Église Notre-Dame-des-Neiges
Trois-Pistoles, Qué.

Description
[Français / English]
Composition sonore
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[Église Notre-Dame-des-Neiges, Trois-Pistoles] Casavant, Opus 230, 1905
Guilbault-Thérien, 1991

  • 2 claviers manuels et pédalier / 2 manuals and pedal
  • 28 jeux / stops, 33 rangs / ranks
  • Traction électro-pneumatique / Electro-pneumatic action

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Histoire

La seigneurie de la Rivière-des-Trois-Pistoles située le long du fleuve Saint-Laurent, longue de deux lieues sur deux lieues de profondeur y compris l’île-aux-Basques, fut concédée le 6 janvier 1687 à Charles Denys de Vitré, conseiller au Conseil Souverain. (Note : 1 lieue équivaut à environ 2.5 milles ou 4 km) En 1696, il échange sa seigneurie contre une terre que Jean Riou possède à Saint-François de l’île d’Orléans. Jean Riou et sa famille arrivèrent au début de l’été 1697 et, en 1712, son fils Nicolas achète, de Pierre de Niort, la seigneurie qui est adjacente à la sienne.

Les registres de la paroisse de Rivière-des-Trois-Pistoles s’ouvrent le 8 septembre 1713 et la population est desservie par des missionnaires jusqu’à l’arrivée du curé Edouard Faucher en 1829 alors que la paroisse a été érigée canoniquement par l’évêque de Québec le 9 novembre 1827.

L'église

L’église actuelle, la cinquième, affiche la fière prestance d’un lion vainqueur au combat. En fait, la construction d’églises en milieu rural a parfois bel et bien donné lieu à des affrontements entre diverses factions de la population, affrontements qui ont toujours connu des dénouements douloureux. C’est en quelques mots l’histoire de cette église spectaculaire.

Érigée sur une crête dominant le Saint-Laurent, le village de Trois-Pistoles prend, dès sa fondation, une forme allongée sur la berge du fleuve. Une distance assez considérable sépare les deux extrémités de l’agglomération. Quand vient le temps de construire une église, les habitants de chaque extrémité veulent, pour une question tant pratique que pour la fierté, que le temple soit érigé près de chez eux.

La construction de la première église, selon Augustin Dufresne, aurait débuté dès 1700. Elle est placée sous le vocable de Notre-Dame-des-Anges. Le 14 mars 1817, une requête demande sa démolition.

Le 1er octobre 1781, un terrain est donné à la Fabrique par le seigneur Étienne Riou et, le décret du 5 août 1801 permet la construction de la seconde église dont les plans et devis sont l’œuvre du jésuite Jean-Baptiste Labrosse. Elle mesure 76 pieds (23m) de longueur sur 32 pieds (9,7m) de largeur, elle est en colombage et sa façade est orientée à l’ouest. En 1814, l’évêque de Québec change le vocable de l’église Notre-Dame-des-Anges pour celui de Notre-Dame des-Neiges.

En 1835, les paroissiens demandent la construction d’une nouvelle église car la population augmente rapidement. L’évêque donne son accord le 12 janvier 1836 à condition que la nouvelle église soit construite près de l’ancienne. Cette décision ne plaît pas à tous et les opposants, dans une lettre du 8 juin 1836, demande à l’évêque de réviser sa décision et d’autoriser la construction de la nouvelle église sur la côte. Dans une lettre pastorale en date du 16 août 1836, l’évêque maintient sa décision de privilégier le site près du fleuve et qu’elle recevra l’approbation de la majorité des paroissiens. C’est le début de la « chicane des églises » et d’une haine farouche entre les paroissiens.

Le 22 mai 1841, l’évêque de Québec annonce aux paroissiens que le site choisi pour la troisième église ne sera pas changé et il les enjoint de se soumettre à sa décision. Le curé Georges Derome de Saint-Pascal de Kamouraska marque l’endroit où sera érigée cette nouvelle église. Ce sera sur l’emplacement de la première église mais fera face au nord de sorte que les deux églises se feront face. Le construction est Edouard Ennis, également de Saint-Pascal. La construction de cette église se termine en 1843 et, le 19 août 1844, on transporte les objets de culte à la nouvelle église.

C’est la première église en pierre. La façade est dirigée vers le nord-est, ce qui veut dire que la 2e et la 3e église se font face. Si le parti d’en bas jubile, celui d’en haut rage, d’autant plus que l’on prévoyait une nouvelle route sur la côte car pour les habitants les plus éloignés, il fallait monter ou descendre 14 côtes par le chemin royal.

Face à cette situation, en 1844, les dissidents entreprennent de construire leur propre église sur la côte. Le curé était dans une position difficile puisqu’il était pasteur d’une paroisse comptant trois églises dont une seule bénie, des paroissiens aigris et des familles divisées. Si bien qu’en 1846, l’évêque de Québec lui demande de ne pas suivre les dissidents, d’arrêter la construction de la nouvelle église et de tenir son bout face au schisme provoqué par les paroissiens rebelles. Mais, en 1848, la deuxième église brûle. On croit à un incendie criminel mais on ne trouve pas de coupable. Les accusations fusent, autant des résidants du village sis en bas du coteau, que de ceux demeurant sur le coteau. Les positions se durcissent tellement que les paroissiens fidèles doivent monter la garde de leur église.

Un décret de l’archevêque de Québec, en date du 9 juillet 1852, établit que l’église paroissiale sera changée de place et qu’elle sera bâtie près du nouveau chemin royal sur la côte. Cette décision sème le désarroi parmi la population échelonnée le long du rivage, mais elle se soumet à l’autorité.

La quatrième église est bénite le 21 août 1853 et le village d’en-bas monte sur la côte. La troisième église sera démolie en 1882. Les pierres serviront de fondations pour la cinquième église.

Dès 1877, la quatrième église montrait des signes de faiblesse et menaçait de s’écrouler. La détérioration de l’église, construite sans architecte, oblige les paroissiens à choisir entre la réparer à un coût prohibitif ou à en construire une nouvelle. Le 3 septembre 1881, les paroissiens s’adressent à leur évêque pour lui demander la permission de construire une nouvelle église. En date du 24 septembre 1881, le curé Désiré Vézina reçoit par décret spécial la décision de l’évêque accordant la permission des construire la cinquième église sur le site du cimetière. Elle sera donc érigée à côté de la quatrième.

En avril 1882, paraît dans le Journal de Québec la demande de soumissions pour la construction d’une église en pierre à Trois-Pistoles. L’architecte choisi est David Ouellet de Québec. La présentation des plans, en 1883, engendra des démêlés avec les responsables à l’évêché qui voulaient les modifier dans le but de réduire les coûts mais l’architecte eut gain de cause et son projet initial sera réalisé. La construction est confiée aux entrepreneurs Hubert Morin et Augustin Audet.

Les dimensions de l’église sont de 209 pieds (63,7 m) de longueur sur 70 pieds (21,3 m) de largeur et 40 pieds (12,2 m de hauteur). Elle est entièrement construite de pierre et de bois.

La pierre angulaire est posée le 3 août 1885. Une permission est obtenue de l’évêque pour célébrer une première messe dans la nouvelle église le 1er janvier 1888 même certains ornements à l’autel n’étaient pas encore complétés. L’église fut bénite le 28 juin 1888 par le premier évêque de Rimouski, Mgr. Jean Langevin. Elle sera consacrée le 29 mai 1988, à l’occasion de son centenaire, par Mgr. Gilles Ouellet, archevêque de Rimouski.

Le clocher principal contient trois cloches qui pèsent respectivement 594, 1032 et 2015 livres (269, 468, 914 kg). Mgr. Jean Langevin les bénit le 8 juillet 1894. Le petit clocher de la chapelle situé à l’est de l’église possède deux cloches. L’une date de 1807 et vient de la deuxième église. L’autre, d’un poids de 569 livres (258 kg), date de 1845 et provient de la troisième église.

En 1897, le chanoine Damase Morisset est nommé curé de la paroisse. Sa principale préoccupation est de procéder à la finition de l’intérieur de l’église. Craignant que le dôme ne s’écrase, il fit faire l’inspection du dôme par les architectes Berlinguet et Peachy ainsi que par le chanoine Georges Bouillon. On résolut le problème en installant des poutres d’acier aux quatre colonnes supportant le dôme.

En 1898, il demande au chanoine Georges Bouillon de préparer des plans et d’élaborer des décors pour le parachèvement de l’intérieur de l’église. Le chanoine Bouillon a déjà élaboré les plans pour la cathédrale Notre-Dame d’Ottawa et la Basilique Notre-Dame de Montréal. Comme le chanoine Bouillon n’est pas un architecte agréé, la Fabrique engage un architecte en la personne de Joseph-Pierre Ouellet. Ce dernier apporte des modifications mineures aux plans originaux afin de permettre le raccordement entre l’extérieur et l’intérieur de l’église. Finalement, les plans sont approuvés par Mgr. André-Albert Blais, évêque de Rimouski.

L’entrepreneur J. Hubert Morin de Trois-Pistoles, qui avait travaillé à l’érection de l’église de 1882 à 1887, se voit confier l’exécution des travaux intérieurs. Le contrat, incluant la pose de l’or, s’élève à $35,980. Cependant, l’or n’est pas fourni par l’entrepreneur.

La décoration intérieure avec ses colonnes, ses corniches, ses pilastres et ses frises est du style corinthien le plus pur. Le plafond est voûté en hémicycle comme il est coutume de faire depuis que le voûtement en anse de panier est disparu vers les années 1870.

L’aspect général de l’église a subi quelques transformations en 1904 et en 1954. Ces derniers travaux furent exécutés par la firme Jean Belzile & Fils de Trois-Pistoles qui fut chargée aussi des réparations extérieures de 1953. Les travaux d’art de 1954 incluent le choix des couleurs, le marbrage, les vitraux, tandis que la restauration des tableaux et du chemin de croix furent effectués par les Arts Appliqués de Québec sous la direction de Mario Mauro, artiste-peintre italien. Ces travaux furent réalisés au coût de $48,500.

Le fait que trois architectes aient travaillé à la construction et à la décoration n’aide pas à l’analyse. Cette église s’inscrit dans le courant néo-gothique en vogue à l’époque. Ses dimensions sont colossales, les styles s’y chevauchent : le corinthien, le byzantin, le néo-gothique.

L’orgue

En 1905, la maison Casavant Frères de Saint-Hyacinthe installe un orgue de 28 jeux répartis sur 2 claviers et un pédalier fabriqué au coût de $4,000. Le devis de l’orgue a été établi par Gustave Gagnon, organiste de la Basilique Notre-Dame de Québec. L’installation des orgues marque le parachèvement de l’intérieur de l’église.

En 1991, les orgues ont été restaurées au coût de $83,000. par la firme Guilbault-Thérien de Saint-Hyacinthe. À la même occasion, on installa une seconde console dans le transept sud de l’église, là où prend place la chorale.


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History

The seigniory of Rivière-des-Trois-Pistoles, two leagues along the coast of the St. Lawrence River by two leagues deep including Île-aux-Basques, was conceded on January 6, 1687, to Charles Denys de Vitré, a counsellor at the Sovereign Council. (Note: 1 league is approximately 2.5 miles or 4 km) In 1696, he exchanged his seigniory for land owned by Jean Riou, in St. François on Île d’Orléans. Jean Riou and his family arrived at the beginning of the summer of 1697 and, in 1712, his son Nicolas bought the seigniory next to his which had been conceded to Pierre de Niort.

The parish registers of Rivière-des-Trois-Pistoles began on September 8, 1713 and the population was served by missionaries until the arrival of the first parish priest, Rev. Edouard Faucher in 1829 while the parish was officially established by the Bishop of Québec on Novermber 9, 1827.

The church

The actual church, the fifth one, shows the proud elegance of a lion after winning a fight. In fact, the building of churches in rural communities often result in confrontations between various factions of the population, confrontations that always ended in painful outcomes. This summarizes the history of this spectacular church.

Built on a crest overlooking the St. Lawrence, the village of Trois-Pistoles takes, ever since its foundation, an elongated form on the river banks. A good distance separates both extremities of the village. When it is time to build a church, the population of each extremity wants, as a matter of practicability and pride, the church to be built near them.

According to Augustin Dufresne, the building of the first church would have begun by 1700. The church is placed under the patronage of Notre-Dame-des-Anges. On March 14, 1817, a request was made for its demolition.

On Octobrer 1st, 1781, Étienne Riou gave land to the Churchwardens and, a decree permitting the building of the second church was issued on August 5, 1801 upon plans drawn by Jesuit Jean-Baptiste Labrosse. The measurements of the church were 76 feet (23m) long by 32 feet (9,7m) wide. It was of half-timber construction with a westerly façade. In 1814, the Bishop of Québec changed the patronage of the church from Notre-Dame-des-Anges to Notre-Dame-des-Neiges.

By 1835, because of the rapidly growing population, the parishioners petitioned for a new church to be built. The Bishop agreed on January 12, 1836, on the condition that it be built near the old one. This decision did not pleased everyone and the opponents, in a letter dated June 8, 1836, asked that the new church be built atop the hill. In a pastoral letter dated August 16, 1836, the Bishop upheld his decision to favour the site near the river and hoped that his decision would be approved by the majority of the parishioners. The Bishop’s decision marked the beginning of what was referred to as the “battle of the churches” which developed into a ferocious hatred between parishioners.

On May 22, 1841, the Bishop of Québec announced to the parishioners that the site of the third church would not be changed and encouraged them to uphold his decision. Rev. Georges Derome, parish priest from St. Pascal de Kamouraska identified the site where the new church would be built. It would be on the same site. The builder was Edouard Ennis, also from St. Pascal. The new church was finished in 1843 and, on August 19, 1844, religious objects of worship were transferred to the new church.

It would be the first stone church. Its façade is northeaster meaning that the second and third churches would be facing each other. Although residents from the lower section of the village were happy, the residents of the upper section were enraged, as much by the fact that they anticipated a new road to be built on the hill as by the fact the distant residents had 14 hills to negotiate on the Kings Road.

Facing this situation, in 1844, the dissidents decided to build their own church on the hill. The parish priest was in a difficult position because he was the pastor of a parish where there were three churches, only one of which was blessed, and in a situation where the parishioners were bitter and families were divided. By 1846, the Bishop of Québec asked him not to listen to the dissidents, to stop the construction of the new church and to hold his ground against the schism provoked by the dissenting parishioners. But in 1848, the second church burnt down. Arson was suspected was no one was arrested. Everybody accused everybody, lower section residents accusing upper section residents and vice-versa. Bitterness was such that parishioners were obliged to post a guard at their church.

By a decree dated July 9, 1852, the Archbishop of Québec established that the site for the parish church would be changed and that the new church would be built atop the hill near the new Kings Road. The decision once more caused disputes with the people living along the shore, but they finally submitted to authority.

The fourth church was blessed on August 21, 1853 and residents from the lower section of the village joined those atop the hill. The third church would be demolished in 1882 and its stones would serve as foundation for the fifth church.

By 1877, the fourth church showed signs of weakness and danger of collapsing. The deterioration of the church, built without architectural plans and supervision, forced the parishioners to choose between prohibitively expensive repairs or building of a new church. On Septembre 3, 1881, the parishioners petitioned the Bishop of the diocese for permission to build another church. By special decree dated September 24, 1881, the parish priest received permission from the Bishop to build the new church on the cemetery grounds. The fifth church would be built next to the fourth.

In April 1882, the Journal of Québec printed the request for bids for the construction of a stone church in Trois-Pistoles. Architect David Ouellet from Quebec was chosen. The preparation of the plans, in 1883, led to problems with diocesan authorities who wanted to have the plans revised in order to lower the costs but the architect justified his stand and the initial project would be carried out. The construction is commissioned to contractors Hubert Morin and Augustin Audet.

The church’s dimensions are 209 feet (63,7 m) long by 70 feet (21,3 m) wide by 40 feet (12,2 m) high. It is built entirely of stone and wood.

The cornerstone was laid on August 3, 1885. Permission was granted by the Bishop to celebrate a mass in the new church January 1st, 1888 even though some altar ornaments were still lacking. The church was blessed on June 28, 1888 by the first Bishop of Rimouski, Most Rev. Jean Langevin. On its centennial anniversary, the church was consecrated by Most. Rev. Gilles Ouellet, Bishop of Rimouski, on May 29, 1988.

The main belfry contains three bells weighing respectively 594, 1032 and 2015 pounds (269, 468, 914 kg). They were blessed by Most Rev. Jean Langevin on July 8, 1894. As for the chapel’s small belfry, located at the back of the church, it has two bells. One dated from 1807 and is from the second church; the other weighs 569 pounds (258 kg), dates from 1845, and is from the third church.

In 1897, when Canon Damase Morisset was named as parish priest, his first concern was to see to the completion of the church’s interior. Afraid of the dome falling in, he had it inspected by architects Berlinguet and Peachy as well as Canon Georges Bouillon. The problem was resolved by adding steel beams to the four pillars supporting the dome.

In 1898, he asked Canon Bouillon to prepare the plans and to elaborate on the decor for the finishing touches of the church’s interior. To his credit, Canon Bouillon was responsible for the interior decoration of the Notre-Dame Cathedral in Ottawa and the Notre-Dame Basilica in Montreal. But, because Canon Bouillon was not an accredited architect, the Churchwardens asked architect Joseph-Pierre Ouellet to sueprvise the plans. He made some minor modifications to the original plans in order to allow unity between the church’s interior and exterior. Finally, the plans were approved by Most Rev. André-Albert Blais, Bishop of Rimouski.

Contractor J. Hubert Morin from Trois-Pistoles, who worked on the church from 1882 to 1887, was commissioned to execute the interior work. The contract, which included the application of the gold leaf, amounted to $35,900; however the gold was not furnished by the contractor.

The interior decor with its columns, cornices, pilasters, friezes is purely Corinthian style. The ceiling is a semicircular arch, which was the current trend after the near disappearance, in the 1870s, of the “basket-handle” arch.

The church’s interior general appearance underwent a few changes in 1904 and in 1954. The Trois-Pistoles firm of Jean Belzile & Fils carried out the exterior repair works in 1953 and the interior repairs in 1954. The artwork done in 1954 included color determination, marbling, stain glass windows, and restoration of painting of the Stations of the Cross carried out by the firm “Arts Appliqués de Québec” under the direction of Italian artist-painter Mario Mauro. The cost of these works amounted to $48,500.

The fact that three architects worked on the church’s construction and decoration makes analysis difficult. The church is within the scope of the standard Neo-gothic style that was fashionable in those days. Its dimensions are colossal, with overlapping Corinthian, Byzantine and Neo-gothic styles.

The Organ

In 1905, Casavant Frères from St. Hyacinthe installed a 28-stop organ over two manuals and pedal at a cost of $4,000. The stoplist was designed by Gustave Gagnon, organist in Notre-Dame Basilica in Québec City. The installation of the organ marked the end of the works in the interior of the church.

In 1991, the organ was restored, at a cost of $83,000 by the Guilbault-Thérien organ building firm from St. Hyacinthe. At the same time, a new console was added in the south transept of the church where the choir is now located.

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Composition sonore / Stop List

Grand-Orgue

Récit
(expressif)

Montre16' Bourdon16'
Montre8' Bourdon8'
Flûte double8' Principal8'
Gambe8' Viole de gambe8'
Bourdon8' Voix céleste8'
Dulciane8' Mélodie8'
Prestant4' Flûte harmonique4'
Flûte harmonique4' Violon4'
Doublette2' Octave2'
MixtureIV CornetIII
Trompette8' Trompette8'
Clarinette8' Hautbois8'


Voix humaine8'


Tremblant



Pédale

Flûte16'
Bourdon16'
Flûte8'




Références:


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