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Casavant, Opus 838, 1920
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Rigaud est une ville située au nord-ouest du Suroît. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges à l'extrémité ouest de la région administrative de la Montérégie. Elle est située à environ 70 km (45 milles) à l'ouest de Montréal et 130 km (80 milles) à l'est d'Ottawa, à la frontière entre le Québec et l'Ontario. Son appellation honore Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil, qui fut gouverneur de la Nouvelle-France du 17 septembre 1705 au 10 octobre 1725 et dont l'un des fils, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, fut le dernier gouverneur du régime français du 25 juin 1755 au 8 septembre 1760.
Historique
Avant l'arrivée des Européens, les Algonquins habitent le territoire de Rigaud. Ils délaissent leur village et territoire de chasse en raison des conflits avec les Iroquois. Étienne Brûlé est le premier Européen à explorer la rivière des Outaouais en 1611. Il l'explore avec Samuel de Champlain en 1615.
À l'origine, la ville de Rigaud fait partie de la seigneurie de Rigaud qui prend la forme d'un carré de trois lieues sur trois lieues sur les rives de la rivière des Outaouais à l'ouest de la seigneurie de Vaudreuil et au nord-ouest de la seigneurie de Soulanges. Le 29 octobre 1732, la seigneurie de Rigaud est concédée aux frères François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil et Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial et par le gouverneur Charles de La Boische, marquis de Beauharnais, et l'intendant Gilles Hocquart. Les frères Rigaud sont déjà seigneurs de Vaudreuil depuis la mort de leur père Philippe de Rigaud de Vaudreuil en 1725. Au cours des années suivantes, les propriétaires font peu de développement. À la suite de la guerre de la Conquête, en 1760, ils retournent vivre en France avec leurs familles.
En 1762, Joseph Raymond arpente les premières terres de la seigneurie. Le 12 avril 1763, les frères Rigaud vendent les seigneuries de Rigaud et de Vaudreuil à Michel Chartier de Lotbinière, leur cousin, la mère de Philippe de Rigaud de Vaudreuil étant Marie-Françoise Chartier de Lotbinière. Michel Chartier de Lotbinière est déjà seigneur de Lotbinière.
à la suite de problèmes financiers important et ne pouvant s'adapter au régime britannique au Canada (Nouvelle-France), Chartier de Lotbinière, vend, le 14 septembre 1771, ses deux seigneuries à son fils Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière et quitte lui aussi l'Amérique pour s'établir en France.
En 1783, Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière procède à l'arpentage des terres et viennent s'établir sur les terres près de la rivière Rigaud quelques familles pionnières : les Chevrier, Gauthier, Quesnel, Séguin et Villeneuve. Suivent en 1786, les Brazeau et les Sabourin. Au tournant du XVIIIe siècle, Rigaud se développe comme relais pour les bûcherons et draveurs puis devient un important port d’embarquement du bois et du grain en direction de Montréal.
Après le décès de sa femme en 1799, Michel-Eustache-Gaspard-Alain épouse Mary Charlotte Munro, le 15 novembre 1802. Six enfants naissent de cette union, dont trois filles qui survivent à leur père : Marie-Louise-Josephte qui épouse Robert Unwin Harwood (1822); Marie-Charlotte qui épouse William Bingham (1821) et Julie-Christine qui épouse Pierre-Gustave Joly (1828).
Le 24 janvier 1822, à la mort de Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière, la seigneurie de Rigaud est léguée à Marie-Charlotte Chartier de Lotbinière alors que Marie-Louise-Josephte hérite de la seigneurie de Vaudreuil et que Julie-Christine hérite de celle de Lotbinière. Le régime seigneurial est aboli le 18 décembre 1854. Toutefois, les rentes versées au seigneur sont encore redevables dans plusieurs cas.
Les nouveaux propriétaires de la seigneurie de Rigaud ne mettent malheureusement pas la même énergie et ne consacrent pas les mêmes efforts pour assurer l'essor de la seigneurie. Ils quittent celle-ci et vont vivre en France et en Angleterre. À la mort de Marie-Charlotte Chartier de Lotbinière, en 1866, ses enfants, qui vivent en Europe, héritent de la seigneurie. En 1897, Archibald de Léry MacDonald achète la seigneurie.
Une municipalité de paroisse est créée le 1er juillet 1855. Le 1er janvier 1881, la municipalité de paroisse est scindée pour former la municipalité du village. En 1910, la municipalité du village fait alors l'acquisition des rentes de la seigneurie au coût de 38 739 $. L'emprunt contracté pour cette transaction est entièrement remboursé en 1946. Le village obtient le statut de ville le 19 octobre 1911. Le 29 novembre 1995, les entités juridiques de la municipalité de paroisse et de la ville de Rigaud se fusionnent pour former la ville actuelle de Rigaud.
L'église
Dès 1795, l'abbé Jean-Baptiste Deguire, curé de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, est autorisé par Mgr Jean-François Hubert, évêque de Québec, à venir célébrer la messe une fois par mois dans une résidence. Il est autorisé, le 15 mars 1799, par Mgr Pierre Denault, évêque de Québec, d'ériger un presbytère-chapelle. Quelques jours plus tard, il procède à l'achat, pour la somme de 600 livres, d'un terrain appartenant à Antoine Lalonde situé au centre du village. En 1801, le territoire est organisé en desserte. Un presbytère-chapelle est érigé au coût de 3 500 livres et est béni le 22 décembre 1801. Les travaux de maçonnerie sont confiés à Gabriel et Louis Lecompte et ceux de menuiserie à Pierre Normand. La chapelle est dédiée à sainte Madeleine en l’honneur de Louise-Madeleine Chaussegros de Léry, seigneuresse et veuve du marquis de Lotbinière. Les registres paroissiaux débutent le 3 janvier 1802. Le 1er octobre 1804, l’abbé Clément-Amable Boucher de la Broquerie est nommé en tant que premier prêtre résident et curé.
En 1816, avec l'accroissement de la population, la décision est prise de remplacer la chapelle par une église en pierre. Les travaux de construction se déroulent de 1819 à 1822 et sont réalisés par les entrepreneurs André Auclair et Jean-Baptiste Bouton. L'édifice, de 33,5 mètres (110 pieds) de long sur 12,2 mètres (40 pieds) de large et avec un clocher d'une hauteur de 9 mètres (30 pieds), est béni le 17 juillet 1822 et le maître-autel est consacré par Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, le 13 octobre 1840. Le presbytère-chapelle est détruit en 1850 et ses matériaux sont utilisés pour construire un hangar derrière l'église qui lui sera démoli en 1946.
L'érection canonique de la paroisse est obtenue le 4 mai 1830. Au cours des années qui suivront, trois nouvelles paroisses émaneront du territoire original de la paroisse Sainte-Madeleine : Sainte-Marthe le 27 septembre 1846, Très-Saint-Rédempteur, le 14 octobre 1880, et Saint-François-Xavier le 19 août 1904. Ces deux dernières paroisses se fusionnent à celle de Sainte-Madeleine en 2006. L'église du Très-Saint-Rédempteur est désacralisée en 2010 et vendue à la municipalité. L'église Sainte-Marthe fait partie, depuis 2006, de la paroisse Notre-Dame-des-Champs.
En 1912, l'église est devenue trop petite. Des pourparlers s'engagent et deux projets sont envisagés : l'agrandissement de l'église actuelle ou une nouvelle construction. La deuxième option est retenue et les travaux débutent immédiatement après avoir obtenu de la part des autorités diocésaines, en 1917, la permission de construire selon les plans préparés par les architectes Louis-Zéphirin Gauthier (1852-1922) et Joseph-Égide-Césaire Daoust (1881-1946). La nouvelle église sera construire sur l'emplacement de la première église qui sera détruite et les coûts sont estimés à 55 000 $. Pendant les travaux de construction, les offices religieux ont lieu à l'arsenal construit en 1880 et acquis par la Ville de Rigaud en 1916 qui le vend à l'architecte Louis-Zéphirin Gauthier qui le cède à son tour à Théodule Bélanger, l'entrepreneur responsable de la construction de l'église.
Érigé dans le style corinthien, seul le choeur de l'ancienne église est conservé et rattaché à la nouvelle construction qui est de forme de croix latine avec choeur en saillie avec abside en hémicycle. Elle possède une nef à trois vaisseaux avec une voûte de plâtre en arc surbaissé et une tribune arrière. L'édifice mesure 43,3 mètres (142 pieds) de longueur sur 31,7 mètres (104 pieds) de largeur au transept et 26 mètres (85 pieds) dans la nef. La voûte s'élève à 13,3 mètres (43 pieds) du sol. L'église est bénie le 12 septembre 1920 par Mgr Joseph-Médard Émard, évêque de Valleyfield.
La décoration intérieure est entreprise en 1920 par les artistes Toussaint-Xénophon Renaud et Georges Delfosse. Certaines oeuvres sont de l’artiste Rita Mount qui travaillait pour son cousin Georges Delfosse. Le maître-autel et les autels latéraux sont l'oeuvre du sculpteur Tomasso Carli alors que le maître-autel de la première église, oeuvre de Louis-Amable Quévillon, est donné à la paroisse Saint-François-Xavier. En 1925, le maître-verrier Guido Nincheri produit et installe les vitraux.
L'orgue
Dans la première église, la paroisse possédait un orgue produit et installé par Louis Mitchell en 1872. Cet orgue à traction mécanique de 21 jeux et 23 rangs répartis sur deux claviers et pédalier. Lors de la construction de l'église actuelle, en 1919, cet orgue est vendu, pour la somme de 1 000 $, à l'église Saint-Fabien de Saint-Fabien-de-Panet où il est encore utilisé.
Un nouvel orgue est commandé à la maison Casavant Frères et le contrat est signé le 28 mars 1918. Il a été offert par un ancien paroissien, Léandre-Arthur Dumouchel (1841-1919), un organiste, professeur et compositeur qui a fait carrière à Albany, NY, pendant 50 ans. Lui et son frère jumeau, Édouard (1841-1914), ont étudié avec leur tante, Esther Fournier (1805-1874), soeur de madame Ignace Dumouchel, qui fut, pendant 20 ans, organiste à Rigaud.
Léandre-Arthur Dumouchel souhaite que l’orgue soit contenu dans un seul buffet, mais le curé, l'abbé J. A. Primeau, souhaite qu'il soit en deux buffets pour ne pas bloquer la fenêtre à l’arrière, et propose le vieil orgue pour compenser pour les frais additionnels d’un double buffet. De plus, Dumouchel y va de ses recommandations au facteur : « mette un jeu assez doux dans le clavier du Grand-Orgue pour accompagner très bien un jeu doux du Récit tel le Hautbois ou la Voix humaine. Si ce n’est pas facile, qu’on ôte la Voix humaine du Récit et qu'on ajoute au Grand-Orgue, soit les jeux de Viole de gambe ou de Voix céleste ».
L'instrument, au coût de 7 344 $, est installé en 1920. Tous les jeux sont complets, il n'y a aucun emprunt. Seul le Bourdon 8' de la Pédale est en extension. Il y a 65 pipes pour chaque jeu de la division du Grand-Orgue (excepté la Mixture à 183). L'instrument a été rénové en 1994.
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Rigaud is a city located in the northwest of the Suroît region. It is part of the Vaudreuil-Soulanges Regional County Municipality in the west end of the Montérégie administrative region. It is located at about 45 miles (70 km) west of Montreal and 80 miles (130 km) east of Ottawa, on the border between Quebec and Ontario. Its name honors Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil, who was Governor of New France from September 17th 1705, to October 10th, 1725, and one of his son, Pierre de Rigaud de Vaudreuil, who was the last Governor in the French Regime from June 25th 1755, to September 8th, 1760.
History
Before the arrival of the Europeans, the Algonquin people lived in the Rigaud territory. They abandoned their village and hunting territory due to conflicts with the Iroquois. Étienne Brûlé was the first European to explore the Outaouais River in 1611. He explored it with Samuel de Champlain in 1615.
Originally, the city of Rigaud was part of the Rigaud seigniory which was a square territory of 3 miles by 3 miles on the banks of the Outaouais River west of the Vaudreuil seigniory and northwest of the Soulanges seigniory. On October 29th, 1732, the Rigaud seigniory was granted to the brothers François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil and Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial by Governor Charles de La Boische, marquis of Beauharnais, and treasurer Giles Hocquart. The Rigaud brothers were already landlords of the Vaudreuil seigniory since the death of their father Philippe de Rigaud de Vaudreuil in 1725. In the following years, the owners did not do much for the seigniory development. Following the 1760 Conquest War, they returned to France with their families.
In 1762, Joseph Raymond surveyed the first lands in the seigniory. On April 12th, 1763, the Rigaud brothers sold both the Rigaud and Vaudreuil seigniories to Michel Chartier de Lotbinière, their cousin, the mother of Philippe de Rigaud de Vaudreuil being Marie-Françoise Chartier of Lotbinière. Michel Chartier de Lotbinière was already landlord of Lotbinière.
Following financial problems and unable to to adjust to the British regime in Canada (New France), Chartier de Lotbinière sold, on September 14th, 1771, his two seigniories to his son Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier of Lotbinière and left North America to settle in France.
In 1783, Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière undertook the land surveying and some pioneer families arrived to settle on the lands near the Rigaud River: the Chevriers, the Gauthiers, the Quesnels, the Séguins and the Villeneuves. Followed in 1786, the Brazeaus and the Sabourins. At the turn of the 18th century, Rigaud had become a relay for woodcutters and drivers and an important loading dock for wood and grain to be sent to Montréal.
After his wife's death in 1799, Michel-Eustache-Gaspard-Alain married Mary Charlotte Munro, on November 15th, 1802. Six children were born from this union, among which three girls who survived their father: Marie-Louise-Josephte who married Robert Unwin Harwood (1822); Marie-Charlotte who married William Bingham (1821) and Julie-Christine who married Pierre-Gustave Joly (1828).
On January 24th, 1822, on the death of Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier of Lotbinière, the Rigaud seigniory was bequeathed to Marie-Charlotte Chartier de Lotbinière while Louise-Josephte inherited the Vaudreuil seigniory of Vaudreuil and Julie-Christine inherited the Lotbinière seignioty. The seigniorial regime was abolished on December 18th, 1854. Nevertheless, in many cases, annuities were still due to the landlord.
Unfortunately, the new owners of the Rigaud seigniory did not put the same energy and the same dedication to assure the development of seigniory. They left it and went to live in France and in England. Upon the death of Marie-Charlotte Chartier de Lotbinière, in 1866, his children, who were living in Europe, inherited the seigniory. In 1897, Archibald de Léry MacDonald purchased the seigniory.
A parish municipality was established on July 1st, 1855. On January 1st, 1881, the parish municipality was split to establish a village municipality. In 1910, the Rigaud municipality purchased of seigniory annuities at the cost of $38,739. The borrowing contracted for this transaction was completely reimbursed in 1946. The village municipality acquired the city status on October 19th, 1911. On November 29th, 1995, the parish municipality and the city of Rigaud merged to create the actual city of Rigaud.
The Church
As early as in 1795, Fr Jean-Baptiste Deguire, parish priest in St. Michel of Vaudreuil, was authorized by Bishop Jean-François Hubert, of Québec, to say mass once a month in a residential home. He was authorized, on March 15th, 1799, by Bishop Pierre Denault, of Québec, to purchase, at the cost of 600 pounds, a piece of land belonging to Antoine Lalonde located in the middle of the village. In 1801, the territory was established as a mission. A first presbytery-chapel was built at the cost of 3 500 pounds and was blessed on December 22nd, 1801. Stone work was entrusted to Gabriel and Louis Lecompte while the woodwork to Pierre Normand. The chapel was dedicated to St. Magdalena to honor Louise-Madeleine Chaussegros de Léry, landlord and widow of the marquis of Lotbinière. The parish registers were inaugurated in 1802. On October 1st, 1804, Fr Clément-Amable Boucher de la Broquerie was appointed as first resident priest and parish priest.
In 1816, with the increase of the population, it was decided to replace the chapel with a stone church. Construction works took place from 1819 till 1822 and were carried out by contractors André Auclair and Jean-Baptiste Boutonne dit Larochelle for 66,000 pounds. The building, 110 feet (33.5 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide and with a 30-foot (9-meter) high steeple, was blessed on July 17th, 1822, and the main altar was dedicated by Bishop Ignace Bourget, of Montreal, on October 13th, 1840. The presbytery-chapel was demolished in 1850 and the materials were reused to build a shed behind the church which was demolished in 1946.
The canonical erection of the parish was confirmed on May 4th, 1830. In the following years, three new parishes will be established in the original St. Magdalena parish territory: St. Martha on September 27th, 1846, Holy Redemptor, on October 14th, 1880, and St. Francis Xavier on August 19th, 1904. These two last parishes merged back with St. Magdalena in 2006. Holy Redemptor Church was deconsecrated in 2010 and sold to the municipality. St. Martha Church is, since 2006, part of Notre-Dame-des-Champs parish.
In 1912, the church became too small. Talks got under way and two projects were considered: the enlargement of the actual church or the construction of a new building. The second project was selected and works started immediately after receiving from the diocesan authorities, in 1917, permission to build according to plans prepared by architects Louis-Zéphirin Gauthier (1852-1922) and Joseph-Égide-Césaire Daoust (1881-1946). The new church will be built on the same location of the first church which will be demolished and the cost of the new church was estimated at $55,000. During the construciton, services were held at the armouty which was built in 1880 and purchased by the City of Rigaud in 1916. The City sold the building to architect Louis-Zéphirin Gauthier who will sell it to contractor Théodule Bélanger, the church builder.
Erected in the Corinthian style, only the chancel of the former church was preserved and included into the new building. The floor plan presents a Latin cross form with a protruding chancel with a semicircular apse. It features a three-vessel nave with a low-arch plaster vault and a back gallery. The building is 142 feet (43.3 meters) long by 104 feet (31.7 meters) at the transept and 85 feet (26 meters) in the nave. The vault is 43 feet (13.3 meters) above the floor. The church was blessed on September 12th, 1920, by Bishop Joseph-Médard Émard, of Valleyfield.
The interior decoration was undertaken in 1920 by artists Toussaint-Xénophon Renaud and Georges Delfosse. Some paintings are from artist Rita Mount who worked for his cousin Georges Delfosse. The main altar and the lateral altars were executed by sculptor Tomasso Carli while the main altar from the first church, a work by Louis-Amable Quévillon, was donated to St. Francis Xavier parish. In 1925, master glassmaker Guido Nincheri produced and installed the stained glass windows.
The Organ
In the first church, the parish had an organ produced and installed by Louis Mitchell in 1872. This mechanical action organ had 21 stops and 23 ranks on two manuals and pedal. When the actual church was built, in 1919, this organ was sold for $1,000 to St. Fabien Church
in St. Fabien-de-Panet where it is still in use.A new organ was ordered from Casavant Frères and the contract was signed on Marfch 28th, 1918. It is a donation from a former parishioner, Léandre-Arthur Dumouchel (1841-1919), an organist, teacher and composer who pursued a 50-year career in Albany, NY. He and his twin brother Édouard (1841-1914) studied with their aunt, Esther Fournier (1805-1874), Mrs. Ignace Dumouchel's sister, who was, for 20 years, organist in Rigaud.
Léandre-Arthur Dumouchel wanted the organ to be put into a single case but the parish priest, Fr J. A. Primeau, wanted it into two seperate cases in order to free the back window, and proposed the old organ to compensate for the additional costs. Furthermore, Dumouchel included a recommendation for the organbuilder: « to accompany a very soft stop from the Récit, such as the Hautbois or Voix humaine, include a rather soft stop in the Grand-Orgue division. If it not easy to do it, remove the Voix humaine from the Récit and add a Viole de gambe or a Voix céleste in the Grand-Orgue ».
The instrument costing $7,344 was installed in 1920. All the stops are complete, there is no borrowing. Only the Pedal 8' Bourdon is an extension. Grand-Orgue stops have 65 pipes each, except for the Mixture at 183. The instrument was restored in 1994.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon | 8' | |
| Dulciane | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | 1Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flûte traverse | 4' | |
| Doublette | 2' | Violina | 4' | |
| Mixture 1 1/3' | III | Octavin | 2' | |
| Trompete | 8' | Cornet | III | |
| Trompette | 8' | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte ouverte | 16' |
| Bourdon | 16' |
| Violoncelle | 8' |
| Bourdon (ext) | 8' |
| Bombarde | 16' |
| 1 | À partir du deuxième DO / From tenor C |