| Description [Français / English] |
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En septembre 1826, le gouvernement britannique, dans le but de défendre sa colonie contre son seul ennemi, les États-Unis, qui avait envahi le Canada à deux reprises, soit en 1775 et en 1812, veut établir une nouvelle ligne de communication entre Montréal et Kingston et remplacer la ligne existante, exposée aux attaques le long du fleuve Saint-Laurent. On suggère à cette fin, l'aménagement des rivières Outaouais, Rideau et Cataracoui. Ce projet nécessite la construction d'un canal avec écluses pour passer d'une rivière à l'autre: c'est l'idée du canal Rideau qui, par la suite, est à l'origine de la fondation d'Ottawa. Cette construction, sous la direction du Colonel John By dure de 1826 à 1832. Elle attire, dans la région immédiate, plus de deux mille travailleurs et de nombreux commerçants. En moins d'un an, à l'entrée au canal, se trouve un noyau d'habitations qui prend le nom de «Bytown».
Dès 1827, un missionnaire, l'abbé Patrick Haran, célèbre la messe dans des maisons privées. Le 7 septembre 1828, un comité étudie les possibilités d'ériger une église pour accommoder l'élément catholique. Une demande est adressée au Colonel By pour l'obtention d'un terrain sur lequel une église, un presbytère et une école pourraient être construits. La demande est acceptée et un terrain est accordé dans la haute-ville mais cette église ne sera jamais construite car la majorité de la population catholique demeure dans la basse-ville et ils n'acceptent pas que l'église soit si éloignée. Le 4 octobre 1929, le missionnaire responsable, l'abbé Angus McDonell, adresse une nouvelle demande pour obtenir un emplacement dans la basse-ville. Le 1er mai 1831, un nouveau terrain est concédé pour un prix nominal et, en 1832, une petite chapelle en bois, dédiée à Saint Jacques, est érigée. La première messe y est célébrée au cours de l'été 1832 par l'abbé Murty Lalor. Un clocher est ajouté en 1833, et, pour répondre à l'accroissement du nombre de paroissiens, des tribunes sont ajoutées en 1836 par le menuisier Pierre Desloges. Déménagée de l'autre côté de la rue en 1842, elle brûle en 1846, l'année même de la bénédiction de l'église de pierre qui en tenait lieu et place.
En 1839, le curé Jean-François Cannon et ses marguillers projettent la construction d'une église de pierre pour remplacer la chapelle de bois qui menace ruine. D'après ce projet, le plan de la nouvelle église devait être copié sur celui de l'église St. Patrick, de Québec, construite en 1831 d'après les plans de l'architecte Thomas Baillargé. En réalité, les deux édifices sont très différents. L'édifice proposé sera de plan rectangulaire, sans transept et terminée avec un rond-point et mesurera 27,4 mètres (90 pieds) de longueur par 21,3 mètres (70 pieds) de longueur et 12,2 mètres (40 pieds) de hauteur. De plus, il possédera une nef centrale et deux nefs latérales surmontées de tribunes, une façade de style néo-classique avec deux tours carrées. L'édifice sera construit autour de la vieille chapelle de bois. La construction est autorisée par Mgr. Rémi Gaulin, évêque de Kingston, au cours de l'été 1840. Le contrat pour la maçonnerie est accordé le 11 février 1841 à Antoine Robillard. Le 25 octobre de la même année, la pierre angulaire est bénite par Mgr. Charles de Forbin-Janson, de Nancy et Toul (france) alors en visite au Canada.
Le fait que la construction se déroule autour de la chapelle de bois devint si embarrassant pour les ouvriers et le constructeur que le comité de construction recommande, le 20 mars 1842, que la chapelle de bois soit transportée sur un terrain de l'autre côté de la rue et ce, au plus tard pour le 1er juin. Le contrat à cet effet est signé le 9 mai avec John Perkins pour la somme de 100 louis. Après le départ de l'abbé Cannon le 4 juin 1842, des missionnaires se succèdent et ce n'est que le 22 novembre que l'abbé Patrick Phelan prend charge de la paroisse.
Sitôt installé, le curé Phelan considère que l'église de pierre en voie de construction ne pourra répondre adéquatement à l'accroissement rapide de la population. Il fait venir, de Montréal, le jésuite Félix Martin reconnu pour son éloquence et sa compétence en architecture religieuse. Toutefois, sa contribution se limite à réviser le plan initial de façon à donner à l'église une longueur totale de 42,4 mètres (139 pieds) et de donner à l'édifice un plan au sol strictement rectangulaire, sans abside ni sacristie adjacente. Entre temps, le curé Phelan est nommé évêque coadjuteur de Kingston le 20 février 1843 et sera sacré le 20 août suivant. Le 2 juin 1843, il fait approuver le projet par les marguillers. La nouvelle église, de 21,3 mètres (70 pieds) de largeur et 38,1 mètres (125 pieds) de longueur, représente la nef actuelle de la cathédrale.
Avec le départ du curé Phelan, Mgr. Ignace Bourget, évêque de Montréal, décide d'apporter un changement majeur dans les destinées de Bytown. Dans son esprit, la vallée de l'Outaouais devait être, avant longtemps, être érigée en diocèse et Bytown, comme future paroisse mère, ne pouvait plus se suffire de missionnaires de passage. Il devait lui assurer une administration stable que seule une communauté de religieux pouvait assurer et à qui on concéderait des droits et des privilèges semblables à ceux dont jouissaient déjà les Sulpiciens de Montréal. Il fit alors appel aux Oblats de Marie-Immaculée qui venaient de débarquer à Montréal. Le Père Adrien Telmon est nommé curé et, lorsqu'il arrive à Bytown à la fin de janvier 1844, les travaux de construction sont alors suspendus faute de ressources financières. En avril 1845, une nouvelle campagne de financement est lancée et la réussite fut si grande que les travaux purent reprendre le 24 mai 1845 et, le 25 juillet suivant, les murs ont enfin atteint leur hauteur. Au cours de 1845, le Père Telmon juge que les plans initiaux n'avaient pas de « sens commun » et qu'il lui fallait les refaire dans le style gothique. Celui-ci décide de transformer l'église, alors en construction, en faveur du style néo-gothique. Le contrat de menuiserie pour la charpente du toit est signé le 11 juillet 1845 avec l'entrepreneur Rolland Carrer. Interrompus durant l'hiver, les travaux reprennent au printemps 1846. Le 7 mai 1846, un contrat est signé avec l'entrepreneur Antoine Robillard pour achever le travail de maçonnerie de la façade lequel devra être terminé le 30 juillet 1847. Deux autres contrats, signés le 14 mai avec l'entrepreneur Alex McIntosh et le 10 juillet avec Joseph Charlebois, permettent de terminer les travaux de la toiture. L'église est bénite, le 15 août 1846, par Mgr. Patrick Phelan, évêque de Kingston. L'église est dédiée à Marie sous le vocable de l'Assomption.
Le 27 mai 1847, le pape Pie IX annonce la création du diocèse de Bytown et la nomination du Père Joseph-Eugène-Bruno Guigues (1847-1874) comme premier évêque. Le bref d'érection est daté du 25 juin 1847. Le 9 juillet suivant, un second bref confirmait la nomination du Père Guigues comme premier évêque du diocèse. Il sera sacré le 30 juillet 1848. la pauvre église de mission doit se métamorphoser prématurément en cathédrale, elle est encore inachevée; ses deux tours ne s'élèvent qu'à la hauteur de la toiture et, à l'intérieur tout reste à faire. En 1848, le Père Damase Dandurand devient curé, il restera en poste pendant près de 30 ans.
Au début de son mandat, Mgr. Guigues a d'autres priorités que le parachèvement de la cathédrale: école, hôpital, orphelinat et aussi le manque de ressources financières. Le curé Dandurand reprend lentement les travaux de parachèvement à commencer par des corrections au niveau des fenêtres latérales afin de transformer les deux rangées de fenêtres pour en faire de hautes fenêtres gothiques, du revêtement de la voûte et des murs. Les travaux d'intérieur étant jugés suffisamment avancés, Mgr. Guigues décide de faire consacrer sa cathédrale par Mgr. Cajetan Bedini, nonce apostolique au Brésil et de passage au Canada, le 4 septembre 1853. De plus, la dédicace officielle se fait sous le titre de l'Immaculée-Conception.
Le 1er janvier 1855, Bytown obtient sa charte de cité et, par la même occasion, prend le nom d'Ottawa et, le 31 décembre 1857, la ville était choisie comme capitale du pays par la reine Victoria. Le diocèse de Bytown prend officiellement le nom de diocèse d'Ottawa le 14 juin 1860.
En octobre 1858, le curé Dandurand complète la façade de la cathédrale en faisant élever les deux clochers à lanternes ajourées dont il a tracé les plans. Ce sont ces mêmes clochers qui couronnent la cathédrale aujourd'hui. Après ces travaux, le curé Dandurand laisse s'écouler quelques années avant d'entreprendre, en 1862, le troisième et dernier projet d'envergure: la construction d'une abside de style gothique, abside qui devait parachever l'architecture extérieure de la cathédrale et rendre possible par la suite, à l'intérieur, la réalisation du plus majestueux décor. Alors que le diocèse est aux prises avec de lourdes difficultés financières et que l'évêque remet toujours à plus tard la reprise des travaux, le curé Dandurand profite, à l'été 1862, du fait que Mgr. Guigues est en Europe pour faire abattre la grande muraille du fond de l'église et trace, à l'aide de l'architecte Victor Bourgeau, de Montréal, le plan d'un magnifique choeur et d'un sanctuaire de 19,2 mètres (63 pieds) de long par 12,2 mètres (40 pieds) de large pouvant bien se prêter aux cérémonies épiscopales. Il profite aussi de l'occasion pour creuser une crypte de surface égale. Cet agrandissement portait l'intérieur de l'église à une longueur totale de 55,8 mètres (183 pieds). Les travaux sont confiés à A. Rocque pour la maçonnerie, Jacob Fink pour le plâtrage et à William McKay pour la décoration. Devant la dette qui avait atteint un nouveau sommet, Mgr. Guiges, le 8 mai 1965, met fin, d'autorité, à tous les travaux et il maintiendra cette décision jusqu'à sa mort, le 8 février 1874. La seule exception est l'installation, au faîte du mur de la façade, le 7 septembre 1866, de la statue de la Vierge, exécutée par un artiste espagnol du nom de Cardona. Cette statue de bois, haute de 3 mètres (10 pieds), est recouverte de feuilles d'or.
Suite à la nomination du deuxième évêque d'Ottawa, Mgr. Joseph-Thomas Duhamel (1874-1909), le 1er septembre 1874, la cure passe alors au clergé séculier et le Père Duhamel quitte Ottawa le 16 mai 1875. Il est remplacé par l'abbé Georges Bouillon, ce prêtre-architecte qui réalisera la décoration intérieure de la cathédrale. Sa première intervention notable dans l'aménagement de la cathédrale date de 1877 où il est appelé à modifier les plans des tribunes, préparés par l'architecte George Bowes, de façon à permettre une meilleure vision vers le sanctuaire et la nef. Il réalise ensuite les plans de la chapelle funéraire, construite en 1877-8, dans la crypte à la mémoire de Mgr. Guigues. Ces travaux ont suffi pour que le nouvel évêque lui donne, en 1878, carte blanche pour réaliser le parachèvement de la cathédrale qu'il voulait être digne de la capitale nationale et servir de modèle pour le renouveau liturgique.
Une certaine prospérité contribue à l'essor que prend le diocèse. Les années de grande disette qu'avaient traversées les missionnaires oblats avaient pris fin. La ville d'Ottawa, avec ses nouveaux fonctionnaires, n'avait cessé de se développer et la population catholique, de s'accroître proportionnellement. Grâce à ce nouveau contexte, la construction de la cathédrale parvient à connaître finalement son heure de gloire au cours du dernier quart du XIXe siècle. L'ensemble ornemental du sanctuaire et de la nef a été réalisé, entre 1878 et 1885, par toute une équipe d'artisans et d'ornementistes/ébénistes/menuisiers/sculpteurs tels Flavien Rochon, Philippe Pariseau, et Olindo Gratton. Le sculpteur Philippe Hébert réalise, de 1879 à 1887, les quelque soixante sculptures qui ornent le sanctuaire. Le retable du maître autel mesure 16 mètres (52 pieds) de haut. Les rénovations et l’ornementation furent complétées en 1890.
Le 19 août 1879, la cathédrale est élevée au rang de basilique mineure par le pape Léon XIII et, le 8 juin 1886, la province ecclésiastique de Québec est subdivisée et Ottawa devient siège métropolitain. Mgr. Duhamel devient le premier archevêque d'Ottawa.
Les premiers vitraux qui ont été installés dans la cathédrale remontent à 1879. Réalisés par le maître-verrier anglais Harwood, ils sont composés de motifs géométriques peints en grisaille et rehaussés de légères touches de couleurs vives. Ils ont été remplacés en grande partie, de 1956 à 1961, par une série de 17 vitraux historiés, créés par le célèbre artiste Guido Nincheri, de Montréal, illustrant les mystères de la vie du Christ et de la Vierge Marie.
La sacristie actuelle a été construite en 1933 tandis qu'un carillon est installé dans les clochers en 1944. Afin de répondre aux nouvelles exigences liturgiques, un autel de célébration est installé, en 1965, au palier des stalles et la cuve de l'ancienne chaire devient un ambon placé dans le sanctuaire.
En 1978, la Commission de la capitale nationale et la Corporation de la ville d’Ottawa reconnaissaient officiellement monument d’intérêt historique la basilique-cathédrale Notre-Dame d’Ottawa. La cathédrale est, en effet, la plus ancienne église d’Ottawa encore debout. De 1999 à 2001, la cathédrale est fermée pendant que l’on y effectue des travaux de consolidation et de rénovation au coût de près de 10 millions$.
L’orgue
Le premier orgue a été inauguré le 7 mars 1850 par Damis Paul, organiste à la cathédrale de Montréal. L'orgue avait été partiellement installé en 1848 pour la cérémonie du sacre de Mgr. Guigues. Joseph Casavant y construisit, dans un buffet ultérieurement sculpté par Flavien Rochon en 1871, un instrument de 1,063 tuyaux répartis sur 18 jeux qui fut restauré par le facteur Louis Mitchell quelques années plus tard. L'instrument a été complètement reconstruit par ses fils en 1892. On y retrouve alors 52 jeux répartis sur trois claviers et pédale. L’instrument est entièrement électro-pneumatique et représentait un nouveau sommet pour la maison Casavant. Le corps principal de l’orgue est situé en tribune alors qu’un deuxième orgue, dit de chœur, et composé de 17 jeux sur trois claviers et pédale, est placé en tribune au-dessus du sanctuaire. Les deux orgues sont accessibles à partir de la console située à la tribune.
Cet orgue constitue l’un des trois instruments marquants dans l’histoire de la maison Casavant, les autres étant celui de Notre-Dame de Montréal (1890) et celui de la cathédrale de Saint-Hyacinthe (1885).
La console d’origine était attenante au buffet gauche. L’orgue était divisé, dès l’origine, pour faire valoir la magnifique verrière en façade. D’autres jeux furent ajoutés en 1917. Une deuxième console, plus moderne, fut installée probablement lors de l’importante réfection de 1940 et, en 1975, une révision de l’action électrique fut effectuée.
En 1999, la maison Guilbault-Thérien exécuta un relevage complet, remplaçant la deuxième console et ajoutant 7 jeux pour mieux équilibrer les plans sonores, tout en respectant l’esthétique résolument symphonique de l’instrument. Quant à l’orgue de chœur, il conserve son harmonisation d’origine.
In September 1826, in order to set up a defense line against his sole ennemy, the United States, who invaded Canada on two occasions, in 1775 and 1812, the British Government wants to create a new route between Montreal and Kingston and to replace the existing one, believed to be too vulnerable, along the St. Lawrence River. The proposed plan calls for the development of Outaouais, Rideau and Cataracoui rivers. The project requires the construction of a canal with locks in order to go from one river to the other one: the Rideau canal project who would lead to the foundation of Ottawa. This construction, under the leadership of Colonel John By, lasts from 1826 to 1832. More than two thousand workers and many merchants are attracted by the project. In less than one year, at the canal entrance, a small village takes place under the name of "Bytown".
In 1827, a missionnary, Rev. Parick Haran, celebrates mass in private homes. On September 7, 1828, a committee is set up to study the possibilities of building a church for the Catholic population. A request is sent to Colonel By in order to obtain a piece of land on which a church, a presbytery and a school could be built. The request is accepted and a piece of land is granted in the upper section of the town; the church will never be built because most of the Catholic population lives in the lower section of the town and they do not accept the fact the the church would be located so far from their homes. On October 4, 1829, the missionnary in charge, Rev. Angus McDonell, sends in a new request in order to be granted a piece of land in the lower section of the town. On May 1st, 1831, a new piece of land is granted at nominal price, and in 1832, a small wooden church, dedicated to St. James, is built. The first mass is celebrated during the summer of 1832 by Rev. Murty Lalor. A bell tower is added in 1833 and, on order to meet the increasing population, galleries are added in 1836 by woodworker Pierre Desloges. Moved on the other side of the street in 1842, the chapel will be destroyed by fire in 1846, the same year the new stone church is inaugurated.
In 1839, parish priest Jean-François Cannon and the churchwardens plan the construction of a stone church to replace the wooden chapel, in danger of collapsing. According to this plan, the new church's layout would be similar to St. Patrick's church, in Quebec City, built in 1831 upon plans prepared by architect Thomas Baillargé. In fact, the two buildings are very different. The proposed building would be in rectangular shape without transept and ending with an apse. It would be 90 feet (27.4 meters) long by 70 feet (21.3 meters) wide and 40 feet (12.2 meters) high. Furthermore, the building will have a central nave and two side aisles surmounted by galleries, a neo-Classical facade with two square towers. The building will be erected around the old wooden chapel. The construction is authorized by Bishop Rémi Gaulin, of Kingston, during the summer of 1840. The stonework contract is awarded to Antoine Robillard on February 11, 1841 and, on the following October 25, the cornerstone is blessed by Bishop Charles de Forbin-Janson, of Nancy and Toul (France), who was visiting Canada at the time.
The idea of building the new church around the old wooden chapel becomes so tricky for both the workers and the contractor that the construction committee recommands, on March 20, 1842, thet the wooden chapel be moved on a new piece of land located on the other side of the street by June 1st. The contract is awarded, for the amount of 100 louis, to John Perkins on May 9. Following Rev. Cannon's departure on June 4, 1842, missionnaries come and go until Rev. Patrick Phelan is appointed resident missionnary on November 22.
As soon as he is settled and all things considered, Rev. Phelan beleives that the stone church being built will not meet the fast population increase. He calls in, from Montreal, Jesuit Félix Martin known for his eloquence and his expertise in religious architecture. Nevertheless, his involvement in the project is limited to the revision of the original plan in order to extend the church to a total of 139 feet (42.4 meters) long and to give the building a perfect rectangular shape without apse or adjacent sacristy. Meanwhile, Rev. Phelan is appointed Coadjutor Bishop of Kingston on February 20, 1843 and will be consecrated next August 20. On june 2, 1843, the peoject is approved by the churchwardens. The new church, 125 feet (38.1 mètres) long by 70 feet (21.3 meters) wide, is equal to the cathedral's actual nave.
Following Rev. Phelan's departure, Bishop Ignace Bourget, of Montreal, decides to bring in a major change in Bytown's fate. In his mind, the Outaouais valley would become, in the near future, a diocese and Bytown, as the founding parish, would require more than travelling missionnaries. A stable administration was required and, according to him, only a religious community could do the job and to whom would be granted rights and privileges similar to the ones already granted to the Sulpicians in Montreal. He called in the Oblates of Mary Immaculate who just arrived in Montreal. Father Adrien Telmon is appointed parish priest and, when he arrives in Bytown at the end of January 1844, onstruction is suspended due to lack of financial resources. In April 1845, a new financial drive is set up and its success is so great that works could resume on May 24, 1845. By July 25 next, walls have finally reached their planned height. During the course of 1845, Father Telmon beleives that the original plans have no "common style" and that it is necessary to redraw them in the Gothic style. He then decided to modify the plans of the church, already under construction, to the Neo-Gothic style. The contract for the roof structure is signed on July 11, 1845 with contractor Rolland Carrer. Suspended during winter, works resume in the spring of 1846. On May 7, 1846, a contract is signed with contractor Antoine Robillard for the completion of the facade's stonework that must be completed by July 30, 1847. Two other contracts, signed on May 14 with contractor Alex McIntosh, and on July 10 with Joseph Charlebois, for the completion of the roof. The church is blessed on August 15, 1846 by Bishop Patrick Phelan, of Kingston. The church is dedicated to the Virgin Mary, under the patronage of the Assumption.
On May 27, 1847, Pope Pius IX announces the erection of the Bytown diocese and the appointment of Father Joseph-Eugène=Bruno Guigues (1847-1874) as first bishop. The erection decree is dated July 25, 1847. On July 8, a second decree confirms the appointment of Father Guigues as first bishop. He will be consecrated on July 30, 1848. The poor mission church is prematurely transformed into a cathedral while it is not even yet completed; its two towers reach only the roof's height, and all the interior is to be done. In 1848, Father Damase Dandurand is appointed parish priest, he will serve for the next 30 years.
Early in his episcopate, Bishop Guigues has other priorities than the completion of the cathedral: schhol, hospital, orphenage and also, the lack of financial resources. Parish priest Dandurand slowly resume completion works beginning with modifications to the lateral windows in order to substitute the two ranks of windows with high Gothic windows, and to the vault and wall coverings. With interior works sufficiently completed, Bishop Guigues decided to have his cathedral consecrated, on September 4, 1853, by Bishop Cajetan Bedini, Brazil's Apostolic Nuncio now visitiing Canada. Furthermore, the official patronage is modified to be the Immaculate Conception.
On January 1st, 1855, Bytown obtains its incorporation and, at the same time, takes the name of Ottawa. On December 31, 1857, the city is chosen to become the nation's capital by Queen Victoria. The diocese of Bytown officially becomes the diocese of Ottawa on June 14, 1860.
In October 1858, Father Dandurand completes the cathedral's facade by adding spires of his own design. These are still standing today. After these works, Father Dandurand waits a few years before tackling, in 1862, the third and last major project: the construction of a Gothic apse, apse that will complete the cathedral's exterior architecture and allow the achievement of a more majestic decor. While the diocese faces major financial difficulties and the bishop always postpone the resumption of the construction works, Father Dandurand takes advantage, in the summer of 1862, of Bishop Guigues being in Europe to demolish the cathedral's large end wall and conceives, with architect Victor Bourgeau, of Montreal, the plans of a magnificent 63 feet (19.2 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide chancel and sanctuary that would be perfectly suited for episcopal ceremonies. At the same time, he digs a crypt of the same dimensions. This addition being the total interior length of the building to 183 feet (55.8 meters). Stonework is commissionned to A. Rocque, plasterwork to Jacob Fink, and decoration to William McKay. Now facing a larger debt, Bishop Guigues orders, on May 8, 1865, to stop all construction works and this decision will be maintained until his death on February 8, 1874. The only exception is the installation on top of the facade's wall, on September 7, 1866, of a statue of the Virgin Mary, sculpted by Spanish artist Carbona. This wooden stature, 10 feet (3 meters) high, is covered with gold leaves.
Following the appointment of Ottawa's second bishop, Joseph-Thomas Duhamel (1874-1909), on September 1st, 1874, the fonction of parish priest is transferred to the secular clergy and Father Duhamel leaves Ottawa on May 16, 1875. He is replaced by Rev. Georges Bouillon, priest-architect who will design and supervise the cathedral's interior decoration. His first notable intervention takes place in 1877 when he is aked to modify the plans of the galleries, prepared by architect George Bowes, in such a way as to provide better vision into the sanctuary of the nave. He then prepares the plan for the funeral chapel, built in 1877-8, in the crypt in memory of Bishop Guigues. These works were enough to convince the new bishop to give him carte blanche, in 1878, to complete the cathedral's interior that would be worthy for the National Capital and also to be used as a model for the liturgical renewal.
A clear prosperity in the region contributes positively to the diocese's development. Years of great shortages the Oblates missionnaries have known are now over. The city of Ottawa, with its new public service, is growing and the Catholic population proportionnally increases. Thanks to this new environment, the construction of the cathedral reaches its peak in the last quarter of the 19th century. The decoration of the sanctuary and the nave is executed, between 1878 to 1885, by a team of craftsmen and carpenters/sculptors like Flavien Rochon, Philippe Pariseau and Olindon Gratton. Sculptor Philippe Hébert executed, from 1879 to 1887, the some 60 statues decorating the sanctuary. The reredos is 52 feet (16 meters) high. Renovations and decoration were completed in 1890.
On August 19, 1879, the cathedral is elevated to the status of minor basilica by Pope Leon XIII, and on June 8, 1886, the cathedral is elevated to the status of metropolitan church when Ottawa is established as an archdiocese and Bishop Duhamel becomes the first archbishop.
The first series of stained-glass windows are installed in the cathedral in 1879. Made by the English glassworker Harwood, these windows consist of geometrical motifs painted in grisaille and embellished by light touches of vivid colours. Most of them were replaced, between 1956 and 1961, by a series of 17 historiated windows, made by the famous artist Guido Nincheri, of Montreal, telling of the mysteries of Christ's life and that of the Virgin Mary.
The actual sacristy is built in 1933, and a carillon is installed in the bell towers in 1944. In order to meet new liturgical requirements, a celebration altar is installed, in 1965, at the stall level along with a new pulpit derived from the former pulpit.
In 1978, both the National Capital Commission and the City of Ottawa officially recognized the Notre Dame Basilica-Cathedral as an historic monument. The cathedral is indeed the oldest surviving church in Ottawa. From 1999 to 2001, the cathedral is closed while reinforcement and renovation works take place at the cost of $10 millions.
The Organ
The first organ is inaugurated on March 7, 1850 by Damis Paul, organist at Montreal's cathedral. The instrument had been partially installed in 1848 for Bishop Guigues' consecration. Joseph Casavant built an 18-stop instrument (1,063 pipes) and placed it in a case that was later sculpted by Flavien Rochon in 1871. The instrument was restored by organbuilder Louis Mitchell a few years later. Casavant’s sons completely reconstructed the organ in 1892. At that time, it is a 52-stop instrument over 3 manuals and pedal. The instrument used an electro-pneumatic action which represented a new summit for the Casavant firm. The main section of the organ is located in the rear gallery while a second organ, a 17-stop choir organ over 3 manuals and pedal, is located in a gallery over the sanctuary. Both organs are played from the console located in the rear gallery.
This instrument is one of the three outstanding instruments in the history of the Casavant firm, the others being the one in Notre Dame Basilica in Montréal (1890) and the one in St. Hyacinthe Cathedral (1885).
Originally the console was attached to the left organ case. From the very beginning, the organ case is divided into two sections in order to free the magnificent stained-glass window. New stops were added in 1917. A second console, more modern, was installed in 1940 when a major rebuilt was undertaken and, in 1975, a revision of the electric action was carried out.
In 1999, Guilbault-Thérien carried out a major renovation, replacing the second console, and adding 7 more stops in order to achieve a better balance amongst the divisions while respecting the symphonic aesthetics of the instrument. The chancel organ still retains its original composition and voicing.
Grand Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Quintaton | 16' | |
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Bourdon | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Viole de gambe | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Flûte harmonique | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Principal | 4' | |
| Flûte | 4' | Flûte harmonique | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Octavin | 2' | |
| Doublette | 2' | Cornet d'écho | V | |
| Mixture | V | Plein-jeu | IV | |
| Bombarde | 16' | Basson | 16' | |
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | Basson-hautbois | 8' | |
| Voix humaine | 8' | |||
| Trémolo | ||||
Positif |
Pédale |
|||
|---|---|---|---|---|
| Salicional | 8' | Flûte résultante | 32' | |
| Bourdon à cheminée | 8' | Flûte | 16' | |
| Prestant | 4' | Principal | 16' | |
| Flûte | 4' | Violon | 16' | |
| Nazard | 2 2/3' | Bourdon | 16' | |
| Flûte | 2' | Violoncelle | 8' | |
| Tierce | 1 3/5' | Principal | 8' | |
| Cymbale | IV | Flûte | 8' | |
| Clarinette | 8' | Bourdon | 8' | |
| Trémolo | Octave | 4' | ||
| Cor de nuit | 2' | |||
| Mixture | IV | |||
| Contre-bombarde | 32' | |||
| Bombarde | 16' | |||
| Basson (Récit) | 16' | |||
| Trompette | 8' | |||
| Clairon | 4' | |||
| Chalumeau | 4' | |||
Grand Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Mélodie | 8' | Bourdon | 8' | |
| Dulciane | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Prestant | 4' | Voix céleste | 8' | |
| Hautbois d'orchestre | 8' | Viole d'orchestre | 8' | |
| Musette | 8' | |||
| Trémolo | ||||
Positif |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Cor de nuit | 8' | Bourdon | 16' | |
| Éoline | 8' | Bourdon | 8' | |
| Vox angelica | 8' | |||
| Flûte d'amour | 4' | |||
| Carillon | ||||
| Trémolo | ||||