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Mitchell, 1874
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La paroisse est fondée en 1791 et la construction de l'église actuelle débute en 1806 selon les plans de l'architecte Benoni Martin. Les travaux se poursuivent jusqu'en 1811. L'édifice adopte selon le plan « récollet », c'est-à-dire avec une large nef sans transept où les chapelles latérales sont dégagées par le rétrécissement du choeur. La façade est extrêmement simple avec une seule porte centrale surmontée de deux oculi. Un fronton triangulaire est formé par la corniche du toit, chose courante durant cette période influencée par l'architecture palladienne anglaise. Un tambour extérieur existe depuis 1811; c'est vraisemblablement le même qui sert de porche actuellement. Les clochers sont reconstruits en 1865 par Joseph Morin, charpentier-menuisier de Saint-André.
L'architecture intérieure est l'oeuvre de Louis-Xavier Leprohon. Elle est entreprise en 1833 et se termine en 1835. Il s'agit d'une oeuvre empreinte de l'esthétique de l'école de Thomas Baillairgé, mais dont plusieurs détails témoignent de l'influence de l'art de Louis-Amable Quévillon. Le tableau du maître-autel, représentant saint André, est une oeuvre de Louis-Hubert Triaud. Quant au tabernacle du maître-autel, il s'agit d'une belle pièce d'architecture en miniature de François Baillairgé. C'est une réplique du tabernacle présenté en 1797 à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec par le même artiste.
L'orgue
Les archives de la paroisse nous apprennent peu de choses concernant l'achat de l'orgue de l'église. Quelques citations nous disent que le 6 juillet 1873, l'assemblée des marguilliers approuve un emprunt de $1 000 (mille dollars) qui permettra de payer l'orgue en argent comptant, condition pour profiter d'un rabais consenti par le facteur.
L'archevêque de Québec, Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, approuve la résolution d'emprunt le 31 janvier 1874. Le 22 février suivant, le conseil de fabrique autorise le curé, Louis-Philippe Hallé, à enlever quelques bancs au centre du jubé pour y placer l'orgue.
Suite à la réfection de l'orgue Elliott de la cathédrale de Québec, en 1864, où il porte l'instrument de quatorze jeux à trente-deux jeux, Mitchell est en pleine possession de ses moyens lorsqu'il signe le contrat de l'orgue de Saint-André en 1874.
Cet orgue à traction mécanique est installé dans la tribune arrière de l'église. La bénédiction de l'orgue eut lieu le 15 juillet 1874 et fut présidée par le curé de Sainte-Marguerite, cousin du curé de la paroisse. Un fait à signaler, les cloches furent bénites le même jour que l'orgue car on a avait fait coïncider l'achat de l'orgue avec celui des cloches. Aucun événement musical ne souligne cette bénédiction. Il semble que l'organiste de la paroisse qui inaugura l'orgue en jouant aux différents offices de ce dimanche.
À noter que la pédale d'expression est située plus près du clavier que du pédalier ce qui rend son usage pour le moins inconfortable. La console est « en fenêtre » et l'organiste y a accès en ouvrant deux panneaux.
Doté d'un seul clavier et d'un pédalier, il ne donne pas l'impression d'être mesquin au plan sonore. Cela est dû aux qualités acoustiques du vaisseau pour une part, mais aussi à l'art de Mitchell qui a voulu une tuyauterie aux tailles généreuses et qui a utilisé brillamment la technique du registre divisé en basse et dessus.
L'orgue s'est bien tenu pendant plus de cent ans et qu'au cours de toutes ces années, il n'a profité que d'un entretien sporadique. En 1990, Marcel Bertrand a fait un relevage méticuleux qui a redonné à ce précieux témoin son efficacité native.
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The parish was established in 1791 and the construction of the actual church started in 1806 upon plans prepared by architect Benoni Martin. Construction works lasted until 1811. The building uses the "Récollet" layout meaning that there is a large nave without transept and where lateral chapels are cleared by the narrowing of the chancel. The façade is extremely simple with a unique central door topped by two oculi. A triangular pediment is formed by the roof's cornice, a typical layout in this period influenced by English Palladian architecture. An exterior tambour exists since 1811; it is in all likelihood the same that is actually used as porch. Bell towers have been rebuilt in 1865 by Joseph Morin, a local carpenter.
The interior architecture and decoration is the work of Louis-Xavier Leprohon. It was started in 1833 and completed in 1835. It is a work inspired by Thomas Baillairgé's aesthetics but many details show the influence of Louis-Amable Quévillon's artwork. The painting above the main altar, depicting St. Andrew, was executed by Louis-Hubert Triaud. The tabernacle on the main altar is a beautiful miniature architectural piece executed by François Baillairgé. It is a replica of the tabernacle, presented in 1797, to the Notre-Dame basilica-cathedral, in Québec City, by the same artist.
The organ
Parochial archives do not say much about the purchase of the organ. A few citations tell us that on July 6th, 1873, the church council approved a $1,000 loan in order to pay cash for the organ. It is the condition to obtain a rebate from the organbuilder.
Archbishop Elzéar-Alexandre Taschereau, of Québec City, approuved the motion on January 31st, 1874. On February 22nd, the church council authorized the parish priest, Fr. Louis-Philippe Hallé, to remove a few pews in the center of the gallery in order to make room for the organ.
Following the restoration of the Elliott organ in the Québec cathedral, in 1864, bringing the 14-stop instrument to a 32-stop instrument, Mitchell is in full possession of his art when he signed the contract for the organ in St. André in 1874.
The mechanical action organ was installed in the rear gallery of the church. The inauguration took place on July 15th, 1874 and was presided by the parish priest from St. Marguerite, a cousin of the parish priest of St. André. A fact to recall: the church bells were inaugurated on the same day as the organ. No special dedication service was held. It seems that the church organist inaugurated the organ by playing at the different offices on that Sunday.
The expression pedal is located closer to the manual than the pedal, this situation proves to be a bit inconvenient to use. The attached console is accessed by opening two small doors.
As to its sound, this one-manual and pedal instrument is not to be classified as mean. On the contrary, it is brilliant due to the achurch' acoustic qualities and to Mitchell's craftsmanship who gave this instrument pipework with generous sizes and the skilfull usage of the division technique between bass and treble.
The organ worked fine for over one hundred years in spite of only sporadic maintenance. In 1990, Marcel Bertrand meticulously restored this precious witness to its original efficiency.
Clavier manuel |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Bourdon | 16' | |
| Bourdon (B/D) | 8' | |||
| Prestant (B/D) | 4' | |||
| Doublette (B/D) | 2' | |||
| Flûte harmonique (B/D) | 4' | |||
| Dulciane (D) | 8' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Tremolo | ||||
| B/D | Basses et dessus /Bass and treble | |
| D | Dessus /Treble |