La cathédrale
L'histoire de la cathédrale d'Ely débute à la période saxone avec sa fondatrice, sainte Etheldrède ou Audrey selon le nom qui lui fut donné plus tard. Fille du roi anglo-saxon Anna d'Est-Anglie, elle est née en 630 à Exning près de Newmarket. Encore jeune, réalisant que Dieu l'appelle à la vie religieuse, elle fait le voeu de virginité perpétuelle. Pour des raisons politiques, elle a été forcée de se marier à deux reprises mais elle parvient à persuader ses époux de respecter son voeu. Ainsi, elle parvient à conserver sa virginité ce qui était hautement prisé au début de la chrétienté. Son premier époux, Tondberct, chef des Gyrviens du sud, lui fait don de l'île d'Ely. Son second époux, Eegrfrid, un prince northumbrien, relève Etheldreda de ses voeux de mariage. Elle s'enfuit dans l'île d'Ely où, en 673, elle fonde, sur le site actuel de la cathédrale, un double monastère pour religieuses et moines dont elle devient la première Abbesse. Elle meurt le 23 juin 679 d'une tumeur à la gorge et elle est inhumée dans les terrains du monastère. Le 17 octobre 695, son tombeau est ouvert et son corps est transporé dans une église saxonne. À la même date en 1107 et, par la suite, en 1253, son corps est déplacé dans des emplacements plus appropriés. L'historien Bede nous rapporte que son corps a été retrouvé bien préservé et que la tumeur était guérie. Le monastère propère pendant 200 ans jusqu'à ce qu'il soit complètement détruit par la Danois en 869.
Sous le règne d'Edgar et sous la direction de Dunstan, l'archevêque de Canterbury, une nouvelle église abbatiale et monastère sont consacrés par Aethelwold, évêque de Winchester, en 970, dans la foulée d'un renouveau monastique qui inclut aussi Peterborough et Ramsey. L'église abbatiale devient cathédrale en 1109 au moment de la création du diocèse d'Ely à partir de territoires appartenant auparavant au diocèse de Lincoln et ce, dans le cadre de la réforme normande de l'église d'Angleterre.
La construction de la cathédrale actuelle débute en 1083 par l'Abbé Siméon (1082-1094), sous le règne de William Ier, comme un exemple remarquable de l'architecture romane d'après celle de Winchester où il avait été précédemment prieur. Au cours des 100 ans qui suivirent, les travaux se continuent mais, tout au long de ceux-ci, de légers changements architecturaux sont apportés à l'architecture en commençant par les simples arcs ronds du transept de l'est et qui vont, à travers la nef de style traditionnel normand, vers l'extrémité ouest. Une fois à ce point, les exemples de style primitif anglais des fenêtres pointues apparaissent au sommet du transept sud-ouest. La transition vers le style gothique débute. L'ancienne église anglo-saxonne est démolie et quelques reliques, tels les restes de ses bienfaiteurs, sont transférées dans la cathédrale. La nef, longue de 13 travées et construite au début du XIIe siècle, est de style roman et typique des cathédrales et monastères anglo-normands. Les transepts, aussi construits très tôt et traversant la nef sous une tour centrale, sont les plus vieilles parties encore existantes de la cathédrale. La tour de l'ouest (65,5 mètres / 215 pieds) est construite entre 1174 et 1197 et est surmontée d'une flèche qui est ajoutée en 1230. Celle-ci fut enlevée lorsque l'étage supérieur de la tour a été construit vers la fin du XIVe siècle. Le style roman de la façade occidentale démontre qu'elle aussi a été construite au XIIe siècle avec une addition postérieure du porche de Galilée (1198-1215).
La cathédrale est construite de pierres provenant de Barnack, près de Stamford dans le Northamptonshire, avec des ornementations en marbre de Purbeck. La cathédrale est cruciforme avec l'autel placé à l'extrémité orientale. Lors que l'édifice est terminé en 1252, il possède une longueur totale de 163,7 mètres (537 pieds) avec une nef mesurant environ 75 mètres (246 pieds) et une voûte s'élevant à 22 mètres (72 pieds). La Chapelle de la Vierge (Lady Chapel), la plus grande de toute l'Angleterre (30,5 mètres/100 pieds de long par 14 mètres/46 pieds de large), est construite, en annexe au transept nord, entre 1321 et 1349 dans le style décoratif par Alan of Walsingham. Son toit, qui a une portée de 14 mètres (46 pieds), en fait la plus large voûte médiévale de pierre. L'autel est consacré en 1353 tandis que les verrières et la voûte sont complétées en 1375. Malheureusement, au temps de la Réforme, le charme original de la chapelle a été détruit: les verrières sont fracassées alors que les sculptures sont ruinées.
Lorsque la tour centrale s'effondre, le 22 février 1322, ne blessant personne mais détruisant le choeur, après avoir en place pendant plus de 200 ans, elle est remplacée avec une structure qui est unique dans l'architecture des cathédrales européennes: un grand octagone de pierre surmonté, dans son centre, par une lanterne de bois. Son créateur est un homme de vision, d'imagination, et d'habilité en génie bien au devant de son temps. Devant ce trou béant, Alan of Walsingham décide, plutôt que de restaurer la tour originale, d'opter pour un octagone révolutionnaire, le seule dôme existant de style gothique, qui sera construit de 1322 à 1328. D'abord, il construit huit énormes piliers de pierre à chaque coin. Ensuite, après avoir parcouru l'Angleterre à la recherche d'arbres de dimensions requises, il fait son choix sur huit chênes pesant chacun dix tonnes et, un fois débité, ile mesurent 19,2 mètres (63 pieds) de long. Ils doivent servir de supports de coin pour la lanterne. Celle-ci, une construction de bois en triangle, mesure 18,3 mètres (60 pieds) de haut et pèse un total de 400 tonnes. Le génie de Walsingham, de son maître menuisier, William Hurley, et de ses ouvriers fait que la structure complète repose sur les pilers de pierre par le simple fait d'une poussée perpendiculaire vers le bas. À la base des arches de l'octagone se trouvent les sommets de pierre sculptée des piliers impliqués dans la construction. Aujourd'hui, l'autel principal de célébration est placé au centre de l'octagone mais, au Moyen-Âge, cet espace était occupé par les stalles des moines.
Les six travées du choeur sont construites entre 1234 et 1252 en tant qu'extension du choeur original roman datant du XIe siècle et mesurant quatre travées. Après l'effondrement de la tour centrale en 1322, le choeur roman doit être reconstruit mais, parce que l'octagone est plus large que l'ancienne tour centrale, la nouvelle section possède seulement trois travées au lieu de quatre. L'architecture de cette nouvelle partie du choeur est similaire mais plus élaborée que celle du XIIIe siècle. De nouvelles stalles, conçues par William Hurley, chacune avec miséricorde, sont aussi installées.
Le transept nord-ouest s'effondre au cours du XVe siècle mais il ne sera jamais reconstruit ce qui laisse, à l'extérieur, une cicatrice toujours visible aujourd'hui. En 1539, au moment de la dissolution des monastères sous Henry VIII, la cathédrale subit quelques dommages mineurs sauf que le sanctuaire de Sainte-Etheldrède est détruit. La cathédrale est aussitôt rétablie en 1541 et Robert Steward, le dernier prieur du monastère, en devient le premier doyen.
Possiblement parce que le travail avait été complètement accompli au cours du XVIe siècle, il n'y eut que très peu de dommages à la cathédrale au cours de la guerre civile (1642-1651) mis à part la démolition du cloître et du chapitre. Ou peut-être est-ce le fait que Olivier Cromwell, qui vivait à Ely, fut récalcitrant à l'idée d'endommager la cathédrale et préféra plutôt la fermer pendant onze ans. Il l'utilisa comme écurie pour ses chevaux de cavalerie. Aucune trace permet de prouver que lui ou ses hommes causèrent quelque dommage à la structure ou au contenu de la cathédrale. Après la guerre civile, l'évêque Matthew Wren demanda à son neveu, Christopher Wren, de réaliser la splendide porte gothique qui orne la façade nord de la cathédrale.
Une première restauration majeure est exécutée en 1770-71, durant le terme de James Essex, qui consiste principalement à réaménager le choeur alors que le jubé est enlevé et que les stalles sont déménagées de l'octagone vers l'extrémité est du choeur. Le jubé, d'une hauteur de 4,4 mètres (14,5 pieds) et d'une largeur de 2,4 mètres (8 pieds), s'étendait d'une allée latérale à l'autre et marquait l'entrée du choeur. Un grand crucifix était placé sur le dessus du jubé et, du côté de la nef, il y avait un autel qui servait aux messes auxquelles la population locale assistait. Il contenait aussi un orgue et était utilisé en tant que chaire. Malgré tous les travaux de réparations et d'entretien qui étaient régulièrement exécutés, la cathédrale se détériorait et il était urgent qu'elle fasse l'object d'une restauration complète.
Avec l'arrivée du doyen George Peacock, en 1839, un second projet de restauration débute avec, comme architecte, Sir George Gilbert Scott qui sera responsable pour redonner de la couleur à l'intérieur de l'édifice. En 1847, le choeur fait l'objet d'un nouveau réaménagement: les stalles sont déplacées vers leur emplacement actuel, une grille de fer est élevée à l'entrée au choeur, et un nouveau plancher de marbre et de tuiles est installé. Des travaux sur la structure, incluant le renforcement de la tour ouest et la reconstruction de la lanterne sont aussi exécutés durant cette période. De 1858 à 1865, des panneaux de bois peints sont installés sur la voûte de la nef afin d'en cacher les poutres.
Certaines verrières, installées au cours de la seconde restauration, sont enlevées au cours du XXe siècle et remplacées et ce, suite à des changements dans les goûts architecturaux. Un troisième projet de restauration, le plus complet jamais réalisé, a commencé en 1986 et a été complété en 2000.
L'orgue
B>Orgue principal
Selon les archives, la cathédrale possédait, vers 1396, "trois paires d'orgues, deux pairs dans le choeur, et une paire dans la Chapelle de la Vierge (Lary Chapel)" ce qui veut dire que la cathédrale possédait trois orgues; le terme "paires d'orgues" était utilisé comme aujourd'hui on emploie le terme "une paire de soufflets". L'instrument était placé du côté sud de l'édifice depuis que l'octagone centrale est terminé suite à l'effondrement de la tour centrale. La tradition veut qu'un de ces instruments soit placé du côté nord du choeur qui est alors placé sous l'octagone et s'étend vers l'ouest dans la nef.
Il ne fait aucun doute que ces instruments aient pu être améliorés avec le temps. Finalement, ils deviennent des paires d'orgue dans un autre sens, ce qui veut dire qu'un deuxième clavier est ajouté avec sa tuyauterie formant ainsi un autre orgue placé dans un buffet derrière le banc de l'organiste d'où la nom "chair/choir". Lorsque les grands changements, trois quarts politiques, un quart religieux, frappent l'église d'Angleterre, l'orgue principal est déplacé vers le milieu du jubé, à la place du grand crucifix, mais seulement pour être enlevé, lui aussi, un siècle plus tard.
En 1685, les services du réputé facteur Renatus Harris sont requis pour construire un orgue qui sera installé sur le jubé. L'instument est placé dans des buffets de chêne décorés de sculptures dans les goûts de l'époque et surmontés de statues d'anges aux grandes trompettes dorées. En 1689, le facteur Gerard Smith effectue des réparations substantielles à la division "choir" pour lesquelles il est payé £130 et, en 1691-3, il construit une nouvelle division "great" au coût de £300. L'instrument possède alors 16 jeux et 27 rangs répartis sur 2 claviers de 54 notes. En 1705, l'instrument est nettoyé par Smith. En 1746, l'instrument est réparé et nettoyé par Turner qui ajoute un jeu de Trompette. En 1770, les facteurs John Byfield et Samuel Green effectuent des réparations et déplacent l'instrument vers l'extrémité est de la cathédrale.
En 1831, les facteurs Elliot & Hill reçoivent la commande pour un nouvel instrument qui sera logé dans les anciens buffets sur le jubé. L'instrument livré comporte 41 jeux et 48 rangs répartis sur 3 claviers manuels de 54 notes et un pédalier de 30 notes. Cet orgue est reconstruit et installé dans le buffet actuel, conçu par Sir George Gilbert Scott, dans le triforium nord du choeur, par William Hill & Sons en 1850 au moment où les anciens buffets et le jubé sont enlevés. Par après, William Hill & Sons procède à deux reconstructions: la première en 1867 et la seconde en 1885. Possédant les mêmes étendues au niveau des claviers, l'instrument possède alors 42 jeux et 49 rangs.
En 1908, les facteurs Harrison & Harrison construisent un tout nouvel orgue tout en incorporant une partie de l'ancienne tuyauterie. La presque totalité de l'orgue est installée dans le triforium nord du choeur alors que la console est placée sur une tribune de pierre placée derrière et au-dessus des stalles du choeur. L'instrument, de traction pneumatique tubulaire, possède alors 69 jeux et 86 rangs répartis sur quatre claviers manuels de 61 notes et un pédalier de 32 notes. En 1931, l'instrument est nettoyé et révisé alors qu'un nouveau système de vent est installé par Harrison & Harrison.
La restauration, réalisée en 1974-5, comprend quelques modifications à la structure sonore de l'instrument: une nouvelle division de "Positive" est ajoutée et placée dans la partie inférieure du buffet de Scott, le développement de la division de la pédale, la modernisation de la traction et de la console. Le nouveau devis est établi par Arthur Willis, organiste de la cathédrale, en consultation avec Cecil Clutton et les facteurs.
Les travaux de restauration à la structure de l'édifice, entrepris en 1999, dans les trois dernières travées nord du choeur exigent que l'orgue soit enlevé. Le doyen et le chapitre profitent de l'occasion pour demander aux facteurs Harrison & Harrison d'entreprendre une restauration complète de l'instrument de façon à augmenter sa versatilité et de réhausser son intégrité musicale. De 1999 à 2001 et au coût d'environ £400,000, l'instrument est nettoyé, réparé et rénové alors que certaines modifications sont apportées à la structure sonore par l'addition et le remplacement de certains jeux. En particulier, la tuyauterie du choeur des anches du Great, de la Cremona du Choir, et de la Vox Humana du Swell a été remplacée par une nouvelle dont le caractère rappelle le XIXe siècle anglais. La composition des mixtures a été révisée et la division Positive a été réharmonisée afin qu'elle puisse mieux s'incorporer au reste de l'instrument. Les mixtures tierces ont été ajoutées aux divisions de Great et de Swell. Les fonds ont été fournis par l'Ordre de Sainte-Etheldrède.
L'orgue de la Chapelle de la Vierge (Lady Chapel)
La chapelle possède un orgue construit par William Hill & Sons à une date indéterminée. C'est un instrument de 11 jeux et 11 rangs répartis sur 2 claviers manuels de 54 notes chacun et d'un pédalier de 29 notes.
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The Cathedral
The story of Ely Cathedral begins in Saxon Times with the life of its founder, St. Etheldreda or Audrey as she was later called. Daughter of Anna, Anglo-Saxon king of East Anglia, she is born in 630 at Exning near Newmarket. Still young, knowing that God calls her to the religious life, she makes the vow of perpetual virginity. For political reasons, she is forced to marry twice but she is able to persuade her husbands to respect the vow she made. Therefore, she is able to maintain her virginity which was highly prized in early Christian times. Her first husband, Tondberct, chief of the South Gyrvians, gives her the Island of Ely. Her second husband, Eegrfrid, a Northumbrian prince, releases Etheldreda from her marriage vows. She flees to the Isle of Ely where, in 673, she sets up a double monastery for monks and nuns on the site of the present Cathedral and is installed as the first Abbess. She dies on June 23, 679 of a throat tumour and is buried in the grounds of the monastery. On October 17, 695, her tomb is opened and her body is moved into the Saxon church. On the same date in 1107 and again in 1253, her body was moved into improved locations. The historian Bede tells us that her body was found to be well preserved with the tumour healed. The monastery flourishes for 200 years until it is completely destroyed by the Danes in 869.
In the reign of Edgar and under the direction of Dunstan, the Archbishop of Canterbury, a new Benedictine Abbey church and monastery are consecrated by Aethelwold, Bishop of Winchester, in 970, in a wave of monastic refoundations which also included Peterborough and Ramsey. It became a cathedral in 1109, after a new Diocese of Ely is created out of land taken from the Diocese of Lincoln as part of the Norman reforms of the English church.
The construction of the present cathedral is started in 1083 by Abbot Simeon (1082-1093), under William I, as a remarkable example of Romanesque architecture modelled on Winchester where had been prior. During the next 100 years as the Norman work continued, subtle changes in architecture can be seen starting with the simple round arches in the Eastern Transepts then developing down the classic Norman nave towards the west end. Once there, examples of the early English style of pointed windows can be seen at the top of the South-West Transept. The transition to the Gothic style begins. The Anglo-Saxon church is demolished, but some of its relics, such as the remains of its benefactors, are moved to the cathedral. The 13-bay nave, built in the early 12th century, is Romanesque and typical of Anglo–Norman cathedrals and monasteries. The main transepts are built early on, crossing the nave below a central tower, and are the oldest surviving part of the cathedral. The West Tower (215 feet / 65.5 meters) is built between 1174 and 1197 and topped with a spire added in 1230. The spire is removed in late 14th century when an upper stage is added to the top of the tower. The Romanesque style of the west front overall shows that it was built in the 12th century, with the later addition of the Galilee porch (1198-1215).
The cathedral is built from stone quarried from Barnack, near Stamford in Northamptonshire, with decorations in Purbeck Marble. The plan of the building is cruciform, with the altar at the east end. When completed in 1252, the total length of the building is 537 feet (163.7 meters) with the nave over 246 feet (75 meters) long ajd 72 feet (22 meters) high. Attached to the north transept is the Lady Chapel, the largest in England (100 feet/30.5 meters long by 46 feet/14 meters wide), built between 1321 and 1349 in the Decorated style, by Alan of Walsingham. Its 46-foot (14-meter) roof span gives it the widest medieval stone vault. The main altar is dedicated in 1353 while the great windows and the vault are completed in 1375. Unhappily the Reformation destroyed much of the chapel's original charm: the stained glass windows are smashed and the sculpture and carvings ruined.
On February 22, 1322, the central tower collapses injuring nobody but destroying the choir after standing for more than 200 years. It is replaced with a structure that is unique in European cathedral architecture: a great stone octagon topped with a wooden lantern rising from its centre. Its creator is a man of vision, imagination and engineering ability far ahead of his time. Faced with the gaping hole, Alan of Walsingham decides against restoring the original tower, opting instead for the revolutionary octagon, the only Gothic dome in existence, that will be built from 1322 to 1328. First, he builds eight massive pillars of stone at each corner. Then, after combing England for trees of the right size, he finally settles for eight oaks weighing ten tons each and trimmed to 63 feet (19.2 meters) in length. These are to be the corner posts of the lantern. The lantern tower itself, a construction of timber triangles, rises 60 feet (18.3 meters) and weighs a total of 400 tons. Such is the genius of Walsingham, his master carpenter, William Hurley, and his craftsmen that the entire structure rests on the stone pillars with a sheer perpendicular downward thrust. At the base of the octagon arches are the carved stone heads of those involved in its construction. Today the cathedral’s main altar stands under the centre of the octagon, but in the Middle Ages, this was where the monk’s choir stalls were.
The six eastern bays of the choir are built between 1234 and 1252 as an extension of the original 11th–century four–bay Romanesque choir. After the fall of the crossing tower in 1322, the Romanesque choir had to be rebuilt, but because the octagon is larger than the old crossing tower, the new section has only three bays, not four. The architecture of the new part of the choir is similar to, but more elaborate than, the 13th–century work. New choir stalls, designed by William Hurley, each with a misericord, are also installed.
The north-west transept collapsed in the 15th century and was never rebuilt, leaving a scar on the outside of that corner that can still be seen. In 1539, during Henry VIII's Dissolution of the Monasteries, the cathedral suffers only minor damage, but St Etheldreda's shrine is destroyed. The cathedral is soon refounded in 1541 and Robert Steward, the last Prior of the monastery, becomes the first Dean.
Perhaps because the job had been done so thoroughly in the 16th century, there was relatively little further damage to the cathedral during the Civil War (1642-1651), except for the demolition of the cloister and chapter house. Or perhaps Oliver Cromwell, who lived in Ely, was reluctant to see the building damaged and shut the cathedral for eleven years. He used it as a stable for his calvary horses. There is no evidence that he or his followers caused any deliberate damage to the structure or its contents. After the Civil War, Bishop Matthew Wren has his nephew, Christopher Wren, responsible for a rather splendid Gothic door on the north face of the cathedral.
A first major restoration takes place, in 1770-71, under James Essex, which includes the reordering of the choir when the pulpitum screen is removed, and the choir stalls moved out of the octagon to the far east end of the choir. The stone pulpitum, about 14.5 feet (4.4 meters) high and about 8 feet (2.4 meters) wide, was stretching all the way from one outer aisle wall to the other and marking the beginning of the choir. Above the screen stood the great rood, and on the nave side was an altar where masses for local lay people were said. It also held an organ and was used as a pulpit. While repairs and maintenance work are executed, the cathedral is generally decaying and in urgent need of thorough restoration.
With the arrival of Dean George Peacock, in 1839, a second restoration project begins with architect Sir George Gilbert Scott who will be responsible for bringing back much of the colour to the interior of the building. The choir is again reordered in 1847 when the choir stalls are moved to their present position, a new gilded iron screen is installed at the choir's entrance, and a new geometric marble and tile floor is layed. Structural work, including the reinforcement of the west tower and the rebuilding of the lantern, was also done at this time. From 1858 to 1865, painted, wooden panels are installed on the ceiling hiding the roof's beams.
Some of the stained glass, installed during the second restoration, is subsequently removed in the 20th century as architectural fashions change again. A third major restoration project, the most extensive to date, begins in 1986 and is completed in the year 2000.
The Organ
Main Organ
According to records, the cathedral possessed, by 1396, "three pairs of organs, two pairs in the choir, and one pair in the Lady Chapel" that is to say, that it possessed three organs; the term "a pair of organs" is being used merely as we now use the term "a pair of bellows". The instrument is erected on the south side of the building, then lately completed by the completion of the central octagon, the result of the fall of the middle tower. Tradition suggests that one of the organs was on the north side of the choir, which is then located under the octagon and extends westward for some distance in the nave.
No doubt that the pairs of organs are improved from time to time. Ultimately, they become pairs of organs in another sense, that is to say, a second manual is added commanding the pipes of a supplementary organ, loged in a case behind the seat of the player, and hence called the "chair/choir" organ. When the great change, three parts political, one part religious, falls upon the English church, the principal organ is moved to the middle of the rood loft, in place of the dethroned rood, but only to be swept away a century later.
In 1685, reputed builder Renatus Harris is commissionned to build an organ to be installed on the rood screen. The instrument is enclosed in cases of solid oak, enriched with bold carving in the taste of the period and surmounted by figures of angels reclining of the pediments and blowing long gilded trumpets. In 1689, organbuilder Gerard Smith executes substantial repairs to the chair organ, for which he charges £130, and in 1691-3, he builds a new great organ which was to cost £300. It is a 54-note 2-manual instrument with 16 stops and 27 ranks. In 1705, the instrument is cleaned by Smith. In 1746, the instrument is repaired and cleaned by Turner who also adds a Trumpet. In 1770, John Byfield and Samuel Green execute repairs and move the instrument to east end of the cathedral.
In 1831, organbuilders Elliot & Hill are commissioned to fit a new instrument into the old cases, which stand on the screen. The 3-manual (54 notes) and pedal (30 notes) instrument has 41 stops and 48 ranks. This organ is rebuilt, in the north choir triforium, by William Hill & Sons in 1850, when the old cases and choir screen are removed, and the present case, designed by Sir George Gilbert Scott, is installed. Afterwards, the instrument is rebuilt again by William Hill & Sons in 1867 and 1885. With the same compass, the instrument now has 42 stops and 49 ranks.
In 1908, Harrison and Harrison builds a virtually new organ, incorporating some of the old pipe work. Most of the organ is placed in the North choir triforium, with the console below, on the stone gallery behind the top of the choir stalls. The 4-manual (61 notes) and pedal (32 notes) instrument has 69 stops and 86 ranks and the action is tubular pneumatic. In 1931, the instrument is cleaned, overhauled, and a new blowing plant is installed by Harrison & Harrison.
The 1974-75 restoration includes some tonal changes, a new Positive division in the lower part of the Scott case, development of the Pedal Organ and modernization of the action and console. The new scheme is drawn up by the Cathedral Organist, Arthur Wills, in consultation with Cecil Clutton and the organ builders.
Restoration work, undertaken in 1999, on the fabric of the building of the last three bays of the north choir aisle means that the massive organ needs to be removed. The Dean and Chapter take this opportunity to commission Harrison & Harrison to carry out an extensive restoration programme in order to increase the versatility of the instrument and to enhance its musical integrity. From 1999 to 2001 and at the cost of about of £400,000, the instrument is cleaned, repaired and renovated while some total adjustements are made with the addition and the replacement of stops. In particular, the Great chorus reeds, the Choir Cromona and the Swell Vox Humana have been replaced with new ranks with a distinctly 19th-century English character. The mixtures have been redesigned and the Positive has bveen revoiced to integrate better with the remainder of the instrument. Tierce mixtures have been added to the Great and Swell. The funds were provided by the Order of St Etheldreda.
Lady Chapel Organ
The Chapel has an organ built by William Hill & Sons at an unspecified date. It is an 11-stop, 11-rank instrument over 2 manuals (54 notes) and pedal (29 notes).
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I. Positive |
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I. Choir |
| Chimney Flute | 8' |
|
Open Diapason | 8' |
| Principal | 4' |
|
Gedackt | 8' |
| Spitzflute | 4' |
|
Fiffaro | 8' |
| Nazard | 2 2/3' |
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Unda Maris | 8' |
| Blockflute | 2' |
|
Principal | 4' |
| Tierce | 1 3/5' |
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Flauto Traverso | 4' |
| Larigot | 1 1/3' |
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Fifteenth | 2' |
| Sharp Mixture 1' | IV |
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Flautino | 1' |
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Mixture 1 1/3' | III |
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1Cremona | 8' |
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Tremulant |
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II. Great |
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III. Swell (expressif / enclosed) |
| Sub Bourdon | 32' |
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Bourdon | 16' |
| Double Diapason | 16' |
|
Open Diapason | 8' |
| Bourdon (ext) | 16' |
|
Gedackt | 8' |
| Large Open Diapason | 8' |
|
Echo Gamba | 8' |
| Small Open Diapason | 8' |
|
Vox Angelica (TC) | 8' |
| Hohl Flute | 8' |
|
Principal | 4' |
| Salicional | 8' |
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Nason Flute | 4' |
| Quint | 5 1/3' |
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Fifteenth | 2' |
| Octave | 4' |
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1,4Echo Cornet | II |
| Principal | 4' |
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Mixture 2 2/3' | V |
| Wald Flute | 4' |
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Oboe | 8' |
| Double Tierce | 3 1/5' |
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1Vox Humana | 8' |
| Twelfth | 2 2/3' |
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Tremulant |
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| Fifteenth | 2' |
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Double Trumpet | 16' |
| 1,3Sesquialtera | III |
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Trumpet | 8' |
| Fourniture 2' | V |
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Clarion | 4' |
| Cymbale 1' | V |
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| 1Trombone | 16' |
|
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| 1Trumpet | 8' |
|
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| 1Clarion | 4' |
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IV. Solo (expressif / enclosed) |
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Pedal |
| Contra Viola | 16' |
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Double Open Wood (ext) | 32' |
| Viole d'orchestre | 8' |
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Sub Bourdon (GT) | 32' |
| Viole céleste | 8' |
|
Open Wood (ext) | 16' |
| Viole octaviante | 4' |
|
Open Diapason (GT) | 16' |
| Cornet de Violes | III |
|
Bourdon (ext) | 16' |
| Harmonic Flute | 8' |
|
Violone (Solo) | 16' |
| Concert Flute | 4' |
|
Principal | 8' |
| Clarinet | 16' |
|
Flute (ext) | 8' |
| Orchestral Hautboy | 8' |
|
Violoncelle (ext) | 8' |
| Cor anglais | 8' |
|
Fifteenth | 4' |
| Tremulant |
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Octave Flute (ext) | 4' |
| 2Tuba | 8' |
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Mixture 1 1/3' | IV |
| 1,2Orchestral Trumpet | 8' |
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Bombardon (ext) | 32' |
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Bombardon (ext) | 32' |
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Bombarde | 16' |
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Trumpet (ext) | 8' |
- Légende / Legend
| 1 |
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nouveau jeu / new stop |
| 2 |
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non expressif / unenclosed |
| 3 |
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remplace / replaces Cornet |
| 4 |
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remplace / replaces Sharp Mixture |
- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 61 notes (C-c4)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 32 notes (C-g1)
- Accouplements / Couplers:
- SW/POS, Solo/POS
- POS/GT, SW/GT, Solo/GT
- CH/SW, Solo/SW
- SW/Solo, Anches GT Reeds/Solo
- POS/PED, GT/PED, SW/PED, Solo/PED, Anches GT Reeds/PED
- SW 4; Solo 16, 8 muet/off, 4
- Système de combinaisons / Combination system:
- Partiels / Divisional: POS+CH 10, GT 8, SW 8, Solo 6, PED 8
- Généraux duplicatés au pédalier / Generals duplicated by foot pistons: 8
- Accouplement des combinaisons GT et PED / GT and PED combinations coupler
- Transfer des pistons PED à ceux du SW / PED to SW pistons
- Transfer des pistons SW aux généraux du pédalier / SW on GEN toe pistons
- Annulateur général et annulation pour le Positive / General and Positive Cancels
- Combinateur électronique / Electronic combinator:
- Pistons ajustables avec 8 partiels et 128 généraux / Adjustable pistons with 8 divisions and 128 general memories
- Séquencer/ Sequencer
- Pédale d'expression / Expression pedal: SW, Solo
- Transfer des claviers / Manuals exchange:
- Choir et/and Great
- CH sur/on SW
- Diapason: a1= 440
I. Great |
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II. Swell |
| Open Diapason | 8' |
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Open Diapason (TC) | 8' |
| Stopped Diapason | 8' |
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Hohl Flute | 8' |
| Dulciana (TC) | 8' |
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Gemshorn | 4' |
| Principal | 4' |
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Oboe | 8' |
| Flute (TC) | 4' |
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| Flautina | 2' |
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- Autres caractéristiques / Other details:
-
- Étendue des claviers / Manual compass: 54 notes (C-f3)
- Étendue du pédalier / Pedal compass: 29 notes (C-e1)
- Accouplements / Couplers:
- SW/GT, SW/PED, GT/PED
- Système d'alimentation manuel en vent / Manual wind blowing system
Enregistrements / Recordings:
- LAMMAS LAMM 168D (2004) Sounds of Arthur Wills (Robert Crowley)
- Regent REGCD 174 (2002) Reger, Karg-Elert, Liszt (Paul Trepte) English Cathedral Series # 6
- Hyperion Helios CD-55003 (1999) Music for Organ and Brass (Cambridge Co-operative Band, Arthur Wills)
- Meridian CD 84305 (1995) Full Stops (Arthur Wills)
- GAMUT GAMCD 530 (1992) Dupré: Organ Music (Jeremy Filsell)
- GAMUT GAMCD 524 (1991) 20th Century Organ Music (Jeremy Filsell)
- HERALD HAVP 145 (1991) Vierne, Widor, Tournemire (Jeremy Filsell
- PRIORY PRCD 246 (1986) Gillou, Widor, Willd (Arthur Wills) Great European Organs # 9
Références / References:
- Tatton-Brown, Tim The English Cathedral, London, New Holland, 2002, ISBN 1-84330-120-2
- Dickson, W.E. Early Organs in Ely Cathedral, The Organ, v 1, n 1, July 1921
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