| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Enregistrements Recordings |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Orgue de tribune / Gallery Organ Cavaillé-Coll 1848 / Wolf 1901 / Danion-Gonzalez 1971 / Giroud-Nonnet 2003
|
|
![]() |
Orgue de choeur / Chancel Organ Heyer 1870 ? / Wolf 1911 / Debierre-Gloton 1926 / Caill 2004
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
La ville de Quimper est étroitement liée à son saint patron. La ville entière s'ordonne autour de la cathédrale. Ce n'est pas par hasard que la ville s'est appelée, jusqu'au XVIIIe siècle, Quimper-Corentin, du nom de son premier évêque au VIe siècle.
C'est en 1239 que l'évêque Rainaud, décide de remplacer sa vieille cathédrale romane par un édifice au goût du jour de style gothique en s'appuyant sur les fondations de l'ancienne cathédrale; elle ne sera complétée qu'au XIXe siècle.
Le choeur présente quatre travées droites avec déambulatoire et chapelles latérales. Il est prolongé, vers l'est, d'un chevet à trois pans qui ouvre sur un rond-point formé de cinq chapelles et d'une chapelle absidiale de deux travées et à chevet plat consacrée à la Vierge. Probablement construit de 1240 à 1336, sans doute interrompu par la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), il est achevé par la construction des voûtes sur croisées d'ogives (1415) et peintes en 1417. La pose des vitraux se déroule entre 1417 et 1419.
Sous l'impulsion de l'évêque Bertrand de Rosmadec, la première pierre des tours, dont le chantier va durer une trentaine d'années, est posée le 26 juillet 1424. En même temps que s'élève cette façade, démarrent, par l'est, les travaux de la nef, qui sera longue de 92 mètres (302 pieds), seront achevés vers 1460. L'absence d'alignement entre le choeur et la nef (déviation vers la gauche de l'ordre de 10o)suscite un certain nombre d'interrogations. Des interprétations techniques évoquent la nécessité d'asseoir la construction de la nef sur des bases stables en l'éloignant du cours de l'Odet qu'un alignement rigoureux aurait rendu trop proche. Il faut souligner que le chantier du transept fut mis en oeuvre en tout dernier lieu comme si on avait repoussé au dernier moment les problèmes de raccordement. À cet égard, il faut noter la particularité de la chapelle qu'il a fallu rajouter au choeur du côté sud pour se raccorder au transept. Elle nécessita d'allonger la dernière travée du déambulatoire. Les voûtes de la nef sont achevées de 1486 à 1493.
Au début du XVIe siècle, on s'apprête à construire les flèches quand le chantier est interrompu, sans doute pour des raisons financières. On pose donc des petites toitures coniques au sommet des tours. Les siècles qui suivent sont essentiellement consacrés à la mise en place de mobilier (monuments funéraires, autels, statues, orgues, chaire). Il faut noter un premier incendie, celui du 10 août 1613 qui détruit la toiture de la tour nord et celui du 1er février 1620, causé par la foudre, qui fait disparaître la flèche de la croisée du transept. La chaire baroque, de bois polychrome et doré, est une oeuvre de 1679 due à Jean Michelet et Olivier Daniel. Les médaillons de la cuve et sur la rampe d'escalier illustrent des scènes de la vie de saint Corentin.
À la Révolution, le 12 décembre 1793, la cathédrale est saccagée. Après avoir rebaptisé la ville Montagne-sur-Ondet, les révolutionnaires brûlent presque tout le mobilier de bois de la cathédrale dans un gigantesque autodafé. L'édifice n'est rendu à sa vocation religieuse qu'avec le Concordat.
À partir des années 1850, l'architecte quimpérois Joseph Bigot entreprend la restauration de l'édifice, principalement la mise en place d'un nouveau mobilier et du décor des chapelles. 23 nouveaux vitraux sont réalisés jusqu'en 1875 par Émile Hirsch. La réalisation la plus spectaculaire de Bigot reste l'achèvement des deux tours, hautes de 76 mètres (249 pieds), qui encadrent un grand portail flamboyant et qui s'achève avec la construction des flèches, de style gothique breton, entre 1854 et 1856 par le maître maçon Pierre Nestour et le tailleur de pierres Corentin Quéré. Pour financer ces travaux dont le coût s'élève à 150 000 francs, l'évêque, Mgr Jean-Marie Graveran, instaure le fameux sou de Saint-Corentin : les fidèles du diocèse sont invités à participer au financement à hauteur de un sou par habitant et par jour pendant cinq ans.
La clôture de chœur est l'œuvre du ferronnier et serrurier parisien Jules Everaert qui la réalise de 1866 à 1868. En 1875-1876, le même artisan met en place une grille en fer ouvré au-dessus des stalles en châtaignier.
Le fameux « autel d'or » (ancien maître-autel de la cathédrale en chêne recouvert de bronze doré et émaillé, sous un baldaquin à séraphins, œuvre de l'orfèvre Placide Poussielgue-Rusand et du statutaire Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume, d'après les dessins d'Émile Boeswillwald) présenté à l’exposition universelle de 1867 est un présent de Napoléon III.
La cathédrale est classée « monument historique » sur proposition de Prosper Mérimée le 28 mars 1837 et est placée sur la liste de 1862.
Dès leur construction, on dénote une grande instabilité au niveau des voûtes. Des tirants métalliques les ont consolidés en 1777 puis en 1870. Depuis 1982, avec des techniques modernes, il semble qu'enfin l'ensemble soit solide.
À partir de 1989, une campagne de restauration est mise en œuvre. Achevée en décembre 1999, sa restauration est une véritable révélation de l'aspect d'une cathédrale à la fin du XVe siècle : restitution des polychromies intérieures avec réapparition des nervures traitées en ocre jaune et ocre rouge et chaulage général des parements. La restauration a également porté sur la consolidation des structures, le remplacement des pierres abîmées, le traitement des fresques et la création d'un mobilier liturgique contemporain (maître-autel, cathèdre et ambon), dû au sculpteur Pierre Manoli en 1999.
Le chœur restauré est inauguré les 12 et 13 décembre 1993. La nef et ses transepts sont restaurés de 1995 à 1999, le grand orgue de 1995 à 2003, les tours et des flèches de 2004 à 2007, le portail occidental de 2007 à 2008. Le 12 décembre 2008 marque la fin des travaux de restauration.
L'édifice mesure 92 mètres (302 pieds) de long incluant un transept de 36 mètres (118 pieds) et une nef d'égale longueur. Quant à la largeur de la nef, elle mesure 8 mètres (26 pieds) et celle du choeur 9 mètres (30 pieds). Les voûtes s'élèvent à 20 mètres (66 pieds) du sol. Les tours mesurent 40 mètres (131 pieds) de haut et les flèches 35 mètres (115 pieds). La façade fait 34 mètres (112 pieds) de largeur.
Les orgues
L'orgue de tribune
Le premier orgue connu de la cathédrale fut offert par Mgr Bertrand de Rosmadec et commandé, en 1424, au facteur Hervé Guillemin. Cet instrument est utilisé pendant le XVIe siècle et est remplacé par un nouvel instrument en 1595. C'est ce dernier qui se trouve probablement à bout de souffle quand Robert Dallam émigre d'Angleterre en 1642 ou 1643. Dans une note non datée, celui-ci parle de la commande qu'il a réalisée pour 5 300 livres du grand orgue de la cathédrale. Cet instrument devait comporter 25 ou 26 jeux répartis sur trois claviers et pédalier. Il place cet instrument au fond de la grande nef, dans le buffet que nous admirons encore aujourd'hui et servira lui-même d'organiste jusqu'en 1646. Une première restauration date de 1672 et est réalisée par le Père Innocent, un carme.
En 1701, on fit venir des facteurs d'une autre ville. La seule trace de leur passage est une pittoresque note d'auberge. Leur travail ne dut pas être remarquablement exécuté puisqu'en 1702, c'est l'organiste lui-même, Guiomar, facteur à ses heures, qui fait une réparation assez délicate. Le même Guiomar retravaille en 1703 et son mémoire nous mentionne un Cromorne et une Voix humaine ignorés en 1838 par Cavaillé-Coll, dans son premier devis. Il faut croire que le palliatif des révisions par Guiomar ne fut pas satisfaisant puisqu'en 1704, le chapitre appelle Jacques Le Brun, de Nantes, pour faire un relevage de tout l'orgue.
En 1747, Henri Lesclop est chargé de critiquer le mémoire présenté par le facteur parisien, Marcellin Tribuot. Lesclop, dans ses observations judicieuses, parle d'un ravalement, opération qui permettrait de gagner des notes aux extrémités de l'échelle sonore, d'une Trompette et d'un Clairon ainsi que d'un 4 pieds et d'un Nazard à la pédale. Toutes les remarques de Lesclop sont à noter, car elles intéressent tant la facture que l'interprétation. Les travaux de Tribuot sont reçus en 1749. Le facteur François-Marie Verax effectue des travaux en 1750.
Pillé pendant la Révolution, l'orgue est révisé, en 1795-1796, par François Marquer qui y ajoute de nombreux tuyaux provenant de l'orgue des Jacobins de Morlaix construit par Florentin Grimont, un élève de Clicquot. L'instrument fait l'objet d'une autre restauration en 1816 par Pierre Alexandre dit Mobeche.
En 1838, les chanoines de Quimper songent à restaurer complètement le vieux Dallam et pensent aussitôt au jeune et déjà remarquable facteur, Aristide Cavaillé-Coll. Son devis est fort respectueux du vieil instrument qu'il se contente de vouloir ranimer. Il est cependant déçu par la trop grande faiblesse de la pédale, à son avis, et désire lui adjoindre une Flûte de 16 pieds et une Bombarde. Il songe aussi à ajouter une Bombarde au Grand-Orgue et à remplacer le Hautbois du Positif. Enfin, il veut transformer l'Écho en le plaçant dans une boîte expressive à volets et en y ajoutant une Trompette et un Cor anglais. Si ces travaux s'étaient réalisés, nous aurions eu un orgue parfaitement « néo-classique » au sens du XXe siècle, mélangeant le détail, la finesse, la puissance et l'expression. Faute de ressources, le projet n'a pas de suite. Bien sûr, malgré son respect des jeux anciens, le facteur romantique pense déjà expression et puissance, mais garde l'équilibre ancien d'un grand plein-jeu.
En 1846 le dossier de l'orgue de Quimper est rouvert. Cavaillé-Coll, qui a progressivement changé son esthétique, produit un nouveau devis tout à fait différent d'esprit de celui de 1836. Il faut ajouter, et Cavaillé-Coll ne s'en prive pas, qu'en huit ans, l'orgue s'est détérioré et qu'il doit faire un plus gros travail. S'il transforme l'univers sonore et supprime beaucoup de jeux de détail, le facteur garde une grande luminosité à l'ensemble avec les nombreux rangs de mixtures qu'il conserve. Il utilise une traction purement mécanique, sans machine Barker, une console attachée et un Positif de dos. Finalement, ce projet est réalisé avec l'aide de Jules Heyer et de Burchtroff. L'orgue de Cavaillé-Coll est reçu avec quelques réserves en 1848 par Marie-Pierre Hamel, expert délégué par le Ministère des Cultes. L'instrument comportait 40 jeux répartis sur trois claviers de 54 notes et un pédalier de 25 notes.
En 1900, une nouvelle restauration, plus regrettable, a lieu. On supprime la tribune de Dallam pour placer, sous l'orgue, une lourde construction en granit de style gothique. Les facteurs, les frères Henri et Herman Wolff, sont chargés de l'instrument lui-même. Ils vident le Positif conservé par Cavaillé-Coll et le transportent à l'intérieur du buffet principal. Ils remanient la composition de Cavaillé-Coll qu'ils alourdissent encore en supprimant, par ce déplacement du premier clavier, ce qui pouvait subsister de l'équilibre primitif. La console est indépendante et placée dans ce qui était le Positif. L'étendue des claviers est portée à 56 notes et celle du pédalier à 30 notes alors que le nombre de jeux est porté à 50. L'instrument révisé est inauguré par Louis Vierne le 20 octobre 1901.
Les frères Wolff interviennent en 1904, 1906 et 1912 pour installer et réparer une soufflerie électrique.
En 1956, le facteur Jean Hermann démonte complètement l'orgue et commence un travail d'électrification de l'instrument accompagnée d'une augmentation qui doit porter le nombre de jeux à 70. Malheureusement, les devis ne comprennent pas la remise en place du Positif. Le facteur meurt en laissant son ouvrage inachevé. Celui-ci est repris tout d'abord par la maison Roethinger qui continue dans la même direction lorsque son établissement fait faillite. C'est finalement la maison Danion-Gonzalez qui est appelée à achever ces travaux, selon une étude de Marcel Dupré. Pareille finition d'un matériel maintes fois revu, sur un plan souvent bouleversé par les différents facteurs, est fort délicate. Achevé début décembre, l'orgue est inauguré le 12 décembre 1971, en la fête de saint Corentin, par Gaston Litaize et son ancienélève, le titulaire Pierre Bordron.
Grand instrument sans caractère particulier basé sur le tutti, à traction électrique, surdimensionné par rapport au buffet, et dont le résultat sonore est à l’inverse du nombre de jeux. Quelques bourdons, des pieds d'anches et le Cromorne datent environ du XVIIe siècle et pourraient être sortis, comme le buffet, des mains de Robert Dallam. Une grande partie du matériel est de Cavaillé-Coll. Pour le reste, il provient des trois derniers facteurs qui ont travaillé sur l'instrument. Trop touffu, mal distribué, le résultat sonore n’est à la mesure dans aucune famille de jeux, dont ni les tailles, ni les caractéristiques de l’harmonie ne sont respectées.
Une restauration, effectuée de 1993 à 2003 par la maison Giroud-Nonnet, a permis de réhabiliter le buffet ancien avec son Positif de dos en revenant à un instrument à traction mécanique où domine l'influence de Cavaillé-Coll.
Toute la mécanique et le système d’alimentation sont neufs. Sont neufs également une grande partie des jeux excepté les pieds d’anches de la Pédale, quelques jeux de fonds provenant en majorité de Cavaillé-Coll (XIXe siècle) ainsi que le Bourdon 16' du Grand-Orgue et les anches du Positif (XVIIe et XVIIIe siècles).
Ce nouvel instrument, un grand « français », est le fruit de l’heureuse osmose entre le classique et le romantique. Classique par son Grand-Orgue et son Positif (pleins jeux, jeux de tierces), romantique par son Récit expressif mais aussi par une partie des fonds du Grand-Orgue d’origine Cavaillé-Coll. Le facteur Jacques Nonnet s’est attaché à fondre avec élégance les différentes époques de ce grand orgue qui sera sans aucun doute une référence. Cet instrument permettra de servir avec bonheur la majeure partie du répertoire depuis le XVIe siècle et même la musique contemporaine.
Il a été inauguré le 20 juin 2003, par Olivier Struillou, organiste titulaire ainsi que par Pascale Melis, et François-Henri Houbart.
L'orgue de choeur
L'histoire de l'orgue de choeur est méconnue. Les guides et monographies se content de mentionner "construit en 1926" alors des articles parus dans la Semaine Religieuse des 2 octobre 1891 et 16 avril 1926, il est décrit comme étant une restauration d'un orgue antérieur.
Dans une thèse soutenue en 1992, Michel Cocheril attribue la construction de cet orgue à Augustin Herland. Or, lors des travaux de relevage effectués en 2004 par Hervé Caill, pas la moindre trace d'élément d'Augustin Herland n'est trouvée dans l'instrument malgré que sa facture soit bien reconnaissable. Par contre, la facture, le métal, l'embouchage et surtout l'écriture sur les tuyaux de fond du clavier de Grand-Orgue sont indéniablement du facteur Jules Heyer (1818-1900).
En 1848, Cavaillé-Coll propose d'effectuer des travaux sur l'instrument et des travaux sont effectués par Jules Heyer. En 1864, l'ancien buffet est remplacé par un buffet neuf et l'instrument est transféré à son emplacement actuel.
En 1911, les frères Henri et Herman Wolf restaurent l'instrument qui comprend alors 8 jeux répartis sur un clavier de 54 notes et un pédalier de 25 notes. En 1920, l'instrument est placé dans une boîte expressive par la firme Le Minter-Gloton, de Nantes.
En 1926, l'instrument est restauré par la firme Debierre-Gloton. Il est porté à 18 jeux sur deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Plusieurs éléments de l'orgue Heyer sont conservés. Il est inauguré par Joseph Bonnet le 6 juin 1926.
En 1980, le facteur Hervé Caill effectue un relevage de l'instrument. Il modifie le console dont il remplace le pédalier et le banc ainsi que le tirage des jeux qu'il dote d'une double registration. Il ajoute, en arrière de la façade, un sommier d'extension et 24 tuyaux de métal pour dédoubler la Pédale en Soubasse 16', Basse 8' et Flûte 4'.
Durant les travaux de restauration du choeur (1989-1993), la console est démontée et entreposée à l'abri de la poussière puis remontée par Jean-Marie Millot et Yves Sevère. Durant la rstauration du grand orgue (1995-2003), c'est l'orgue de choeur quia assuré l'accompagnement de tous les office. À bout de souffle, très empoussiéré, une nouvelle restauration est effectuée en 2004.
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
The City of Quimper is closely linked to its patron saint. The whole city is built around its cathedral. Up to the 17th century, the city was called Quimper-Corentin, from the name of its first bishop in the 6th century.
In 1239, Bishop Rainaud decided to replace his old Romanesque cathedral with a new Gothic one using foundations of the former cathedral; it will be completed only in the 19th century.
The chancel is made of four straight bays with an ambulatory and lateral chapels. It is extended, to the east, by a three-wall chevet leading to five chapels and a two-bay flat chevet apsidal chapel dedicated to the Blessed Virgin. Probably built from 1240 to 1336, and most probably suspended during the Britany Succession War (1341-1364), its construction ended with the installation of the diagonal rib vaults (1415) and their painting (1417). The stained glass windows took place between 1417 and 1419.
At the instigation of Bishop Bertrand de Rosmadec, the cornerstone of the towers, whose construction will last about thirty years, was laid on July 26th, 1424. At the same time as the façade was erected, construction work started on the 302-foot (92-meter) long nave that will be completed by 1460. The chancel is out of line with the nave (10o. This situation gives rise to many questions. Technical reasons call up for the requirement to rest the nave on steady grounds moving away from the Odet River. It seems that connection problems between the chancel and the nave were the reason why the transept was the last to be built. To solve this problem, the last bay of the ambulatory was extended and a chapel was built to connect the chancel on the south side of the ambulatory to the transept. Vaults in the nave and the transept were executed from 1486 to 1493.
Early in the 16th century as we were prepared to build the spires, the project was suspended most probably due to lack of funds. Small conical roofs were installed on top of the towers. Over the next centuries funds were used to acquire furnishings (funerary monuments, altars, statues, organ, pulpit). In 1613, fire destroyed the northern tower roof. In 1620, another fire caused by lightning destroyed the spire erected at the transept crossing.The baroque, gilded polycrome wooden pulpit is the work in 1679 by Jean Michelet and Olivier Daniel. The medallions on the pulpit and on the ramp of the staircase illustrate scenes from the life of St. Corentin.
At the Revolution, on December 12th, 1793, the cathedral was vandalized. After changing the name of the city into Montagne-sur-Ondet, the revolutionaries burned almost all wooden furnishings from the cathedral in a colossal burning ceremony. The building was returned to its religious vocation with the Concordat.
Starting in 1850, architect Joseph Bigot, from Quimper, was responsible for the restoration of the building, mainly the installation of new furnishings and the ornamentation of the chapels. Until 1875, 23 new stained glass windows were executed by Émile Hirsch. Bigot's most spectacular work was the completion, between 1854 and 1856, of the two 249-foor (76-meter) high towers, flanking the High Gothic style main portal, which ends with the construction of the Breton Gothic styled spires by master mason Pierre Nestour and stone cutter Corentin Quéré. To finance these works valued at 150,000 francs, Bishop Jean-Marie Graveran, introduced the famous St. Corentin penny: worshippers were invited to acquire a penny a day per person over a five-yearperiod.
The chancel's wrought iron gate is the work of the Parisian craftsman and locksmith Jules Everaert who executed it from 1866 till 1868. In 1875-1876, the same craftsman installed another wrought iron gate above the chestnut stalls.
The famous « golden altar » (the former cathedral main altar made of oak and covered with gilded and enamelled bronze, under a baldachin with seraphims, the work of goldsmith Placide Poussielgue-Rusand and statuary Aldolphe-Victor Geoffroy-Dechaume, according to drawings by Émile Boeswillwald) pressented at the 1867 World Fair is a gift of Napoléon III.
The cathedral is classified as "historical monument" at the instigation of Prosper Mérimée on March 28th, 1837, and included in the 1862 list.
Ever since their construction, serious instability was observed from the vaults. Metal rods were used to strengthen them in 1777 and again in 1870. Since 1982, with modern techniques, it seems that the whole work is now safe.
Starting in 1989, a restoration project was set up. Completed in December 1999, the restoration is a true discovery of the 15th-century cathedral: restitution of interior polychromy with the reappearance of yellow and red-ocher ribs and general whitewashing of facing. Restoration also included the strengthening of structures, the replacement of damaged stones, the restoration of frescoes and the creation of contemporary liturgical furnishings (main altar, bishop's seat and lectern), by sculptor Pierre Manoli in 1999.
The restored chancel was inaugurated on December 12th and 13th, 1993. The nave and its transepts were restored from 1995 till 1999, the gallery organ from 1995 till 2003, towers and steeples from 2004 till 2007, the western portal from 2007 till 2008. December 12th, 2008 marks the end the restoration project.
The building is 302 feet (92 meters) long including a 118-foot (36-meter) transept and a 118-foot (36-meter) nave. As for the width of nave, it is 26 feet (8 meters) while the chancel is 30 feet (9 meters) wide. Vaults are 66 feet (20 meters) from the floor. Towers are 131 feet (40 meters) high and steeples 115 feet (35 meters). The facade is 112 pieds (34 meters) wide.
The Organs
The Gallery Organ
The first known organ was a gift from Bishop Bertrand de Rosmadec and ordered, in 1424, from organbuilder Hervé Guillemin. This instrument was used during the 16th century was replaced by a new instrument in 1595. This last one was probably breathless when Robert Dallam emigrated from England in 1642 or 1643. In an undated note, he talks about works he carried out for 5,300 pounds on the cathedral organ. It was an instrument with 25 or 26 stops over 3 manuals and pedal. He installed this instrument at the end of the nave in an organcase we still admire today. He was the cathedral organist until 1646. A first restoration was carried out in 1672 and was executed by Fr Innocent, a carmelite.
In 1701, organbuilders from our of town were called in. The only document of their visit is a hotel bill. Their work must not have been outstanding because, in 1702, the organist and would-be organbuilder, Guiomar, carried out a tricky repair. He worked again on the organ in 1703 and his report mentioned stops - a Cromorne and a Voix humaine - ignored in 1838 by Cavaillé-Coll in his first proposal. Repairs and modification carried out by Guiomar were not totally satisfactory because, in 1704, the Chapter called in Jacques Le Brun, from Nantes, to carry out a total renovation of the organ.
In 1747, Henri Lesclop was asked to comment on the report presented by Marcellin Tribuot, an organbuilder from Paris. In his report, Lesclop talks about ravalement, an operation allowing the increase of the compass, a Trumpet, a Clarion, a 4' stop and a Nazard in the Pedal division. All Lesclop's notes were interesting because they were about organbuilding and performance. Tribuot's works were received in 1749. Organbuilder François-Marie Verax carried out repairs in 1750.
Looted during the Revolution, the instrument was revised by François Marquer in 1785-1786 who added pipework coming from the instrument in the Jacobins' church in Morlaix built by Florentin Grimont, a pupil of Clicquot. Another restoration was carried out in 1816 by Pierre Alexandre dit Mobeche.
In 1838, Quimper Canons decided to completely restore the old Dallam instrument and immediately asked the young and already famous organbuilder, Aristide Cavaillé-Coll. His proposal was very respectful of the old instrument he wished only to rejuvenate. However he was very disappointed with the very weak pedal division and planned to add a 16' Flute and Bombarde. He also planned to add a Bombarde in the Grand-Orgue division and to replace the Hautbois in the Positif division. Finally, he wanted to enclose the Echo division in an expressive box while adding a Trompette and a Cor anglais. If these works would have been carried out, a perfect neo-classic instrument, according to 20th-century definition, would have been created mixing detail, delicacy, power and expression. Due to the lack of financial resources, this project was not carried out. Of course, despite his respect for the older stops, the Romantic organbuilder was already thinking about expression and power while preserving the older balance of a large plein-jeu.
In 1846, the organ project reemerged. Meanwhile, Cavaillé-Coll has progressively modified his aesthetics and he submitted a new completely different proposal from the one he submitted in 1836. Eight years have gone by and the instrument was more deteriorated and more work would need to be done. If he transformed the total tonal structure while removing many detail stops, the organbuilder preserved the general brightness of the instrument with the several mixture ranks. He used a purely mechanical action without Barker machines, an attached console and a back Positive. Finally, the project was accepted and works were carried out with the help of Jules Heyer and of Burchtroff. The instrument was received with a few reserves in 1848 by Marie-Pierre Hamel, the appointed expert by the Ministry of Cults. The instrument had 40 stops over three 54-note manuals and a 25-note pedal.
In 1900, a new and more unfortunate restoration took place. Dallam's gallery was removed to replace it with a bulky Gothic-styled construction made of granite. Organbuilders Henri and Herman Wolf were assigned to the instrument. They emptied the Positif case, preserved by Cavaillé-Coll, and included the division into the main organcase. This move and other modifications they carried out to Cavaillé-Coll's tonal structure darkened even more the instrument and disrupted the original balance. The console was detached and located in the now empty Positif case. The manual compass was increased to 56 notes while the pedal compass was increased to 30 notes. The number of stops was increased to 50. The revised instrument is inaugurated on October 20th 1901, by Louis Vierne.
Wolf brothers carried out works in 1904, 1906 and 1912 to install and repair the electric wind system.
In 1956, organbuilder Jean Hermann was commissioned to completely dismantle the instrument, to introduce electricity in the action, and to enlarge the instrument to 70 stops. Unfortunately, the plans did not include the restitution of the Positif division in its original organcase. The organbuilder died while the works were under way. They were carried on by the Roethinger firm who followed the same plan when the firm went bankrupt. Finally, works were completed by the Danion-Gonzalez firm according to a report by Marcel Dupré. The completion of many times revised works based on plans often turned upside down by different organbuilders was very delicate. Completed early December, the organ was inaugured on December 12th, 1971, on the feast day of St. Corentin, by Gaston Litaize and his former pupil, Pierre Bordron.
A large instrument with no particular character based on the tutti, using electric action, oversized in comparison with the organcase size, and a tonal result which is contrary to the number of stops. Some Bourdons, reed feets and the Cromorne date from around the 17th century and could have been produced, as is the organcase, by Robert Dallam. Most of the pipework material is from Cavaillé-Coll. For the rest, the material comes from the last three organbuilders who worked on the instrument. Too heavy, badly balanced, the tonal result is unsatisfactory in all stop families whose sizes and voicing characteristics are not respected.
A restoration carried out from 1993 to 2003 by the Giroud-Nonnet firm, allowed to rehabilitate the old organcase with its back Positive while reverting to a mechanical action instrument where Cavaillé-Coll's influence is prominent.
All the mechanical action and the wind system are new. Most stops are new except the reed feets in the Pedal, most of the fundamental stops from Cavaillé-Coll (19th century), the 16' Bourdon in the Grand-Orgue and the Positif reeds (17th and 18th centuries).
This new large "French" instrument is the result of a good mix between the classic and the romantic. Classic with its Grand-Orgue and Positif (plein jeux, thirds) and romantic with its enclosed Récit but also by most of the fundamentals in the Grand-Orgue which are from Cavaillé-Coll. Organbuilder Jacques Nonnet set out to mix with elegance the different eras of this large organ which will be unquestionably a reference. This instrument will adequately serve the repertoire from the 16th century as well as the contemporary one.
It was inaugurated on June 20th, 2003, by main organist Olivier Struillou and by Pascale Melis and François-Henri Houbart.
The Chancel Organ
The history of the chancel organ is unknown. Guides and monographs simply mention "built in 1926" while articles printed in the Semaine Religieuse of October 2nd, 1891, and April 16th, 1926, mention works carried on the organ were restoration works on a previous organ.
In a thesis published in 1992, Michel Cocheril ascribess the construction of this organ to Augustin Herland. While carrying out renovation works in 2004, Hervé Caill did not find a single trace of Augustin Herland's work in the instrument even though his construction method is very recognizable. On the contrary, the construction method, the metal, and the embouchage and mainly the writing on fundamental pipes in the Grand-Orgue division are irrefutably by Jules Heyer (1818-1900).
In 1848, Cavaillé-Coll offered to carry out works on the instrument but they were carried out by Jules Heyer. In 1864, the former organcase was replaced with a new one and the instrument was transferred to its actual location.
In 1911, Henry and Herman Wolf restored the instrument which at the time had 8 stops over a 54-note and a 25-note pedal. In 1920, the instrument was enclosed in a swell box by the Minter-Gloton firm, of Nantes.
In 1926, the instrument was restored by the Debierre-Gloton firm. It was exnlarged to 18 stops over two 56-note manuals and a 30-note pedal. Several elements from the Heyer organ were preserved. It was inaugurated by Joseph Bonnet on June 6th, 1926.
In 1980, organbuilder Hervé Caill renovated the instrument. he modified the console while replacing the pedalboard and the bench as well as the stop action which recaived a double registration. He added, behind the facade, an extension windchest with 24 metal pipes to double the Pedal with a Soubasse 16', Basse 8' and Flute 4'.
During the restoration works in the chancel (1989-1993), the console was disassembled and stored then reinstalled by Jean-Marie Millot and Yves Sevère. During the rstauration of the main gallery organ (1995-2003), the chancel organ was used for the accompaniment of all services. Out of breath, very dusty, a new restoration was carried out in 2004.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Flûte harmonique | 8' | |
| Bourdon | 16' | Bourdon | 8' | |
| Montre | 8' | Gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Viole de gambe | 8' | Octavin | 2' | |
| Prestant | 4' | Flageolet | 1' | |
| Flûte | 4' | 2Cornet | IV | |
| Grande Tierce | 3 1/5' | Basson | 16' | |
| Nazard | 2 2/3' | Hautbois | 8' | |
| Doublette | 2' | Trompette | 8' | |
| Quarte | 2' | Voix humaine | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Clairon | 4' | |
| Fourniture | V | |||
| Cymbale | IV | |||
| 1Chamade | 8' | |||
I. Positif |
IV. Bombarde |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | 4Grand Cornet | V | |
| 3Dessus de flûte | 8' | Bombarde | 16' | |
| Bourdon | 8' | 1ere Trompette | 8' | |
| Prestant | 4' | 2e Trompette | 8' | |
| Flûte | 4' | Voix humaine | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Clairon | 4' | |
| Doublette | 2' | Tremolo | ||
| Tierce | 1 3/5' | |||
| Larigot | 1 1/3' | |||
| Fourniture | III | |||
| Cymbale | III | |||
| Trompette | 8' | |||
| Cromorne | 8' | |||
| Tremblant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 32' |
| Soubasse | 16' |
| Flûte | 16' |
| Flûte | 8' |
| Flûte | 4' |
| Bombarde | 16' |
| Basson | 16' |
| Trompette | 8' |
| Clairon | 4' |
| 1 | De / From f#1 | |
| 2 | De / From g3 | |
| 3 | De / Fromo c2 | |
| 4 | De / From c3 |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
Bourdon | 16' | Cor de nuit | 8' |
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Flûte harmonique | 8' | |
| Bourdon | 8' | Gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Trompette | 8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Clairon | 4' | Nazard | 2 2/3' | |
| Octavin | 2' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Tremblant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Flûte (ext) | 8' |
| Flûte (ext) | 4' |