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Déry, 1885 / Casavant, Opus 2231, 1954
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La ville de Neuville est située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent à environ 35 km (22 milles) à l'ouest de la ville de Québec dans le comté de Portneuf et la région administrative de la Capitale-Nationale.
Historique
Le 15 décembre 1653, Jean de Lauson (v1584-1666), gouverneur (1651-1657) de la Nouvelle-France, concède une seigneurie de deux lieues de front sur le fleuve Saint-Laurent et quatre lieues de profondeur à Jean Bourdon (1601-1668). Celui-ci la nomme « Dombourg » (anagramme du nom de Bourdon) ou de la Pointe-aux-Trembles, car, autrefois, la pointe où est construite l'église était couverte de bouleaux ou trembles.
Jean Bourdon est seigneur de 1653 à 1663 puis son fils, Jean-François Bourdon Dombourg (1647-1690) lui succède de 1663 à 1680. Le 12 novembre 1680, la seigneurie est vendue à Nicolas Dupont, sieur de Neuville (1632-1716) qui la renomme « Neuville ». Le territoire de la seigneurie est agrandi le 27 avril 1683.
Le territoire demeure une seigneurie jusqu'à l'abolition du régime seigneurial le 18 décembre 1854. Une municipalité de paroisse est érigée le 1er juillet 1845 alors que la municipalité de village est érigée le 20 décembre 1919. Le territoire obtient le statut de ville le 2 janvier 1997 alors que se fusionnent la municipalité de paroisse et celle du village.
L'église
Les origines de la paroisse remontent à 1679 soit au moment où est construite une modeste chapelle de bois, de 9,1 mètres (30 pieds) de longueur sur 6,7 mètres (22 pieds) de largeur, qui est couverte de chaume. Des missionnaires desservent alors tout le territoire de Neuville à Batiscan, à partir de Neuville. La paroisse est érigée canoniquement par Mgr François de Montmorency Laval (1623-1708), évêque (1674-1688) de Québec, le 3 novembre 1684 sous le vocable de Saint-François-de-Sales. Le premier curé, l'abbé Jean Basset (1646-1716), ne se rend dans sa paroisse qu'en août 1685. Comme la chapelle devient trop exiguë, une première église en pierre est construite en 1696. Elle mesure 22,9 mètres (75 pieds) de longueur sur 12,2 mètres (40 pieds) de largeur. Toutefois l'édifice ne sera pas achevé avant 1715. De 1717 à 1760, l'intérieur est embelli d'un retable et d'autres boiseries. Le sculpteur Charles Vézina (1685-1755) y travaille à plusieurs reprises.
Cette église se métamorphose au cours d'une période d'un siècle par des transformations successives. Aucune partie originale ne subsiste, mais il est toutefois facile de dégager le plan initial du bâtiment. C'était une église en forme de croix latine avec de petites chapelles latérales intérieures et se terminant par un choeur et une abside vraisemblablement à pans coupés comme l'actuelle.
L'église actuelle est un édifice construit en plusieurs sections dans un ordre chronologique du chevet à la façade: 1761, le choeur; 1835, la sacristie; 1854, la nef; et finalement 1915, la façade.
Les travaux de transformation commencent en 1761 : le choeur est reconstruit en entier. Cette partie est encore visible à l'arrière. C'est un chevet dont l'hémicycle est formé de pans coupés. Ce choeur reconstruit loge le sanctuaire et la sacristie, en arrière d'un retable en Arc de Triomphe. En 1783, une première sacristie, de 8,5 mètres (28 pieds) sur 7,6 mètres (22 pieds), est construite dans le prolongement du choeur.
Le 12 mai 1835, une partie du territoire de la paroisse est détachée pour former la paroisse Saint-Jean-Baptiste des Écureuils. La même année, les paroissiens demandent et obtiennent de Mgr Joseph Signay (1778-1850), évêque (1833-1850) de Québec, la permission de reconstruire la sacristie. De 1836 à 1838, un édifice à deux étages, toujours présent au chevet de l'église, est érigé. Le 18 juin 1845, une partie du territoire de la paroisse est détachée pour former la paroisse Saint-Basile de Portneuf. Les travaux de transformation de l'église reprennent en 1854. Cette fois, l'ancienne nef est démolie et remplacée par l'actuelle. Il semble bien qu'au départ, on voulait reconstruire entièrement l'église, mais, faute de moyens financiers et de l'avis de la majorité de paroissiens, la décision est prise de conserver le choeur. La nef est élargie entraînant la disparition du transept. La nouvelle section est d'ailleurs mal raccordée au choeur: la nef crée un angle par rapport au choeur et le plan démontre une inclinaison au chevet. Le 13 janvier 1868, une partie du territoire de la paroisse est détachée pour former la paroisse Sainte-Jeanne de Pont-Rouge.
En 1889, trois nouvelle cloches remplace la vieille cloche qui est offerte gratuitement à la communautaé des Soeurs du Bon-Pasteur à Québec.
En 1915, la façade originale construite par l'entrepreneur Augustin-David Dussault (1811-1875), de Québec, est remplacée par l'actuelle. Le parement de granit respecte les grandes lignes existantes. C'est la dernière modification importante apportée à l'extérieur de l’église.
L'édifice est classé comme faisant partie d'une aire de protection par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le 8 novembre 1977.
Au cours des dernières années, la fabrique investit près d’un million de dollars pour rénover la toiture, restaurer la maçonnerie et rénover le système de chauffage. En 2011-2012, la charpente de la toiture est consolidée tandis que les portes, les fenêtres et la galerie de la sacristie sont restaurées.
L’aspect financier, la réorganisation des paroisses et la diminution du nombre de fidèles mènent à la décision de vendre l'édifice. En 2015, la Ville de Neuville acquiert l’église pour la somme symbolique de 1 $. L’objectif de cette acquisition est la protection d’un emblème patrimonial et sa mise en valeur dans la vie collective.
La bibliothèque municipale Félicité-Angers, inaugurée à l’automne 2017, y est relocalisée. Elle utilise environ le tiers de la superficie de l’église qui conserve un lieu de culte: du choeur à la chaire et la sacristie. En vertu de l’entente, les oeuvres d’art qui se trouvent dans l’église y restent et la Ville devra être consultée si le diocèse veut en disposer.
L'intérieur
L'intérieur comprend une nef à trois vaisseaux qui se termine par un choeur en saillie et une abside en hémicycle. Le cas du décor intérieur est aussi complexe que celui de l'édifice lui-même.
À l'origine, le choeur comprend le sanctuaire occupé par le baldaquin, une partie des chapelles latérales qui empiètent à cause de l'étroitesse de la nef et une sacristie située dans l'abside derrière une cloison.
Le baldaquin dont il est question est une oeuvre en noyer de 10 mètres (33 pieds) de hauteur, comportant six colonnes torses reposant sur des piédestaux rectangulaires ornés de panneaux ouvragés. Coiffées de chapiteaux corinthiens, les colonnes supportent un riche entablement elliptique s'interrompant du côté de la nef afin de mieux mettre en évidence le maître-autel. De l'entablement s'élèvent six branches ayant la forme de gracieuses volutes élancées, couvertes de feuillages. Ces branches se rejoignent au centre du baldaquin autour d'un gros cul-de-lampe servant de base à une grande croix. L'ornementation de ce bel ensemble est terminée par deux statuettes (Saint Jean Baptiste et Saint Jean l'Évangéliste) en pied reposant sur des socles situés sur l'entablement, dans l'axe des colonnes avant du baldaquin. Ce baldaquin constitue une richesse artistique et patrimoniale hors pair puisqu'il est considéré comme le plus vieux monument religieux catholique romain en Amérique issu du régime français.
De plus, ce baldaquin possède sa propre histoire : réalisé vers 1695 présumément par Jacques Leblond de Latour (1671-1715), il avait été commandé par Mgr Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), évêque (1688-1727) de Québec, pour orner la chapelle épiscopale. En 1717, une disette sans précédent et la situation financière précaire de l’évêché de Québec incitent Mgr de Saint-Vallier à demander aux paroissiens de Neuville et à leur curé, le chanoine Joseph-Thierry Hazeur de Lorme (1680-1757), de lui fournir 350 minots de blé pour nourrir les pauvres de Québec en échange du baldaquin. Celui-ci prend pour modèle, mais avec plus de sobriété, celui de l'église du Val-de-Grâce à Paris qui, inspiré de Gian Lorenzo Bernini dit Le Bernin (1598-1680), est dessiné, en 1663, par les architectes Pierre Le Muet (1591-1669) et Gabriel Le Duc (v1630-1696) et exécuté en 1669 par Le Duc. Ce baldaquin est installé dans l'église de Neuville en 1717-1718 selon les registres paroissiaux au coût de 250 livres, incluant le transport. Par la suite, certaines parties sont dorées par les Ursulines de Québec en 1721.
Reconstruit de 1761 à 1763, le choeur en pierre est plus étroit que la nef et se termine par une abside polygonale à sept côtés orientée vers l'est. Il est coiffé d'un toit à croupes également polygonal. Ces travaux terminés, quelques travaux d'embellissement du choeur sont réalisés, mais ils sont interrompus par l'agrandissement de l'église en 1783. Ces travaux visent à augmenter l'espace du choeur en récupérant les espaces laissés vacants par l'ajout d'une sacristie greffée à l'abside et le transfert des chapelles latérales dans le transept. Le baldaquin n'est pas affecté par ces travaux.
Les travaux d'embellissement du choeur reprennent en 1801. L'architecte et sculpteur François Baillairgé (1759-1830) est mandaté pour sculpter les deux autels latéraux. En 1802, les marguilliers décident d'entreprendre la décoration du choeur. Dans un premier temps, François Baillairgé se voit confier le mandat de fournir un nouveau maître-autel qui sera placé sous le baldaquin. L’ensemble est constitué d’un tombeau et d’un tabernacle en bois sculpté, peint et doré. Pour le tabernacle, Baillairgé s'inspire de celui qu'il a fabriqué en 1797 pour la cathédrale Notre-Dame de Québec et qui a été détruit lors de l'incendie en 1922. Le projet de décoration comprend aussi le couronnement du baldaquin, mais les travaux sont reportés à plus tard.
Le 3 novembre 1827, trois sculpteurs de Trois-Rivières, François Normand (1779-1854), François Lafontaine et François Routhier, signent un contrat s'engageant à réaliser le décor architectural du choeur qui sera exécuté en 1827 et 1828, dans la manière des sculpteurs de l'atelier des Écores. Ils érigent une nouvelle fausse voûte en cul-de-four et effectuent l'ensemble de l'ornementation, notamment l'entablement, les pilastres, les chambranles et les guirlandes. Ils modifient aussi sensiblement le baldaquin en ajoutant les panneaux sculptés qui parent les piédestaux des colonnes torses, en remplaçant les pièces manquantes et en rafraîchissant la peinture. Le sculpteur Henri Angers (1870-1963) exécute les trônes curial et épiscopal ainsi que deux prie-Dieu.
La transformation la plus importante apportée au baldaquin remonte à 1854, alors que la statue de l'Ascension qui le couronne fait place à la croix dorée actuelle. Selon l'abbé Louis-Édouard Parent, qui fut curé de 1846 à 1877, « la statue était si mal faite qu'elle portait plutôt à rire, qu'elle portait à la piété ». Elle a été brûlée.
Le décor du choeur est demeuré intact. L'église possède 28 tableaux d'Antoine Plamondon (1804-1895) peints entre 1850 et 1862 ainsi qu'entre 1879 et 1882, deux tableaux de Félicité Angers (1854-1921), deux sculptures (Saint Joseph et Sainte-Anne 1878) de Louis Jobin (1845-1928), ainsi que des vitraux de la maison John Patrick O'Shea, de Montréal, installés entre 1929 et 1935. C'est un décor unique au Québec et est le meilleur exemple d'une tradition québécoise de sculpture sur bois déjà influencée par un art ancien régime venu de France. Il est classé « immeuble patrimonial » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. le 6 octobre 1965.
Le nouveau décor intérieur de la nef est réalisé en 1856 par le maître menuisier Toussaint Vézina (1808-1882) et par Augustin-David Dussault.
Un autel de célébration a été ajouté pour répondre aux recommandations du concile Vatican II. Le gisant est une sculpture de Henri Angers.
L'orgue
L'orgue, construit par le facteur Napoléon Déry, de Québec, est installé en 1885 dans la tribune arrière de l'église. Cet instrument sert principalement aux célébrations liturgiques.
Si nous sommes redevables à monsieur Déry d'avoir construit un si bel instrument, il ne faudrait pas oublier le rôle d'Antoine Plamondon en cette affaire. Ayant été organiste pendant plusieurs années, il tenait absolument à ce que cet instrument soit installé à Neuville. Il fit don de 1 000 $ pour en financer la moitié du coût de l’achat à la condition de « pouvoir y jouer une pièce chaque dimanche pendant la grand-messe ».
Il en coûtait 2,25 $ pour jouer de l’orgue lors des funérailles et des mariages. Le premier 1 $ était pour payer l’orgue, le deuxième 1 $ pour payer l’organiste et le 0,25 $ restant était pour payer le souffleur, puisque l'instrument fonctionnait à soufflet manuel à l’époque de leur fabrication.
Vers 1950, l'orgue a besoin d'être revu. Un projet comportant des changements sur le plan sonore est élaboré. Gérard Morisset (1898-1970) intervient alors en faisant valoir l'importance de conserver les sonorités d'origine de l'orgue sans rien y changer. En 1954, la maison Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe, électrifie l'instrument au coût de 10 650 $. Toutefois, la traction des sommiers et le tirage des jeux demeurent mécaniques et toute la tuyauterie de Déry est préservée même si un moteur électrique est ajouté et une nouvelle console électropneumatique détachée du buffet est installée.
En 1982, l’orgue est à nouveau restauré; cette fois, par la maison Orgues Létourneau, de Saint-Hyacinthe, au coût de 14 500$. Lors des travaux, une nouvelle console électropneumatique détachée du buffet est installée de même qu'une nouvelle soufflerie électrique alors que le buffet est restauré. Des douilles d’accord sont ajoutées à la tuyauterie. La pompe manuelle et les deux soufflets d’alimentation manuelle sont enlevés.
Ces deux interventions ont préservé le caractère sonore créé par Déry, même si l'ajout de douilles à la petite tuyauterie a pu modifier légèrement le timbre de certains tuyaux et même si le passage à la traction électropneumatique a sûrement nui à la vivacité d'attaque. Ces altérations ne sont heureusement pas irréversibles.
L’orgue est classé « objet patrimonial » le 6 octobre 1965 par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.
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Neuville is located on the north shore of the St. Lawrence River about 22 miles (35 km) west of Québec City in the Portneuf County and in the Capitale-Nationale administrative region.
History
On December 15th, 1653, Jean de Lauson (c1584-1666), Governor (1651-1657) of New France, granted a seigniory measuring two leagues facing the St. Lawrence River by four leagues deep to Jean Bourdon (1601-1668) who named it "Dombourg" (anagram of Bourdon) or Pointe-aux-Trembles (Point of Aspen), because, at the time, the point of land where the church is built used to be covered with birches or trembling aspen.
Jean Bourdon was landlord from 1653 till 1663 then his son, Jean-François Bourdon Dombourg (1647-1690) succeeded him from 1663 till 1680. On November 12th, 1680, the seigniory was sold to Nicolas Dupont, Sieur de Neuville (1632-1716) who renamed it "Neuville". The territory of the seigniory was extended on April 27th, 1683.
The territory remained a seigniory until the abolition of the seigniorial regime on December 18th, 1854. A parish municipality was established on July 1st, 1845, while a village municipality was established on December 20th, 1919. The territory was granted city status on January 2nd, 1997, when the parish and the village municipalities merged.
The Church
The parish origins go back up in 1679 when a modest wooden chapel was built. It measured 30 feet (9.1 meters) long by 22 feet (6.7 meters) wide and was covered with stubble. From Neuville, missionaries served the whole territory from Neuville to Batiscan. The parish was canonically established by François de Montmorency Laval (1623-1708), bishop (1674-1688) of Québec City, on November 3rd, 1684, and was dedicated to St. Francis of Sales. The first parish priest, Fr Jean Basset (1646-1716), arrived in his parish only in August 1685. As the chapel became too cramped, a first stone church was built in 1696. It measured 75 feet (22.9 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide. The building was not completed until 1715. From 1717 till 1760, the interior received a reredos and other woodwork. On many occasions, sculptor Charles Vézina (1685-1755) worked on it.
This church was completely rebuilt over a period of a century by successive building campaigns. Even if there is no original section left, it is nevertheless easy to determine the original floor plan of the building. It was a church with a Latin cross floor plan which included small lateral chapels and ending up in a chancel and with probably a canted apse like the actual one.
The actual church is a building erected in several sections, in a chronological order from the apse to the facade: 1761, the chancel; 1835, the sacristy; 1854, the nave; and finally 1915, the facade.
Major reconstruction works began in 1761: the chancel was completely rebuilt. This section is still visible at the rear of the building. It is an apse whose semicircular shape is canted. This chancel housed the sanctuary and the vestry, behind a reredos in the shape of an Arc of Triomphe. In 1783, a first vestry, 28 feet (8.5 meters) by 22 feet (7.6 meters), was built as an extension to the chancel.
On May 12th, 1835, part of the parish territory was detached to establish St. Jean-Baptiste parish in Les Écuteuils. The same year, the parishioners requested and were granted permission by Joseph Signay (1778-1850), bishop (1833-1850) of Québec City, to rebuild the vestry. From 1836 to 1838, a two-story building that still can be seen at the rear of the church was erected. On June 18th, 1845, part of the parish territory was detached to establish St. Basile parish in Portneuf. Works on the parish church resumed in 1854. This time, the old nave was demolished and replaced by the actual one. It seems that, from the beginning, the rebuilding process would include the whole church but, due to lack of money and the wish of the majority of the parishioners, it was decided to preserve the chancel. The nave was enlarged leading to the elimination of the transept. The new section was badly connected to the chancel: the nave creates an angle with the chancel and the floor plan shows an incline at the east end. On January 13th, 1868, part of the parish territory was detached to establish St. Jeanne parish in Pont-Rouge.
In 1915, the original facade erected by contractor Augustin-David Dussault (1811-1875), of Québec City, was replaced by the actual one. The dark freestone overlaps respect the existing plan. It was the last major work carried out on the church exterior.
The building is classified as being part of protected zone by the Québec Ministry of Culture and of Communications, on November 8th, 1977.
Over the last few years, the churchwardens invested close to a million dollars to renovate the roofing, to restore the bricklaying and to renovate the heating system. In 2011-2012, the roof structure was strengthened, the doors, the windows and the gallery of the sacristy were restored.
The financial situation, the reorganization of the parishes and the reduction in the number of practicing parishioners led to the decision to sell the building. In 2015, the City of Neuville acquired the church for the symbolic amount of $1. The objective of this acquisition was the protection of a patrimonial symbol and its enhancing in the community life.
The Félicité-Angers municipal library, inaugurated in autumn 2017, is now located in the church. It uses about the third of the area in the church which remains as a place of worship: from the chancel to the pulpit and the sacristy. Under the agreement, the works of art which are in the church will stay where they are and the City will have to be consulted if the Diocese wants to dispose of them.
The Interior
The interior includes a three-vessel nave which ends up in a protruding chancel and a semicircular apse. The history of the interior decoration is as complex as the building itself.
Originally, the chancel included the sanctuary occupied by the baldachin, part of the lateral chapels which were intruding due to the narrowness of the nave and a sacristy located in the apse behind a partition.
The referred-to baldachin is a 10 meter (33 feet) high walnut work which includes six twisted columns resting on rectangular pedestals adorned with finely sculpted panels. Topped by Corinthian capitals, the columns support a rich elliptical entablature which ends facing the nave to enhance the main altar. Six soaring volute branches covered with foliage rise from the entablature. These branches meet at the center of the baldachin around a large cul-de-lampe acting as a base for the cross. The decoration ends with two statues (St. John the Baptist and St. John the Evangelist) resting on plinths located on the entablature, on the front columns axis. This baldachin has a rich artistic and patrimonial value since it is considered to be the oldest extant Roman Catholic religious monument in America in the French regime style.
Besides, this baldachin has its own history: allegedly executed circa 1695 by Jacques Leblond de Latour (1671-1715), it had been ordered by Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), bishop (1688-1727) of Québec City, to adorn the episcopal chapel. In 1717, an unsurpassed famine and the precarious financial condition of the Québec diocese encouraged Bishop de Saint-Vallier to ask the Neuville parishioners and their parish priest, Canon Joseph-Thierry Hazeur de Lorme (1680-1757), to provide him 350 bushels of wheat to nourish the poor people of Québec City in exchange for the baldachin. This baldachin takes for a model, but with more sobriety, the one in Val-de-Grâce Church in Paris which, inspired by Gian Lorenzo Bernini dit Bernin (1598-1680), was designed by architects Pierre Le Muet (1591-1669) and Gabriel Le Duc (c1630-1696), in 1663, and carried out in 1669 by Le Duc. This baldachin was installed in the Neuville church in 1717-1718 according to parish registers at the cost of 250 pounds, including transport. Later, some elements were gilded by the Ursulines of Québec City in 1721.
Rebuilt from 1761 till 1763, the stone chancel was narrower than the nave and ended in a polygonal seven-sided apse orientated eastward. It was covered by a polygonal hipped roof. When these works were completed, some decorating works in the chancel were carried out, but they were interrupted by the enlargement of the church in 1783. These works aimed at increasing the chancel area by using space left vacant by the addition of a sacristy attached to the apse and the transfer of the lateral chapels in the transept. The baldachin was not affected by these works.
Decorating works in the chancel resume in 1801. Architect and sculptor François Baillairgé (1759-1830) was selected to sculpt both lateral altars. In 1802, the churchwardens decided to complete the decoration of the chancel. At first, François Baillairgé was entrusted with the construction of a new main altar which will be installed under the baldachin. The ensemble includes a tomb and a sculpted, painted and gilded wooden tabernacle. For the tabernacle, Baillairgé drew inspiration from the one that he executed for Notre-Dame Cathedral in Québec City in 1797 and which was destroyed in the 1922 fire. The decoration project also included the crowning of the baldachin, but work was postposed.
On November 3rd, 1827, three sculptors from Trois-Rivières, François Normand (1779-1854), François Lafontaine and François Routhier, signed a contract to complete the architectural decor of the chancel which will be carried out in 1827 and 1828, in the style of the Écores workshop. They built the new cul-de-four false vault and executed the whole decor, mainly the entablature, the pilasters, the doorjambs and the garlands. They also perceptibly modified the baldachin by adding the sculpted panels which adorn the pedestals of the twisted columns, by replacing the missing pieces and by refreshing the painting. Sculptor Henri Angers (1870-1963) carried out the curial and episcopal thrones as well as two prie-dieux.
The most important modification carried out on the baldachin goes back up in 1854, when the statue of the Ascension which crowned it was removed and replaced by the actual gold cross. According to Fr Louis-Édouard Parent, who was the parish priest from 1846 till 1877, « the statue was so badly made, it led to laughter rather than to devoutness ». It was burned.
The decor of the chancel remains unchanged. The church houses 28 paintings by Antoine Plamondon (1804-1895). They were executed between 1850 and 1862 as well as between 1879 and 1882, two paintings by Félicité Angers (1854-1921), two statues (St. Joseph and St. Ann 1878) sculpted by Louis Jobin (1845-1928), as well as stained glass windows by the John Patrick O'Shea firm, of Montréal, which were installed between 1929 and 1935. It is a unique decor in Québec and is the best example of the Québec wood sculpture tradition already influenced by the Ancient Regime art imported from France. It is classified as a "patrimonial building" by the Québec Ministry of Culture and of Communications on October 6th, 1965.
A celebration altar was added to meet the recommendations of the Vatican City II Council. The recumbent effigy is a sculpture by Henri Angers.
The Organ
The organ, built by Napoléon Déry, of Québec City, was installed in 1885 in the rear gallery of the church. This instrument is still being used for liturgical services. The August 6th, 1885, issue of the newspaper “Le Journal de Québec” reported a visit to Déry's workshop by well-known organists to test the new organ intended for the Neuville church: “All praised Mr. Déry's work…”.
If we are indebted to organbuilder Déry for building such a nice instrument we must not forget Antoine Plamondon's role in this matter. Having been organist for many years, he absolutely wanted this instrument to be installed in Neuville. He donated $1,000 to finance half the purchasing cost on the condition that « he would play a piece every Sunday during the high mass ».
It cost $2.25 for the organ to play in funerals and marriages. The first $1 was to pay for the organ, the second $1 to pay the organist and the remaining $0.25 was to pay the pumper since the instrument used manual bellows at the time.
Around 1950, the organ needed to be revised. The project put forward would bring modifications to the tonal structure of the instrument. Gérard Morisset (1898-1970) intervened on behalf of the importance of preserving the original tonal structure of the instrument. In 1954, Casavant Frères, of St. Hyacinthe, electrified the instrument at the cost of $10,650. Nevertheless, the windchest action and the stop action remained mechanical and all Déry's pipework was preserved even if an electrical motor had been added and a new electro-pneumatic detached console was installed.
In 1982, the organ was again restored; this time by the Orgues Létourneau firm, of St. Hyacinthe, at the cost of $14,500. The works included a new electropneumatic detached console as well as a new electrical blower while the organcase was restored. Tuning slides were added to the pipework. The manual pump and the both manual bellows were removed.
These two interventions have preserved the tonal structure created by Déry even if the tuning slides added to the small pipework may have slightly modified the sound of these pipes and even if the switch to electro-pneumatic action was certainly harmful to onset of speech. Fortunately, these modifications are not irreversible.
The organ was classified as a "patrimonial object" on October 6th, 1965, by the Québec Ministry of Culture and Communications.
Grand Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | 1Principal | 8' | |
| Flûte traverse | 8' | 1Viole de gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 8' | |
| Dulciane | 8' | Salicional | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte d'amour | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Piccolo | 2' | |
| Doublette | 2' | 2Hautbois | 8' | |
| Cornet | III | Trémolo | ||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte | 16' |
| Bourdon | 16' |
| 1 | Basse commune / Common Bass : Bourdon 8' (C1 - B1) | |
| 2 | C13 - G56 |