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Eustache 1689-1695 / Isnard 1776 / Callinet 1823, 1827-28, 1839 / Ducroquet 1851-1852 Merklin, 1891-1892 / Puget 1930 Debierre-Gloton-Beuchet 1938-1939, 1971 / Boisseau-Cattiaux, 1994
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Le Puy-en-Velay est le lieu d'un ancien culte païen, peut-être celte ou oriental. Au IIe siècle, le chef-lieu des Vellaves, la civitas Vellavorum, est Revession ou Ruessium, l'actuelle ville de Saint-Paulien qui fut, selon la tradition, le premier siège de l'évêché mais des études récentes établissent que les premiers évêques d'Anicium (Le Puy) auraient vécu à Galabrum dans le territoire de l'actuelle localité de Saint-Marcel. Une autre étude place le siège épiscopal à Anicium près du premier sanctuaire chrétien qui devint la cathédrale érigée sur le site d'un temple gallo-romain. Il est probable que ce temple ait été construit sur une plateforme au sud du Rocher Corneille soutenu par un mur monumental sur laquelle sera construite la cathédrale.
Plusieurs légendes expliquent l'intérêt porté par les chrétiens à cet endroit. Au IIIe siècle, une femme veuve, souffrant de fièvre maligne vient, sur l'ordre de la Vierge, se coucher sur cette dalle et se releva guérie. Saint Georges, premier évêque du Velay, prévenu de ce miracle, serait venu voir cette pierre. Quoiqu'étant au mois de juillet, il la trouve recouverte d'une épaisse couche de neige, sur laquelle un cerf aurait tracé, en courant, le plan d'un sanctuaire. Ne pouvant édifier l'église immédiatement, le prélat fit entourer ce dessin d'une haie d'épines sèches, qui, le lendemain, est toute fleurie. Le temps passa, puis une autre guérison miraculeuse eut lieu dans des conditions identiques, un paralytique étendu sur la table miraculeuse se releva guéri, la Vierge renouvelait son souhait. L'évêque de l'époque, saint Vosy, alla alors à Rome pour obtenir du pape l'autorisation de construire une basilique sur ce rocher indiqué par la Vierge, à l'emplacement d'un sanctuaire païen, et de transférer son siège épiscopal sur le mont sacré. Scutaire, architecte romain, aurait été chargé de la construction par le Pape. L'église achevée, l'évêque et son adjoint se dirigèrent de nouveau vers Rome afin d'en obtenir la consécration. En chemin, deux vieillards, vêtus de blanc, leur conseillèrent de retourner d'où ils venaient, les chargèrent de reliques et disparurent sur ces mots : « nous vous précédons et vaquerons à tout ». Quand Vosy et Scutaire arrivèrent à Anis, ils trouvèrent leur église baignée d'une lumière irréelle et les cloches animées par des êtres invisibles.
Un texte de Grégoire de Tours (538-594) laisse à penser que la translation de l'évêché a dû se produire vers 593. D'après les vestiges retrouvés au niveau de la 6e travée de la nef, il y eut construction d'un édifice religieux au cours du IXe siècle. Il mesurait 12 mètres par 24 mètres. Il est probable que la pierre des fièvres ait été installée comme autel.
Jusqu'en 950, le Puy subit la rivalité de l'abbaye de Monastier. C'est alors que l'évêque du Puy, Godescalc, est le premier pèlerin à faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Après son retour, le Puy devient le point de départ de l'une des voies les plus importantes vers la Galice (via Podiensis). Au cours du même siècle, une église de style carolingien est construite à droite au choeur, et ce, jusqu'à la 4e travée de la nef.
En 1051, le Puy est élevé au rang d'archevêché par le pape Léon IX. Le culte se développe sous la protection des rois et des papes qui font du Puy un bastion anticathare. Vers 1077, le pèlerinage à la Vierge du Puy prend de l'importance et nécessite l'agrandissement de l'église. Ces travaux marquent le début de la construction de la cathédrale actuelle. L'ancienne église, avec ses absidioles carolingiennes, est utilisée comme chevet auquel s'ajoutent un transept, une nef de quatre travées, et des collatéraux. La base du clocher est aussi réalisée à cette occasion. Le 15 août 1095, à l'occasion de la fête de l'Assomption, le pape Urbain II annonce la première croisade et nomme, comme chef, l'évêque du Puy, Adhémar de Monteil. Celui-ci, auteur du Salve Regina, sera mortellement blessé au cours du siège d'Antioche.
L'essentiel des travaux de construction est effectué au XIIe siècle : entre 1125 et 1150, les deux premières travées de la nef, couvertes par des coupoles et reposant sur des piliers dans le vide, sont ajoutées par prolongement à l'ouest de la cathédrale et les derniers étages du clocher sont réalisés; entre 1150 et 1175, les 3e et 4e travées sont partiellement reconstruites, la porte Dorée est aménagée et le porche Saint-Jean est construit; entre 1175 et 1200, le porche du For et la salle capitulaire sont construits. Les pèlerins pénètrent dans l'église en son centre, par la porte Dorée, et un porche situés en dessous de l'église pour arriver au niveau du choeur.
Au début du XIIIe siècle, le choeur des chanoines est aménagé et la clôture du choeur est construite laquelle sera remplacée par un jubé gothique au début du XIVe siècle. Au retour de la 7e croisade, en 1254, Louis IX donne à la cathédrale une statue reliquaire en ébène et originaire du Soudan de la Vierge revêtue d'un brocard en or. En 1339, les deux premières travées de la nef sont refaites et, en 1375, la partie sud de la façade occidentale est probablement étayée par un contrefort à la suite d'une série de séismes.
En 1427, un tremblement de terre éprouve fortement l'édifice et rend nécessaire l'ajout d'un gros arc-boutant dans la façade. Celui-ci sera finalement enlevé à la fin du XIXe siècle. En 1516, la foudre endommage le clocher. En 1562 et 1563, le Puy résiste aux des attaques menées par des Protestants.
En 1627, Odo de Gissey indique dans son « discours historique de la très ancienne dévotion de Notre-Dame du Puy » que les pèlerins entrent « par le nombril de l'église et en sortent par les deux oreilles ». Le nombril est la Porte Dorée, un souterrain qui débouche presque au niveau du choeur, et les oreilles étant le Porche du For et la porte Saint-Jean. De 1682 à 1686, Mgr Armand de Béthune ordonne le réaménagement du choeur des chanoines afin d'y installer un trône épiscopal.
Un nouveau maître-autel à deux faces est réalisé par Jean-Claude Portal et décoré par des bronzes exécutés par Jean-Jacques Caffieri entre 1723 et 1729 afin de recevoir la statue miraculeuse de la Vierge. En 1737, Jean de Clapiers, directeur des travaux publics de la province de Languedoc, fait un rapport alarmant sur l'état de la façade occidentale. Au lieu de restaurer l'édifice, Mgr Marie-Joseph de Galard de Terraube préfère entreprendre, de 1778 à 1785, un vaste projet de réaménagement intérieur. Il confie les travaux aux architectes Portal aîné et Portal cadet. Ceux-ci ferment l'entrée traditionnelle au centre de la cathédrale : l'escalier se termine maintenant par un palier où, à partir de celui-ci, l'escalier se divise en deux branches, celle de gauche conduisant au cloître, celle de droite débouchant dans le collatéral droit. Le jubé est supprimé. Les bras du transept, dont les voûtes sont délabrées sont murés ou laissés à l'abandon.
Au cours de la Révolution, en janvier 1794, la statue de la Vierge Noire est retirée de la cathédrale, dépouillée de ses richesses et déposée aux Archives. Le 8 juin 1794, jour de la Pentecôte devenu celui de l'Être Suprême, les ultrarévolutionnaires de Louis Guyardin viennent chercher la statue pour la brûler place du Martouret.
Restauré le 6 octobre 1822, Mgr Louis-Jacques-Maurice de Bonald peut prendre possession de son siège en 1823. Il fait appel à l'architecte Moiselet afin de connaître l'état de l'édifice et avoir un aperçu des travaux à effectuer. Après des discussions entre l'évêque, Mgr Pierre-Marie-Joseph Darcimoles, le préfet, et le ministre de la Justice et des Cultes, ce dernier nomme, en 1842, l'architecte Aymond Gilbert Mallay pour diriger la restauration. Celui-ci propose un projet complet de restauration, lequel sera approuvé malgré les réticences de l'inspecteur général des Bâtiments civils, Auguste Caristie. Les travaux débutent en 1844 sous la direction de Mallay et la supervision de Viollet-le-Duc. Les cloisons et les voûtes ajoutées au XVIIIe siècle sont démolies, le porche du For est consolidé et sa chapelle haute est reconstruite. Le transept, sauf l'extrémité du bras nord, et le clocher de la croisée du transept sont démolis jusqu'au sol et reconstruits avec de nouveaux piliers. Les 5e et 6e travées de la nef sont démolies et reconstruites avec des coupoles néo-romanes au lieu de rétablir le couvrement initial en berceau.
En 1846, la façade occidentale est entièrement démontée jusqu'au sol et les deux premières travées jusqu'au niveau de la nef. Eugène Viollet-le-Duc remonte la façade occidentale en 1848. L'escalier, construit par Portal, est transformé et un autre escalier est construit du côté sud en 1850. Le peintre Anatole Dauvergne réalise, en 1851, des fresques néo-romanes, et ce, malgré les protestations de Prosper Mérimée. L'architecte Mallay se retire en 1853. Il est remplacé par l'architecte Henri Janniard qui occupera le poste jusqu'en 1864.
La cathédrale est érigée en basilique mineure le 11 février 1856 par un bref du pape Pie IX et, le 8 juin de la même année, la statue de la Vierge, se trouvant actuellement sur le maître-autel, est couronnée par l'évêque du Puy au nom du pape. Elle date du XVIIe siècle et provient de la chapelle Saint-Maurice-du-Refuge.
L'architecte Max Nimey prend charge du chantier en 1865 et dès l'année suivante, à la demande du clergé, celui-ci détruit le chevet et le reconstruit de façon arbitraire tout en surélevant le choeur avec une voûte en berceau à 20 mètres de hauteur.
Entre 1885 et 1888, l'architecte Victor Petitgrand reconstitue le clocher pyramidal du chevet. Les trois derniers niveaux sont rebâtis et l'essentiel des parements extérieurs refaits. Au cours de travaux de restauration de la nef exécutés de 1994 à 1999, l'église a retrouvé son entrée initiale : un immense escalier débouchant comme une trappe au coeur de la cathédrale.
L'édifice
De facture romane, la cathédrale Notre-Dame du Puy se dresse au pied du rocher Corneille, un promontoire d'origine volcanique dominé par une statue en bronze de la Vierge. Érigée en 1860, la statue en fonte de Notre-Dame-de-France, haute de 16 mètres, pèse 110 tonnes et a été réalisée à partir de 213 canons prélevés à la bataille de Sébastopol en Crimée, mis à la disposition des fondeurs par Napoléon III. La cathédrale est insolite du fait de la diversité de ses styles et témoigne de la richesse passée de l'art roman. On y trouve de fortes influences byzantines en même temps que des structures qui rappellent celles du sud-ouest de la France. Construite à partir de pierres volcaniques de divers coloris, la façade polychrome de la cathédrale possède un porche à trois arcs auquel on accède par un large et long escalier de 134 marches.
En plan, la cathédrale offre la forme de la croix latine et comprend une nef à six travées à laquelle sont accolées deux bas-côtés de mêmes hauteurs, un transept saillant, dont chaque bras se termine par deux absidioles jumelles au-dessus desquelles se trouvent une tribune, l'édifice s'achève par une abside rectangulaire flanquée de deux absidioles à chevet plat. La couleur sombre des pierres donne à l'intérieur un aspect austère, mais la hauteur des six coupoles est impressionnante de même que l'abondance des voûtes qui la couronnent et par le soubassement voûté sur lequel elle s’appuie. La voûte de la nef est composée d'une suite de 6 coupoles. Le chœur repose directement sur le rocher, mais pour agrandir la cathédrale aux XIe et XIIe siècles afin d’accueillir les pèlerins toujours plus nombreux, quatre travées supplémentaires ont été audacieusement construites sur le vide et, pour rattraper un dénivelé de 17 mètres, d’imposants piliers soutiennent les hautes arcades. Le choeur à fond plat est voûté en berceau cintré. Il est éclairé par plusieurs baies en plein cintre. Puisque l'on pouvait entrer par-dessous la cathédrale et arriver au niveau du choeur, l'autel était disposé à la croisée du transept. Aujourd'hui, l'autel se trouve dans le choeur. L'étrange atmosphère byzantine est apportée par ces veilleuses-encensoirs disposées en cercle autour de l'autel.
La façade de la cathédrale se dresse au haut d'un grand escalier. Elle comporte cinq étages d'architecture en appareil polychrome avec décoration de pierres disposées comme une mosaïque, et provenant des carrières de la région. Avec ses arcs en plein cintre, cette façade appartient au style roman et peut être datée de la fin du XIIe siècle.
L'énorme escalier extérieur, qui se continue sous le porche, débouche sous la nef. Cet escalier occupe toute la largeur de l'édifice durant les deux premières travées, puis se rétrécit pour ne plus avoir que celle de la nef principale pendant les deux travées suivantes. Cette curieuse disposition s'explique par la déclivité du terrain et le manque de place. Derrière la porte Dorée, 17 marches conduisent au centre de la nef.
Situé derrière le choeur, de manière originale, le clocher pyramidal, haut de 56 mètres, date du XIIe siècle et est une construction indépendante de l'église. Il a été reconstruit pour la dernière fois en 1887. De plan carré, il comprend sept étages de même dessin, mais chacun d'eux est marqué par un léger retrait, en sorte que l'édifice fait penser à des cubes superposés. Le clocher est de plus en plus ajouré à mesure que l'on s'élève du sol au sommet. Sa forme pyramidale et son coq, symbole de la vigilance républicaine lui valut, parait-il, de ne pas avoir été démoli sous la Révolution.
Les orgues
L'orgue de tribune
Le premier instrument possédé par la cathédrale remonte à 1579 sous l'épiscopat de Mgr Antoine de Sénectaire qui fut évêque de 1561 à 1593. En 1689, le chapitre décide de remplacer l'instrument. Le nouvel instrument est offert par Mgr Armand de Béthune, évêque du Puy de 1661 à 1703. Le facteur Jean Eustache est chargé de construire un grand orgue à deux façades, l'une donnant sur la nef, l'autre dans le choeur des chanoines. À cet effet, un jubé est construit entre la première et la seconde travée (à partir de l'entrée du choeur) pour soutenir le nouvel instrument. Le facteur fait appel au sculpteur Georges Arnaud pour la production d'un buffet pour le Positif mesurant 3,1 mètres (9,5 pieds) de haut et 0,9 mètre (3 pieds) de profondeur. L'instrument possède entre 20 et 22 jeux répartis sur deux claviers manuels de 48 notes, un clavier manuel de 27 notes et un pédalier de 12 notes.
Le 30 mai 1691, le chapitre confie au menuisier Gabriel Alignon la construction d'un buffet de 19 pieds de hauteur et 18 pieds de largeur. François Tireman, sculpteur originaire de Cambrai, est chargé de la sculpture. Cet orgue est placé sur le jubé et comporte deux façades, l'une vers le choeur et l'autre à l'entrée de la porte dorée. À cette date, le buffet du Positif, construit par Arnaud, est déjà en place sur le jubé. Le décès de François Tireman force le chapitre à confier la poursuite des travaux au sculpteur Pierre Vaneau qui, à son tour, décède le 27 juin 1694. La boiserie ne sera terminée qu'en 1704 par Jean-Joseph-Bruno Buffet et Mathieu Bonfils. Le coût total de l'orgue s'élève à 2 495 livres.
En 1754, le chapitre accorde la somme de 72 livres à l'organiste Sauvage pour avoir effectué des réparations. En 1776, Jean-Baptiste Isnard entreprend une restauration complète de l'instrument pour 6 500 livres. Il est chargé de démonter l'orgue, de l'agrandir à environ 30 jeux et d'ajouter un troisième clavier réel tout en portant l'étendue des claviers manuels de 48 à 50 notes et celui du pédalier de 12 à 24 notes. En comparant le devis de 1689 et celui dressé par Joseph Callinet en 1823, il semble possible qu'Isnard procède à l'ajout d'un soufflet, à l'ajout d'un jeu de Bombarde à la pédale, au regroupement de la Fourniture-Cymbale au Grand-Orgue sur le même registre, à l'ajout d'une Quarte de nazard au Grand-Orgue et, à la suppression du tremblant fort construit en 1764 par Fumey.
En 1781, Mgr Marie-Joseph de Galard de Terraube fait démolir le jubé et, après la restauration de l'instrument, l'architecte Portal cadet est chargé de transférer l'instrument au fond de l'église pour le placer sur une tribune. Celui-ci construit un mécanisme qui lui permet de transporter l'orgue pendant que l'organiste joue une marche triomphale. Lors de ce transfert, une façade est enlevée du buffet afin de pouvoir adosser plus aisément l'orgue au mur ouest de la nef. En 1788, le facteur Isnard revient effectuer des réparations à l'instrument.
Le 1er août 1823, le facteur Joseph Callinet rédige et signe le devis que Mgr Louis-Jacques-Maurice de Bonald lui avait demandé de dresser en vue de la restauration complète de l'instrument qui s'était détérioré au cours de plusieurs décennies. Callinet remplace les cinq soufflets anciens par trois soufflets neufs, installe trois claviers manuels neufs, rénove tout le mécanisme dans le but de rendre les claviers silencieux et souples, et modifie la composition sonore de l'instrument. Ces travaux sont exécutés, en grande partie, en 1827-1828 mais ils se poursuivront jusqu'en 1839 sous la direction de Claude-Ignace Callinet. Les travaux ont coûté 8 780 francs. À ce moment, l'orgue comprend 33 jeux distribués sur deux claviers manuels de 50 notes, un clavier manuel de 27 notes et un pédalier de 24 notes.
En vue de la démolition de la façade de la cathédrale, l'orgue est complètement démonté entre le 16 mars et le 18 avril 1846 par le Sieur Laussedat et entreposé dans un grenier. Au moment du remontage, en 1850, le ministère des Cultes fait appel à Stéphen Morelot pour rédiger un rapport sur l'état de l'instrument. Celui-ci conclut, le 6 novembre 1850, que l'instrument est dans un état déplorable depuis son démontage effectué avec insuffisamment de soins. Le 24 avril 1851, le ministre accorde l'autorisation de procéder aux travaux au facteur Pierre-Alexandre Ducroquet.
L'intervention de Ducroquet ne se limite pas au remontage et à la réparation de l'orgue qu'il replace au fond de la nef, contre la façade ouest. Il complète l'orgue en le dotant d'un Récit expressif et ce, à la demande de Mgr de Morlhon exprimée le 14 novembre 1851. Les travaux sont complétés le 24 juin 1852. L'instrument est reçu par Stéphen Morelot le 8 septembre 1852. Le coût total des travaux s'élève à 8 300 francs. Les deux principaux claviers manuels et le pédalier restent identiques à ceux de Joseph Callinet. Seul un Récit neuf de cinq jeux, dont l'étendue est portée de 27 à 39 notes, remplace celui qu'avait établi le facteur alsacien. Les objets jugés vétustes provenant de l'orgue de Callinet sont partiellement remis à la paroisse des Carmes et partiellement vendus aux enchères, le 27 mai 1852.
Le buffet est classé "Monument historique" en 1862.
Le 12 octobre 1890, le facteur Joseph Merklin, de la firme J. Merklin-Schütze et Cie qui succède à la firme Daublaine-Ducroquet, soumet à Mgr Fulbert Petit un devis pour le relevage de l'instrument: démontage de tous les tuyaux et leur nettoyage, révision et le réglage du mécanisme, remplacement des claviers manuels et du pédalier, suppression de deux jeux et ajout de trois nouveaux jeux au Récit, harmonisation et égalisation de l'ensemble, au coût de 3 380 francs plus la somme de 1 600 francs pour déplacer l'instrument sur une nouvelle tribune dans le transept nord. Les claviers du Grand-Orgue et du Positif passent de 50 à 53 notes alors que le Récit passe de 39 à 42 notes tandis que la pédale passe de 24 à 27 notes. De plus, le facteur doit construire et installer, au fond de l'abside, un orgue de choeur neuf de 11 jeux (avec 2 emprunts) répartis sur deux claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 27 notes au coût de 14 500 francs. La double inauguration a lieu le 10 juillet 1892.
En 1930, Maurice Puget, de la maison Puget et Cie, de Toulouse, procède à un relevage de l'instrument tout en apportant de nombreuses modifications à la structure sonore. À ce moment, l'instrument comporte 41 jeux répartis sur 3 claviers manuels et pédalier et possède quatre éléments mécaniques (tirasse GO/PED, accouplement GO/POS, expression et tremblant). Afin de favoriser l'acoustique de l'instrument, il est proposé de déplacer l'orgue contre le mur absidal, dans l'espace compris entre le niveau supérieur de l'autel et la fenêtre du fond. L'autorisation de déplacer est accordée en avril 1931.
Laissé en sommeil, le projet global est repris, en 1936, à la demande de Mgr Norbert Rousseau. Norbert Dufourcq, mandaté, début 1937, par la Commission des Orgues, programme ainsi les travaux à effectuer:
Les travaux sont confiés à Georges Gloton, de la firme Debierre-Gloton, qui propose un instrument de 48 jeux (2 emprunts) répartis sur trois claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 32 notes. L'instrument dispose de 14 commandes (tirasses, accouplements, appels) ainsi que 6 boutons de combinaisons fixes allant au pianissimo au fortissimo. L'orgue est réceptionné par Norbert Dufourcq, le 10 juin 1939.
En date du 19 mai 1971, une expertise conclut au mauvais état de l'instrument dû au manque d'entretien. Un relevage est effectué par la firme Debierre-Beuchet qui permet de redonner à l'instrument le lustre perdu.
La façade arrière de l'instrument a été rétablie entre 1994 et 1999.
En 1999, une nouvelle intervention s'impose. Cette dernière est confiée aux facteurs Jean-Loup Boisseau et Bertrand Cattiaux et un nouvel emplacement est choisi pour l'instrument, vers le fond de la nef, sur un jubé reliant deux piliers qui le soutiennent entre les sixième et cinquième travées de l'édifice. Pour en arriver à l'orgue actuel, à la française, il y a déstructuration puis restructuration. D'un orgue néo-classique - partiellement romantisé dans son Récit, donc modernisé et équipé de la traction électrique - l'orgue actuel est strictement conforme à la doctrine organologique de Dom Bedos de Celles. Pour ce faire, la console est réintégrée « en fenêtre » dans le massif, la traction mécanique des notes et des jeux est rétablie, les registres coulissants sont réadoptés et, les deux premiers manuels sont inversés afin de retrouver, de bas en haut, leur étagement classique. Afin de pouvoir tenir dans le nouveau jubé et vu la capacité du buffet, le nombre de jeux a été réduit à 43. La responsabilité de cette opération, menée au coût de 6 550 000 francs, a été placée sous la responsabilité de Jean-Pierre Decavèle.
L'instrument a été inauguré le 18 septembre 1999 par les trois titulaires (Jean-Pierre Rolland, Michaël Souveton et Peter Vizard) au cours d'une cérémonie liturgique ainsi que lors d'un récital donné par Michel Chapuis et d'un autre, le lendemain par Anne Froidebise.
L'orgue de choeur
Construit et installé en 1892 par Merklin, cet instrument comporte 11 jeux, dont deux transmis du Grand-Orgue à la pédale, répartis sur deux claviers de 56 notes et un pédalier de 27 notes. Il a été rénové en 1927 par le facteur Joseph Rickenbach qui porta le nombre de jeux à 12 répartis sur deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Il a été ré-inauguré le 1er novembre 1927. Devant la situation où se trouvait le grand orgue, l'orgue de choeur est déplacé dans l'avant-choeur en 1928.
Vers 1963-1964, l'instrument est démonté, déposé au grand séminaire, puis vendu en pièces détachées. Une partie de la tuyauterie a été réutilisée dans le petit instrument de l'église Saint-Antoine, au Puy-en-Velay ainsi que dans l'orgue de Notre-Dame-des-Marais, à Montluel. Quant au buffet, il a disparu.
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Puy-en-Velay is a location of ancient oriental or pagan, perhaps Celtic worship. In the 2nd century, the Vellaves administrative center, the Vellavorum civitas, is Revession or Ruessium, the actual city of St. Paulien which was, according to tradition, the first seat of the bishopric but recent studies show that the first bishops of Anicium (Le Puy) lived in the city of Galabrum which is now located with the city of St. Marcel. Another study locates the episcopal seat in Anicium near the first Christian church which became the cathedral and erected upon the foundations of a Gallo-Roman temple. It is probable that it had been constructed on a platform on Corneille Rock's south side supported by a monumental wall on which the cathedral will be erected.
Several legends explain the interest shown by the Christians for this location. In the 3rd century, a widowed woman, suffering from clever fever comes, on order of the Virgin, to lie down on this slab and gets up cured. Saint George, first bishop of the Velay, told about this miracle, comes to see this stone. Though in July, it is covered with a thick coat of snow, on which a hart would have, while running, drawn the outline plan of a shrine. Unable to build the church immediately, the bishop orders to encircle the drawing with a hurdle of dry prickles, which, the following day, is found full of flowers. Time passes, then another miraculous healing takes place in identical conditions, a paralytic spreads on the miraculous table and gets up cured, the Virgin has renewed her wish. Saint Vosy, the then bishop, goes to Rome to obtain the Pope's approval to build a basilica on this rock pointed out by the Virgin, on the site of a pagan shrine, and to transfer his episcopal seat on the sacred mount. Scutaire, a Roman architect, is commissionned by the Pope to build the church. When completed, the bishop and his assistant head again for Rome to obtain its consecration. On the way, two oldsters, dressed in white, tell them to go back from where they came, entrusting them with relics and disappear on these words: "we precede you and shall attend to everything". When Vosy and Scutaire arrive at Anise, they find their church bathed by an unreal light and bells enlivened by invisible beings.
A text by Gregory de Tours (538-594) leads to think that the transfer of the bishopric must have occurred circa 593. According to vestiges found at the level of the nave's 6th bay, there has been a a religious building on the site in the 9th century. It measured 12 metres by 24 metres. It is probable that the stone of fever is installed as altar.
Until 950, Puy is subjected to the rivalry of the abbey of Monastier. It is when the bishop of the Puy, Godescalc, is the first pilgrim to make the pilgrimage to Saint-Jacques-of-Compostelle. Upon his return, Puy becomes the starting point of one of the most important ways towards the Galicia (via Podiensis). During the same century, a Carolingian style church is built to the right of the actual chancel and up to the 4th bay of the actual nave.
In 1051, Puy is raised to the rank of archdiocese by the Pope Leon IX. Worship develops under the protection of the kings and the popes who use Puy as a bastion against the Cathars. By 1077, pilgrimages to the Virgin of Puy increase and require the enlargement of the church. These works mark the beginning of the construction of the actual cathedral. The ancient church, with its carolingian absidioles, is used as chevet to which are added a transept, a four-bay nave, and side aisles. The foundations of the steeple are also built in this opportunity. On August 15, 1095, on the feast day of the Assumption, Pope Urbain II launches the first crusade and names, as leader, the bishop of the Puy, Adhemar of Monteil. The author of Salve Regina will be fatally hurt in the course of the seat of Antioche.
Major construction work is performed in the 12th century: between 1125 and 1150, the nave's first two bays, covered by domes and resting on pillars over a drop, are added by extension on the West side of the cathedral and the steeple's last sections are completed; between 1150 and 1175, 3rd and 4th bays are partly rebuilt, the Gold Door is set up and St. Jean porch is built; between 1175 and 1200, the For porch and the Chapter room are constructed. Pilgrims enter the church through its centre, by the Gold Door, and a porch located underneath the church which opens at the chancel's level.
Early in the XIII13th century, the canons' chancel is laid out and the installed enclosure will be replaced with a Gothic rood screen early in the 14th century. Coming back from the 7th crusade, in 1254, Louis IX gives a statue to the cathedral. It is a reliquary statue of the Virgin dressed in a golden brocket. It is made in ebony and originate from Sudan. In 1339, the nave's first two bays are rebuilt and, in 1375, the south side of the western facade is probably supported with a buttress following a series of seisms.
In 1427, the building is damaged by an earthquake and requires the addition of a large flying buttress in the facade. It will be removed at the end of the 19th century. In 1516, lightning strikes the steeple. In 1562 and 1563, Puy holds out against attacks led by Protestants.
In 1627, Odo de Gissey points out in his "historical speech on the very ancient devotion to Notre-Dame of Puy" that pilgrims enter the church "through its belly button and exit through both ears": the belly button being the Gold Door, a tunnel which opens almost at the chancel's level, and the ears being the For Porch and St. Jean Door. In order to install an episcopal throne, Bishop Armand de Béthune orders a new layout for the chancel which will be executed between 1682 and 1686.
In order to receive the miraculous statue of the Virgin, a new two-face high altar, executed by Jean-Claude Portal, and decorated with bronzes, executed by Jean-Jacques Caffieri between 1723 and 1729. In 1737, Jean de Clapiers, manager of the public works for the province of Languedoc, issues a alarming report on the state of the western facade. Instead of restoring the building, Bishop Marie-Joseph de Galard de Terraube prefers undertaking, from 1778 till 1785, a complete plan for a new interior layout. Works are commissionned to architects Portal elder and younger Portal. They close the traditional church entrance: the staircase now ends by a landing from where the staircase is divided into two branches, the left one leading to the cloister, and the right on in the right side aisle. The rood screen is removed. The transept arms, whose vaults are delapidated, are walled up and left neglected.
During the Revolution, in January 1794, the statue of the Black Virgin is taken away from the cathedral, spare of its treasures and deposited in the Archives. On June 8, 1794, on Whitsunday now the Supreme Being Day, the Louis Guyardin's ultra-revolutionaries come to fetch the statue to burn it in Martouret Square.
Reestablished on October 6, 1822, Bishop Louis-Jacques-Maurice de Bonald can take possession of his episcopal seat in 1823. He calls upon architect Moiselet to prepare a report on the state of the building and to have an outline of works to be performed. After debates between the bishop, Bishop Pierre-Marie-Joseph Darcimoles, the prefect, and minister of Justice and Worship,the latter one appoints architect Aymond Gilbert Mallay, in 1842, to carry out the restoration. He proposes a complete restoration plan which will be approved in spite of the reservations express by the general inspector of the civil buildings, Augustus Caristie. Works start in 1844 conducted by Mallay and supervised by Viollet-le-Duc. Partitions and arches added in the 18th century are demolished, the For Porch is strenghtened and its chapel rebuilt. The transept, except the end of the north arm, and the central steeple are completely demolished up and rebuilt on new pillars. The nave's 5th and 6th bays are demolished and rebuilt with neo-Romanesque domes instead of restoring the original barrel vaults.
In 1846, the western facade and the nave's first two bays are entirely dismantled. Eugene Viollet-le-Duc puts back up the western facade in 1848. The staircase, built by Portal, is transformed and another staircase is built on the south side in 1850. Painter Anatole Dauvergne executes, in 1851, neo-Romanesque frescoes in spite of the protests of Prosper Mérimée. Architect Mallay retires in 1853 and is replaced with architect Henry Janniard who will hold the post until 1864.
Pope Pie IX established the cathedral as a minor basilica in February 11, 1856 brief. On June 8 of the same year, the statue of the Virgin being on the high altar nowadays is crowned by the bishop of Puy in the name of the Pope. It dates from the 17th century and comes from St. Maurice-du-Refuge chapel.
Architect Max Nimey takes charge of the construction site in 1865 and the next year, at the request of the ministry, he demolishes the chevet and rebuilds it in a arbitrary style while raising the chancel's height with a 20-meter high barrel vault.
Between 1885 and 1888, architect Victor Petitgrand rebuilds the chevet's pyramidal steeple. The last three levels are rebuilt and so is bulk of the exterior facings. While restoration works were carried in the navefrom 1994 till 1999, the church found its initial entrance: a huge staircase coming out as a hatch in the middle of the cathedral.
The Building
Of Romanesque style, Notre-Dame of Puy cathedral stands at the foot of the Corneille Rock, a promontory of volcanic origin dominated by a bronzy statue of the Virgin. Erectred in 1860, the cast iron 16-meter high statue of Notre-Dame-de-France weighs 110 tonnes and is cast from 213 cannons taken from the battle of Sébastopol in Crimea, and delivered to casters by Napoleon III. The cathedral is unusual due to the diversity of its styles and reflects the past sumptuoutness of Romananesque art. Strong Byzantine influence are found as structures remind those of southwest France. Built from volcanic stones of various colour, the polychrome facade of the cathedral has a three-arch porch which can be reached by a wide and long 134-step staircase.
The latine cross shaped cathedral has one six-bay nave flanked by two side aisles of the same height, and a salient transept whose arms ends with two similar apsidioles above whom is a gallery. The building ends with a rectangular apse flanked by two flat chevet absidioles. The dark colour of stones gives an austere interior look, but the height of the six domes is impressive as well as the large amount of archways topping them and by the vaulted foundations on which they lean. The nave's vault is made of a series of 6 domes. The chancel rests directly on the rock, but in order to enlarge the cathedral in 11th and 12th century in order to accommodate the ever increasing number of pilgrims, four additional bays were boldly constructed over a drop and, to meet the 17-metre difference in altitude, imposing pillars support the high arcades. The flat-chevet chancel has barrel vault. It is lit by several round arched bays. Since people enter the cathedral through an underneath passage and arrive at the chancel's level, the altar is set up at the transept crossing. Today, the altar is in the chancel. The strange Byzantine atmosphere is brought by these night lights-censers arranged in a circle around the altar.
The facade of the cathedral stands on top of a big staircase. It includes five architectual levels in polychrome apparatus with decoration of stones laid out as a mosaic, and coming from regional quarries. This Romanesque style facade, with its semicircular archways, can be dated from the end of the 12th century.
The large exterior staircase, which continues under the porch, exists under the nave. This staircase occupies all the building's breadth for the first two bays, then narrows to meet the main nave's breadth for the following two bays. This curious layout is explained by the gradient of the ground and the lack of place. Behind the Gold Door, 17 steps leads to the centre of the nave.
Located behind the chancel, in a original location, the 56-meter high pyramidal steeple dates from the 12th century and is an independent building from the church. It was rebuilt for the last time in 1887. Of square plan, it has seven floors of the same style, but each of them is smaller, so that the building looks like a stack of cubes. The steeple is more and more openworked as it goes from the ground to the top. Its pyramidal form and its cockerel, symbol of republican alertness prevented it, it seemed, from being demolished during the Revolution.
The Organs
The Gallery Organ
The first instrument installed in the cathedral goes back to 1579 under the episcopate of Bishop Antoine de Sénectaire (1561-1593). In 1689, the Chapter decides to replace the instrument. The new instrument is a gift from Bishop Armand de Béthune, bishop of the Puy from 1661 till 1703. Organbuilder Jean Eustache is commissionned to build a large organ with two facades, one towards the nave, and other one towards the chancel. A rood screen is built between the first and second bay (from the entrance of the chancel) to support the new instrument. The organbuilder calls upon sculptor George Arnaud for the production of the Positif organcase measuring 9.5 feet (3.1 meters) high and 3 feet (0.9 meter) deep. It is a 20 to 22-stop instrument with two 48-note manual keyboards of 48 notes, a 27-note manual keyboard and a 12-note pedalboard.
On May 30, 1691, the Chapter entrusts the building of the large 19 feet high and 18 feet wide organcase to carpenter Gabriel Alignon. Sculpture is commissionned to François Tireman, a sculptor from Cambrai. This organ is installed on the rood screen and includes two facades, the one towards the chancel and other one towards the Golden Door entrance. At that time, the Positif organcase, built by Arnaud, is already in position on the rood screen. François Tireman's death compels the Chapter to entrust the continuation to sculptor Pierre Vaneau who, in his turn, dies on June 27, 1694. The organcase will be completed only in 1704 by Jean-Joseph-Bruno Buffet and Mathieu Bonfils. The total cost of the organ comes to 2,495 pounds.
In 1754, the Chapter grants the sum of 72 pounds to organist Sauvage to have performed repairs. In 1776, Jean-Baptiste Isnard undertakes a complete restoration of the instrument for 6,500 pounds. He disassembles the organ and enlarges it to about 30 stops and adds a third manual keyboard while extending the compass of the manual keyboards from 48 to 50 notes and that of the pedalboard from 12 to 24 notes. By comparing the 1689 stoplist with the one prepared by Joseph Callinet in 1823, it seems possible that Isnard is responsible for the addition of one bellows, the addition of a Bombarde stop in the pedal, the grouping of the Fourniture-Cymbale stops in the Grand-Orgue under the same register, the addition of the Quarte de nazard stop in the Grand-Orgue and, the removal of the tremblant built in 1764 by Fumey.
In 1781, the rood screen is demolished by order of Bishop Marie-Joseph de Galard de Terraube and, after the restoration of the instrument, architect Portal Junior is entrusted to move the instrument in the end of the church and to locate it on a gallery. He devises a mechanism which allows him to move the organ while the organist plays a triumphal march. During the transfer, a facade is taken away in order to be able to lean the organ more easily against the west wall of the nave. In 1788, organbuilder Isnard returns to perform repairs on the instrument.
On the August 1st, 1823, Bishop Louis-Jacques-Maurice de Bonald asks organbuilder Joseph Callinet to prepare and sign an estimate for the complete restoration of the instrument which had deteriorated in the course of several decades. Callinet replaces the old five bellows with three new ones, installs a new three-manual console, restores the key action in order to obtain silent and flexible manuals, and modifies the tonal structure of the instrument. Work is executed, to a great extent, in 1827-1828 but will continue until 1839 under the supervision of Claude-Ignace Callinet. It will cost 8,780 francs. At that moment, the organ has 33 stops over two 50-note manuals, one 27-note manual, and a 24-note pedalboard.
Due to the demolition of the cathedral's facade, the organ is disassembled between March 16 and April 18, 1846 by Mr Laussedat and stored in an attic. At the time of reassembly, in 1850, the ministry of Worship calls upon Stéphen Morelot to prepare a report on the condition of the instrument. He reports, on November 6, 1850, that the instrument is in a deplorable cinsition since its taking down that was performed with insufficient care. On April 24, 1851, the minister approves the works to be performed by organbuilder Pierre-Alexandre Ducroquet.
Ducroquet's intervention is not limited to reassemble and to repair the organ, he replaces it at the end of the nave against the west facade. He supplements the organ by endowing it, at Bishop de Morlhon's request expressed on November 14, 1851 with an enclosed Recit division. Work is completed on June 24, 1852. The instrument is received by Stéphen Morelot on September 8, 1852. The total cost comes to 8,300 francs. The two main manuals and the pedal remain as installed by Joseph Callinet. Only a new five-stop Récit, and whose compass increases from 27 to 39 notes, replaces the one installed by the Alsacian organbuilder. Parts considered dilapidated coming from Callinet's organ are partly handed over to the Carmelites parish and partly sold by auction, on May 27, 1852.
The organcase is classified as an "Historical Monument" in 1862.
On October 12, 1890, organbuilder Joseph Merklin, from the organbuilding firm J. Merklin-Schütze and Cie which took over the Daublaine-Ducroquet organbuilding firm, submits an estimate to Bishop Fulbert Petit for the renovation of the instrument: taking down and cleaning of all pipework, review and regulation of the key action, replacement of the manual keyboards and the pedalboard, removal of two stops and addition of three new stops in the Récit division, and voicing at the cost of 3,380 francs plus 1,600 francs for moving the instrument on a new gallery in the north transept. The compass of the Grand-Orgue and Positif manuals goes from 50 to 53 notes while the Récit goes from 39 to 42 notes and the pedalboard from 24 to 27 notes. Besides, the organbuilder must build and install, in the apse, a new chancel organ with 11 stops (with 2 borrowings) over two 56-note manuals and a 27-note pedalboard at the cost of 14,500 francs. The double inauguration takes place on July 10, 1892.
In 1930, Maurice Puget, from the Puget and Cie organbuilding firm, from Toulouse, is commissionned to undertake a relevage of the instrument. While doing so, the tonal structure of the instrument is largely modified. At that time, the instrument includes 41 stops over 3 manual keyboards and pedalboard and has four mechanical accessories (GO/PED, GO/POS, expression and tremblant). In order to favour the acoustics of the instrument, it is decided to move the organ against the absidal wall, in the space between the upper level of the altar and the rear window. The approval to move the instrument is given in April 1931.
Shelved for years, the plan is revived by Bishop Norbert Rousseau, in 1936. Delegated by the Commission of Organs, early in 1937, Norbert Dufourcq proposes the following works to be executed:
Works are entrusted to Georges Gloton, from the Debierre-Gloton organbuilding firm, who proposes an instrument with 48 stops (2 borrowings) over three 56-note manual keyboards and a 32-note pedalboard. The instrument has 14 accessories (couplers and ventils) as well as 6 fixed combinations going from pianissimo to fortissimo. Norbert Dufourcq received the organ, on June 10, 1939.
On May 19, 1971, an evaluation concludes that the instrument is in a poor condition due to lack of maintenance. A relevage is performed by the Debierre-Beuchet organbuilding firm which allows the instrument to regain its former brilliance.
In 1999, a new intervention is obvious. This work is entrusted to organbuilders Jean-Loup Boisseau and Bertrand Cattiaux while a new location is chosen for the instrument. It will be located towards the end of the nave, on a rood screen linking up two pillars which support it between the sixth and fifth bays of the building. To arrive at the actual organ, in the French mode, there was destructuring and then restructuring. From a neoclassical organ - partly romantic in its Récit division, therefore modernized and equipped with an electrical traction - the actual organ strictly complies with Dom Bedos de Celles' organ principles. In order to do that, the console rejoins the organcase and becomes "attached", the mechanical key and stop actions games are restored, the sliding registers are re-adopted and, the first two manual keyboards are inversed in order to find, from bottom up, their classical sequence. In order to fit in the new rood screen and meet the capacity of the organcase, the number of stops was reduced to 43. Jean-Pierre Decavèle supervised the whole operation which cost a total of 6 550 000 francs.
The instrument was inaugurated on September 18t, 1999 by the three holderstitular organists (Jean-Pierre Rolland, Michaël Souveton and Peter Vizard) during a liturgical ceremony as well as during a recital given by Michel Chapuis and of other one, the following day by Ann Froidebise.
The Chancel Organ
Built and installed in 1892 by Merklin, the instrument has 11 stops, of which two were borrowed from the Grand-Orgue manual, over two 56-note manuals and a 27-note pedalboard. It was renovated in 1927 by organbuilder Joseph Rickenbach who increased the number of stops to 12 over two 56-note manuals and a 30-note pedalboard. It was reinaugurated on November 1st, 1927. Due to the main organ's condition, the chancel organ is moved in in the front of the chancel in 1928.
By 1963-1964, the instrument is dismantled, stored in the Great Seminary, then sold in spare parts. Part of the pipework was reused in the small instrument for the St. Antoine church, in Puy-en-Velay as well as in the organ of Notre-Dame-des-Marais, in Montluel. As for the organcase, it disappeared.
I. Positif |
II. Grand-Orgue |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 4' | Montre | 8' | |
| Flûte | 4' | Bourdon | 8' | |
| Nasard | 2 2/3' | 1Flûte | 8' | |
| Doublette | 2' | Prestant | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Flûte | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | Grosse Tierce | 3 1/5' | |
| Plein-Jeu | V | Nasard | 2 2/3' | |
| Cornet | III | Doublette | 2' | |
| Voix humaine | 8' | Quarte | 2' | |
| Cromorne | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Fourniture | IV | |||
| Cymbale | IV | |||
| Cornet | V | |||
| 1ère Trompette | 8' | |||
| 2e Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
III. Récit |
IV. Écho |
|||
|---|---|---|---|---|
| Cornet | V | Bourdon | 8' | |
| Trompette | 8' | Prestant | 4' | |
| Hautbois | 8' | Doublette | 2' | |
| Cornet | II | |||
| Cymbale | II | |||
| Voix humaine | 8' | |||
Pédale |
||
|---|---|---|
| Soubasse | 16' | |
| Flûte | 8' | |
| Flûte | 4' | |
| Bombarde | 16' | |
| Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | |
| 1 | À partir de / From c0 |