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Casavant, Opus 679, 1916
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Historique
Batiscan est une municipalité du Québec située sur la Rive-Nord du fleuve Saint-Laurent dans la municipalité régionale de comté (MRC) des Chenaux et la région administrative de la Mauricie. L'origine de cette appellation, qui semble française, vient pourtant d'une langue amérindienne. Déjà, en 1603, Samuel de Champlain mentionne la rivière Batiscan « par où quelquefois les Algonquins viennent ». Une carte de 1609 la désigne également. C'est aussi en 1609 que Samuel de Champlain accoste aux abords de l'île Saint-Éloi. À l'époque, les Amérindiens occupent toute la côte de l'île, car c'est un lieu très fréquenté par les explorateurs et les Amérindiens pour la traite des fourrures. Appartenant vraisemblablement à la nation algonquienne qui a pour chef Pat Askam, la légende veut que ce soit en son honneur que Champlain baptise ce lieu « Batiscan ». En 1611, Champlain dit qu'il rencontre à Québec un capitaine algonquin nommé Batiscan. Sur la carte de 1612, figure la contrée de Batisquan. L'un de chefs amérindiens des Trois-Rivières, en 1627, se nommait Batisquan. Enfin, la Relation des Jésuites de 1637 mentionne que, dans les environs des Trois-Rivières, il y avait un chef amérindien nommé Tchiniouirineau, surnommé Batiscan.
Le mot « Batiscan » n'a aucun sens connu des Algonquins d'aujourd'hui. Dans la langue des Cris, Tabakscan veut dire « corne fendue ou fendante ». Le père Albert Lacombe (1827-1916), missionnaire chez les Cris, estime que ce terme est synonyme de Batiscan. D'autres définitions, celles-là fournies par le père Charles Arnaud (1826-1914), veulent que ce mot soit d'origine montagnaise — pathiscan, patiscan, patchisan — qui veut dire soit « vapeur ou nuée légère » ou « viande sèche pulvérisée, os broyés et qu'on fait bouillir ensuite » pour en retirer la substance dont se compose le « pemmican » montagnais. Un troisième sens au mot Batiscan serait « qu'il y a des joncs à l'embouchure », car il existait effectivement quantité de joncs à l'embouchure de la rivière avant le creusage pour le service des moulins. Enfin, le père E. Chouinart, missionnaire chez les Cris et spécialiste de leur langue, affirme que Batiscan est un mot cri qui veut dire « manquer le pied, faire un faux pas » comme dans mettre un pied en dehors d'un canot alors qu'on s'apprête à y monter : Ni Gi Patiskam.
Cette forte présence amérindienne attire les missionnaires. Les Jésuites, déjà établis aux Trois-Rivières, s'occupent beaucoup de la conversion des Amérindiens qui se rendent là pour la traite des fourrures. Les Iroquois font la terreur de ces Amérindiens, particulièrement les Attikamègues qui détestent la guerre et dont le caractère est très doux. Cette crainte de la guerre les éloigne des Trois-Rivières, afin de ne pas être mêlés aux luttes incessantes que se livrent les Hurons, les Algonquins et les Iroquois. Pensant que les Attikamègues habiteraient volontiers une mission en bas des Trois-Rivières, les Jésuites se décident à demander, pour eux, une concession sur la rivière Batiscan.
À cette époque, les Jésuites ont, à Paris, un protecteur puissant en la personne de Jacques de la Ferté, de l'ordre des Augustins, abbé de l'abbaye royale de la Magdelaine de Chateaudun, aumônier ordinaire du Roi, chantre et chanoine de la Sainte-Chapelle du Palais royal à Paris. Il est un des principaux membres de la Compagnie des Cent-Associés à qui on a concédé, le 15 janvier 1636, un fief seigneurie de dix lieues de largeur, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, sur vingt lieues de profondeur dans les terres. La seigneurie de Batiscan est donc concédée aux Jésuites le 13 mars 1639 devant les notaires Hervé Bergeron et Hyerosme Gouin, à Paris, afin de permettre primordialement l'évangélisation et la sédentarisation des Amérindiens (Iroquois, Algonquins, Montagnais, Attikamègues), car la France espère asseoir la religion catholique en Nouvelle-France. En dépit de leurs nombreux efforts, les Amérindiens désertent la région. Les Jésuites doivent se rendre à l'évidence... leur mission se solde par un échec. Ils quittent donc Batiscan tout en demeurant les seigneurs.
Le 10 octobre 1662, le frère coadjuteur François Malherbe est chargé d'aller prendre officiellement possession de la seigneurie de Batiscan auprès du notaire Louis Laurent du Cap-de-la-Madeleine, et ce, à la suite de pressions de la part des autorités du pays et de colons désireux de s'établir à Batiscan à cause de la présence de terres fertiles. Pendant trois ans, les colons les plus hardis s'installent sur un terrain de leur choix et commencent le défrichement. Ce n'est qu'au printemps 1666 que les Jésuites consentent, par acte notarié chez le notaire Jacques de La Tousche, l'attribution des premières concessions. En dépit de leur absence, les Jésuites s'acquittent de leurs devoirs de seigneurs. En effet, vers 1671, ils font construire un moulin banal. Il faut comprendre qu'à cette époque, le moulin permet à des dizaines de foyers de s'approvisionner en farine avec laquelle on fait du pain, base de l'alimentation.
L'église
Avant 1670, les colons de Batiscan se rassemblent pour la messe dominicale dans la maison du sieur Nicolas Rivard de la Vigne, lieutenant de la milice. Ils sont desservis par les abbés Nicolas Goblet et Germain Morin (1642-1702). Lors de la visite pastorale de Mgr François de Montmorency Laval, évêque de Québec, le 25 mai 1669, celui-ci recommande à l'abbé Morin de mettre sur pied l'organisation d'une paroisse. C'est ainsi que le 26 juin 1670, les premiers marguilliers sont élus avec, comme première tâche, la construction d'une chapelle. Le premier document qui mentionne cet édifice date du 3 juin 1674. Il s'agit de l'acte de donation d'un terrain de 59 mètres de long par 30 mètres de large (180 pieds de long par 100 pieds de large) par les Jésuites à la paroisse. Celui-ci est fait par le père Louis Nicolas, agissant au nom du père Claude Dablon, supérieur de toutes les missions des Jésuites au Canada, devant le notaire Jean Cusson, du Cap-de-la-Madeleine. Quant à la construction de cette première chapelle en bois avec toit couvert de chaume (14 mètres de long par 7 mètres de large / 45 pieds de long par 22 pieds de large), elle a certainement lieu entre le 26 juin 1670 et le 3 juin 1674. Elle est dédiée à saint François Xavier. Dès 1703, l'intérieur est « chaulé » c'est-à-dire que le bois est enduit au lait de chaux afin de le préserver et lui donner une meilleure apparence.
Les registres de la paroisse s'ouvrent le 20 novembre 1682 et l'érection de la paroisse Saint-François-Xavier a lieu le 2 novembre 1684 par Mgr de Laval après avoir réglé la dispute entre le curé de Champlain et celui de Batiscan quant à la dîme, car il faut dire que durant de nombreuses années, les paroisses de Champlain et Batiscan partageaient par le même curé. Par la même occasion, il nomme l'abbé Claude Volant de Saint-Claude (1654-1719) comme premier curé (1684-1692). Il est officiellement installé le 10 juin 1685.
Un premier presbytère de pierre (11 mètres de façade et 8 mètres de profondeur / 35 pieds de façade et 27 pieds de profondeur) est construit en 1696 aux frais et dépens du curé d'alors, l'abbé Nicolas Foucault (1664-1718) sans que les habitants n'aient à fournir quoi que ce soit.
La modeste chapelle de bois ne pouvait durer indéfiniment comme le confirme un document de Mgr Jean-Baptiste de La Croix-Chevrières de Saint-Vallier en 1687 où, à la suite sa visite des églises situées entre Québec et Montréal, il mentionne que, la plupart du temps, celles-ci sont souvent « prêtes à tomber en ruine ou dépourvues des choses les plus essentielles ». Lorsqu'il devient évêque de Québec en 1688, Mgr de Saint-Vallier s'assure que désormais toutes les églises soient construites en pierre et, à cette fin, il fait approuver, en 1699, par le Conseil du Roi, un arrêt à cet effet.
L'année de construction d'une première église en pierre n'est pas connue. Toutefois, certains documents portent à croire qu'elle a été construite entre 1697 et 1702. Le 30 juillet 1708, Jean Dubois, l'homme de métier responsable des travaux de maçonnerie, reçoit une quittance complète pour tous les travaux. Cette église n'était pas construite au même endroit que la première chapelle, mais plutôt à quelque 20 ou 30 mètres (65 à 100 pieds) au sud-ouest du presbytère. L'édifice mesure environ 9 mètres de large par 20 mètres de long (30 pieds de large par 65 pieds de long). Il est orienté dans le sens du fleuve, c'est-à-dire que sa longueur est parallèle au fleuve et sa façade est tournée vers l'ouest. Elle se termine par une abside semi-circulaire. Une petite chapelle latérale est érigée du côté sud. En façade, le mur de pierre est percé d'une grande porte surmontée d'un oeil-de-boeuf placé du niveau de la tribune. Huit fenêtres éclairent l'église et une autre la sacristie. Cette dernière est intégrée au choeur de l'église derrière une cloison adossée au maître-autel. L'édifice est couvert en bardeaux. Le terrain sur lequel s'élèvent la nouvelle église, le presbytère, le cimetière et les jardins du curé fait l'objet d'une donation en date du 30 septembre 1714.
En 1723, la mission de Sainte-Geneviève est fondée et, à partir de juillet 1727, Batiscan en administre les registres civils et religieux jusqu'à ce qu'elle devienne canoniquement une paroisse le 16 août 1833.
Un nouveau clocher, construit par le maître-charpentier Belle-Isle, de la Baie-Dufresne, et une nouvelle cloche sont installés en 1723-1724 pour la somme de 1 522 livres. Ce clocher est à nouveau remplacé en 1802 pour la somme de 1 423 livres par le sieur Pierre de La Tour. Ce n'est qu'en 1816, qu'une annexe en pierre (7 mètres sur 5 mètres / 24 pieds sur 18 pieds) est construite pour servir de sacristie par le maître maçon et entrepreneur, sieur Pierre Marcot, de Cap-Santé. Au cours des ans, cette église s'enrichit bien vite de décorations, d'un tombeau d'autel (oeuvre de Pierre Noiseux, des Trois-Rivières en 1824, 300 livres), d'un tabernacle (oeuvre de Jean-Baptiste-Antoine et François-Noël Levasseur en 1742, 690 livres) et d'un maître-autel, richement orné. S'y ajoutent des peintures et des statues. En 1817, le sculpteur François Normand, des Trois-Rivières, accepte de faire, moyennant la somme de 700 livres, une voûte à cintre.
En 1816,le premier presbytère, mal entretenu, croule sous le poids de l'âge. Une estimation des coûts de réparation est effectuée, mais elle est jugée trop élevée par les paroissiens. Ils décident plutôt de le faire démolir et d'en reconstruire un nouveau à même les fondations. C'est ainsi que l'on construit le deuxième presbytère. Pour qu'il dure longtemps, on maçonne des murs de 81 centimètres (32 pouces) d'épaisseur, faits en pierres. Comme on trouve peu de pierres des champs à Batiscan, il faut aller les chercher à Saint-Pierre-les-Becquets, sur la rive sud du fleuve. Pour faciliter leur transport d'une rive à l'autre, on doit attendre l'hiver, alors que le fleuve est gelé, ce qui permet aux chargements de traverser sur un pont de glace, toujours surveillé par le maître de grève.
En 1838, le corps et la charpente de l'église étant jugés solides, les menuisiers-sculpteurs Alexis et Michel Millette entreprennent une première phase de travaux qui comprend la réparation de la voûte, la plâtre et la peinture tout en y ajoutant diverses pièces de sculpture. De plus, ils réparent les boiseries, les portes et les fenêtres. Pour tout ce travail, ils reçoivent la somme de 2 000 livres. Une deuxième phase comprend l'installation de boiseries sur tous les murs intérieurs, l'installation de pilastres de style ionique, la décoration de la corniche de la tribune et diverses autres réparations, et ce, au coût de 2 700 livres.
L'inventaire de 1835 mentionne la présence de sept tableaux ornant l'intérieur de l'église. Deux d'entre eux existent encore. Le premier, celui de saint François Xavier, oeuvre non signée et non datée importée de France et installée en 1732, mesure 228 cm de hauteur par 221 cm de large (90 pouces de hauteur par 87 pouces de large). Le deuxième, celui de la Vierge et l'Enfant, aussi non signée et non datée, mesure 81 cm de hauteur par 63 cm de large (32 pouces de haut par 25 pouces de large). Quatre statues, deux grandes et deux petites, ornent aussi l'église. Les deux petites (saint François Xavier et saint Ignace de Loyola), entièrement dorées, sont placées de chaque côté du tabernacle. Les deux autres (sainte Vierge et saint Joseph), hautes de 1,8 mètre (6 pieds), figurent parmi les oeuvres anonymes de l'école canadienne du XVIIIe siècle et ont été réalisées entre 1710 et 1717.
Vers 1860, la vieille église de pierre érigée au début du XVIIIe siècle donne des signes évidents de fatigue et se révèle trop petite pour accueillir la population qui s'est considérablement accrue. Une requête demandant son remplacement est envoyée le 31 août 1863 par les paroissiens au Mgr Thomas Cooke, évêque de Trois-Rivières. Après maintes péripéties et requêtes auprès de l'évêque au sujet de l'emplacement de celle-ci, certains paroissiens la veulent sur le même emplacement que l'ancienne alors que d'autres la désirent plus au cœur du village lequel s'est déplacé vers l'est au cours des ans. Au bout du compte, l'église est érigée au cœur du village. Finalement, le 9 mai 1864, les syndics élus pour la construction d'une nouvelle église, sacristie et presbytère acquièrent, par-devant le notaire André-Joseph Martineau, de Champlain, une terre (un arpent et demi de front par quatre arpents de profondeur) appartenant à Hélène Pratte-Brunelle et Jacques Marcotte pour la somme de 400 $.
Le contrat de construction est signé, le 30 août 1864, avec Zéphirin Perreault, maître-entrepreneur et architecte, de Deschambault. La nouvelle église de pierre aura 36 mètres (120 pieds) de longueur par 17 mètres (56 pieds) de largeur avec des murs gouttereaux de 8,5 mètres (28 pieds) de haut hors terre et un clocher s'élevant à 46 mètres (150 pieds). Les fondations de pierre auront de 1 à 1,2 mètre (3 à 4 pieds) de profondeur et seront assises sur des pilotis de bois. La sacristie aura 9 mètres sur 9 mètres (30 pieds sur 30 pieds) et contiendra, entre autres, le maître-autel de l'ancienne église. L'édifice est inauguré le 16 juin 1867 et sa bénédiction est présidée par Mgr Louis-François Laflèche, évêque coadjuteur des Trois-Rivières. Le 28 août 1864, l'abbé Wenceslas Théophilas Fréchette (1811-1888), curé de la paroisse de 1843 à 1876, s'engage à faire construire, à ses frais et ses dépens, un nouveau presbytère et toutes les autres dépendances, en retour, il reçoit la vieille église de pierre, le vieux presbytère et le terrain sur lequel ils s'élèvent. L'autorisation de l'évêque n'est accordée que le 22 novembre 1869 et la transaction est officialisée le 13 décembre suivant. Le curé transforme la vieille église en usine à allumettes laquelle est détruite lors d'un incendie le 13 juin 1875.
Le 12 juin 1872, Mgr Laflèche, devenu évêque des Trois-Rivières, demande que la décoration intérieure de l'église soit entreprise dans les plus brefs délais. Le 11 juin 1873, un contrat est signé avec les entrepreneurs Alfred Giroux, de Saint-Casimir, et Charles Montminy, de Québec pour le parachèvement et les réparations des édifices paroissiaux. Les travaux incluent la construction de la fausse voûte, la charpente de la voûte et la menuiserie des boiseries. Ils réalisent le maître-autel, les autels latéraux, la balustrade, la chaire, le baptistère et les confessionnaux. Ils réalisent aussi la peinture et la dorure. Tous ces travaux sont terminés en 1875 au coût de 13 000 $, une somme énorme à l'époque.
Toutefois, malgré tout le bon vouloir de l'architecte, son manque d'expérience fait en sorte que les coûts prévus pour la construction dépassent de beaucoup la somme prévue et que des vices de construction ne tardent pas à se manifester… Dès 1877, on constate que les murs du presbytère se sont affaissés de plusieurs pouces et menacent de tout briser. Une somme de 1 140 $ est allouée pour réaliser des travaux de correction. En 1888, c'est au tour de l'église de montrer des signes de faiblesse. Après examen par deux architectes, Georges Héroux et Alfred Giroux, force est de constater que les fondations de l'église sont détériorées et en décomposition, car elles ont été construites en bois et non en pierre et que par conséquent, elles ne peuvent plus supporter le poids de l'édifice. Après bien des tergiversations, les travaux sont entrepris le 13 septembre 1891 et se déroulent jusqu'en 1893.
Les déboires se poursuivent et le 6 juin 1901, l'architecte Damien Bellemare, de Yamachiche, conclut, dans un rapport, qu'il est inutile de faire des réparations considérables, car il est impossible d'en faire une belle et bonne église capable de durer, mais, qu'avec un entretien suffisant ou non dispendieux, elle peut encore être utilisée un peu plus longtemps. Les réparations urgentes sont exécutées et un programme d'entretien est mis sur pied. Aujourd'hui, les façades ont été restaurées ainsi que les plâtres et peintures de la voûte et du chemin couvert.
Le portail est réparé en 1914 pour une somme de 780 $. En 1918, la restauration intérieure de l'église exige des déboursés de plus de 2 000 $. L'électrification de l'église en 1922 coûte près de 1 600 $. En 1926, l'ingénieur et surintendant des travaux publics de Québec, Albert-Roch Décary (1875-1968) se porte acquéreur de l'ancien presbytère et prépare les plans pour sa restauration dont les travaux sont exécutés par Pierre Marcot. En juin 1940, la sacristie est rénovée et l'intérieur de l'église est repeint, le tout au coût de 1 800 $.
Le 22 mai 1945, une tornade emporte le clocher. Il est reconstruit, au coût de 9 000 $ entièrement couvert par les assurances, par les entrepreneurs Demontigny et Morin selon les plans de l'architecte Ernest Denoncourt, de Trois-Rivières.
En 1951, les bancs de la nef sont remplacés. Ils sont fabriqués par la firme Cossette et Jacob, de Saint-Narcisse, au coût de 9 000 $.
En mai 1965, l'église est visitée par des voleurs. Ces derniers arrachent des murs les deux reliquaires sculptés par Noël Levasseur en 1741. Ils s'emparent également du Christ sculpté de la croix du maître-autel. Ces pièces n'ont jamais été retrouvées.
En 1967, comme c'est la coutume à l'époque, les églises envoient certaines oeuvres au Musée des Beaux-Arts de Québec pour les protéger du vol et du feu. Le conseil de fabrique décide de leur confier 13 de ses plus beaux trésors, dont le maître-autel ou tabernacle et le tombeau du maître-autel.
Le 22 mai 1962, l'ancien presbytère est acheté par le Gouvernement du Québec et, en 1969, il devient accessible au public. En 1989, une fondation est mise sur pied pour en assurer la gestion.
En 2009, le conseil de fabrique rapatrie les objets et oeuvres d'art de l'ancienne église et qui étaient entreposés au Musée. Ils sont de retour à Batiscan où elles sont en exposition dans l'église. Ces oeuvres d'art ont été restaurées pour la plupart afin de retrouver leurs couleurs d'origine.
La décoration intérieure actuelle est de style néo-gothique et tous les éléments décoratifs de la voûte sont en plâtre, comme les huit statues des apôtres, réalisées par la maison Thomas Carli, de Montréal. Le maître-autel, les autels latéraux, la chaire et l'abat-voix sont remarquables par l'exubérance et la richesse de leur ornementation. Les fenêtres latérales sont enjolivées de verre peint et quelques-unes, dont deux oculi situés dans le choeur, sont en vitrail.
L'orgue
Afin de soutenir la voix des maîtres-chantres et des choristes, la fabrique fait l'acquisition d'un orgue auprès du facteur d'orgues Louis Mitchell. Il est inauguré le 10 décembre 1874. Il reste en usage jusqu'en 1916 quand Mgr François-Xavier Cloutier, évêque des Trois-Rivières, le déclare « complètement usé ».
Le 30 juillet 1916, lors d'une assemblée de paroissiens, la décision est prise de commander un orgue neuf à la maison Casavant Frères au coût de 2 841 $. Cet orgue comporte 16 jeux répartis sur deux claviers et pédalier.
En 1966, le conseil de fabrique fait appel à la firme Maska afin de restaurer l'instrument, de séparer le buffet en deux pavillons afin de dégager la fenêtre ogivale centrale et d'installer une nouvelle console. Depuis, le manque d'entretien et la récente restauration des plâtres ont laissé l'orgue dans un état d'empoussiérage et de délabrement inquiétant. Toutefois, depuis 2010, des travaux ont été entrepris afin de redonner à cet instrument, ses titres de noblesse.
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History
Batiscan is a municipality in the province of Quebec located on the north bank of the St. Lawrence River in the Chenaux county regional municipality (MRC) and in the Mauricie administrative region. The origin of its name, which at first look sounds French, comes, however, from a First Native language. Already, in 1603, Samuel de Champlain mentioned the Batiscan River meaning « by where sometimes the Algonquins come ». It is shown in a map drawn in 1609. It is also in 1609 that Samuel de Champlain came into this area around the St. Eloi Island. At that time, First Nations occupied the whole island coast, because it was a place frequently visited by the explorers and the First Nations to trade furs. Belonging probably to the Algonquin nation who had a chief named Pat Askam, the legend says that Champlain calls this place "Batiscan" to honor their chief. In 1611, Champlain wrote that he met in Quebec City an Algonquin captain named Batiscan. On a map from 1612, the Batisquan country is shown. One of the First Nations chief in Trois-Rivières, in 1627, was named Batisquan. Finally, the 1637-Jesuit Relations mention that, around Trois-Rivières, there was a First Nations chief named Tchiniouirineau, nicknamed Batiscan.
The word "Batiscan" has no meaning in today's Algonquin language. In the Cree language, Tabakscan means « cracked or killing horn ». Father Albert Lacombe (1827-1916), a missionary to the Crees, believed that this word was synonymous with Batiscan. Other definitions, provided by Father Charles Arnaud (1826-1914), say that this word has an Innu origin — pathiscan, patiscan, patchisan — which means either « steam or light cloud » or « pulverized dry meat, crushed bones and which will be boiled » to obtain the substance from which Innu "Pemmican" is made up. A third meaning for the word Batiscan would be « there are rushes at the mouth », because there was really a large quantity of rushes in the mouth of the river before the excavation for the service of mills. Finally, Father E. Chouinart, missionary to the Crees and a linguist, maintains that Batiscan is a Cree word meaning « missed footing, tripping » as in putting a foot outside a canoe while getting ready to board it: Ni Gi Patiskam.
This large First Nation presence attracted the missionaries. Already established in Trois-Rivières, the Jesuits were deeply involved in the conversion of many First Nation people who came in for the fur trading. Iroquois were the dread of the First Nations, mainly the mild-character Attikameks who were against wars. This fear of war moved them away from Trois-Rivières, in order not to be involved in uninterrupted conflicts between the Hurons, the Algonquins and the Iroquois. Believing that the Attikameks would settle in a mission south of Trois-Rivières, the Jesuits decided to ask, for themselves, for a concession on the Batiscan River.
At that time, the Jesuits had a powerful protector, in Paris, in the person of Jacques de la Ferté, an Augustine member, abbot of the Magdelaine Royal Abbey in Chateaudun, King's ordinary chaplain, cantor and royal canon of the royal palace's Holy Chapel in Paris. He was one of the main members of the Company of One Hundred Associates who was granted a fief, on January 15th, 1636, a seigniory ten leagues wide on the edge of the St. Lawrence River and twenty leagues inland. The Batiscan seigniory was therefore granted to the Jesuits on March 13th, 1639, in front of notaries Hervé Bergeron and Hyerosme Gouin, in Paris, for the main purpose of the evangelization and the settlement of First Nations (Iroquois, Algonquins, Crees, Attikameks), because France hoped to establish the Catholic religion in New France. In spite of their numerous efforts, the First Nation people deserted the region. The Jesuits had to face the fact that their mission was a failure. They left Batiscan while remaining the seigneurs.
On October 10th, 1662, coadjutor brother François Malherbe was charged to officially take possession of the Batiscan seigniory in front of notary Louis Laurent, of Cap-de-la-Madeleine, and this, following pressures on behalf of the authorities and of settlers eager to settle in Batiscan because of the presence of fertile lands. For three years, the most audacious settlers came to establish themselves on land of their choice and began clearing. It is only in the spring in 1666 when the Jesuits approved, by a notarial deed, in front of notary Jacques de La Tousche, the attribution of the first concessions. In spite of their absence, the Jesuits fulfill their seigneurs' duties. In fact, by 1671, they had a general-purpose mill built. It is necessary to understand that at that time, the mill allowed dozens of homes to stock up with flour with which they make bread, a basic food.
The Church
Before 1670, Batiscan settlers gathered for Sunday mass in the home of Nicolas Rivard de la Vigne, first lieutenant of the militia. They were served by Fr Nicolas Goblet and German Morin (1642-1702). During his pastoral visit, Bishop François de Montmorency Laval, of Quebec City, on May 25th, 1669, he recommended Fr Morin to set up a parish. That's how on June 26th, 1670, the first churchwardens were elected with, as the first task, the construction of a chapel. The first document mentioning this building dates from June 3rd, 1674. It is about the donation of land (180 feet long by 100 feet wide / 59 meters long by 30 meters wide) by the Jesuits to the parish. This donation was signed by Fr Louis Nicolas, acting in the name of Fr Claude Dablon, superior of all Jesuit missions in Canada, in front of notary Jean Cusson, of Cap-de-la-Madeleine. As for the construction of this first wooden chapel with a roof covered with stubble (45 feet long by 22 feet wide / 14 meters long by 7 meters), it certainly took place between June 26th, 1670, and June 3rd, 1674. It was dedicated to St. Francis Xavier. From 1703, the interior was "limed" meaning that wood has been coated in whitewash to preserve it and give it a better look.
Parish registers were set up on November 20th, 1682, and the canonical erection of the St. Francis Xavier parish took place on November 2nd, 1684, by Bishop de Laval after settling the dispute between the Champain and Batiscan parish priests concerning the tithe, because for many years, the two parishes were served by the same parish priest. By the same occasion, he appointed Fr Claude Volant de Saint-Claude (1654-1719) as first parish priest (1684-1692). He was officially installed on June 10th, 1685.
A first stone presbytery (35 feet in the facade and 27 feet deep / 11 meters in the facade and 8 meters deep) was built in 1696 and was paid in full by the parish priest, Fr Nicolas Foucault (1664-1718) and no charge for the parishioners.
The modest wooden chapel could not last for eternity as it was confirmed in a document by Bishop Jean-Baptiste de La Croix-Chevrières of Saint-Vallier in 1687 when, following his visit of churches located between Quebec City and Montreal, he mentioned that, mostly, these churches are often « ready to be in ruin or devoid of the most essential things ». When he became bishop of Quebec City in 1688, Bishop de Saint-Vallier made sure that consequently all churches would be built in stone and, to this end, he had a decree approved by the King's Council, in 1699.
The exact year of construction of a first stone church is unknown. Nevertheless, documents lead to think that it was built between 1697 and 1702. Jean Dubois, who was responsible bricklaying, was given a final receipt on July 30th, 1708. This church was not built on the same site as the first chapel, but rather in some 65 to 100 feet (20 or 30 meters) southwest of the presbytery. It is believed that the building measured about 30 feet wide by 65 feet long (9 meters wide by 20 meters long). It was orientated in the flow of the river, that is its length was parallel to the river and its facade was turned westward. It was ending with a semicircular apse. A small lateral chapel was set up in the south side. In the facade, the stone wall was pierced by a large door topped by a bull's eye installed at the gallery level. Eight windows lit the church and one in the sacristy. The latter was inserted into the chancel of the church behind a partition on which the main altar was leaning against. The building was covered in shingles. The land on which the new church, the presbytery, the graveyard and the parish priest's garden stand was donated on September 30th, 1714.
In 1723, the St. Genevieve mission was founded and, from July 1727, Batiscan managed the civil and religious registers until it became canonically a parish on August 16th, 1833.
A new bell tower, built by master-carpenter Belle-Isle, of Baie-Dufresne, and a new bell were installed in 1723-1724, at the cost of 1,522 pounds. This bell tower will be replaced in 1802, at the cost of 1,423 pounds, by Pierre de La Tour. It is only in 1816, that a stone annex (24 feet by 18 feet / 7 meters by 5 meters) was built to serve as a sacristy by the master-bricklayer and businessman, Pierre Marcot, of Cap-Santé. Over the years, this church quickly added decorations, an altar tomb (work of Pierre Noiseux, of Trois-Rivières, in 1824, 300 pounds), a tabernacle (work of Jean-Baptiste-Antoine and François-Noël Levasseur in 1742, 690 pounds) and a richly adorned high altar. Paintings and statues were added. In 1817, sculptor François Normand, of Trois-Rivières, agreed to build a semi-circular vault, for 700 pounds.
In 1816, the first presbytery, badly maintained, collapsed under the weight of age. As repairs were prepared, the costs were estimated too large by the parishioners. They rather decided for its demolition and the construction of a new one using the same foundations. That's how the second presbytery was built. So that it would last for a long time, 32-inch (81 centimeters) thick stone walls were built. As there were not many field stones in Batiscan, it was decided to get them from St. Pierre-les-Becquets, on the south bank of the river. For an easier transport from one bank to the other one, they waited for the winter and while the river was frozen, loads could cross using an ice bridge which was always supervised by the shore master.
In 1838, the church framework being considered solid, carpenters-sculptors Alexis and Michel Millette carried out a first stage of works: repairs to the vault, its plastering and its painting while adding various sculpted elements. Besides, they executed repairs to woodwork, doors and windows. For all these works, they received 2,000 pounds. A second stage of works included the installation of woodwork on all internal walls, the installation of ionic style pilasters, the decoration of the gallery cornice and other various repairs, for 2,700 pounds.
The 1835 inventory mentions the presence of seven paintings adorning the interior of the church. Two of them still exist. The first one, St. Francis Xavier, undated and unsigned work imported from France and installed in 1732, measures 90 inch-high by 87 inch-wide (228 cm by 221 cm). The second one, the Virgin and Child, also unsigned and undated, measures 32 inches high by 25 inches wide (81 cm x 63 cm). Four statues, two large one and two small ones, also adorned the church. Both small ones (St. François Xavier and St. Ignace de Loyola), completely gilded, were placed on either side of the tabernacle. The two others (the Virgin Mary and St. Joseph), 6 feet (1.8 meters) high, are listed among the anonymous works from the 18th-century Canadian school and were executed between 1710 and 1717.
By 1860, the old stone church built at the beginning of the 18th century was giving obvious signs of weariness and turned out to be too small to accommodate the ever-increasing population. A request asking for its replacement was sent on August 31st, 1863, by the parishioners to Bishop Thomas Cooke, of Trois-Rivières. Many requests were sent to the bishop concerning the site where the new church would be built. Some parishioners wanted it on the same site as the old one while others wanted it more in the middle of the village which had moved eastward over the years. Finally, the church was built in the middle of the village. On May 9th, 1864, the elected syndics for the construction of a new church, sacristy and presbytery purchased, in front of notary André-Joseph Martineau, of Champlain, a piece of land (one and a half acres front by four acres deep) belonging to Hélène Pratte-Brunelle and Jacques Marcotte at the cost of $400.
The construction contract was signed, on August 30th, 1864, with contractor and architect Zéphirin Perreault, of Deschambault. The new stone church will be 120 feet (36 meters) long by 56 feet (17 meters) wide with 28-foot (8.5-metre) side walls and a 150-foot (46-meter) steeple. Stone foundations will be 3 to 4 feet (1 to 1.2 meters) deep and be sitting down on wooden stilts. The sacristy will be 30 feet long of 30 feet wide (9 meters by 9 meters) and will house, between others, the former church's high altar. The building was inaugurated on June 16th, 1867, and its blessing was presided by Bishop Louis-François Laflèche, coadjutor of Trois-Rivières. On August 28th, 1864, Fr Wenceslas Théophilas Fréchette (1811-1888), parish priest from 1843 till 1876, proposed to build, at his own expenses, a new presbytery and all other dependencies, in return, he would accept the old stone church, the old presbytery and the land on which they stand. The bishop's approval was given only on November 22nd, 1869, and the transaction was made official on December 13th next. The parish priest transformed the old church into a plant manufacturing matches. It was destroyed by fire on June 13th, 1875.
On June 12th, 1872, Bishop Laflèche, now bishop of Trois-Rivières, requested that the interior decoration of the church be undertaken at the earliest possible time. On June 11th, 1873, a contract was signed with contractors Alfred Giroux, of Saint-Casimir, and Charles Montminy, of Quebec City, for the completion and repairs of the parish buildings. Works included the construction of the vault, the vault framework and the installation of woodwork. They executed the high altar, the lateral one, the communion rail, the pulpit, the baptistry and the confessionals. They were also responsible for the painting and the gilding. All these works were completed in 1875 at the cost of $13,000, a huge sum at that time.
Nevertheless, despite the architect's good will, his inexperience caused the construction costs to surpass by far the budget and structural faults soon became visible... As early as 1877, the walls of the presbytery were sunk by several inches (centimeters) and threatened to break everything. A $1,140 sum was spent to carry out correction works. In 1888, the church began to show signs of weakness. After examinations by two architects, Georges Héroux and Alfred Giroux, force was to note that the foundations of the church were damaged and decomposing, because they were constructed with wood and not with stone and, as a result, they could no longer support the weight of the building. After a lot of prevarications, works were undertaken on September 13th, 1891, and will last until 1893.
Setbacks continued and on June 6th, 1901, architect Damien Bellemare, of Yamachiche, concluded in a report that it was useless to carry out important repairs, because it was impossible to make a nice and long lasting church out of this building, but, that with a careful and inexpensive maintenance program, it could last a little longer. Urgent repairs were carried out and a maintenance program was set up. Today, the facades were restored as well as the vault plasters and paintings and the covered way.
The portal was repaired in 1914 at a cost of $780. In 1918, the church interior was restored at the cost of $2,000. The electricity was installed in the church in 1922 at a cost of $1,600. In 1926, Albert-Roch Décary (1875-1968), an engineer and Quebec Superintendent for public works, purchased the former presbytery and prepared the plans for its restoration which will be carried out by Pierre Marcot. In June 1940, the sacristy was renovated and the interior of the church was repainted, at the cost of $1,800.
On May 22nd, 1945, a tornado took down the steeple. It was rebuilt, at the cost of $9,000, entirely covered by insurance, by contractors Demontigny and Morin according to plans prepared by architect Ernest Denoncourt, of Trois-Rivières.
In 1951, the nave pews were replaced. They were manufactured by Cossette and Jacob, of St. Narcisse, at the cost of $9,000.
In May 1965, the church was visited by thieves. They tore off from the walls two reliquaries sculpted by Noël Levasseur in 1741. They also stole the sculpted Christ corpus on the crucifix of the high altar. These items were never recovered.
In 1967, as it was usual at that time, churches sent some items to the Quebec Museum of Fine Arts in order to protect them from theft and fire. The churchwarden decided to entrust the Museum with 13 of its nicest treasures, among which the high altar or tabernacle and the tomb of the high altar.
On May 22nd, 1962, the old presbytery was purchased by the Government of Quebec and, in 1969, it became accessible to the public. In 1989, a foundation was set up to overlook its management.
In 2009, the churchwardens decided to repatriate from the Museum objects and works of art from the ancient church. They are back in Batiscan where they are on display in the church. These works of art were mostly restored and they got back their original colors.
The actual interior neo-Gothic decoration includes plaster elements such as the decorative vault elements and the eight statues of the Apostles, executed by the Thomas Carli firm, of Montreal. The high altar, the lateral altars, the pulpit and its canopy are remarkable for their luxuriance and their rich decor. Lateral windows contain painted glass while some, among them the two oculi located in the chancel, are stained glass windows.
The Organ
To support the cantors and the choir members, the churchwardens purchased an organ from organbuilder Louis Mitchell. It was inaugurated on December 10th, 1874. It was used until 1916 when Bishop François-Xavier Cloutier, of Trois-Rivières, declared it "completely worn-out".
On July 30th, 1916, in a parishioner’s meeting, it was decided to purchase a new organ from Casavant Frères at the cost of $2,841. It was a 16-stop instrument with 2 manuals and pedal.
In 1966, the churchwardens decided to call upon the Maska firm to restore the instrument, to divide the organcase in two separate cases in order to clear the central oval window and to install a new console. Since that time, the lack of maintenance and the recent restoration of plasters left the organ in a worrying dusting and dilapidation condition. Nevertheless, since 2010, works were undertaken to give back to this instrument, its original condition.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 16' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon | 8' | |
| Dulciane | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Doublette | 2' | Flûte harmonique | 4' | |
| Mixture | III | Hautbois | 8' | |
| Trompette | 8' | Tremolo | ||
Pédale |
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|---|---|
| Flûte | 16' | Bourdon | 16' |
| Flûte (ext) | 8' |