu du quartier se dégrada avec l'arrivée des gangs et vendeurs de drogues qui s'étaient établis dans les nouveaux complexes résidentiels. Comme conséquence, l'assistance à l'église diminua et, au cours des années 1970, l'église était dans un état lamantable, sale et poussiéreux et souvent vide lors des célébrations. L'arrivée, en 1975, d'un nouveau curé, l'abbé John Fahey, marqua le début de sa transformation. De nouveaux services furent mis sur pied et, petit à petit, les paroissiens revinrent à l'église. Ces changements menèrent à la célébration du 75e anniversaire de la paroisse, en 1980.
Alors que des réponses ont été apportées aux besoins spirituels, éducationnels et sociaux de la communauté, il était maintenant temps de se tourner vers les ressources matérielles. Le temps avait fait son oeuvre tant sur l'édifice lui-même que sur l'art qu'il contient : des réparations et des restaurations s'imposaient. Pendant ce temps, le Concile Vatican II (1962-1965) avait apporté des modifications à la liturgie et les aménagements de 1929 n'étaient plus adéquats. En 1981, l'abbé Fahey constitua un groupe pour réfléchir à ces questions. En 1982, une campagne de financement rapporta 587 000$. L'année suivante, les travaux de réparations débutèrent. Le toît, les murs, les fenêtres, les cloches, les systèmes mécaniques : tout y passe et fut remis en ordre.
Parce que les besoins liturgiques nécessitaient plus que de simples répartions, la paroisse fit appel au consultant Robert Rambusch pour sensibiliser plus de 100 paroissiens à travers un processus d'éducation et de développement de directives concernant la rénovation, la restauration et la renouvellement de l'église. En 1986, l'architecte Walker C. Johnson, de la firme Holabird & Root, fut choisi en tant qu'architecte de restauration. Ce projet fut financé en partie par la campagne de levée de fonds mise sur pied en 1987 et qui amassa la somme de 1 376 000$ pour ce projet.
Les travaux de restauration débutèrent en 1987. La firme Mueller Construction débuta à la base: la démolition de la vieille bouilloire et la suppression de l'amiante. De nouvelles salles de toilette furent installées au sous-sol. Des échaffaudages furent installées dans l'église et des moules de plastique furent créés. Robert Furhoff fut chargé du décapage de la peinture. Le chemin de croix et la plupart des statues furent enlevés. Tôt en 1988, l'église fut fermée pendant quatre mois alors que l'on réalisait le nettoyage des murs et du dôme ainsi que la restauration des murales et des dessins au pochoir. L'église fut réouverte en avril 1988 et la restauration se poursuivit. Le plancher et la plateforme en terrazo pour l'autel furent installés sous le dôme et l'autel de célébration, composée d'éléments de l'ancien maître-autel, fut mis en place. Le retable de l'ancien maître-autel a été déménagé dans la chapelle du Saint-Sacrement. La table de communion a été déplacée derrière le dernier banc. En novembre, de nouveaux chandelier de cuivre, conçus par Walker Johnson, furent installés.
Au début de 1989, les touches finales furent apportées : les bancs ont été nettoyés, des lumières ont été ajoutées pour éclairer les mosaïques, l'orgue, les clochers et la rosace. Un nouveau système pour la voix et nouveau panneau de contrôle électrique furent installés. Des tuiles acoustiques ont été apposées sur les murs de l'abside, dans les transepts et dans la nef afin de réduire la réverbération. Finalement, le 22 janvier 1989, le cardinal Joseph Bernardin célébra une messe de ré-didace et consacra le nouvel autel de délébration. L'église Saint-Clément était à nouveau le joyau du parc Lincoln.
Avec l'aide du personnel et des responsables laics, le nouveau curé depuis 1996, l'abbé Thomas E. Hickey, formula un plan pour éliminer la dette suite aux travaux de rénovation des années 1980. Grâce à des évènements et un campagne de levée de fonds, la somme de 2,4 millions$ furent amassée. L'élimination de la dette permet à la paroisse de croître et de devenir encore plus forte dans le futur.
L'orgue
Un orgue d'un facteur insconnu fut utilisé pendant quelques années jusqu'à ce qu'il fut remplacé, en 1929, par un instrument par M.P. Möller, de Hagerstoen, MD. En 1980, cet instrument était dans un tel état de délabrement qu'il était injouable. La chorale devait être accompagnée au piano jusqu'à ce qu'un nouvel orgue soit installé.
Installé en 1983, au coût de 158 000$, l'orgue a été construit par Casavant Frères de St-Hyacinthe, au Québec. Le devis sonore a été élaboré par Jean-Louis Coignet et l'harmonisation finale a été réalisée par Yves Champagne et Michel Jacques. Richard Proulx, directeur musical et organiste à la cathédrale Holy Name de Chicago, a agi en tant que consultant tout au long du projet.
Le buffet est de chêne solide. Les notes naturelles des claviers manuels sont d'ébène alors que les accentuées sont de bois de rose recouvertes d'ivoire. Les notes naturelles du pédalier sont d'érable alors que les notes accentuées sont de bois de rose. Les tuyaux de façade sont d'étain poli à 70% et la pression du vent est uniforme à 80mm. L'instrument est harmonisé selon un tempérament quelque peu inégal emprunté à Werckmeister.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
In early 1905, Adam J. Kasper and his German Catholic neighbors near Orchard Street and Deming Place wrote to Archbishop James E. Quigley asking for a parish. Quigley, whose main concern was establishing new parishes in the growing archdiocese, assigned Father Francis A. Rempe to the project in May 10, 1905. On June 30, 1905 he is formally appointed as pastor and he will serve until his death on February 14, 1946.
On Sunday August 6, 1905, Rev. Rempe invited the Catholics of the neighborhood to the first masses of the new parish, at 8 o'clock (English sermon) and 10 o'clock (German sermon). The church rented the assembly hall of nearby Alcott School from the city school board.
On September 5, 1905, two lots were purchased for $34,800. The lot on the west side of Orchard Street was to be the site of the combination school and church, to be built immediately. The lot at the corner of Orchard and Deming would eventually be the site of the permanent church building. Architect William Brinkmann was commissioned to design the combination building with an assembly hall in the basement, a church seating about 450 on the first floor, and four classrooms, an office and a library on the second. Ground was broken on October 18, 1905. The first floor was ready for use on Sunday, December 24, 1905, and the parish celebrated its first Christmas in its own place of worship.
The original plan was for the parish to be German-speaking, but Rev. Rempe soon saw a demand for English as well. On October 3, 1912, Archbishop Quingley designated it a mixed parish and gave it definite parish boundaries. Early in 1914, a group of prominent women of the parish organized the St. Clement Guild to raise funds for the parish. In less than two years, they eliminated the church's debt. The Guild then turned to the building fund, raising money to build the permanent church.
In the meantime, Father Rempe visited the new Byzantine style cathedral in St. Louis and admired it greatly. In 1916, he hired its architect, George D. Barnett, to design the new church for St. Clement. Ground was broken on March 19, 1917. The cornerstone was laid on September 9 by Archbishop George Mundelein and, on September 8, 1918, the church was dedicated. The Bedford limestone exterior was finished but the interior was not completed for another ten years, in time for the parish's 25th jubilee in 1930.
When the church was built in 1917 and 1918, 73 stained glass windows from the Gorham Company, of New York, were installed. All of these are still in place. In 1929, the DaPrato Statuary Company built a high altar, credence table, sedilia (priest's chair), pulpit, communion rail and two side altars for the church. These were made of Chiampo Rosa stone, soft pink in color, with Venetian mosaic inlays. Rising above the main altar top was a marble canopy with a bronze crucifix set inside. Two white Carrara marble angels stood on either side of the main altar. The same year, Gleb E. Werchovsky, a Ruthenian Catholic priest and artist, was commissioned to design the art of the interior. Werchovsky employed Byzantine iconography throughout. The principal theme, the Tree of Life, is taken from the 12th-century mosaic in the Basilica of San Clemente in Rome.
The parish complex remained virtually unchanged for more than 50 years after the 1929 and 1930 projects. In the 1960's, the neighborhood changed for the worst with the arrival of gangs and drugs dealers living in new large housing complex. As a result church attendance decreased and by the 1970s, the church was in disrepair, dustry and dirty with plenty of empty seats ar any service. The arrival of Rev. John Fahey as pastor, in 1975, signaled the start of the transformation. New outreach programs were set up and slowly parishioners came back to the church. These changes led the way to the celebration of the 75th anniversary of the parish in 1980.
With the parish’s spiritual, educational, and social ministries thriving, it was now time to turn to its physical needs. Time has taken its toll on the church building and its art, which were badly in need of repair and restoration. In the meantime, the Second Vatican Council (1962-1965) had called for a renewal of the liturgy, and the 1929 furnishings did not accommodate the renewed liturgy very well. In 1981, Rev. Fahey convened a group to assess them. In 1982, A fund raising campaign raised $587,000. The next year, the repairs began. The roof, the walls, the windows, the bells, the mechanical systems : all received needed attention
Because liturgical needs called for more than mere repairs, the parish asked liturgical consultant Robert Rambusch to lead more than one hundred parishioners through a process of education and development of guidelines for the renovation, restoration, and renewal of the church. In 1986, architect Walker C. Johnson, of Holabird & Root, was retained as restoration architect. This undertaking was financed in part by a campaign mounted in 1987 which raised $1,376,000 for the project.
The restoration works began in 1987. Mueller Construction began with the basics: the demolition of the old boiler and the removal of asbestos. New restrooms were built on the lower level. Scaffolding was installed in the church and plaster molds were created. Robert Furhoff did paint discovery. The stations of the cross and most of the statues were removed. In early 1988, the church was closed for four months for cleaning of the walls and dome and restoration of the murals and stenciling. The church reopened in April 1988, and restoration continued. The terrazzo altar platform and floor were installed under the dome, and the new altar table composed of elements from the former high altar was put in place. The reredos of the high altar was reconstituted as the Blessed Sacrament chapel. The altar rail was moved to behind the last pew. In November, new copper chandeliers designed by Walker Johnson were installed.
During the first days of 1989, finishing touches were added. Pews were cleaned. Lights were added to the mosaics, organ, bell towers, and rose window. A new sound system and light board were installed. Acoustic tile was affixed to walls in the apse and in the transepts and nave to reduce reverberation. Finally, on January 22, 1989, Joseph Cardinal Bernardin celebrated a liturgy of rededication and consecrated the new altar table. St. Clement Church was once again the jewel of Lincoln Park.
Together with the staff and lay leaders, the new parish priest since 1996, Rev. Thomas E. Hickey formulated a plan to eliminate the debt from the 1980s church renovation. Through a series of coffees and cocktail hours, and a parish wide fund raising drive, $2.4 million was raised. Eliminating this debt positioned the parish to grow and become ever stronger in the future.
The Organ
An organ of unknown make serve for a few years until it was replaced, in 1929, by am instrument built by M.P. Möller, of Hagerstoen, MD. By 1980, the organ was in such poor condition that it was unusable. The choir sang to piano accompaniment until a new organ was installed.
Installed in 1983 at the cost of $158,000, the organ was built by Casavant Frères, of St. Hyacinthe (Quebec). The organ's tonal design was conceived by Jean-Louis Coignet, and final voicing was done by Yves Champagne and Michel Jacques. Richard Proulx, Director of Music and Organist at the Cathedral of the Holy Name in Chicago, served as consultant during the entire project.
The handmade casework is solid oak; manual natural keys are made of ebony, with sharps of rosewood capped with ivory; pedal naturals are made of maple, with sharps of rosewood. The façade pipes are 70% polished tin, and the organ's wind pressure is 80mm throughout. The instrument is tuned in a slightly unequal temperament modeled after Werckmeister.
Grand Orgue |
Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | 1Prestant | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte à fuseau | 4' | |
| Flûte conique | 4' | Nasard | 2 2/3' | |
| Doublette | 2' | Quarte de nasard | 2' | |
| Fourniture 1 1/3' | V | Tierce | 1 3/5' | |
| Douçaine | 16' | Cymbale 1' | IV | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Tremblant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| 2Octavebasse | 8' |
| Octave | 4' |
| Bombarde | 16' |
| 1 | non expressif, partiellement en façade / Unenclosed, partly in façade | |
| 2 | 1-12 de Montre 8' (GO) / 1-12 from GO Montre 8' |