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Casavant, Opus 1554, 1937
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Historique
Drummondville est fondée par Frederick George Heriot, un jeune officier de l’armée britannique qui a participé à la guerre de 1812 au cours de laquelle les Américains ont tenté d’envahir le Canada. Commandant en second des Voltigeurs de Salaberry, Heriot s’est surtout distingué lors de la Bataille de Chrysler’s Farm (site actuel de Upper Canada Village). Il est promu lieutenant-colonel en 1813.
À la tête d’une cinquantaine de militaires démobilisés issus des régiments des Voltigeurs, de Watteville et des Meurons, Heriot, 29 ans, quitte le Fort William Henry (Sorel) pour remonter la rivière Saint-François et fonder Drummondville le 26 juillet 1815. Il est le distributeur officiel des terres du nouvel établissement aux seuls militaires démobilisés et émigrants britanniques. Ses efforts de colonisation sont soutenus par une vaste campagne de promotion orchestrée par le gouvernement britannique pour attirer d’éventuels émigrants dans le Haut et le Bas-Canada.
L'église
Sir Gordon Drummond, administrateur des Canadas en 1815, recommande de bâtir une église dans le nouvel établissement. Il suggère qu’un aumônier militaire soit envoyé du Fort William Henry pour y exercer son ministère et s’y fixer à demeure. En réponse à sa requête, Joseph Langley Mills, chapelain protestant, arrive le 14 mars 1816.
Jusqu’en 1832, le pasteur de l’église dessert les anglicans des cantons de Grantham, Wickham, Durham, Kingsey, Simpson, Wendover, Shipton et Melbourne, ainsi que des émigrants éparpillés dans les seigneuries de Courval, Rivière-David et Baie-du-Febvre. Il doit parcourir au-delà de 50 km (31 milles) à cheval, à pied, en canot… pour atteindre ses ouailles qui réclament les sacrements et sa prédication.
À l’automne 1817, le chapelain Jackson célèbre l’ouverture d'une première chapelle aménagée dans une baraque située sur la « Place d’armes ». Heriot et ses hommes avaient construit, dès leur arrivée, trois baraques (casernes) pour y déposer tous les objets de première nécessité (nourriture et outils) ainsi que les armes. De là, l’appellation « place d’armes » pour le secteur situé au sud de la ruelle Wood en bas de la rue Heriot. Comme il faut être pratique, la même baraque sert d’école, de tribunal de justice et de lieu de culte tant pour les anglicans que pour les catholiques. Heriot souhaite la poursuite de cette cohabitation, mais les évêques Jacob Mountain (anglican) et Joseph-Octave Plessis (catholique) exigent un bâtiment distinct pour les deux religions.
En 1821, Heriot cède aux protestants trois lots de 20 mètres (66 pieds) sur 40,2 mètres (132 pieds) dans la haute ville sur le site du cimetière actuel. Le 10 mai 1822, le gouverneur général, Lord Dalhousie, signe les lettres patentes établissant officiellement la paroisse anglicane St. George de Drummondville. Le 9 juillet 1822, le pasteur Samuel Simpson Wood informe l’évêque Mountain qu’on a élevé les fondations en pierre de l’église et que le terrain est nivelé. Ouvert au culte en 1822, le modeste temple est percé de quelques fenêtres et ses murs extérieurs sont recouverts de bois.
À sa visite de 1829, l’évêque Mountain reproche au pasteur Wood la rusticité de son église. Ses fenêtres sont carrées, il n’y a pas de clocher, le lambris n’est pas peint. En 1833, une tour clocher est élevée sur la façade ouest, dans laquelle une cloche, donnée par Heriot, est installée. La nef est meublée de 18 bancs, dont 10 sont loués alors que cinq longs bancs sont mis gratuitement à la disposition des paroissiens moins bien nantis.
Heriot souhaite que les deux temples, anglican et catholique, soient placés sous le vocable de Saint-Georges. Mgr Plessis ne l’entend pas ainsi et, au risque de fâcher Heriot, choisit saint Frédéric pour titulaire de la chapelle catholique.
L'édifice
En 1855, la décision est prise de construite un nouveau temps qui pourrait accommoder 180 personnes. À cette fin, Robert Nugent Watts (avant 1821-1867), député du comté de Drummond entre 1841 et 1851, cousin et héritier de Heriot décédé le 29 décembre 1843, donne le terrain qui est contigu au cimetière, côté sud. D’autres membres de la communauté fournissent des matériaux ou du temps.
Ce temple, d'inspiration néogothique et de type anglo normand, présente une nef de plan rectangulaire terminée par un choeur en saillie à chevet plat et est coiffé d'un toit aigu à deux versants droits. Il mesure 23 mètres (75,5 pieds) de long (choeur et nef excluant le narthex et le vestiaire) sur 7,2 mètres (23,6 pieds) de large (à l’intérieur des murs). Les murs s'élèvent à 5 mètres (16,4 pieds) à l’intérieur. La pierre angulaire de la précédente église est fixée le 10 juin 1855 sur le nouvel édifice donnant la fausse impression qu’il a été construit en 1822.
L'édifice est construit et l'intérieur est aménagé selon les principes énoncés par un groupe connu sous le nom d'ecclésiologistes qui, vers la fin de la première moitié du XIXe siècle, redessinent le lieu de culte anglican dans le style gothique des XIIIe et XIVe siècles qu'ils considèrent comme le style par excellence. Ces principes ont paru dans le Canadian Ecclesiastical Gazette en 1851.
Dans la nuit du 4 mai 1863, un incendie détruit l’église n’épargnant que ses murs de pierre et deux vitraux. L’épreuve est d’autant plus lourde qu’il n’y a pas de pasteur en poste au moment de l’incendie puisque le pasteur George McLeod Ross est décédé quelques mois auparavant. De plus, la dette contractée en 1855 pour la construction de l’église n’est pas encore éteinte. Un comité formé de laïques est mis sur pied pour parer aux urgences.
Une toiture en bardeaux de cèdre est déposée sur les murs calcinés de pierre puis une tour clocher, qui sert également de portique, est accolée. Une porte en bois de chêne massif est installée de même que la cloche au clocher. Les deux vitraux qui ont résisté aux flammes font l'objet d'une restauration et une verrière du chevet et des vitraux de facture simple pour les ouvertures de la nef sont achetés de la firme John C. Spence & Sons, de Montréal. L’église restaurée est consacrée en 1867 par l’évêque James W. Williams.
Durant les années 1880, les membres de la communauté anglicane sont plus nombreux et plus riches. Fort de ces nouvelles ressources, un presbytère est construit et d’importants travaux sont entrepris pour rendre l’église d’abord confortable et plus noble à certains égards, soit : l'installation d'un système de chauffage adéquat, le rejointement de la maçonnerie, une toiture en tuiles d'ardoise, un lambris de frêne sur les murs intérieurs ainsi qu'un nouvel autel en bois de chêne surmonté d'un petit retable.
L’activité économique régionale reprend dans les années 1920, alors que de grandes usines de textile s’implantent attirées par l’énergie électrique produite par les centrales des chutes Lord et Hemming, respectivement en activité en 1919 et en 1926. Les anglicans recrutent des fidèles parmi les nouveaux arrivants, des professionnels, des cadres, des ouvriers spécialisés, dont certains proviennent d’Angleterre même. L’entretien des bâtiments et du terrain est en grande partie assumé par la firme Canadian Celanese. La communauté anglicane comprend quelque 600 paroissiens.
Le 22 juin 1922, l’évêque Lennox Williams, de Québec, préside une impressionnante cérémonie pour souligner le 100e anniversaire de fondation de la paroisse. D'importants travaux sont réalisés en vue de cet événement : l'installation de nouveaux luminaires à l'intérieur et l'ajout d'une chaire et d'un lutrin en bois de chêne sculpté ainsi que des embellissements extérieurs.
En 1950, une sacristie en appentis est accolée au choeur. Le renouveau liturgique des années 1960 exige le déplacement de l’autel vers le centre du choeur afin que le prêtre soit face aux fidèles durant le service. Seul le tombeau de l’autel est conservé alors que la table de communion s’étend dorénavant sur toute la largeur du choeur.
À compter de 1950, la région ressent fortement la crise qui sévit dans l’ensemble des filatures et des entreprises de tissage canadiennes. Des anglicans issus du personnel-cadre et intermédiaire des grandes manufactures quittent Drummondville.
Le 1er janvier 1972, la communauté de St. George se joint à celle de St. James (Durham Sud) et de Holy Trinity (Kirkdale) pour former la grande paroisse St. Francis of Assisi. Le patronyme est alors choisi en raison de la présence de la rivière Saint-François ou de ses tributaires dans les trois paroisses.
En 1991, des Drummondvillois fondent le Comité de préservation de l’église anglicane St. George aux fins de restaurer et de conserver ce lieu historique pour la postérité. La première phase des travaux est réalisée en 1998 alors que l'enveloppe du bâtiment est restaurée : l’ensemble des murs de pierre de l’église et de la tour est jointoyé à neuf. Quant à la deuxième phase, réalisée en 2000, elle a permis de remplacer le bardeau d'asphalte du toit par de la tuile d'ardoise.
Cet édifice, le plus ancien édifice institutionnel de la municipalité, est cité immeuble patrimonial par la ville de Drummondville le 7 décembre 1998.
L'orgue
La décision est prise en 1937 de se procurer un orgue auprès de la firme Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe. Un don anonyme de 2 000 $ est reçu pour en couvrir le coût. Pour permettre son iinstallation, la chaire est éloignée du choeur pour dégager l’espace nécessaire.
Il s'agit d'un orgue unifié entièrement expressif spécifiquement destiné à l'accompagnement de la liturgie.
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History
Drummondville was founded by Frederick George Heriot, a young British army officer who participated in the War of 1812 in which the Americans had tried to invade Canada. Officer of the Voltigeurs de Salaberry, Heriot especially distinguished himself at the battle of Chrysler’s Farm (current site of Upper Canada Village). He was promoted to Lieutenant-Colonel in 1813.
Leading 50 demobilized soldiers from the Voltigeurs, Wattevile and Meurons regiments, Heriot, 29 years old, left Fort William Henry (Sorel) to go up the St. Francis River and founded Drummondville on July 26th, 1815. He was the official land distributor to demilitarized British soldiers and immigrants. His colonization efforts were supported by a large promotional campaign led by the British Government to attract potential immigrants to Upper and Lower Canada.
The Church
Sir Gordon Drummond, administrator of the Canadas in 1815, recommended the construction of a church in the new settlement and suggested that a military chaplain be sent from Fort William Henry to exercise his ministry and establish a permanent residence. His request is accepted because Joseph Langley Mills, Protestant Chaplain arrived on March 14th, 1816.
Until 1832 the pastor served Anglicans in the Grantham, Wickham, Durham, Kingsey, Simpson, Wendover, Shipton and Melbourne townships, as well as immigrants scattered in the Courval, Rivière-Davis and Baie-du-Febvre seigneuries. He had to travel over 31 miles (50 km) on horseback, on foot, by canoe… to reach his flock who are claiming the sacraments and his preaching.
In the fall of 1817, chaplain Jackson inaugurated a chapel set up in a barrack located on the « Place d’armes ». Heriot and his men built, upon their arrival, three barracks to store all the necessities (food and tools) as well as their weapons. Hence the name « Place d’armes » for the area south of Wood Lane down Heriot Street. As it must be practical, the same barracks served as a school, Court of Justice and place of worship for both Anglicans and Catholics. Heriot wished to continue this cohabitation, but Anglican Bishop Jacob Mountain and Catholic Bishop Joseph-Octave Plessis requested separate buildings for the two religions.
In 1821, Heriot donated three 66-foot (20-meter) by 132-foot (40.2-meter) lots to the Protestants in the upper town on the actual cemetery site. On May 10th, 1822, Governor General Lord Dalhousie signed the letters patent formally establishing the St. George Anglican Parish of Drummondville. On July 9th, 1822, Reverend Samuel Simpson Wood informed Bishop Mountain that the stone foundation had been raised and the land had been leveled. Opened for worship in 1822, the modest church was pierced with a few windows and its exterior walls were covered in wood.
During his visit in 1829, Bishop Mountain criticized Reverend Wood for the harshness of his church. Its windows were square, there was no bell tower and the paneling was unpainted. In 1833, a bell tower was erected on the west facade, in which a bell, donated by Heriot, was suspended. The nave was furnished with 18 pews, of which 10 were rented while five long pews were freely available to less fortunate parishioners.
Heriot wished that both churches, Anglican and Catholic, be dedicated to St. George. Bishop Plessis did not agree and, at the risk of angering Heriot, selected St. Frederic for the Catholic church.
The Building
In 1855, it was decided to build a new church that could accommodate 180 persons. For this project, Robert Nugent Watts (before 2821-1867), member of the Legislative Assembly for the Drummond County between 1841 and 1851, cousin and Heriot’s heir who died on December 29th, 1843, donated the land adjacent to the cemetery, on the south side. Other members of the community provided materials or time.
This neo-Gothic Anglo-Norman styled double-pitch-roof building includes a rectangular nave with a protruding chancel and a flat apse. It measures 75.5 feet (23 meters) long (choir and nave) by 23.6 feet (7 meters) wide (interior of the walls) excluding the narthex and the vestry. In the interior, walls are 16.4 feet (5 meters) high. The cornerstone from the previous church was laid on June 10th, 1855, on the new building giving the false impression that that it was built in 1822.
The church was built and the interior was furnished according to the principles set up by the ecclesiologists who, towards the end of the first half of the 19th century, redrew the face of Anglican worship in the gothic style of the 13th and 14th centuries which they consider as the most appropriate style. A guide was published in the Canadian Ecclesiastical Gazette in 1851.
During the night of May 4th, 1863, a fire destroyed the church sparing only its stone walls and two stained glass windows. The event was all the more severe as there was no minister in position at the time of the fire. On top of that, the debt incurred in 1855 for the construction of the church had not yet been eliminated. A committee of lay people was set up to deal with the emergencies.
A cedar shingle roof was installed over the charred stone walls, and a bell tower serving as narthex, was built. A solid oak door was installed and the bell was suspended. The two stained glass windows that survived were restored and the stained glass window for the sanctuary as well as simple glass windows for the openings in the nave were purchased from the John C. Spence & Sons firm, of Montreal. The restored church was dedicated in 1867 by Bishop James W. Williams.
On June 22nd, 1922, Bishop Lennox Williams, of Québec, presided over an impressive ceremony to mark the 100th anniversary of the founding of the parish. Major works were carried out for the occasion: new lighting fixtures were installed, an oak pulpit and a lectern were added to the furniture in the nave, and exterior landscaping works.
In 1950, a half-span-roof sacristy was added to the chancel. In the 1960s, the liturgical renewal required the relocation of the altar towards the center of the sanctuary so that the minister faces the congregation during the service. Only the base of the altar was preserved while the communion table now runs the entire width of the sanctuary.
From the 1950s, the region was seriously impacted by the crisis faced by all companies in the Canadian textile industry. However, Anglicans, from senior and middle management levels in the large manufacturing firms, left Drummondville.
On January 1st, 1972, St. George's community joined St. James (South Durham) and Holy Trinity (Kirkdale) congregations to form the Greater Parish of St. Francis of Assisi. The name was chosen because of the presence of the St. Francis River in all three parishes.
In 1991, a group of citizens formed the St. George’s Anglican Church Preservation Committee with the purpose of restoring and preserving this historic site for posterity. In Phase 1, in the church exterior was completely restored: the stone walls and the bell tower were repointed. Initiated in 2000, phase 2 included the replacement of the roof asphalt shingles by slate tiles.
This building, the oldest institutional building in the city, was classified by the City of Drummondville as a « historic monument » on December 7th, 1998.
The Organ
In 1937, it was decided to purchase an organ from Casavant Frères, of St. Hyacinthe. A $2,000 anonymous gift was received to cover the cost. Its installation required to move the pulpit a little away from the chancel.
It is a completely enclosed unified instrument mainly designed to accompany liturgical singing.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| 1Bourdon | 16' | 1Double Dulciana | 16' | |
| Open Diapason | 8' | Viola da gamba | 8' | |
| Viola da gamba | 8' | Rohr Flute | 8' | |
| Rohr Flute | 8' | Dulciana | 8' | |
| Dulciana | 8' | Violina | 4' | |
| Octave | 4' | Lieblich Flute | 4' | |
| Twelfth | 2 2/3' | Dulcet | 4' | |
| Piccolo | 2' | Nazard | 2 2/3' | |
| Fifteenth | 2' | |||
| Tierce | 1 3/5' | |||
| Oboe | 8' | |||
| Tremulant | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon (ext) | 16' |
| Octave | 8' |
| Cello | 8' |
| Stopped Flute | 8' |
| Quinte | 5 1/3' |
| Super Octave | 4' |
| Viola | 4' |
| Dulcet | 4' |
| Flute | 4' |
| 1 | À partir du deuxième DO / From tenor C |