| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
Références References |
Retour Return |
![]() |
Casavant, Opus 579/1899, 1914/1947
[click on the image or here to obtain a larger picture] |
Verdun est un arrondissement de la ville de Montréal. Il est situé au sud-ouest de l'île de Montréal sur la rive du fleuve Saint-Laurent en aval de rapides de Lachine.
Historique
Le territoire de Verdun est aussi ancien que celui de Montréal, car les premières terres y furent concédées en 1660 incluant celle sur laquelle est construite l’église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. La paroisse porte d’abord le seul nom de Verdun, qui lui fut donné probablement par René-Robert Cavelier de LaSalle, en souvenir d’une ville du même nom, en France. On la nomma successivement « Côte des Argoulets », et « village de la rivière Saint-Pierre », car la rivière Saint-Pierre traverse la paroisse. La municipalité du village de Verdun est érigée le 28 décembre 1876. Elle obtient le statut de ville le 14 mars 1907 et celui de cité, le 21 décembre 1912. En 1956, elle annexe L'Île-des-Sœurs puis, en le 1er janvier 2002, elle est annexée à la ville de Montréal en tant qu'arrondissement.
La paroisse
Comme tout le territoire de l'île de Montréal, le territoire de Verdun dépend à l'origine de la paroisse Notre-Dame avant d'être dirigé vers la paroisse de Côte-Saint-Paul, érigée en 1874 par l'évêque (1840-1876) de Montréal, Mgr Ignace Bourget (1799-1885). Lorsque l'église de Côte-Saint-Paul est détruite par un incendie causé par la foudre, le 21 juillet 1899, les habitants de Verdun demandent, le 11 août 1899, au nouvel archevêque (1897-1939), Mgr Paul Bruchési (1855-1939), l'érection d'une nouvelle paroisse sur leur propre territoire. Il faut croire que Mgr Bruchési est en accord avec leur décision puisqu'il l'entérine rapidement la demande. Le 5 septembre 1899, il érige canoniquement la paroisse sous le vocable de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et en fixe le territoire.
Au cours des ans, quatre paroisses catholiques francophones (Notre-Dame-de-la-Paix en 1917, Notre-Dame-de-Lourdes en 1928, Notre-Dame-Auxiliatrive en 1939, Notre-Dame-de-la-Garde en 1944) et deux paroisses catholiques anglophones (St. Willibros en 1913 et St. Thomas More en 1944) se détachent de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à la suite de la croissance démographique sur le territoire.
Le 14 février 2006, la paroisse est dissoute et, le 15 avril 2006, elle est fusionnée avec celles de Notre-Dame-de-la-Paix et de Notre-Dame-Auxiliatrice pour former la paroisse Notre-Dame-de-la-Trinité. En septembre 2010, l'église Notre-Dame-Auxiliatrice est vendue à la congrégation Montreal Spanish Seventh-Day Adventist Church. Mis en vente dès 2006, l'église Notre-Dame-de-la-Paix est démolie en juin 2014 pour faire place à un complexe domiciliaire.
L'église
Le 8 septembre 1899, l'abbé Joseph-Arsène Richard (1859-1945) est nommé curé (1900-1945). Une grande maison carrée à pignon, érigée sur le terrain de Queen's Park, est louée afin de servir de presbytère et de chapelle provisoire. Une première messe est célébrée dans cette résidence le 17 septembre 1899. Le 9 décembre 1899, un clocheton, surmonté d'une croix, est fixé au toit de l'immeuble. Cette chapelle est utilisée jusqu'en mai 1900 et l'immeuble est détruit lors d'un incendie le 4 novembre 1901.
Le 29 octobre 1899, lors de la première assemblée paroissiale, les francs tenanciers autorisent le contrat de tout emprunt nécessaire pour l'acquisition d'un terrain et pour la préparation de plans et devis d'une église ou d'une chapelle-école ainsi qu'un presbytère. Un terrain, situé côté sud-ouest des rues Wellington et de l'Église, est sélectionné par le chanoine Joseph-Alfred Archambault (1859-1913), archidiacre (1888-1904) du diocèse, le 22 janvier 1900. De 1900 à 1914, ce sont 5 130 mètres carrés (55 230 pieds carrés) de terrain qui seront achetés au coût total de 17 000 $. L'architecte Joseph Venne (1858-1925) est mandaté pour concevoir les plans d'une église-école à être construite au coût de 20 000 $ incluant le coût du terrain initial 6 700 $. Une fois tous les contrats acceptés, les travaux débutent le 19 mars 1900. Les travaux de maçonnerie sont exécutés par les entrepreneurs Martineau et Prénoveau, la charpente et la menuiserie sont confiées à M. Reeves, tandis que la briqueterie revient à Joseph Pépin. L'édifice mesure 34,1 mètres (112 pieds) de longueur par 16,5 mètres (54 pieds) de largeur et 13,7 mètres (45 pieds) de hauteur. Il possède une structure de bois recouverte d'un parement de pierre et de brique. La pierre angulaire est bénite et posée par Mgr Bruchési le 6 mai 1900, la même journée où une première messe est célébrée dans son soubassement. Dès le 12 août 1900, les offices sont célébrés dans l'église supérieure tandis que dès le 16 septembre, le soubassement devient une école. Le 30 décembre 1900, Mgr Bruchési procède à la bénédiction de l'édifice dont les coûts de construction se soldent à un peu moins de 21 000 $, incluant le terrain.
Dès décembre 1904, les lieux deviennent trop exigus pour l’enseignement et le culte. Le 29 janvier 1905, les francs tenanciers de la paroisse décident d'emprunter la somme de 35 000 $, de vendre le bâtiment actuel à la Commission scolaire de Verdun pour 15 000 $, et de construire une nouvelle église en pierre, une sacristie et un nouveau presbytère au coin des rues Wellington et de l’Église. La vente est confirmée le 28 mars 1905 et l'édifice devient une école pour filles.
Lors d'une assemblée de paroissiens tenue le 8 février 1905, la décision est prise, dans un premier temps, de construire un soubassement en pierre selon les plans et devis de l'architecte Joseph Venne. Ce soubassement mesure 55,5 mètres (182 pieds) de longueur et 34,7 mètres (114 pieds) de largeur dans le transept. Les entrepreneurs Manny et Rondeau sont sélectionnés pour effectuer les travaux de maçonnerie tandis que ceux de plomberie et chauffage sont confiés à Narcisse Bélanger. Les travaux de charpente sont confiés à Alfred Gravel et ceux de peinture, à François-Xavier Labelle. Les travaux débutent le 3 avril 1905. La bénédiction et la pose de la pierre angulaire ont lieu le 25 juin 1905 par Mgr Zotique Racicot (1845-1915), évêque auxiliaire (1905-1915) de Montréal. La première messe est célébrée le 22 octobre 1905 et l'édifice est inauguré le 29 suivant. Le coût des travaux s'élève à 34 520 $. Le soubassement, bénit le 31 décembre 1905 par Mgr Racicot, sert de lieu de culte jusqu'en 1914.
En janvier 1911, les marguilliers décident de construire l'église supérieure et, après approbation du projet par Mgr Bruchési, votent les emprunts nécessaires. Le 18 mai 1911, les marguilliers envoient une requête officielle à Mgr Bruchési lui demandant la permission de bâtir l'église supérieure selon les plans des architectes Joseph Venne et Louis Labelle (1883-1921). La permission est accordée et la soumission de l'entrepreneur Omer Rondeau est acceptée le 25 juin 1911 pour la somme de 122 350 $. Les plans sont acceptés le 6 juillet et le contrat de construction est signé. Les travaux débutent le 24 juillet et se poursuivent normalement jusqu'en décembre 1912 alors que l'entrepreneur fait faillite. Le 9 janvier 1913, de nouveaux contrats, pour la somme de 130 000 $, sont signés avec T. Lessard pour la maçonnerie, la firme Paquet et Godbout pour la charpente et la menuiserie, et avec Narcisse Bélanger pour la couverture et le chauffage. La décoration intérieure, qui se déroule en 1913 et 1914, est confiée à T. Lessard et Joseph-Philippe Dupuis (1877-1953). Lorsque les travaux sont terminés en octobre 1914, les coûts totalisent 250 000 $. L'église est bénite le 25 octobre 1914 par Mgr Paul Bruchési.
Le 24 juin 1914, une souscription est lancée pour l'achat d'un carillon de cinq cloches. Lorsque vient la guerre en août, leur acquisition, en provenance d'Europe, est compromise. L'achat est remis. Le 16 octobre 1921, une grande campagne de souscription est lancée afin de finir de payer la dette de l'église. Le 14 janvier 1923, une autre souscription est lancée pour acquérir un carillon dont l'achat a été mis en veilleuse en 1914. Elle rapporte 15 000 $. La décision est prise de faire passer la commande de cinq à 18 cloches à être produites par la maison Paccard, de Haute-Savoie (France) au coût total de 10 753 $. Elles sont installées en septembre 1924. La même année, la paroisse célèbre son 25e anniversaire de fondation et la dette engendrée par la construction de l'église est remboursée en totalité. L'église est consacrée le 12 octobre 1929 par Mgr Georges Gauthier (1871-1940), administrateur apostolique (1921-1939) du diocèse de Montréal.
L'édifice
Construite dans un style Beaux-Arts, cette église mesure 55,5 mètres (182 pieds) de longueur et 34,7 mètres (114 pieds) de largeur dans le transept. Elle est surmontée d'une toiture en pignon recouverte de bardeaux d'asphalte; elle repose sur des fondations en pierre taillée. Les murs latéraux de l'église sont en pierre à bossage provenant des carrières Deschambault près de Québec. Divisée horizontalement en trois parties, sa façade symétrique présente un corps très massif en pierre de taille comprenant une grande ouverture en plein cintre illustrant un immense arc de triomphe. Cette même ouverture ou archivolte comprend une large rosace et trois arcades. Deux fenêtres jumelées, hautes et étroites prennent place de chaque côté de l'archivolte. Deux clochers élancés, atteignant une hauteur de 61 mètres (200 pieds), surmontent les angles de la façade. La sacristie est située à l'arrière et dispose d'une toiture plate à membranes. L'église est reliée au presbytère par un chemin couvert.
Dans le but de rendre le soubassement plus pratique, des modifications sont effectuées en 1967. Effectuées sous la supervision de l'architecte Georges E. Lemay par la firme Fernand Asselin, les tâches couvrent l'excavation du sous-sol, la rénovation des planchers en béton, en bois et en terrazzo, les nouvelles divisions des salles, la rénovation de la plomberie, du système de chauffage, de la ventilation et du système électrique.
La toiture est entièrement refaite à l'automne 2011; le revêtement en bardeaux d'asphalte est remplacé par un revêtement en tôle galvanisée. En 2017, des travaux, au coût de 6 millions $, ont permis une mise à jour du système électrique et du système de chauffage ainsi que la réparation des fenêtres et la restauration des clochers.
L'intérieur
L'intérieur de l'église est de style néobaroque. L'édifice, dont la capacité d'accueil est de 1 200 places, dispose d'un plan au sol en forme de croix latine avec choeur en saillie et abside en hémicycle. La voûte, qui s'élève à 20 mètres (66 pieds) au-dessus du plancher et dont la forme est celle d'un arc en plein cintre, est revêtue de plâtre peint par Louis-Eustache Monty (1873-1933) et comprend des éléments de plâtre sculpté. Il y a une tribune à l'arrière et deux autres dans le transept.
À partir du 24 août 1913, les murs du sanctuaire sont recouverts de plâtre par Joseph Fabien pour la somme de 400 $. Ce dernier installe par la même occasion de grands bandeaux de plâtre moulés et ornés délimitant les croisillons de transept, la nef et le choeur. Parallèlement, l'artiste Louis-Eustache Monty réalise un décor peint comprenant des faux finis et des trompe-l'oeil pour la somme de 3 400 $. Le 2 novembre 1913, les marguilliers accordent un contrat de 4 300 $ aux entrepreneurs Paquet et Godbout pour la fabrication des bancs de la nef. En 1914, un nouveau chemin de croix de plâtre peint est installé par la maison Carli, de Montréal. La même année, un immense retable en marbre est commandé d'Italie, celui-ci n'arrive qu'en 1918, un retard découlant des conflits de la Première Guerre mondiale.
Le 4 mars 1917, un contrat de 1600 $ est accordé à Joseph-Philippe Dupuis, de Verdun, pour produire une chaire en merisier sculpté et doré suivant les plans de Joseph Yenne. Elle est inaugurée à Noël 1917.
Le 19 juillet 1925, un contrat, d'une valeur de 32 000 $, est signé avec la maison T. Carli-Petrucci, de Montréal, pour fournir et installer un maître-autel et deux autels latéraux selon les plans et devis préparés par les architectes Dalbé Viau (1881-1938) et Louis-Alphonse Venne (1875-1934). Ces trois autels, fabriqués par la maison Daprato, de Chicago, arrivent le 1er juillet 1926. Auparavant, Joseph Saucisse avait, le 23 mai 1926, obtenu un contrat de 2 668 $ pour réaliser des fondations capables de soutenir 45 359 kg (100 000 lb), soit le poids du maître-autel avec son retable et celui des deux autels latéraux. De style Renaissance, le maître-autel, qui mesure 13 mètres (42,7 pieds) de haut et 8 mètres (26,2 pieds) de large et pèse 4 536 kg (10 000 lbs), est en marbre de Carrare; ses colonnes cannelées sont surmontées de chapiteaux corinthiens en bronze ciselé. La cène, placée au tombeau de l'autel, et les portes du tabernacle sont en bronze doré et ciselé alors que les mosaïques sont en verre florentin et en émail. Inaugurés le 25 décembre 1926, les trois autels sont consacrés le 11 février 1927 par Mgr Alphonse-Emmanuel Deschamps (1874-1940), évêque auxiliaire (1925-1940) de Montréal.
Le 20 juin 1928, le peintre-décorateur Édouard Dumouchel, qui a exécuté les dessins sur les vitres de la rosace de façade, reçoit une commande de 1 350 $ pour peindre les colonnes et les murs en imitation de marbre. Par la suite, il produit, pour la somme de 500 $, dix vitraux peints à la main qui seront installés au-dessous des tribunes de la nef en décembre 1928. Le 3 mars 1929, un contrat, au montant de 9 261 $, est accordé à John Patrick O'Shea et Cie, de Montréal, pour la fabrication de 18 verrières conçues selon les plans et devis des architectes Viau et Venne. Les verrières, représentant les mystères du Rosaire, sont installées dans l'abside du choeur la même année.
En 1967, afin de répondre aux changements demandés par le concile Vatican II, des réaménagements sont exécutés par la maison T. Carli-Petrucci au coût de 93 200 $. Les travaux consistent, dans le choeur, à introduire un autel de célébration où le célébrant fait face à la nef. Le nouvel autel, de même style que le maître-autel, est placé sur une base de marbre qui se veut un prolongement de celle du maître-autel. Le baptistère, qui était à l'arrière de l'église, est déplacé devant l'autel du Sacré-Coeur.
L'orgue
De septembre 1899 à février 1900, la chapelle utilise un harmonium prêté par le curé de la paroisse Saint-Enfant-Jésus de Montréal. Le 1er février 1900, la fabrique achète un harmonium au coût de $ 50. Le 19 mars 1908, il est remplacé par un harmonium de meilleure qualité au coût de $ 250. Cet instrument restera en fonction jusqu'à l'arrivée de l'orgue dans l'église supérieure.
L’orgue est commandé à la maison Casavant Frères le 2 novembre 1913 au coût de 10 000 $. L’instrument est béni en même temps que l’église, soit le 25 octobre 1914. À l’origine, il était à traction tubulaire pneumatique et portait l’opus 579. Il comprenait 3 claviers manuels et pédalier et 3 004 tuyaux.
Dans les archives de la paroisse, en date du 30 août 1914, il est fait mention qu’« il est résolu d’accepter les conditions de l’Hôtel de Ville de Verdun de fournir l’électricité comme motrice de l’orgue moyennant $50/année pour cinq ans. »
En 1947, une traction électropneumatique est installée. Il porte alors l’opus 1899. Selon Casavant, ni la sonorité ni la tuyauterie n’ont été modifiées depuis son installation.
Cet orgue est de style symphonique; il mélange, dans un style unique aux frères Casavant, des éléments de l’esthétique française héritée de Cavaillé-Coll et de la tradition anglo-américaine qui prévalait alors en Amérique du Nord.
Des opérations de recuirage sont réalisées en 1#972, 1986 et 1987. Des réparations majeures sont apportées par la maison Caron, Gagnon, Baumgarten Inc., au mois de mai 1990. Aujourd'hui, l’orgue est en mauvais état; plusieurs jeux sont non-fonctionnels. L’instrument aurait besoin d’une sérieuse "cure de rajeunissement".
[cliquer sur l'image ou ici pour obtenir une version agrandie]
Verdun is a district in the city of Montréal. It is located in the southwest of the island of Montréal on the banks of the St. Lawrence River downstream from the Lachine Rapids.
History
Verdun territory of Verdun is as ancient as Montréal's, because the first lands were granted in 1660 there including the one on which Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (Our Lady of Seven Sorrows) Church is built. First, the parish was known as Verdun parish which was probably given by René-Robert Cavelier de LaSalle to honor a city carrying the same name in France. It was successively called « Argoulets Hill », and « St. Pierre River Village », because the St. Pierre River flows through the parish. The village municipality of Verdun was established on December 28th, 1876. It was granted town status on March 14th, 1907, and the city status, on December 21st, 1912. The city annexed Nuns' Island in 1956. On January 1st, 2002, Verdun was annexed to the city of Montréal as a district.
The Parish
Just like the complete territory of Montréal Island, Verdun territory was served by Notre-Dame parish before being transferred to the Côte-Saint-Paul parish established in 1874 by Ignace Bourget (1799-1885), bishop (1840-1876) of Montréal. When the Côte-Saint-Paul church was destroyed by a fire caused by lightning, on July 21st, 1899, the Verdun residents asked, on August 11th, 1899, Paul Bruchési (1855-1939), the new archbishop (1897-1939) of Montréal, for the establishment of a new parish on their own territory. It is believed that Archbishop Bruchési was thinking the same way because the request was rapidly accepted. On September 5th, 1899, he canonically established the parish which will be dedicated to Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (Our Lady of Seven Sorrows) and delimited its territory.
Over the years, four French-speaking Catholic parishes (Notre-Dame-de-la-Paix in 1917, Notre-Dame-de-Lourdes in 1928, Notre-Dame-Auxiliatrice in 1939, Notre-Dame-de-la-Garde in 1944) and two English-speaking Catholic parishes (St. Willibrod in 1913 and St. Thomas More in 1944) were detached from Notre-Dame-des-Sept-Douleurs parish following a population increase on its territory.
On February 14th, 2006, the parish was dissolved and, on April 15th, 2006, it was merged with Notre-Dame-de-la-Paix and Notre-Dame-Auxiliatrice parishes to establish the Notre-Dame-De-La-Trinité (Our Lady of the Trinity) parish. In September 2010, Notre-Dame-Auxiliatrice church was sold to the Montreal Spanish Seventh-Day Adventist Church congregation. Put out for sale in 2006, Notre-Dame-de-la-Paix church was demolished in June 2014, to make room for a housing complex.
The Church
On September 8th, 1899, Fr Joseph-Arsène Richard (1859-1945) was appointed as the parish priest (1900-1945). A large square gabled house, built on Queen's Park ground, was rented to be used as a presbytery and as a temporary chapel. A first mass was celebrated in this residence on September 17th, 1899. On December 9th, 1899, a little steeple, topped by a cross, was added to the roof of the building. This chapel was used until May 1900, and the building was destroyed in a fire on November 4th, 1901.
On October 29th, 1899, in the first parish assembly, the land owners authorized any necessary borrowing for the purchase of a piece of land and for the preparation of plans for a church or a chapel school as well as a presbytery. A piece of land, located on the southwest side of Wellington and de l'Église streets, was selected by Canon Joseph-Alfred Archambault (1859-1913), diocese archdeacon (1888-1904), on January 22nd, 1900. From 1900 to 1914, 55,230 sq. ft. (5,130 sq m.) will be purchased for a total amount of $17,000. Architect Joseph Venne (1858-1925) was entrusted to design a church school to be built at the cost of $20,000 including the cost of the initial lot $6,700. Once all contracts were awarded, works started on March 19th, 1900. Masonry works were entrusted to the Martineau and Prénoveau firm, framework and woodworking to Mr. Reeves while the bricklaying went to Joseph Pépin. The building was 112 feet (34.1 meters) long by 54 feet (16.5 meters) wide and 45 feet (13.7 meters) high. It had a wooden structure covered with a stone and brick. The cornerstone was blessed and laid down by Archbishop Bruchési on May 6th, 1900, the same day a first mass was celebrated in its crypt. From August 12th, 1900, services were celebrated in the upper church while from September 16th, the crypt became a school. On December 30th, 1900, Archbishop Bruchési blessed the building whose costs were a little less than $21,000, including the cost of land.
In December 1904, the facilities became too cramped for both education and worship. On January 29th, 1905, the parish land owners decided to borrow $35,000, to sell the actual building to the Verdun School Commission for $15,000, and to build a new stone church, a sacristy and a new presbytery on the corner of Wellington and de l'Église streets. The sale was ratified on March 28th, 1905, and the building became a school for girls.
In a parish assembly held on February 8th, 1905, it was decided to first build a stone crypt according to plans by architect Joseph Venne. The crypt was 182 feet (55.5 meters) long by 114 feet (34.7 meters) wide at the transept. The Manny and Rondo firm was selected to carry out the bricklaying works while the plumbing and heating works were entrusted to Narcisse Bélanger. Framework was entrusted to Alfred Gravel and painting to François-Xavier Labelle. Works started on April 3rd, 1905. The blessing and the laying of the cornerstone took place on June 25th, 1905, presided by Zotique Racicot (1845-1915), auxiliary bishop (1905-1915) of Montréal. The first mass was celebrated on October 22nd, 1905, and the building was inaugurated the following August 29th. The total costs amounted to $34,520. The crypt, blessed on December 31st, 1905, by Auxiliary Bishop Racicot, was used as a place of worship until 1914.
in January 1911, the churchwardens decided to build the upper church and, after the project approval by Archbishop Bruchési, they voted the required borrowings. On May 18th, 1911, the churchwardens sent the official request in Archbishop Bruchési asking him the permission to build the upper church according to the plans by architects Joseph Venne and Louis Labelle (1883-1921). Permission was granted and the quotation by contractor Omer Rondeau was accepted on June 25th, 1911, for the amount of $122,350. Plans were accepted on July 6th and the building contract was signed. Works started on July 24th and progressed normally until December 1912, when the contractor went bankrupt. On January 9th, 1913, new contracts, for $130,000, were signed with T. Lessard for the bricklaying, the Paquet et Godbout firm for the structure and the woodworking, and with Narcisse Bélanger for the roofing and the heating system. The interior decoration, which took place in 1913 and 1914, was entrusted to T. Lessard and Joseph-Philippe Dupuis (1877-1953). When works were completed in October 1914, the expenses totaled $250,000. The church was blessed on October 25th, 1914, by Archbishop Paul Bruchési.
On June 24th, 1914, a fund-raising campaign was launched for the purchase of a five-bell carillon. When the war was declared in August, their purchase, coming from Europe, was jeopardized. The purchase was postponed. On October 16th, 1921, a major fund-raising campaign was launched to complete the repayment of the mortgage on the church. On January 14th, 1923, a fund-raising campaign was launched for the purchase of a carillon which had been postponed in 1914. This campaign brought back $15,000. It was decided to increase the purchase from 5 to 18 bells to be cast by the Paccard firm, in Haute-Savoie (France) at the cost of $10,753. It was installed in September 1924. The same year, the parish celebrated its 25th anniversary and the debt created for the construction of the church was completely eliminated. The church was blessed on October 12th, 1929, by Georges Gauthier (1871-1940), apostolic administrator (1921-1939) of the Montréal diocese.
The Building
Built in the Fine Arts style, this church measures 182 feet (55,5 meters) of long by 114 feet (34.7 meters) wide at the transept. It is topped by a ridge roof covered with asphalt shingles; it rests on cut stone foundations. The lateral walls are covered with rusticated stone coming from quarries in Deschambault near Québec City. Divided horizontally into three sections, its symmetrical facade presents a very massive stone body with a large round-arch opening like a large triumphal archway. The same opening or archivolte includes a large rose window and three arcades. Two twinned, high and narrow windows are included in the archivolte on each side. Two soaring bell towers, reaching 200 feet (61 meters) high, rise above the facade angles. The sacristy is located in the back and has a flat protected membrane roof. The church is linked with the presbytery by a covered way.
To make the crypt more functional, modifications were carried out in 1967. Under the supervision of architect Georges E. Lemay and carried out by the Fernand Asselin firm, the works included the excavation of the crypt, new concrete, wood and terrazzo floors, new hall divisions, renovation of the plumbing, heating, ventilation and electrical systems.
The roof was completely renovated in autumn 2011; the asphalt shingles surface was replaced with a galvanized sheeting surface. In 2017, works, at the cost of $6 million, were carried out to update the electrical and the heating systems as well as to repair the windows and to restore the bell towers.
The Interior
The interior of the church is in the neo-Baroque style. The building, whose capacity is 1,200 places, has a Latin cross floor plan with a protruding chancel and a semicircular apse. The plaster barrel vault, which rises to 66 feet (20 meters) above the floor, received paintings by Louis-Eustache Monty (1873-1933) and sculpted plaster elements. There is a back galley and two others in the transept.
From August 24th, 1913, the chancel walls received plaster form Joseph Fabien at the cost of $400. On the same occasion, he installed large molded and decorated plaster banners delimiting the transept arms, the nave and the chancel. At the same time, artist Louis-Eustache Monty executed a painted decor which included faux finis and of trompe-l'oeil elements at the cost of $3,400. On November 2nd, 1913, the churchwardens awarded a $4,300 contract to the Paquet et Godbout firm for the construction of the nave pews. In 1914, new painted plaster stations of the cross were installed by the Carli firm, of Montréal. The same year, a huge marble reredos was ordered from Italy; it arrived only in 1918, a delay cause by First World War conflicts.
On March 4th, 1917, a $1,600 contract was awarded to Joseph-Philippe Dupuis, of Verdun, to execute a sculpted and gilded wild cherry tree pulpit according to plans by Joseph Yenne. It was inaugurated at Christmas 1917.
On July 19th, 1925, a contract, worth $32,000, was signed with the T. Carli-Petrucci firm, of Montréal, to provide and to install a main altar and two lateral altars according to plans prepared by architects Dalbé Viau (1881-1938) and Louis-Alphonse Venne (1875-1934). These three altars, produced by the Daprato firm, of Chicago, arrived on July 1st, 1926. Meanwhile, Joseph Saucisse had, on May 23rd, 1926, been awarded a $2,668 contract to secure foundations to support 100,000 lb (45,359 kg) which was the weight of the main altar and its reredos and of both lateral altars. In the Renaissance style, the Carrara marble main altar, which is 42.7 feet (13 meters) high and 26.2 feet (8 meters) wide and weighing 10,000 lb (4,536 kg), features fluted columns topped by carved bronze Corinthian capitals. The Last Supper scene, located in the tomb of the altar, and the doors of the tabernacle are bronze gold and carved with mosaics made of Florentine glass and enamel. Inaugurated on December 25th, 1926, the three altars were consecrated on February 11th, 1927, by Alphonse-Emmanuel Deschamps (1874-1940), auxiliary bishop (1925-1940) of Montréal.
On June 20th, 1928, painter and interior decorator Édouard Dumouchel, who executed the drawings on the window panes of the facade rose window, accepted a $1,350 contract to paint the columns and the walls in a simulation of marble. Later, he executed, for $500, ten hand-painted stained glass windows which were installed under the nave galleries in December 1928. On March 3rd, 1929, a contract, for $9,261, was awarded to the John Patrick O'Shea firm, of Montréal, to produce 18 stained glass windows according to plans by architects Viau and Venne. The stained glass windows, illustrating the mysteries of the rosary, were installed in the apse of the chancel in the same year.
In 1967, to meet the recommendations put forward by the Vatican II council, redevelopments were carried out by the T. Carli-Petrucci firm at the cost of $93,200. The works included, in the chancel, the introduction of a celebration altar where the minister will face the nave. The new altar, in the same style as the main altar, is located on a marble base which is an extension of the one used for the main altar. The baptistry, which was located in rear of the church, was moved in front of the Sacred-Heart altar.
The Organ
From September 1899 to February 1900, the chapel used a reed organ loaned by the St. Enfant-Jésus parish in Montréal. On February 1st, 1900, a reed organ was purchased at the cost of $50. On March 19th, 1908, it was replaced by a better quality reed organ at the cost of $250. This instrument remained in use until the pipe organ was installed in the upper church.
The organ was commissioned to Casavant Frères on November 2nd, 1913, at the cost of $10,000. The instrument was blessed on the same day as the church was, on October 25th, 1914. At first, it was a tubular-pneumatic action instrument and was assigned opus number 579. It was a three-manual and pedal organ with 3,004 pipes.
In the parochial archives, on August 30th, 1914, it is mentioned that « the City of Verdun accepted to supply electricity to the organ for a fee of $50 a year for five years. »
In 1947, an electro-pneumatic action was installed. It was assigned a new opus number, 1899. According to Casavant, the voicing and the pipework have not been modified since its initial installation.
It is a symphonic style instrument; it mixes, in a unique Casavant style, elements from French aesthetics inherited from Cavaillé-Coll and elements from the Anglo American aesthetics then fashionable in North America.
Releathering operations were carried out in 1972, 1986 and 1987. Major repairs were carried out in May 1990, by the Caron, Gagnon, Baumgarten organbuilding firm. Today, the organ is in poor condition; many stops are silent. The instrument is in great need of a complete and thorough restoration.
|
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre I | 8' | Principal | 8' | |
| Montre II | 8' | Bourdon | 8' | |
| Principal étroit | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Flûte double | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Gemshorn | 8' | Principal | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte traverse | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Octavin | 2' | |
| Doublette | 2' | Cornet | V | |
| Mixture | IV | Basson | 16' | |
| Mixture | II | Trompette | 8' | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Posaune | 8' | Voix humaine | 8' | |
| Tremolo | ||||
|
Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Flûte | 32' | |
| Mélodie | 8' | Flûte ouverte | 16' | |
| Dulciane | 8' | Bourdon | 16' | |
| Viole d'orchestre | 8' | Violon | 16' | |
| Violina | 4' | Bourdon doux | 16' | |
| Flûte douce | 4' | Violoncelle | 8' | |
| Piccolo | 2' | Flûte | 8' | |
| Clarinette | 8' | Bourdon | 8' | |
| Musette | 8' | Flûte | 4' | |
| Bombarde | 16' | |||