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Casavant, 1935 / Providence, 1969
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Historique
Le vaste territoire de la municipalité de Saint-Étienne-de-Lauzon, dans la MRC des Chutes-de-la-Chaudière, prend place au sud de Bernières et à l'ouest de Saint-Hélène-de-Breakeyville. Traversé par la rivière Beaurivage, il est borné à l'est par la rivière Chaudière et portait jadis le nom de Concession des Longues-Pointes. L'appellation actuelle rend hommage à Étienne Baillargeon (1807-1870), curé de Saint-Nicolas de 1838 à 1870, et frère de Mgr Charles-François Baillargeon (1798-1870), 15e évêque de Québec (1867-1870). Pour ce qui est du constituant Lauzon, il marque l'inclusion du territoire dans la seigneurie de Lauzon, concédée par la Compagnie de la Nouvelle-France en 1636 à Simon Le Maître, prête-nom de Jean de Lauson.
La paroisse
La paroisse a été fondée en 1858 par un détachement des territoires de Saint-Nicolas et de Saint-Lambert. Au printemps 1859, une modeste chapelle, mesurant 13,7 mètres (45 pieds) de long par 10 mètres (33 pieds) de large, servait de lieu de culte. Elle est inaugurée le 15 septembre 1859 par Mgr Baillargeon, archevêque de Québec. Un presbytère, construit en 1860, accueillit le premier curé résidant, l'abbé C. Lafontaine. La nouvelle paroisse fut érigée civilement le 1er juillet 1861.
De plus en plus nombreux, les paroissiens entreprennent, en 1899, en compagnie de leur curé, l'abbé Denis Garon, les premières démarches auprès de Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec, pour obtenir l'autorisation de construire une église qui réponde mieux à leurs besoins. La requête officielle, adressée le 12 juillet 1903, est acceptée le 1er août suivant par la promulgation d'un décret qui autorise la construction d'un " complexe paroissial " composé non seulement d'une église mais aussi d'une nouvelle sacristie et d'un nouveau presbytère. Ce décret stipule que l'église aura 36,6 mètres (120 pieds) de long, 18,3 mètres (60 pieds) de largeur, 9,1 mètres (30 pieds) de hauteur ou seulement 7,3 mètres (24 pieds) si on construit à bas côtés. Quant à la sacristie, elle aura 12.2 mètres (40 pieds) de longueur, à part le petit sanctuaire, 9,8 mètres (32 pieds) de largeur et 4,6 mètres (15 pieds) de hauteur tandis que le presbytère, situé à 18,3 mètres (60 pieds) de distance de l'église, aura 12,2 mètres (40 pieds) de longueur sur 10,7 mètres (35 pieds) de largeur, à deux étages, le premier de 3 mètres (10 pieds) de hauteur et le second de 2,6 mètres (8,5 pieds) avec cuisine attenante de 6,1 mètres (20 pieds) de longueur sur 5,5 mètres (18 pieds) de largeur et 3 mètres (10 pieds) de hauteur.
Dès le 6 août, les francs tenanciers de la paroisse sont convoqués pour élire les syndics qui seront chargés de l'exécution du décret. L'acte de cotisation, au montant total de 8 898,60 $, est produit le 26 août; cotisation qui représente 6% de la valeur de la propriété de chaque franc tenancier. Comme les coûts de construction des trois bâtisses sont estimés à 22 000 $, l'archevêché de Québec consent un prêt de 14 500 $. Toutefois, les plans doivent être approuvés par l'archevêché avant que ne débutent les travaux de construction.
Ayant eu vent de l'intention que la paroisse désirait construire une église, l'architecte David Ouellet, de Québec, offre, le 2 décembre 1901, ses services pour l'élaboration des plans pour la somme de 450 $. Le 6 août 1903, le curé tente de négocier à 400 $ les honoraires demandés. L'architecte refuse la proposition et c'est alors la préparation des plans est confiée à l'architecte Joseph-Georges Bussières, de Québec. Toutefois, il demeure une incertitude quant à qui a autorisé cette décision : le curé? l'architecte Ouellet qui l'aurait donné en sous-traitance selon certaines directives? Toujours est-il que les plans qui ont servi à la construction étaient conjointement signés par Ouellet et Bussières. Lors de l'assemblée des syndics du 19 octobre 1903, une résolution est unanimement approuvée " autorisant le curé à signer le contrat avec l'architecte David Ouellet pour la somme de 500 $. Après quelques modifications aux plans soumis, ceux-ci sont finalement approuvés le 4 novembre 1903. Le 9 novembre, l'entrepreneur Joseph Gosselin, de Lévis, s'engage, pour la somme de 21 675 $, à assurer "la complète et parfaite exécution des travaux le ou avant le 30 juillet 1905 pour l'église, mais la dite église logeable pour Noël 1904, et le presbytère fini pour le 1er novembre 1904".
L'église
Les travaux de construction débutent le 9 novembre 1903, le jour même de la signature du contrat avec l'entrepreneur. Les premiers travaux consistent à déblayer le terrain et réaliser les excavations. Les premiers problèmes reliés au sol argileux apparaissent au printemps 1904 et certaines modifications aux plans de l'architecte doivent être apportées.
La traditionnelle cérémonie de la pose et la bénédiction de la pierre d'angle eut lieu le 26 juin 1904.
En août 1904, en vue de décorer le sanctuaire, le curé est à la recherche d'un tableau représentant saint Étienne. Comme il ne trouve rien, il décide de le faire peindre par les Sœurs du Bon-Pasteur, de Québec, qui possèdent un atelier de peinture apte à répondre à ce type de demandes. Il parvient à dénicher, grâce à l'abbé Gérard Chabot, de Honfleur (France), une image représentant "le martyre de saint Étienne" d'après un tableau peint par Jean Caspar pour la basilique de Munich. Les Sœurs acceptent de produire le tableau pour la somme de 200 $. Il sera réalisé début 1905.
En décembre 1904, l'activité est fébrile entourant les derniers préparatifs et les retouches finales. Ainsi, le maître-autel, réalisé par François-Noël et Jean-Baptiste-Antoine Levasseur que la paroisse de Saint-Nicolas avait offert en don à celle de Saint-Étienne en 1875, est repeint par le sculpteur Henri Angers, un élève de Louis Jobin. Angers sera aussi appelé pour réaliser les autels latéraux et celui de la sacristie pour la somme de 810 $. Les bancs seront fabriqués par Nilus Leclerc, de L'Islet. Toujours au cours de ce même mois, le curé négocie, avec le marchand L. Jos. Belleau, de Québec, l'achat d'un chemin de croix lequel sera inauguré le 20 août 1905. Il procède aussi à l'acquisition de trois cloches, pour un poids total de 1 900 kg (3 991 livres), auprès de la fonderie Paccard, de Annecy-le-Vieux (France). L'électrification des cloches sera réalisée en novembre 1974 par la firme Leo Goudreau & Fils, de Charny, au coût de 4 315 $.
Les plans de l'église ne prévoyaient pas le petit clocher situé au-dessus du chœur. Le curé désirerait y loger la cloche provenant de l'ancienne chapelle. En avril 1905, il en fait la demande auprès de l'architecte Ouellet. Celui-ci prépare les plans et le tout est réalisé par Joseph Gosselin au coût de 224 $. Afin de compléter la décoration du sanctuaire, le curé fait appel, en octobre 1905, au sculpteur-mouleur Michele Rigali, de Québec, pour se procurer cinq statues, en plâtre, pour la somme de 68 $.
L'église est officiellement ouverte au culte le 15 août 1905 et sa bénédiction aura lieu le 29 août suivant par Mgr. Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec.
L'édifice
Bâti en forme de croix latine, l'édifice mesure 40 mètres (120 pieds) de longueur incluant le transept et le chœur, sur 16 mètres (50 pieds) de largeur - 21 mètres (66 pieds) au niveau du transept - et 13 mètres (40 pieds) de hauteur du plancher à la voûte. Le clocher s'élance à 42 mètres (130 pieds) incluant la croix qui mesure 2,5 mètres (8 pieds). La sacristie mesure 16 mètres (48 pieds) de longueur sur 9 mètres (28 pieds) de largeur et 4 mètres (12 pieds) de hauteur; le "petit sanctuaire" situé au fond de la sacristie a une largeur de 4 mètres (12 pieds).
L'architecture extérieure du bâtiment est typique des églises rurales en bois de son époque. L'architecture intérieure s'inspire du style classique romano-byzantin dont Ouellet était resté l'un des rares adeptes à Québec. La nef centrale, qui conduit jusqu'au chœur, est bordée de chaque côté, de quatre colonnes en bois, espacées de 4,5 m (14 pieds) décorées au sommet de chapiteaux en bois sculptés. Les colonnes soutiennent la voûte et sont reliées en elles longitudinalement par des arcs plein cintre; quatre autres colonnes soutiennent la tribune arrière et se prolongent jusqu'à la voûte où elles forment un joli entrecroisement d'arc parallèles et perpendiculaires de diverses dimensions qui dialoguent en quelque sorte avec les arcs du chœur et de la tribune qui surplombe celui-ci. Les nefs collatérales, surmontées d'une enfilade de cinq arcs appuyés sur les colonnes et sur les parois de l'église, conduisent vers les deux autels latéraux, placés à droite et à gauche du chœur, lequel est surélevé et en hémicycle; un sixième arc marque le début du chœur et s'ouvre sur une tribune qui en fait le tour.
Cinq amples fenêtres occupent presque complètement la paroi de chacune des nefs latérales et assurent un abondant éclairage. La fenestration est complétée par deux oculi situés aux deux extrémités du transept et par les trois fenêtres de la tribune arrière, dont les deux plus petites sont curieusement asymétriques par rapport à leur nef correspondante.
La voûte de la nef centrale comporte six médaillons sculptés, trois ronds et trois en forme de croix grecque. Quant au transept, il accueille deux autres médaillons. Au-dessus du chœur, le caisson est occupé par un ensemble sculpté représentant les trois vertus théologales.
Vers 1939, sept tableaux, attribués à Antonio Masselotte, de Québec, sont installés dans les sept caissons vides situés à la fonction de la voûte et de la paroi tout en haut du chœur. Ces tableaux représentent le Christ entouré des apôtres Pierre et Paul ainsi que des quatre évangélistes.
Une fois terminé, un tel bâtiment requiert un entretien et des améliorations afin de préserver sa structure par des travaux de peinture, de recouvrement, d'isolation, de ventilation et de drainage. De vastes travaux sont entrepris en 1991 afin de pallier à l'instabilité du sol qui supporte les fondations.
Quant à l'intérieur, aucune modification majeure n'a été effectuée depuis 1939 et ce jusqu'au 20 février 1969 au moment où le conseil de fabrique décide de faire appel à Marcel Gagnon, décorateur professionnel, pour la préparation de devis préliminaires et un estimé du coût des travaux pour la restauration de l'église afin de se conformer aux directives de Vatican II. Dès mars 1969, les plans sont soumis, les soumissions sont demandées (peinture générale et rénovation des fenêtres 13 215 $, planchers et couvre-plancher 5 937 $, fabrication et pose des bancs 8 729 $) et les travaux débutent. Non seulement les travaux consistaient à redécorer, repeindre et réaménager l'intérieur de l'église, les vieux bancs ont été remplacés, le maître-autel, œuvre des Levasseur, a été enlevé malgré que le devis indiquait clairement que le maître-autel devait être restauré (repeint et redoré), la chaire a été enlevée de même que la partie supérieure des autels latéraux et l'autel de la sacristie. Le maître-autel devint la propriété du peintre Albert Rousseau en échange de services rendus pour être finalement acquis par le Musée du Québec en 1984, la chaire est acquise par le ministère des Affaires culturelles et des éléments des autels latéraux par un antiquaire. Quant aux sept tableaux qui ornaient la partie haute du chœur ont été enlevées, pliées grossièrement et abandonnées dans la tribune qui surplombe le chœur; les médaillons où logeaient ces tableaux sont restés vides et repeints en blanc. Le grand tableau représentant le "martyre de saint Étienne" a été délogé de son site et déporté dans le caisson de la partie sud-ouest du transept et, à sa place, un grand crucifix a été installé. Dans le chœur, face aux fidèles, la table de l'un des autels latéraux est devenue l'autel de célébration tandis que la table de l'autre autel latéral a été utilisé pour y déposer la tabernacle.
Des travaux de grande envergure, au coût de 84 990 $, sont réalisés de 1995 à 1997 par la Clinique d'architecture de Québec pour, dans la mesure du possible, restaurer l'intérieur de l'église dans son état d'origine. Comme il est impossible de rapatrier les œuvres dispersées à la suite des rénovations de 1969, l'intérieur est repeint et ce qui peut être récupéré est restauré. Le tableau représentant le martyre de saint Étienne est replacé dans le chœur et, après restauration par Dominique Laquerre, les sept tableaux attribués à Masselotte sont réinstallés. Au niveau de la peinture, quatre couleurs sont identifiées comme appui au blanc cassé dominant, imitant la couleur d'un parchemin : le vert bleuté pour les colonnes et d'autres éléments architecturaux de support, et le jaune pâle ou le vert pâle pour les caissons et les éléments semblables, et le doré (dorure à la feuille d'or) comme couleur décorative.
L'orgue
En 1934, le vieil harmonium, dont la sonorité n'était jamais parvenu à soutenir convenablement le chant des fidèles, était sur le point de rendre l'âme. Il fallait le remplacer par un instrument plus puissant.
Le 18 novembre 1934, la fabrique accepte de débourser la somme de 2 000 $ pour l'achat d'un orgue Casavant. Malheureusement, l'instrument visé est acquis par une autre paroisse.
Le 30 mai 1935, la décision est prise d'acquérir, pour la somme de 800 $, un orgue de 12 jeux proposé par A. Cloutier. L'achat est confirmé par l'assemblée générale des francs tenanciers le 2 juin suivant. Entre temps, le 14 juillet 1935, la question de l'orgue est reconsidérée puisqu'une offre, plus alléchante, a été offerte par la maison Casavant Frères. Il s'agit d'un orgue, reconstruit, de huit jeux, et ce, au prix de 950 $ avec une allocation de 75 $ pour le vieil harmonium. L'offre est acceptée et l'installation se fait au cours des mois suivants.
En 1969, la firme Orgues Providence, de Saint-Hyacinthe, est chargée de reconstruire l'orgue et de le déménager à l'avant de l'église dans la tribune surplombant le chœur. En juillet 1978, la même firme procède au déménagement de la console afin que l'organiste puisse faire face à la chorale.
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History
The vast territory of the municipality of St. Étienne-de-Lauzon, in Chutes-de-la-Chaudière Regional Municipality, is located south of Bernières and west of St. Hélène-de-Breakeyville. Runned through by the Beaurivage river, it is delimited in the east by the Chaudière river and was initially known as Longues-Pointes Concession. The actual designation pays tribute to Étienne Baillargeon (1807-1870), parish priest of St. Nicolas parish from 1838 till 1870, and brother of Bishop Charles-François Baillargeon (1798-1870), 15th bishop of Quebec (1867-1870). As for the Lauzon constituent, it reflects the inclusion of the territory into the Lauzon seigniory, granted by the New France Company in 1636 to Simon Le Maître, figurehead of Jean de Lauson.
The Parish
The parish was founded in 1858 from territories taken from St. Nicolas and from St. Lambert parishes. In the spring of 1859, a small 45-foot (13.7-metre) long by 33-foot (10-meter) wide chapel was used as place of worship. It was inaugurated on September 15th, 1859 by Bishop Baillargeon, archbishop of Quebec. A presbytery, built in 1860, received its first resident parish priest, Rev C. Lafontaine. The new parish was legally established on July 1st, 1861.
In 1899, the always increasing number of parishioners undertook, together with their parish priest, Rev Denis Garon, the first steps in order to petition Archishop Louis-Nazaire Bégin, of Quebec, in order to obtain the approval for the construction of a church which will better meet their needs. The official request, sent on July 12th, 1903, is accepted and, by the next August 1st, the promulgation of a decree allows the construction of a "parish complex" composed not only of a church but also a new sacristy and a new presbytery. This decree stipulates that the church will be 120 feet (36.6 meters) long, 60 feet (18.3 meters) wide, 30 feet (9.1 meters) high or only 24 feet (7.3 meters) if side aisles are built. As for the sacristy, it will be 40 feet (12.2 meters) in length, not counting the small sanctuary, 32 feet (9.8 meters) wide and 15 feet (4.6 meters) high while the presbytery, located 60 feet (18.3 meters) from the church, will be 40 feet (12.2 meters) in length, 35 feet (10.7 meters) wide, on two floors, the first one being 10 feet (3 meters) high and the second one of 8.5 feet (2.6 meters) high with an attached kitchen measuring of 20 feet (6.1 meters) long by 18 feet (5.5 meters) wide and 10 feet (3 meters) high.
From August 6th, the property owners of the parish were called to elect the managing agents who will be responsible for the execution of the decree. The contribution list, amounting to $8,898.60, is produced by August 26th; the contribution represents 6% of the property value of every owner. As the construction expenses for the three buildings are estimated at $22,000, the Quebec archdiocese approved a $14,500 mortgage loan. Nevertheless, plans must be approved by the archdiocesan offices before construction start.
Hearing about the parish intention to build a church, architect David Ouellet, from Quebec City, offers, on December 2nd 1901 and for the sum of $450, his services to prepare the plans. On August 6th, 1903, the parish priest tries to negotiate the asked fees for $400. The architect refuses the proposal and the preparation of plans is entrusted to architect Joseph-Georges Bussières, of Quebec City. Nevertheless, it remains uncertain as whom authorized this decision: the parish priest? architect Ouellet who would subcontract it while giving directives? The fact remains that the plans which were used for the construction were jointly signed by Ouellet and Bussières. At the October 19th, 1903 assembly of the managing agents, a resolution, labeled as follows, was unanimously approved: "authorisation is given to the parish priest to sign the contract with architect David Ouellet for the amount of $500". After some modifications to the submitted plans, these were finally approved on November 4th, 1903. On November 9th, a $21,675 contract was signed with contractor Joseph Gosselin, of Lévis, who promised "the complete and perfect execution of the works on or before July 30th, 1905 for the church which could be used for Christmas 1904, while the presbytery will be completed by November 1st, 1904".
The church
Construction started on November 9th, 1903, the same day the contract was signed with the comtractor. The first works consisted in clearing away the ground and doing the excavations. The first problems linked up with the loamy soil appear in spring of 1904 and modifications to the plans had to be made and authorized by the architect.
The traditional ceremony of blessing and laying of the cornerstone took place on June 26th, 1904.
In December, 1904, activities were feverished concerning the last preparations and the final alterations. Thus, the main altar, executed by François-Noël and Jean-Baptiste-Antoine Levasseur offered by the St. Nicolas parish to St. Étienne parish in 1875, was repainted by sculptor Henri Angers, a student of Louis Jobin. Angers will also be called upon to execute, for the amount of $800, the lateral altars and and the one located in the sacristy. Pews will be executed by Nilus Leclerc, of L'Islet. Always in the same month, the parish priest negotiated, with trader L. Jos. Belleau, from Quebec City, the purchase of a Way of the Cross which will be inaugurated on August 20th, 1905. He also purchased three bells, weighing a total of 3,991 pounds (1,900 kg ), from the Paccard foundry, of Annecy-le-Vieux (France). Electric bell ringing system will be executed in November 1974 by Leo Goudreau and Son, of Charny, at the cost of $4,315.
In August, 1904, in order to decorate the sanctuary, the parish priest was looking for a painting representing St. Étienne. Finding nothing, he decides to have to have it painted by the Bon-Pasteur Sisters, of Quebec City, who run a painting workshop capable to answer this type of request. He manages to find, thanks to Rev Gérard Chabot, from Honfleur (France), a picture representing the "martyrdom of St. Étienne" taken from a painting executed by Jean Caspar for the Munich basilica. The Sisters agree to produce the painting at the cost of $200. It will be executed early in 1905.
The original church plans did not call for a small steeple located above the chancel. The parish priest would like to install in it the bell coming from the former chapel. In April 1905, he requested it from architect Ouellet who designed it. It was executed by Joseph Gosselin at the the cost of $224. In order to complete the decoration of the sanctuary, the parish priest called, in October, 1905, upon sculptor-moulder Michele Rigali, of Quebec City, to execute five statues, in plaster, at the cost of $68.
The church was officially opened to worship on August 15th, 1905. It was blessed on August 29th next by Archbishop Louis-Nazaire Bégin, of Quebec.
The Building
The building has a latine cross shape. It is 120 feet (40 meters) long including the transept and the chancel, by 50 feet (16 meters) wide - 66 feet (21 meters) at the transept level - and 40 feet (13 meters) high from the floor to the vault. The steeple rises 130 feet (42 meters) including the cross which is 8 feet (2.5 meters) high. The sacristy is 48 feet (16 meters) long by 28 feet (9 meters) wide and 12 feet (4 meters) high; the "small sanctuary" located at the end of the sacristy is 12 feet (4 meters) wide.
The exterior architecture is typical of wooden country churches of its time. The interior architecture draws its inspiration from the Romano-Byzantine classical style; a style architect Ouellet was one of its few supporters in Quebec. The central nave, which leads to the chancel, is bordered, on each side, by four wooden columns, spaced out by 14 feet (4,5 meters), and decorated at the top by sculpted wooden capitals. The colums support the vault and are lengthwise linked up among themselves by round arches; four other columns support the rear gallery and rise up to the vault where they form a nice parallel and perpendicular intersecting of arches of various dimensions which dialogue with the arches in the chancel and those over the rear gallery. The side aisles, topped by a succession of five arches supported on columns and on the exterior walls, lead to lateral altars, located to the right and to the left of the raised semicircular chancel; a sixth arch stands at the beginning of the chancel and opens upon a gallery which surrounds the chancel.
Five large windows almost absolutely occupy the lateral walls providing abundant light. Openings ares supplemented by two oculi located at both ends of the transept and by the three windows in the rear gallery, among which the smaller two are strangely asymmetrical in comparison to their corresponding nave.
The central nave vault includes six sculpted medallions, three round ones and three in the shape of a Greek cross. Two more medallions are located at the transept level. Above the chancel, the caisson is decorated with a sculpted group representing the three theological virtues.
By 1939, seven paintings, attributed to Antonio Masselotte, of Quebec City, were installed in the seven empty caissons located at the vault function and the wall at the top of the chancel. These paintings represent Christ surrounded by apostles Peter and Paul as well as by the four Evangelists.
After being completed, such a building calls for a maintenance and improvements programs ir order to safeguard its structure by painting, covering, insulation, ventilation and drainage works. Major works on the foundations were undertaken in 1991 to offset soil instability.
As for the interior, no major modification was executed since 1939 and until February 20th, 1969 at the time when the churchwardens decided to call upon Marcel Gagnon, a professional interior decorator, for the preparation of preliminary plans and cost estimation for the restoration of the church in order to meet Vatican II directives. From March, 1969, plans are submitted, tenders were called (general painting and renovation of windows $13,215, floors and floor coverings $5,937, pew fabrication and installation $8,729) and works started. Not only the works included in re-decoration, repainting and rearranging the church interior, the old pews were replaced, the main altar, executed by Levasseur, was taken away even though the proposal clearly stated that the main altar must be restored (repainted and regilded), the pulpit was taken away as well as the upper section of the lateral altars and the altar located in the sacristy. The main altar was given away to painter Albert Rousseau in exchange for services to be finally acquired by the Quebec Museum in 1984, the pulpit was acquired by the ministry of Cultural affairs and elements of the lateral altars acquired by an antique dealer. As for the seven paintings which adorned the high section of the chancel were taken away, roughly folded and left in the gallery which surrounds the chancel; the caissons where these paintings used to be remained empty and repainted in white. The large painting representing the "martyrdom of St. Étienne" was removed from its central location and deported in the caisson located in southwest transept and, at his place, a large crucifix was installed. In the chancel, facing the parishioners, the table of one of the lateral altars became the altar of celebration while the table of the other lateral altar was used to receive the tabernacle.
Major works, at the cost of $84,990, were executed from 1995 till 1997 by the Quebec Architectural Clinic to restore the church interior to its original condition. Since it was impossible to repatriate the dispersed elements following the 1969 renovations, the interior was repainted and what can be recovered was restored. The "martyrdom of St. Étienne" painting was replaced in the chancel and, after restoration by Dominique Laquerre, the seven paintings attributed to Masselotte were re-installed. As for the painting, four colours were identified as support to the predominant off-white, imitating the colour of a parchment: bluish green for columns and other architectural support elements, and pale yellow or pale green for caissons and similar elements, and gold (gilding with gold leaf) as decorative colour.
The organ
In 1934, the old reed organ, whose sound never managed to support the singing of the faithful, was becoming unplayable. It was necessary to replace it with a more powerful instrument.
On November 18th, 1934, the churchwardens agreed to spend $2,000 for the purchase of a Casavant organ. Unfortunately, the purposed instrument was acquired by another parish.
On May 30th, 1935, a decision is made to acquire, at the cost of $800, a 12-stop organ proposed by A. Cloutier. The purchase is confirmed by the general meeting of the property owners on June 2nd next. Meanwhile, on July 14th, 1935, the question of the organ is reconsidered since an more enticing offer was received from Casavant Frères. They proposed a rebuilt 8-stop organ at the cost of $950 with a $75 allocation for the old reed organ. The proposed offer is accepted and the organ was installed over the next months.
In 1969, Orgues Providence, of St. Hyacinthe, is called upon to rebuild the organ and move it at the front of the church in the gallery overhanging the chancel. In July 1978, the same firm relocated the console so that the organist could face up the choir.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Principal | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Dulciane | 8' | |
| Octave | 4' | Principal | 4' | |
| Dulciane | 4' | Flûte | 4' | |
| Flûte | 4' | Nazard | 2 2/3' | |
| Octave | 2' | Octave | 2' | |
| Quinte | 1 1/3' | Flûte | 2' | |
| Octave | 1' | Tierce | 1 3/5' | |
| Larigot | 1 1/3' | |||
| Sifflet | 1' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' | Principal | 8' |
| Bourdon | 8' |
| Basse de chorale | 4' |
| Flûte | 4' |
| Mixture | III |