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L'église actuelle, oeuvre de Jacques Le Mercier, dont la première pierre fut posée par la jeune roi Louis XIV en 1653, remplaça une église bâtie en 1577, succursale de Saint-Germain-l'Auxerrois. Son portail ne fut construit qu'en 1736 par Robert de Cotte, alors qu'en 1709 on avait ajouté, dans le prolongement du choeur, la chapelle circulaire de la Vierge, en 1717, la chapelle de la Communion, et qu'on devait édifier en 1754, la chapelle du Calvaire, étirant ainsi l'église en longueur d'une manière imprévue.
Le portail, de conception jésuite, est vibrant et mouvementé. L'intérieur, long de 125 mètres, établi, comme Saint-Sulpice, sur la plan traditionnel médiéval, est harmonieux et serein, mais un peu monotone. Saint-Roch constitue un musée d'art classique comme il en est peu. Citons les peintures de J.B. Pierre, Michel Anguier, Le Moyne, Falconet et un nombre imposant de monuments funéraires.
L'orgue
Aucune trace n'est demeurée de l'orgue que jouait Henri des Champs dans l'ancienne église Saint-Roch; on ne connaît d'ailleurs que le nom de cet organiste dont le convoi eut lieu à Saint-Roch le 14 juillet 1644. À cette époque, il était déjà question de construire à la place de l'église primitive, un édifice de dimensions beaucoup plus vastes.
Provisoirement, l'ancien orgue fut transporté dans la nouvelle église; il était, au cours du dernier quart du dix-septième siècle, touché par le sieur de la Brune qui, en 1702, fit obtenir la survivance de son emploi à son ami Louis Garnier. Celui-ci à son tour désigna le 9 août 1721, Jean Landrin comme survivancier, et prit définitivement sa retraite le 21 janvier 1728 "vu son grand âge et ses infirmités habituelles".
Jean Landrin était encore, en 1754, titulaire des orgues de Saint-Roch, à l'époque où l'on édifiait le buffet dont on admire aujourd'hui la magnifique élégance. Il fut le prédécesseur du fameux Claude Balbastre (1727-1799) "l'organiste des grâces", qui entra en fonctions comme survivancier dès le 26 mars 1756, et fit aussitôt de l'orgue de Saint-Roch son instrument de prédilection.
Installée au-dessus d'une arcade surbaissée que couronne une balustrade à jour, la tribune de pierre qui supporte les orgues occupe toute la largeur de la nef; dans le tympan de l'arc, sont sculptés deux anges ailés en bas-relief, ouvrages de Clair-Claude Francin (1702-1773) dont les modèles furent exposés au Salon de 1740: l'ange du côté gauche, assis sur des nuages, tient une flûte dans ses mains; celui de droite est installé devant un clavier d'orgue.
La balustrade qui règne au-dessus de l'arc, est interrompue par une large console décorée de coquilles, de feuilles d'acanthe et d'instruments de musique; le positif, supporté par cette console, et dominé par un ange ailé jouant du violon.
Les cinq tourelles du corps principal (haut de neuf mêtres et large de six), reposent également sur des consoles aux puissantes moulures: celles du centre, sont ornées de deux anges portés sur des nuages, celles des extrémités, de têtes de chérubins.
Il faut remarquer les traverses chantournées et taillées d'ornements, qui servent à retenir les tuyaux de la montre, ainsi que les gracieux palmiers accotés au grand buffet, et admirer comment, dans ce meuble magnifique, tous les éléments décoratifs composent un ensemble de masses disposées avec un sens remarquable de l'harmonie et de la perspective.
En ce qui concerne la perfection de l'exécution, les sculpteurs et les menuisiers en admireront la réalisation monumentale; il ne s'agit plus ici d'une réunion de panneaux sculptés et rapportés, mais de ravalement en plein bois, de travail à grands coups d’herminette, selon les méthodes et la pratique des sculpteurs qui travaillaient à l’ornementation des vaisseaux de l’État et formaient une véritable corporation de spécialistes de la grande décoration.
Aucune pièce d'archives ne donne de renseignement sur les auteurs des devis de menuiserie ou de sculpture, non plus que sur la date de leur exécution; mais le Livre nouveau ou Règle des cinq ordres d'architecture de Jacques Barrozio de Vignole, revu et publié, en 1757, par Blondel, nous offre une gravure représentant le buffet de Saint-Roch (planche 83), avec la mention: "Élevé en l'an 1751"; on sait d'autre part, que c'est en 1750 que François-Henri Lesclop reçut commande d'un grand seize pieds (4 claviers, 34 jeux) pour la somme de 7 700 livres. À sa mort, sa veuve demanda, en 1752, à Louis-Alexandre Clicquot d'achever l'ouvrage qui sera reçu en 1756. Au moment de son installation, il était déjà considéré comme l'un des meilleurs et des plus complets de la capitale.
Au cours de l'an 1769, François-Henri Clicquot effectue divers travaux, refaisant des sommiers, ajoutant des jeux d'anches et des flûtes. Ces trauvaux furent reçus à la grande satisfaction des quatre organistes de Notre-Dame, Armand-Louis Couperin, Claude-Bénigne Balbastre, Nicolas Séjan et Marc-Antoine Charpentier, le 14 décembre.
Au cours de la Révolution, les soldats de Bonaparte pénétrèrent dans la tribune. Ils enlevèrent un grand nombre de tuyaux d’étain et les firent fondre pour en fabriquer des cuillers, de sorte qu’après la Révolution, il ne restait plus que 1367 tuyaux sur les 2795 dont se composait l’instrument avant la fermeture de l’église. Quand le culte fut rétabli, Claude Marduel, curé de Saint-Roch, dans l’impossibilité d’utiliser son grand orgue, demande et obtint celui de l’abbaye de Saint-Victor; mais il ne put jamais en prendre possession et dut se contenter de matériaux déposés aux Menus-Plaisirs, et prélevés dans des orgues provenant de la chapelle de l’École Militaire et de l’église des Petits-Augustins « sauf les grands jeux » de ce dernier instrument. Le facteur Pierre Dallery tira donc le meilleur parti des tuyaux mis ainsi à sa disposition, et arriva à mettre l’orgue en état de fonctionner d’une manière satisfaisante pour l’inauguration de 1805.
En 1820, le fils de Pierre Dallery, Pierre-François, complète ce travail en multipliant les flûtes, les anches et en étoffant la pédale.
De 1839 à 1842, Aristide Cavaillé-Coll renouvele entièrement l'instrument en conservant néanmoins une partie des anciens tuyaux. Il installe quelques jeux nouveaux au positif et au grand orgue, donne aux claviers manuels l'étendue de 54 notes, construit un récit expressif tout neuf, installe une machine Barker, et donne aux jeux à bouche le timbre exquis qu'ils ont toujours conservé. Notons que la pédale est à ravalement au Fa pour les flûtes comme pour les anches (25 notes).
Relevé en 1859, puis en 1881 par Cavaillé-Coll et en 1901 par Charles Mutin, qui établit la pédale de Ut1 à Ut3, l'orgue de Saint-Roch est toujours demeuré d'un maniement incommode, mais il pouvait, quand même, être cité comme un modèle à proposer aux "harmonistes" pour la richesse, l'éclat, ou la suavité de ses timbres.
Une restauration complète est entreprise en 1927 par le facteur Joseph Gutschenritter fils. Les jeux du Récit parleront sur le troisième clavier tandis que ceux du sommier de Bombarde, primitivement commandés par le troisième clavier, le seront sur le quatrième. Le Récit sera enrichi qu'un Quintaton de 16 pieds, d'une Gambe et d'une Voix Céleste de 8 pieds lesquelles prendront la place d'une Clarinette et de la Voix humaine supprimées. La mécanique sera renouvelée et des pédales de combinaisons ajoutées. De plus, pendant la période de 1946-1948, le Récit est à nouveau augmenté par le même facteur à la demande de Pierre Cochereau.
Enfin de 1991 à 1994, l'orgue est restauré par le facteur Jean Renaud. La Commission des Monuments Nationaux ont souhaité se rapprocher de l'état Cavaillé-Coll de 1842 mais elle a finalement préféré revenir à l'état de 1881 en gardant l'étendue de pédale de Mutin, l'harmonie de la première époque Cavaillé-Coll paraissant difficile à retrouver.
Les parties neuves sont le sommier du Récit (10 jeux), la Viole de gambe, la Voix céleste, la Tierce et les compléments de Plein jeu IX du Positif, la Voix humaine du Récit.
Le buffet est de nobles proportions. Sa construction est exceptionnelle avec des madriers empilés, taillés à l'herminette, sculptés et moulurés dans la masse, ce qui l'apparente à l'art des charpentiers de marine. Il n'y a jamais eu de polychromie et la montre de Cavaillé-Coll, dans les plates-faces, présente des lignes différentes de la façade originelle, connue par une gravure de Blondel. C'est Paul Poilpré qui a rétabli la teinte ocre jaune du XVIIIe siècle tandis que le mécanisme de l'horloge de Lepaute (1835) était déposé. Ainsi, la boîte du récit a pu disparaître et le buffet retrouver son élégance.
Cet instrument abrite une partie instrumentale des Lesclop, des Cliquot, des Dallery et des Cavaillé-Coll, qui séduit l’auditeur par la variété de ses timbres et fait de cet instrument, à la fois un orgue classique et un orgue romantique français. Fortement imprégné des sonorités de l’époque révolutionnaire par la richesse et la brillance de son grand chœur d’anches et marqué par deux dates charnières de l’évolution instrumentale, 1750 et 1758, cet instrument serait volontiers baptisé « orgue de transition » car ne porte-t-il pas en lui toutes les caractéristiques d’interventions – sans doute les stigmates – qui traduisent les fondements de la facture du XIXème siècle à travers la personnalité du jeune Aristide Cavaillé-Coll! C’est un témoin rare qui explicite cette mutation progressive entre l’art ancien et l’art nouveau, entre le XVIIIè et le XIXè siècle.
À Saint-Roch plus qu’ailleurs l’expression « sans cesse remettez votre ouvrage » aura conservé tout son sens en offrant aux interprètes une multitude de découvertes insolites « depuis le son suave de la flûte jusqu’aux effets foudroyants du grand chœur qui est d’une grande beauté ». Tel était le sentiment du jeune Lefébure-Wély approuvant, le 16 juin 1842, les travaux de son contemporain. Ici, l’orgue classique français témoigne de la recherche de couleur des timbres par le mélange de plusieurs jeux. L’association d’harmoniques et l’utilisation séparée de chaque jeu avec son timbre propre dans une graduation d’intensité, annoncent déjà cette notion de masse de l’orgue symphonique jusqu’aux tendances exacerbées de l’orchestre qu’il n’atteint pourtant jamais, préférant laisser ce soin à des frères parisiens plus imposants. L’orgue de Saint-Roch, « un orgue se cherche », se révèle en parfaite adéquation avec le lieu historique qui l’abrite au coeur de Paris. Comme un écho du passé à la fois « bigarré et terrifiant » tout encore timbré des canons de Vendémiaire, c’est un instant de clameur à la manière d’un Berlioz, fougueux romantique qui réveille les pierres vivantes de Saint-Roch, en 1825. Il est bien un témoin passionné et une œuvre complexe qui traduit la mémoire des hommes et leur singularité : un legs de nos pères aux générations de musiciens et un patrimoine pour demain.
Se sont succédés à la tribune de Saint-Roch: Jean Landrin (avant 1756), Claude-Bénigne Balbastre (1756-1795), Antoine Lefébure-Wély (1805-1831), Louis James Alfred Lefébure-Wély (1831-1847), Alexandre Fessy (1847-1856), Marie-Auguste Durand (1856-1863), Benjamin Darnault (1863-1873), Auguste Péron (1873-1888), Auguste Chapuis (1888-1906), Arnold Le Maitre (1906-1908), Georges Pifaretti (1908-1915), André Pratz (1919 à 1955), Pierre Cochereau (1945-1955) et Françoise Levéchin-Gangloff (depuis 1973).
L'instrument de tribune et le buffet de l'orgue de choeur sont classifiés « monument historique » depuis le 12 mai 1982.
La restauration de 1992 a été confiée à la Manufacture d'orgues Jean Renaud et l'harmonisation est l'oeuvre de Jean-Pierre Swiderski.
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The actual church, whose cornerstone was laid down by young King Louis XIV in 1653 was designed by Jacques Le Mercier. The building replaced a church built in 1577 as a extension to St. Germain l'Auxerrois church. Its portal was built only in 1736 by Robert de Cotte. The chancel was extended in 1709 with the circular Lady Chapel, again in 1717 with the Communion Chapel and finally with the Calvary Chapel in 1754.With these additions, the length of the church was unexpectedly increased.
The Jesuit-style portal is powerful and impulsive. The church is 125 m long and its interior is harmonious and serene but a little monotonous. It is set along the traditional medieval design, as it is the case at St. Sulpice. St. Roch is a classic art museum rarely matched: paintings by J.B. Pierre, Michel Anguier, Le Moyne, Falconet and a large number of funeral monuments.
The organ
There is no record about the organ played by Henri des Champs in the old St. Roch church; only his name is known because his funeral took place in St. Roch on July 14, 1644. At that time, a much larger new church was being planned in order to replace the old one.
Temporarily, the old organ was moved into the new church. At the end of the 17th century, it was played by Sieur de la Brune who, in 1702, was replaced by his friend, Louis Garnier who resigned permanently on January 21, 1728 on account of his old age and his physical disabilities. He choosed Jean Landrin as his successor on August 9, 1721.
Jean Landrin was still organist in 1754 when the organ case was built. On March 26, 1756, he was succeeded by the renown Claude-Bénigne Balbastre (1727-1799) who developed a fondness for this instrument.
Installed above a lowered arcade and topped by a balustrade, the stone gallery occupies the whole width of the nave. The tympanum of the arcade is adorned by two winged angels, sculpted by Clair-Claude Francis (1702-1773). The one on the left, seated on clouds, holds a flute in his hands while the one of the right is seated in front of an organ keyboard.
The balustrade above the arcade is broken by a large console decorated with shells, acanthus leaves and music instruments; the positive, supported by this console, is topped by a winged angel playing the violin.
The five turrets of the main organ case (nine meters high and six meters large) rest upon consoles with large moldings: the ones in the center are decorated with two angels on clouds while the ones on both ends are decorated with cherubs.
Attention should be called upon the decorated crosspieces used to support the Montre pipework and upon the graceful palm trees leaning against the main organ case. All the elements used in the decoration of this magnificient piece of furniture make up an harmonious ensemble.
In this monumental undertaking, sculptors and the carpenters achieved perfection. The organ case is not the amalgamation of sculpted panels but it is the cutting back of pieces of wood trimmed by large chunks of adzes according to the methods used by the sculptors in the decoration of state vessels. These men were members of a corporation of specialists in large decoration.
There is no document about the authors of the woodworking and sculpting plans nor the date when these works were performed. In a book entitled "New Book or Rules about the Five Architectural Orders" written by Jacques Barrozio de Vignole, revised and published in 1757 by Blondel, there is a diagram of the organ case (picture 83) with the note: "Built in 1751". On the other hand, it is in 1750 that François-Henri Lesclop was commissioned to build a large 16-foot organ (4 manuals, 34 stops) for the amount of 7,700 pounds. In 1752, when he died, his widow asked Louis-Alexandre Clicquot to finish the work that would be completed in 1756. When it was installed, it was already considered to be one of the best and most complete instrument in the capital.
In 1769, François-Henri Clicquot worked on the instrument, he rebuilt windchests and added reed and flue stops. These modifications were accepted, on December 14, by the four organists at Notre-Dame: Armand-Louis Couperin, Claude-Bénigne Balbastre, Nicolas Séjan and Marc-Antoine Charpentier.
During the Revolution, Bonaparte's soldiers went into the gallery and stole a large number of tin pipes that were melt down to produce spoons. When the Revolution was over, only 1367 pipes were left out of the initial 2795 pipes. When the church reopened, the parish priest, Rev. Claude Marduel, observed that it was impossible to use the organ. He asked and obtained the one from St. Victor Abbey but he never got it. He was obliged the use leftovers stored in Menus-Plaisirs warehouse originating from organs in the chapel of the Military School and Petits-Augustins church except for the large stops. Organ builder Pierre Dallery did the best he could with the available pipework and the organ was satisfactory for the inauguration in 1805.
In 1820, Pierre Dallery's son, Pierre-François, completed the work by adding flues and reeds while enlarging the pedal division.
From 1839 to 1842, Aristide Cavaillé-Coll completely rebuilt the instrument preserving a large portion of the old pipework. He added a few stops to the Positif and Grand Orgue divisions, extended the manual compass to 54 notes, built a new enclosed Récit division, installed a Barker machine, and gave the flues their exquisite voice we are still able to hear today. In the Pedal division, flues and reeds were extended to Fa (25 notes).
Restored in 1859 and again in 1881 by Cavaillé-Coll and in 1901 by Charles Mutin who established the Pedal division from Ut1 to Ut3, St. Roch organ always remained an uneasy instrument to play but it can be referred to as a model for voicers for the beauty, the brightness, the sweetness and the colour of its voices.
A complete restoration was carried out in 1927 by organ builder Joseph Gutschenritter, Son. The third manual will now control the Récit division and the fourth manual will control the Bombarde division. In the Récit division, a 16' Quintaton, an 8' Gambe and Voix Céleste replaced the now removed Clarinette and Voix humaine. The mechanical action was renewed and new combination pedals were added. Furthermore, from 1946 to 1948, at Pierre Cochereau's request, the Récit division is again enlarged by the same organ builder.
Finally, from 1991 to 1994, the organ is restored by organ builder Jean Renaud. At first, the National Monuments Commission wished to bring the organ to Cavaillé-Coll's 1842 version but finally, it was decided to bring it back to the 1881 version while preserving Mutin's pedal compass because it would have been too difficult to voice it according to Cavaillé-Coll's first organ building era.
The additions are a new Récit windchest (10 stops), the Viole de gambe, the Voix céleste, the Tierce and sections of the Plein Jeu XI in the Positif division, and the Voix humaine in the Récit division.
The organ case has noble proportions. Its construction, in stacked beams, is exceptional, cut by adzes, sculpted and moulded in the bulk, as it was usual for the marine master carpenters. There was never any polychromy on the organ caseand the layout of Cavaillé-Coll's montre, in the flats, is different from the original façade, as shown in a Blondel's engraving. Paul Poilpré is responsable for bring back the 18th-century yellow ocre shade to the façade pipework while the clock's mechanism from Lepaute (1835) was taken down. By doing so, the expression box for the Récit division could be removed and the organ case could find its former elegance.
This instrument houses pipework from Lesclop, Clicquot, Dallery and Cavaillé-Coll. It appeals to the listener for the variety of its timbres while being at the same time a classical organ and a French romantic organ. Largely rooted in the sounds coming from the Revolution era with the richness and brightness of its reeds grand choeur and marked by two turning points in organ development, 1750 and 1758, this instrument would be nicknamed « transition organ » because it bears all the characteristics of interventions - without doubt the marks - that identify the foundations of organ building in the 19th century through young Aristide Cavaillé-Coll's personality. It is a rare example that explains this gradual transformation between ancient and new art, between the 18th and the 19th century.
More than anywhere else, the expression « constantly make improvements » applies perfectly to the organ at St. Roch because it offers to performers a large number of unusual discoveries « from the sweet sound of the flute to the striking effect of the grand choeur that is absolutely beautiful ». This was young Lefébure-Wély's feelings when he approved, on June 16, 1842, the works of his contemporary. Here, the French classic organ shows the research in the colour of the sound by mixing many stops. The addition of harmonics and the separate use of each stop with its own individual sound inside a graduating intensity introduce the fundamentals of masses found in the symphonic organ and up to the exaggerated orchestral sound that is never achieved willing to leave it to the other large Paris organ. The organ at St. Roch, « an organ trying to sort itself out », shows itself in perfect appropriateness with the historic church in which it is located in the heart of Paris. Like an echo of the past, both multicoloured and amazing, still resounding the cannons of the Vendémiaire, it is an instant of clamour just like Berlioz, the fiery romantic waking up the living stones of St. Roch, in 1825. It is a passionate witness and a complex piece of work reflecting the memory of men and their uniqueness: a bequest from our fathers to generations of musicians and a cultural heritage for tomorrow.
Over time, the organists at St. Roch were: Jean Landrin (before 1756), Claude-Bénigne Balbastre (1756-1795), Antoine Lefébure-Wély (1805-1831), Louis James Alfred Lefébure-Wély (1831-1847), Alexandre Fessy (1847-1856), Marie-Auguste Durand (1856-1863), Benjamin Darnault (1863-1873), Auguste Péron (1873-1888), Auguste Chapuis (1888-1906), Arnold Le Maitre (1906-1908), Georges Pifaretti (1908-1915), André Pratz (1919 à 1955), Pierre Cochereau (1945-1955) and Françoise Levéchin-Gangloff (since 1973).
The gallery instrument and the chencel organ's case are classified as "historical landmark" since May 12, 1982.
The 1992 restoration was carried out by organ building firm Jean Renaud and voicing by Jean-Pierre Swiderski.
II. Grand-Orgue |
I. Positif |
|||
|---|---|---|---|---|
| Corni dolci | 16' | Montre | 8' | |
| Montre | 16' | Bourdon | 8' | |
| Bourdon | 16' | Flûte harmonique | 8' | |
| Montre | 8' | Gambe | 8' | |
| Salicional | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Bourdon | 8' | Prestant | 4' | |
| 1ère Flûte harmonique | 8' | Dulciana | 4' | |
| 2è Flûte harmonique | 8' | Nazard | 2 2/3' | |
| Prestant | 4' | Doublette | 2' | |
| Gambe | 4' | Tierce | 1 3/5' | |
| Octavin doublette | 2' | Grande Fourniture | II | |
| Fourniture | IV | |||
| Cymbale | III | |||
| Cornet | V | |||
| Trompette | 8' | |||
| Cromorne | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
IV. Bombarde |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bombarde | 16' | Flûte harmonique | 8' | |
| 1ère Trompette | 8' | Bourdon | 8' | |
| 2è Trompette | 8' | Gambe | 8' | |
| Clairon | 4' | Voix céleste | 8' | |
| 2è Clairon | 2/4/8' | Flûte octaviante | 4' | |
| Octavin | 2' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Trémolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte | 16' |
| Flûte | 8' |
| Grande Quinte | 5 1/3' |
| Flûte | 4' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette | 8' |
| Basson | 8' |
| Clairon | 4' |
| Clairon | 2' |
I. Grand-Orgue |
II. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Flûte traversière | 8' | |
| Montre | 8' | Gambe | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Flûte octaviante | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Basson-Hautbois | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| 1Bourdon | 16' |
| 1 | Extension / Extension: Grand-Orgue |