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Casavant, Opus 1649, 1940
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Acton Vale est une ville située dans la municipalité régionale de comté d'Acton, dont elle est le chef-lieu, en Montérégie. Au niveau provincial, la municipalité fait partie du Comté de Bagot devenu en 1973, comté de Johnson. Elle est situé à 92 km (57 milles) de Montréal, 33 km (20 milles) de Drummondville, et 37 km (23 milles) de Saint-Hyacinthe.
Le choix du toponyme d'Acton provient d'une ville du comté du Middlesex en Angleterre. Le canton d'Acton est divisé en 1864 pour donner naissance à Saint-Théodore-d'Acton et à Saint-André-d'Acton. Le nom d'Acton Vale apparaît le première fois le 6 janvier 1852 lors de l'établissement du bureau de poste.
Historique
Jusque vers 1848, le territoire de la municipalité n'est qu'une forêt. Toute l'activité du canton se déroule autour de la mission de Saint-Théodore. À partir de cette date, deux événements, complètement imprévus, changent le cours du développement du canton. En premier lieu, la décision de faire passer le tracé du chemin de fer Montréal-Portland via Acton et dont la construction de la section Montréal-Sherbrooke se déroule en 1851-1852 et, ensuite, la découverte, dans le même secteur, d'une riche mine de cuivre vers 1857, mais dont la vie sera de courte durée (1865) à cause de l'épuisement rapide du filon.
Le 11 juillet 1851, le premier agent de la station de chemin de fer, Charles Beauregard, entre en fonction et, en quelques années, il devient maire du canton et joue un rôle prépondérant dans le développement de la nouvelle agglomération.
Le premier acte d'incorporation municipale d'un territoire désigné sous le nom de municipalité d'Acton est le proclamation du 3 août 1860 prenant effet le 1er janvier 1861. La municipalité de paroisse de Saint-André-d'Acton est érigée le 1er janvier 1864.
La municipalité d'Acton, qui obtient le statut de ville en 1890, s'incorpore sous le nom d'Acton Vale par détachement de celle de la paroisse Saint-André-d'Acton le 14 avril 1908. La nouvelle ville d'Acton Vale est fondée le 26 janvier 2000 avec la fusion de l'ancienne ville d'Acton Vale et de la municipalité de paroisse de Saint-André-d'Acton.
L'église
La décision de faire passer le tracé du chemin de fer Montréal-Portland à environ 10 km (6 milles) plus au sud de l'agglomération de Saint-Théodore entraîne le déplacement des activités économiques et d'une partie de la population. Les personnes qui s'installent dans le nouveau secteur expédient, le 22 juin 1855, une requête à Mgr Thomas Cooke, évêque de Trois-Rivières, pour obtenir la permission d'établir une paroisse. Malgré une contre-requête du 27 mars 1856 de la part d'un groupe de Saint-Théodore, Mgr Cooke autorise, le 26 août 1856, la construction d'une chapelle dédiée à saint André Apôtre et autorise l'abbé Luc Trahan, missionnaire de Shipton, à le représenter lors des formalités. Le 25 septembre suivant, celui-ci fixe l'emplacement de la chapelle. Le terrain de huit acres est acquis par donation de la part de la succession de Robert Wood le 3 septembre. L'abbé Trahan fixe les dimensions de l'édifice qui seront de 27,7 mètres (91 pieds) de longueur et de 12,2 mètres (40 pieds) de largeur. Les travaux charpente sont confiés le 9 septembre à H. P. Morrice et, pour la menuiserie, ils sont confiés le 14 novembre, à Isidore Rive, de Saint-Hyacinthe. On sait que l'édifice est recouvert de briques et que la première messe a été célébrée le 28 juin 1857 par l'abbé Jean-Octave Prince. En mettant la paroisse sous la protection de saint André, on rappelle la mémoire des premiers missionnaires du canton d'Acton, qui pour la plupart, étaient des Écossais.
Le 9 décembre 1857, une requête est expédiée à Mgr Cooke pour obtenir l'érection canonique de la paroisse. La réponse se fait attendre vu la vive opposition apportée par des gens de Saint-Théodore qui ne désirent pas faire partie de la nouvelle paroisse de Saint-André. L'église est consacrée par Mgr Thomas Cooke le 18 juin 1858, pendant la visite pastorale. D'après le décret donné en cette visite, « l'église Saint-André devient église principale du canton d'Acton et la chapelle de Saint-Théodore sera desservie par Acton Vale; on dira la messe à ladite chapelle tous les mois. » En octobre 1858, l'abbé Narcisse-Édouard Ricard est nommé premier prêtre résidant. Les registres paroissiaux s'ouvrent le 22 octobre 1858. Finalement, l'érection canonique de la paroisse se concrétise dans le décret signé le 8 janvier 1859 et l'abbé Ricard en devient le premier curé. Toutefois, l'opposition des gens de Saint-Théodore empêche la reconnaissance civile de la paroisse.
Afin de régulariser la situation de l'érection civile, Mgr Cooke procède, le 13 novembre 1861 à un deuxième décret d'érection canonique de la paroisse Saint-André en ajustant les limites de la paroisse. L'érection civile a lieu le 13 février 1862. Un conseil de fabrique est alors formé et les terrains de l'église, toujours propriété de l'évêque, sont transférés à la fabrique le 17 septembre 1862. Le conseil de fabrique confie à Moïse Bethiaume les travaux pour terminer les voûtes et les autels de l'église. En 1864, la tribune arrière est agrandie. Le 26 septembre 1870, l'abbé Ricard est remplacé par l'abbé François-Xavier Vanasse.
La construction de l'église, connue sous le terme de « chapelle » jusqu'en 1856, date d'avant la découverte de la mine de cuivre. L'augmentation rapide de la population la rend trop petite. Une requête est adressée à Mgr Louis-François Richer-Laflèche, de Trois-Rivières, le 27 janvier 1873 pour obtenir la permission de construire une nouvelle église. Après les formalités d'usage, le décret d'autorisation est signé le 6 octobre 1873. Un conseil de syndics est mis en place et le financement est assuré par un acte de cotisation des paroissiens au montant de 27 000 $. L'élaboration des plans est confiée à l'architecte Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903), de Québec, qui soumet ses plans le 1er juillet 1874. Les travaux de construction sont octroyés le 26 octobre 1874 à Cyrias Ouellet, de Kamouraska. L'église doit être prête entre le 10 et 20 décembre 1877. Le nouvel édifice aura 42,7 mètres (140 pieds) de long sur 18,3 mètres (60 pieds) de large et possédant des murs latéraux s'élevant à 10 mètres (33 pieds) au-dessus des lambourdes. Il comprendra aussi une sacristie mesurant 13,7 mètres (45 pieds) sur 10,7 mètres (35 pieds).
Le site de la nouvelle église se situe juste au côté de la chapelle/église. Celle-ci est vendue 100 $, le 24 mars 1878, pour être transportée à Saint-Eugène-de-Grantham où elle servira de chapelle jusqu'en 1907 avant d'être finalement démolie. Les acheteurs doivent enlever la brique de revêtement et prendre les précautions nécessaires pour ne pas endommager l'église neuve en construction. Le transfert s'effectue à l'été 1878.
Pendant la construction de l'église, le 28 mars 1877, les paroisses Saint-André et Saint-Théodore passent au diocèse de Saint-Hyacinthe, et ce, à la demande de Mgr Louis-Zéphirin Moreau, évêque de Saint-Hyacinthe. Mgr Louis-François Richer-Laflèche, évêque des Trois-Rivières, consentait à céder les deux paroisses du canton d’Acton au diocèse de Saint-Hyacinthe d’où elles pouvaient être mieux desservies. Le pape Pie IX avait émis un décret en ce sens le 19 février 1877. Voilà pourquoi le 11 décembre 1877, l'église est bénite par Mgr Louis-Zéphirin Moreau et le sermon de circonstance est prononcé par Mgr Richer-Laflèche. Un carillon de trois cloches est béni le 27 octobre 1881.
En 1890, une nouvelle répartition au montant de 10 000 est votée pour parachever l'intérieur de l'église. Le conseil de fabrique accorde, le 28 septembre 1891, un contrat de 3 579 $ au peintre Joseph-Thomas Rousseau pour l'exécution des devis préparés par les architectes Rousseau et Decelles, de Saint-Hyacinthe. Les boiseries, les autels et la chaire sont confiés à Moïse Berthiaume au coût de 7 606 $ qui doit livrer le tout entre le 15 novembre 1891 et le mois de mars 1892. L'élégante flèche, de 27 mètres (90 pieds) de hauteur, de la nouvelle église inquiète le voisin d'en face qui met en garde les syndics contre sa chute. Cette flèche disparaît vers 1900 ou peu après dans des circonstances qui demeurent inconnues. En 1908, les tribunes latérales sont construites; elles seront enlevées lors des travaux de restauration en 1955. Les fondations de l'église sont refaites au cours de l'hiver 1925.
La façade de l'église cause des inquiétudes et une inspection par l'ingénieur Alphonse Deschamps, de Montréal, le 15 mai 1932, révèle des faiblesses, mais par de danger imminent. Le 28 octobre 1934, l'architecte Louis-Napoléon Audet, de Sherbrooke, la déclare dangereuse. La décision est prise, en plus d'ériger une nouvelle façade, d'allonger l'église d'une travée, et d'ajouter des transepts. Les plans sont confiés à l'architecte Louis-Napoléon Audet et les travaux à Omer Dumont, d'Acton Vale. La pierre angulaire de la nouvelle façade de l'église est bénite le 30 juin 1935 par Mgr Aldée Desmarais, auxiliaire de Saint-Hyacinthe.
Le 6 mars 1955, la décision est prise de procéder à une rénovation complète de l'église pour une somme ne devant pas dépasser 100 000 $. Le 29 janvier 1984, Mgr Louis-de-Gonzague Langevin, évêque de Saint-Hyacinthe, procède à la consécration de l'église.
Le modèle de l'église est dérivé du style de la Renaissance italienne, un style favorisé par le clergé de l'époque sous l'influence de Mgr Ignace Bourget, archevêque de Montréal, qui trouvait que le style gothique avait trop de similitudes avec les églises protestantes. À l'origine, l'édifice ne comportait par de transepts, ils ont été ajoutés en 1935 en même temps que la façade moderne. L'intérieur était embelli par une riche décoration peinte par l'artiste Joseph-Thomas Rousseau sur les voûtes. Elle a malheureusement disparu lors des rénovations de 1955. Toutefois, il reste sept tableaux dont cinq dans la voûte du choeur. Ceux-ci représentent, de gauche à droite, l'Annonciation, la Nativité, la communion des apôtres, la Crucifixion et la Résurrection. Les deux autres tableaux, dans la voûte de la première travée de la nef, représentent des scènes de la Terre-Sainte : la mer de Gallilée et la vallée du Jourdain. Le chemin de croix, installé en 1892, est une série de peintures d'un auteur inconnu et serait une importation d'Europe.
L'orgue
Un harmonium est acheté le 6 mai 1866. Le 8 novembre 1885, la Fabrique achète un orgue pour la somme de 497 $. Cet orgue disparaît lors des travaux de 1935 et est remplacé par l'opus 1517 de Casavant Frères, un orgue de 15 jeux répartis sur deux claviers et pédalier. Pour réaliser cet instrument, Casavant utilise la traction tubulaire, la tuyauterie et la console de leur opus 136, installé en 1901, dans la chapelle des Soeurs de Jésus-Marie à Sillery.
En 1955, Odilon Jacques reconstruit l'instrument, électrifie la traction et en unifie le fonctionnement.
En 1993, l'instrument est remplacé par l'opus 1649 construit en 1940 par Casavant Frères et installé, à l'origine, à l'Académie De La Salle de Trois-Rivières, dirigée par les Frères des Écoles chrétiennes. C'est un haut lieu d'animation culturelle où oeuvra Joseph-Antonio Thompson qui fut organiste à l'église Notre-Dame-des-Sept-Allégreses de 1916 à 1974. Cette institution, devenue l’école secondaire La Vérendrye, est rasée par les flammes, le 3 mai 1973. Lorsque les Frères quittent Trois-Rivières, ils transfèrent l'orgue dans la chapelle du Mont-Bénilde qu'ils dirigent à Bécancour (secteur Sainte-Angèle-de-Laval). Cette institution, juvénat de la congrégation (1949-1966) devenu résidence puis école secondaire privée en 1987, a fermé ses portes en 2008.
Faisant face au buffet, la tourelle de gauche renferme la tuyauterie de l'ancien instrument, la tourelle de droite contient les réservoirs tandis que toute la tuyauterie de l'orgue actuel est placée derrière la façade centrale.
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Acton Vale is a city located in the Acton County regional municipality of which it is the county seat, in the Montérégie administrative region. On the provincial level, the municipality belongs to the Bagot County which was renamed in 1973, Johnson County. It is located 57 miles (92 km) from Montréal, 20 miles (33 km) from Drummondville, and 23 miles (37 km) from St. Hyacinthe.
The Acton toponym comes from a city in the Middlesex County in England. The Acton District was divided in 1864 to give birth to St. Théodore-d'Acton and to St. André-d'Acton. The Acton Vale designation first appeared on January 6th, 1852, when the post office was set up.
History
Until 1848, the territory of the municipality was only a wild forest. All district activities took place around the St. Théodore mission. From this date, two absolutely unforeseen events changed the development of the district. First of all, the decision to build the Montréal-Portland railway line via Acton and the construction of the Montréal-Sherbrooke section which took place in 1851-1852 and, then, the discovery, in the same area, of a rich copper mine in 1857 whose life will be short-term (1865) due to the quick exhaustion of the seam.
On July 11th, 1851, the first railway station agent, Charles Beauregard, was appointed and, within a few years, he became district mayor and played a major role in the development of the new settlement.
The first municipal incorporation act under the designation of Acton municipality was the August 3rd, 1860, declaration becoming effective on January 1st, 1861. The St. André-d'Acton parish municipality was established on January 1st, 1864.
The Acton municipality, who acquired the city status in 1890, was incorporated under the Acton Vale designation following the separation from the St. André-D'Acton parish municipality on April 14th, 1908. The new city of Acton Vale was established on January 26th, 2000, with the merger of the former City of Acton Vale and the St. André-d'Acton parish municipality.
The Church
The decision to build the Montréal-Portland railway line about 6 miles (10 km) south of St. Théodore village led to the displacement of economic activities and some of the population. The persons who moved into the new area sent a request, on June 22nd, 1855, to Bishop Thomas Cooke, of Trois-Rivières, asking for a parish to be established in their area. In spite of a March 27th, 1856, counter-request on behalf of some St. Théodore residents, Bishop Cooke authorized, on August 26th, 1856, the construction of a chapel dedicated to Apostle St. Andrew and instructed Fr Luc Trahan, missionary in Shipton, to represent him in the formalities. On the following September 25th, he selected the site of the chapel. The eight-acre piece of land was acquired through donation on behalf of Robert Wood's succession on September 3rd. Fr Trahan set the dimensions of the building which will be 91 feet (27.7 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide. Framework was entrusted on September 9th to H.P. Morrice while the carpentry was entrusted on November 14th, to Isidore Rive, of St. Hyacinthe. The building was covered with bricks and the first mass was celebrated on June 28th, 1857, by Fr Jean-Octave Prince. The parish was dedicated to St. Andrew as a memorial to the first missionaries in the Acton District who were mostly Scottish.
On December 9th, 1857, a request was sent in Bishop Cooke asking for the parish canonical erection. The answer was delayed due to the strong opposition from some St. Théodore residents who did not want to be included in the new St. André parish. The church was consecrated by Bishop Thomas Cooke June 18th, 1858, during his pastoral visit. According to the decree issued during this visit, « St. André church was to become the Acton District main church and St. Théodore chapel was to be served from Acton Vale; mass will be celebrated in the said chapel once a month. » In October 1858, Fr Narcisse-Édouard Ricard was appointed as first resident priest. The parish registers opened on October 22nd, 1858. Finally, the parish canonical erection was officialized in a decree signed on January 8th, 1859, and Fr Ricard became the first parish priest. Nevertheless, opposition from St. Théodore residents prevented the parish's civil recognition.
To help solve the civil erection problem, Bishop Cooke signed, on November 13th, 1861, a second St. André parish canonical erection decree modifying the parish territory. Civil erection took place on February 13th, 1862. A churchwarden committee was established and the church properties, still legally owned by the bishop, were transferred to the churchwardens on September 17th, 1862. The churchwardens entrusted Moïse Bethiaume to complete the vault and the altars in the church. In 1864, the rear gallery was enlarged. On September 26th, 1870, Fr Ricard was replaced by Fr François-Xavier Vanasse.
The construction of the church, known as "the chapel" until 1856, was prior to the discovery of the copper mine. This event led to a quick increase in the population and the church became too small. A request was addressed to Bishop Louis-François Richer-Laflèche, of Trois-Rivières, on January 27th, 1873, asking permission to build a new church. Following the regulatory formalities, the approval was signed on October 6th, 1873. A committee of trustees was set up and the financing was met by a $27,000 contribution act from the parishioners. The church design was entrusted to architect Joseph-Ferdinand Peachy (1830-1903), of Québec City, who submitted his proposal on July 1st, 1874. Construction works were entrusted on October 26th, 1874, to Cyrias Ouellet, of Kamouraska. The church must be ready between December 10th and 20th, 1877. The new building will be 140 feet (42.7 meters) long by 60 fewet (18.3 meters) wide with lateral walls reaching 33 feet (10 meters) above the wall plate. There will also be a 45-foot (13.7-meter) by 35-foot (10.meter) sacristy.
The location of the new church is just next to the existing chapel/church which was sold for $100$, on March 24th, 1878, to be moved to St. Eugène-de-Grantham where it will be used as a chapel until 1907 before being finally demolished. The purchasers had to remove the exterior brick and take all necessary precautions not to damage the new church under construction. The transfer was executed in the summer of 1878.
While the construction of the church was under way, on March 28th, 1877, St. André and St. Théodore parishes were transferred to the St. Hyacinthe diocese and this, at the request of Bishop Louis-Zéphirin Moreau, of St. Hyacinthe. Bishop Louis-François Richer-Laflèche, of Trois-Rivières, agreed to give up both Acton district parishes to the St. Hyacinthe diocese where they could be better served. For this purpose, Pope Pius IX had issued a decree on February 19th, 1877. On December 11th, 1877, the church was blessed by Bishop Louis-Zéphirin Moreau and Bishop Richer-Laflèche delivered the sermon. A three-bell carillon was blessed on October 27th, 1881.
In 1890, a new $10,000 contribution act was issued to complete the interior of the church. The churchwardens signed a $3,579 contract, on September 28th, 1891, with artist Joseph-Thomas Rousseau for the execution of works prepared by architects Rousseau and Decelles, of St. Hyacinthe. Woodwork paneling, the altars and the pulpit to be all completed between November 15th, 1891, and March 1892, were entrusted to Moïse Berthiaume for the amount of $7,606. The new steeple, 90 feet (27 meters) high, frightened a church neighbor who warned the churchwardens about its possible collapse. This steeple was removed by 1900 or shortly afterwards in unknown circumstances. In 1908, lateral galleries were installed; they will be removed in the 1955 restoration works. The church foundations were rebuilt during winter 1925.
The church facade caused concerns and was examined by engineer Alphonse Deschamps, of Montréal, on May 15th, 1932. The examination revealed weaknesses but no imminent danger. On October 28th, 1934, architect Louis-Napoléon Audet, of Sherbrooke, declared it dangerous. Decision was made, besides building a new facade, to add one bay and transepts to the church. The plans were prepared by architect Louis-Napoléon Audet and works were entrusted to Oner Dumont, of Acton Vale. The cornerstone of the new church facade was blessed on June 30th, 1935, by Auxiliary Bishop Aldée Desmarais, of St. Hyacinthe.
On March 6th, 1955, it was decided to undertake a complete restoration of the church for a sum not exceeding $100,000. On January 29th, 1984, Bishop Louis-de-Gonzague Langevin, of St. Hyacinthe, consecrated the church.
The church style is based on the Italian Renaissance style favored by the clergy at the time who was influenced by Archbishop Ignace Bourget, of Montréal, who found that the gothic style had too many similarities with the Protestant churches. Originally, there was no transept, they were added in 1935 at the same time as the modern facade was erected. The interior was decorated by a rich painted decor executed by artist Joseph-Thomas Rousseau on the vault which unfortunately was removed during the 1955 renovations. Of this decor, only seven paintings remain of which five are located in the chancel. These represent, from left to right, the Annunciation, the Nativity, the Apostles' communion, the Crucifixion and the Resurrection. The other two paintings, located in the nave's first bay, are scenes from the Holy Land : the Sea of Galilee and the Jourdain Valley. The Way of the Cross, installed in 1892, is a series of paintings from an unknown artist and were probably imported from Europe.
The Organ
A reed organ was purchased on May 6th, 1866. On November 8th, 1885, the churchwardens purchased an organ at the cost of $497. This organ was removed during the 1935 works and was replaced with opus 1517 from Casavant Frères, a 15-stop organ with two manuals and pedal. To build this instrument, Casavant used the tubular action, the pipework and the console of their opus 136, installed in 1901, in the chapel of the Sisters Jésus-Marie, in Sillery.
In 1955, Odilon Jacques rebuilt the instrument, electrified the action and used the unified system.
In 1993, the instrument was replaced with opus 1649 built in 1940 by Casavant Frères and installed, originally, in the De La Salle Academy in Trois-Rivières, managed by the Christian Schools Brothers. It was a cultural centre where Joseph-Antonio Thompson, who was organist in the Notre-Dame-des-Sept-Allégreses Church from 1916 till 1974, worked. This institution, which became La Vérendrye High School, burned down on May 3rd, 1973. When the Brothers left Trois-Rivières, they transferred the organ in the Mont-Bénilde chapel in Bécancour (St. Angèle-de-Laval district). It was a juvenate for the congregation (1949-1966) and then a residence that was transformed, in 1987, into a private high school who closed its doors in 2008.
Facing the organcase, the left turret houses the pipework from the former instrument, the right turret contains the reservoirs while all actual organ pipework is located behind the central facade.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Viole de Gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Gemshorn | 4' | Flûte de concert | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | |||
| Piccolo | 2' | |||
| Hautbois | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon (ext) | 16' |
| Bourdon | 8' |