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Casavant, Opus 425, 1910
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La paroisse
Connu à l'origine sous la dénomination de Lower Brompton, en regard d'Upper Brompton, le territoire reçoit son premier colon en 1797. Le canton de Windsor fut érigé par le gouverneur Prescott le 14 juillet 1802 et le premier colon, John Dearden, arriva vers 1817. La localité devient le village de Windsor Mills le 1er janvier 1876. Elle est située sur les bords de la rivière Saint-François, à 22 km (14 milles) au nord-ouest de Sherbrooke. Cette appellation évoque une ville du Berkshire anglais où l'on peut admirer le fameux château de Windsor, construit vers 1344 par Édouard le Conquérant et augmenté par Édouard III et ses successeurs. Ce château demeure l'une des résidences favorites de la famille royale anglaise.
Le 11 septembre 1852, le tronçon du service ferroviaire Montréal-Sherbrooke, opéré par la St. Lawrence & Atlantic Railway et passant par Windsor, débute ses opérations alors que la localité ne compte qu'une cinquantaine de familles; l'année suivante, ce tronçon atteindra Portland (Maine). Le curé de la paroisse Sainte-Bibiane de Richmond, l'abbé Luc Trahan, commence à desservir une mission à Windsor en 1860 suivi par Mgr Thomas Quinn en 1864 et par l'abbé Thomas Quinn, curé de Drummondville, en 1869. Ce dernier fit construire, en 1870, sur un lot de la famille Dearden, une chapelle dédiée à Saint-Philippe nommée ainsi en l'honneur de Philippe Maher, commerçant de bois et bienfaiteur insigne de la paroisse. Cette chapelle sera bénite le 23 octobre 1870 par Mgr Louis-François Laflèche, évêque de Trois-Rivières. Le 20 octobre 1875, avant que la paroisse ne soit érigée canoniquement, l'abbé Joseph-Elzéar Michaud arrive dans la paroisse et s'installe dans un presbytère récemment construit. Il quittera en 1878 et son successeur, l'abbé Patrick Dignan, donnera le véritable essor à la paroisse.
La paroisse est érigée canoniquement par Mgr Antoine Racine, évêque de Sherbrooke, le 23 août 1879. Le deuxième curé, l'abbé Patrick Dignan, fait construire, en 1892, l'église actuelle, selon les plans préparés par l'architecte Louis Caron père (1848-1917). Elle sera terminée en 1893 puis améliorée une première fois en 1894 puis de 1901 à 1903 par l'architecte Jean-Baptiste Verret (1867-1902). Elle sera bénite le 14 mars 1894 par Mgr Paul LaRocque, évêque de Sherbrooke et sera consacrée le 16 juin 1956 par Mgr Georges Cabana, évêque de Sherbrooke.
Au cours des dernières années, plusieurs paroisses se sont annexées à celle de Saint-Philippe de Windsor : Saint-Claude (1991), Saint-Gabriel-Lalemant (1993), Saint-Zacharie (1999), Saint-Grégoire (2000) et Saint-François-Xavier (2004).
L'édifice
En 1892, les syndics qui disposent d’un budget de 12 000 $ projettent de faire édifier une église de 40mètres (133 pieds) de longueur par 18 mètres (60 pieds) de largeur. Les plans sont préparés par l'architecte Louis Caron (père) dans le style néo-renaissance influencé par l'architecture victorienne et incluant des éléments classiques. La firme Caron et Fils, de Nicolet, obtient le contrat pour la somme de 15 200 $. Elle bâtit le temple et le dote de bancs et d’un autel. Les travaux commencent la même année sous la surveillance de Wenceslas Caron, frère de Louis (père), et se poursuivent avec Louis (fils) jusqu’à l’hiver 1893. À ce moment, la firme se retire du chantier pour cause de banqueroute. Les causes réelles de cette faillite demeurent énigmatiques néanmoins, elle fournit l'occasion à Jean-Baptiste Verret de faire ses premières preuves.
L'édifice de brique et pierre calcaire avec toit en ardoise prend la forme de la croix latine. Il se distingue des autres églises du Québec par ses briques dentelées sur les murs. Cet élément a été emprunté à l’architecture religieuse d’Irlande du Nord. La façade, conçue par Jean-Baptiste Verret, se compose d’une tour en ressaut et deux contreforts en forme de tourelles surmontées de clochetons. Les traits de la façade sont rehaussés de différentes façons : des moulures de pierre en plein cintre ponctuent les portails et les fenêtres; des encoignures de pierres de taille soutiennent tous les angles; la tour se divise en trois sections qui contiennent le portail central, une fenêtre trilobée (au centre) et un œil-de-bœuf (tout en haut). Pour couronner le tout, une chambre des cloches carrée, un tambour et une flèche octogonale forment l’ensemble du clocher qui double la hauteur du bâtiment.
De 1901 à 1903, la fabrique fait terminer les travaux de construction de l'église et confie les travaux à Jean-Baptiste Verret. Les modifications aux plans originaux consistent à démolir les petits transepts originaux et en construire des plus grands surmontés d’une coupole; à construire un chœur sur le modèle de l’église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End de Montréal; à construire une sacristie en forme d’ellipse ou de demi-cercle; à construire des tribunes pour ajouter à la capacité de l’église; à réaliser un retable style corinthien ou composite, mais blanc et or sur le modèle de celui du séminaire de Saint-Hyacinthe et d'y adosser un autel vers la sacristie; à construire, dans le choeur, des cloisons et des bancs; à construire et installer une balustrade du chœur avec des colonnettes de style ionique, très rapprochées; à construire une chaire et deux autels mineurs; et enfin, s'assurer que l’ensemble du décor intérieur soit blanc et or.
Avec tous ces changements, l’intérieur de l’église prend des dimensions imposantes. Les transepts, dont la hauteur rejoint celle de la voûte, prennent des allures de nefs latérales. Les tribunes superposées et le déambulatoire ajoutent une profondeur qui renforce cette impression de grandeur. Jean-Baptiste Verret conçoit un mobilier bien proportionné, évitant la surcharge du temple. Le retable très ajouré maintient l’effet de profondeur créé par le déambulatoire. Ce retable est composé d’une multitude de baldaquins aux fines colonnes, dont deux sont surmontés d’anges au flambeau. Ces derniers éclairent la statue de saint Philippe qu’abrite un magnifique baldaquin en forme de couronne. D’ailleurs, des couronnes auréolent les autels latéraux et l’abat-voix de la chaire, rappelant ainsi la suprématie de l’Église triomphante. La chaire et son abat-voix, de cerisier, furent sculptés par Joseph Villeneuve et un dénommé Roberge.
Le tout dernier travail sera la mise en place de la statue de saint Philippe sur le dôme extérieur de l'église. Cette statue serait l'oeuvre du sculpteur Louis Jobin (1845-1928).
L'église a été complètement restaurée durant les années 1980 en tenant compte des plans originaux. Elle a été identifiée comme « bien patrimonial » par le Ministère de la Culture du Québec. L'édifice a complètement été détruit par un incendie le 19 mais 2013.
L'orgue
L'orgue, qui n'a subi aucune modification au cours des ans, est en excellente condition. Il fut restauré par la firme Guilbault-Thérien.
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The parish
Known originally under the name of Lower Brompton, as compared to Upper Brompton, the territory received its first settler in 1797. The Windsor township was established by governor Prescott on July 14th, 1802 and the first settler, John Dearden, arrived by 1817. The locality became Windsor Mills Village on the January 1st, 1876. It is located on the banks of St. François River, 14 miles (22 km) northwest of Sherbrooke. This designation recalls a city in Berkshire (England) where the famous Windsor castle stands, built around 1344 by Edward the Conqueror and enlarged by Edward III and his successors. This castle remains one of the favourite residences of the English royal family.
On September 11th, 1852, the section of the Montréal-Sherbrooke rail service, operated by the St Lawrence and Atlantic Railway and going through Windsor, began its operations while the locality had only about fifty families; the following year, the rail service was extended to reach Portland (Maine). The St Bibiane church parist priest in Richmond, Father Luc Trahan, began to serve the Windsor mission in 1860 followed by Mgr Thomas Quinn in 1864 and by Father Thomas Quinn, parish priest in Drummondville, in 1869. The later built, in 1870 on a lot donated by the Dearden family, a chapel dedicated to St Philippe named after Philippe Maher, a wood dealer and a parish generous benefactor. This chapel was blessed on October 23rd, 1870 by Bishop Louis-François Laflèche, of Trois-Rivières. On October 20th, 1875, before the parish was canonically established, Father Joseph-Elzéar Michaud arrived in the parish and settled in a newly built presbytery. It left in 1878 and his successor, Father Patrick Dignan, became the parish's real founder.
The parish was canonically established by Bishop Antoine Racine, of Sherbrooke, on August 23rd, 1879. The construction of the actual church was set in motion, in 1892, by the second parish priest, Father Patrick Dignan, according to plans prepared by architect Louis Caron Sr (1848-1917). It will be completed in 1893 followed by a first improvement in 1894 and from 1901 till 1903 by architect Jean-Baptiste Verret (1867-1902). It was blessed on March 14th, 1894 by Bishop Paul LaRocque, of Sherbrooke and consecrated on June 16th, 1956 by Bishop Georges Cabana, of Sherbrooke.
Over the last years, several parishes merged with Windsor's St Philippe parish: St Claude (1991), St Gabriel-Lalemant (1993), St Zacharie (1999), St Grégoire (2000) and St François-Xavier (2004).
The building
In 1892, the trustees had a $12,000 budget to build a church that would be 133 feet (40 meters) long and 60 feet (18 meters) wide. Plans are prepared by architect Louis Caron Sr for a neo-revival style building with influences from Victorian architecture and including classic elements. The Caron et Fils firm, of Nicolet, was awarded the contract for $15,200. The firm built the temple and furnished it with prews and a main altar. Works began the same year under the supervision of Wenceslas Caron, brother of Louis Sr, and were pursued with Louis Jr until the winter of 1893. At that time, the contractor left the construction site due to bankruptcy. The genuuine reasons for this bankrupcy remained puzzling however, it provides opportunity for Jean-Baptiste Verret to show his talents.
The brick and limestone building with a slate roof is cruciform. It is different from other churches in Quebec for its pinked bricks on walls. This element was borrowed from the Northern Ireland religious architecture. The facade, designed by Jean-Baptiste Verret, is made up of a projected tower and two buttresses in the form of turrets topped by small steeples. The facade is enhanced in various ways: semicicular stony mouldings that punctuate the portals and the windows; freestones supporting all corners; the bell tower is divided into three sections which contain the central portal, a trefoiled window (in the centre) and an oculus (at the top). Above all this, a square room for bells, a tambour and an octagonal spire; the whole bell tower doubles the height of the building.
From 1901 till 1903, the construction of the church was completed and works were entrusted to Jean-Baptiste Verret. Modifications to original plans included: the demolition of the small original transepts and the construction of larger ones to be topped by a dome; the construction of a chancel just like the one in St Enfant-Jésus-du-Mile-End church, in Montreal; the construction of a sacristy in the form of an ellipse or semicircular; the construction of galleries in order to increase the church capacity; the construction a Corinthian or composite reredos, but in white and gold, similar to the one in St Hyacinthe Seminary and to install an altar against it towards the sacristy; the construction of pews and partitions in the chancel; the construction and the installation of a balustrade, with small close to each other ionic colums, between the chancel and the nave; the construction of a pulpit and two lateral altars; and finally, to make sure that the whole internal decoration is in white and gold.
With all these changes, the church interior took imposing dimensions. The transepts, whose height now meet the nave vault, can now be considered as lateral naves. The galleries and the ambulatory add a depth which reinforces the impression of greatness. Jean-Baptiste Verret provided well made proportional furnishings that do not overburden the temple. The openwork reredos upholds the depth effect created by the ambulatory. This reredos is composed of a multitude of baldachins with delicate columns, among which two are topped with angels holding torchlights. The latter ones light up the statue St Philippe housed in a crown like magnificent baldachin. What's more, crowns were installed over the lateral altars and abat-voix over the pulpit, reminding the dominance of the triumphant Church. The cherry-tree sculpted pulpit and its abat-voix were executed by Joseph Villeneuve and someone called Roberge.
The very last job was the installation of the statue of St Philippe on the outside cupola of the church. It is believed that this statue was the work of sculptor Louis Jobin (1845-1928).
The church was completely restored during the 1980s taking into account the original plans. It has been classified as a 'patrimonial asset' by the Quebec Ministry of Culture. The building has completely been destroyed by fire on May 19th, 2013.
The organ
The organ, which was not modified in any way over the years, is in excellent condition. It was restored by Guilbault-Thérien.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Bourdon | 16' | |
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Principal | 8' | Bourdon | 8' | |
| Mélodie | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Violon | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Doublette | 2' | Octavin | 2' | |
| Mixture | IV | Cornet | III | |
| Trompette | 8' | Hautbois | 8' | |
| Clarinette | 8' | |||
| Tremblant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Flûte (ext) | 16' |
| Bourdon (REC) | 16' |
| Flûte | 8' |