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Edward Lyle, 1878 / Juget-Sinclair, 2000
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La Patrie est une municipalité située à 60 km à l'est de la ville de Sherbrooke et à 18 km de la frontière américaine. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté (MRC) du Haut-Saint-François en Estrie.
Son territoire comprend une partie du canton de Ditton qui a été proclamé en 1803. Une municipalité de cantons unis regroupant Newport, Ditton, Chesham, Clinton et Auckland est constituée le 1er juillet 1855. En 1862, les trois-quarts des lots non concédés du canton de Ditton s'ouvrent à la colonisation.
La Patrie est fondée pour la colonisation en vertu de l'Acte de Rapatriement du 23 février 1875. Cette loi avait pour but but de rapatrier une partie des 400,000 Canadiens-français émigrés aux États-Unis. Le 15 avril 1875, le premier convoi de colons arrive dans Ditton. Jérôme-Adolphe Chicoyne, agent de colonisation, responsable des rapatriés, y accueille 16 familles. Le 16 avril 1875, le village compte 308 habitants et l'année suivante, 969 habitants, plus de 300 maisons et 4 000 acres de terre sont défrichés. Le 3 mai 1875 la population choisit le nom de La Patrie, la première colonie de rapatriement canadienne française.
Le 1er juin 1902, la canton de Ditton se sépare de la municipalité de cantons unis. Le 4 janvier 1941, la municipalité du village de La Patrie est constitué en détachement de celle du canton de Ditton. Le 24 décembre 1997, les municipalités de Ditton et de La Patrie se regroupent sous le nom de cette dernière.
L'église
De 1868 à 1875, un missionnaire, l'abbé Pierre-Edmond Gendreau qui agit à titre de premier curé de Cookshire, dessert régulièrement le canton de Ditton. Une première messe est célébrée dans le canton le 30 septembre 1870 dans la demeure de Herbert French. En 1871, une mission est établie dans la région et une chapelle, dédiée à saint Pierre pour rappeler le souvenir de l'abbé Gendreau, est érigée. La première messe est célébrée le 8 octobre 1873 par l'abbé Gendreau.
Le 4 juin 1875, la mission est érigée en paroisse et l'abbé Victor Chartier est nommé en tant que premier curé. Il arrive le 5 décembre 1875. L'érection canonique date du 29 janvier 1878. La construction d'une église est alors entreprise et bénite le 13 décembre 1881 par Mgr Antoine Racine, évêque de Sherbrooke.
Le 6 août 1907, Mgr Paul LaRocque, de Sherbrooke, bénit la pierre angulaire de la nouvelle église érigée par la firme Paquet et Godbout, de Saint-Hyacinthe, selon les plans des architectes Wilfrid J. Grégoire et Louis-Napoléon Audet. L'édifice est ouvert au culte le 17 septembre 1908.
L'édifice prend la forme d'une croix latine avec bas-côtés, choeur en saillie, et une abside en hémicycle. L'architecture extérieure est inspirée des lignes romanes (ouvertures en arc plein cintre). Les trois fenêtres à arc plein cintre de la partie supérieure de la façade reprennent la même formation que les trois portails. Le haut de la tour est percé d'un oeil-de-boeuf. Ce plan de la façade est repris presque intégralement pour d'autres églises de la région. Par ailleurs, l'originalité du clocher de l'église réside dans la superposition des deux chambres des cloches.
À l'intérieur, la voûte, de plâtre, est en arc plein cintre. La décoration néoclassique sobre comprend : les colonnes aux chapiteaux corinthiens, les chérubins qui surmontent les arcs, les consoles qui supportent l'entablement classique. La nef est éclairée par des oculi logés dans des arcs pleints cintre. La chaire, toujours en place, est une oeuvre fabriquée vers 1910 par Michel Jeté.
À l'automne 1985, les paroissiens assistent à la mise en place du regroupement de six paroisses de la région. Le 3 juin 1990, Mgr Jean-Marie Fortier, de Sherbrooke, consacre l'église qui sera complètement rénovée en 1994. Le 1er novembre 2001, huit paroisses de la région, dont celle de Saint-Pierre, sont dissoutes et intégrées dans la nouvelle paroisse Saint-Joseph-des-Monts.
L’imposante église n’est pas chauffée l’hiver depuis plusieurs années, sauf lors d'occasions spéciales comme Noël et Pâques. Sous la nef de 600 places, il y a un vide sanitaire d’environ un mètre auquel on n’accède qu’une ou deux fois par année pour se rendre au réservoir d'huile. À cause de l’humidité, de l’absence de lumière et de la mauvaise circulation d’air, des spores de mérule pleureuse sont découvertes en 2017. Les experts insistent sur l’urgence d’agir, mais le coût dépasse de beaucoup la capacité de la paroisse. Un appel aux bénévoles est lancé. Un premier groupe délimite la zone infectée et se débarrasse des matériaux touchés. C'est à ce moment, qu'est née l'idée d'excaver le sous-sol pour éventuellement en faire une salle et ce, sur un horizon projetée de trois ou quatre ans. En quelques mois, le sous-sol est creusé jusqu’à 8 pieds de terre sous l’église, 35 piliers sont renforcés et le système électrique est refait. Une annexe accueille la fournaise à la biomasse dont les tuyaux ont été coulés à même le nouveau plancher de béton. Dorénavant, l'église sera chauffer d'octobre à mai. Grâce aux bénévoles, tout le travail a été réalisé en quelques mois.
L'orgue
Cet instrument, unique au Québec, a été construit à Toronto en 1878. Il a d'abord séjourné pendant 35 ans dans une église à Halifax, en Nouvelle-Écosse, avant d'être transporté, en 1913, par train jusqu'à Scotstown puis par des voitures attelées à des chevaux jusqu'au village de La Patrie. Ce magnifique instrument, qui avait beaucoup souffert des outrages du temps, a été restauré pour le plus grand plaisir des mélomanes et des amoureux du patrimoine.
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La Patrie (Fatherland) is a municipality located in 37 miles (60 km) east of Sherbrooke and 11 miles (18 km) from the American border. It is part of the Haut-Saint-François County regional municipality (MRC) in the Eastern Townships.
Its territory includes part of the Ditton district which was proclaimed in 1803. An united districts municipality regrouping Newport, Ditton, Chesham, Clinton and Auckland was establiched on July 1st, 1855. In 1862, three-quarters of unassigned lots in the Ditton district were open to settlement.
La Patrie was founded for settlement in accordance with the February 23rd, 1875 Repatriation Act. This law was aimed to repatriate part of the 400,000 French Canadians who emigrated to the United States. On April 15th, 1875, the a first group of settlers arrived in Ditton. Jérôme-Adolphe Chicoyne, colonization agent responsible for repatriating, received 16 families. On April 16th, 1875, the village numbered 308 residents and the following year, 969 residents, more than 300 houses and 4 000 acres of land were cleared. On May 3rd, 1875, the population choosed the name La Patrie, the first French Canadian repatriation settlement.
On 1st, 1902, the Ditton district left the united districts municipality. On January 4th, 1941, the La Prairie village municipality was established in estrangement from the Ditton district municipality. On December 24th, 1997, the Ditton and La Patrie municipalities merged under the name La Patrie.
The Church
From 1868 till 1875, a missionary, Fr Pierre-Edmonnd Gendreau who acted as first parish priest in Cookshire, regularly served the Ditton district. A first mass was celebrated in the district on September 30th, 1870, in Herbert French's residence. In 1871, a mission was established in the region and a chapel, dedicated to St. Pierre to honor the memory of Fr Gendreau, was built. The first mass was celebrated on October 8th, 1873 by Fr Gendreau.
On June 4th, 1875, the mission was established as a parish and Fr Victor Chartier was sppointed as first parish priest. He arrives on December 5th, 1875. The canonical erection took place on January 29th, 1878. The construction of a church was then undertaken and the building was blessed on December 13th, 1881, by Bishop Antoine Racine, of Sherbrooke.
On August 6th, 1907, Bishop Paul LaRocque, of Sherbrooke, blessed the cornerstone of the new church to be build by the Paquet et Godbout firm, of St. Hyacinthe, according to plans prepared by architects Wilfrid J. Grégoire and Louis-Napoléon Audet. The building was open to worship on September 17th, 1908.
The building uses a latine cross floor plan with side aisles, a protruding chancel, and a semicircular apse. The exterior architecture is inspired by the Romanesque style (openings with semicircular archways). The three semicircular windows in the upper section of the facade match the three portals. An oeil-de-boeuf windows is present in the top section of the tower. This facade layout has been duplicated in other churches in the region. Moreover, the spire is unusual because it contains two levels for the bells.
Inside, the plaster vault is semicircular. The sober neo-Classic decor includes: pillars with Corinthian chapiters, cherubs located above the archways, consoles supporting the Classic entablature. The nave is lighted by oculi located in the semicircular archways. The pulpit, still in place, was executed around 1910 by Michel Jeté.
In autumn 1985, the parishioners witnessed the grouping of six parishes in the region. On June 3rd, 1990, Bishop Jean-Marie Fortier, of Sherbrooke, consecrated the church which will be completely renovated in 1994. On the November 1st, 2001, eight parishes in the region, including St. Pierre, were dissolved and merged into the single new St. Joseph-des-Monts parish.
For several years, the imposing church is not heated in the winter, except for special occasions such as Christmas and Easter. Under the 600-seat nave, there is a 3-foot (1-meter)crawl space used once or twice a year to reach the heating reservoir. Because of humidity, absence of light and poor air circulation, spores of dry rot were discovered in 2017. The experts stressed the emergency to act, but the estimated costs far exceeded the parish financial means. An call for volunteers was launched. A first group delimited the contaminated area and got rid of the infected materials. It wass at that time, that the idea of excavating the basement to be used as a parish hall came to light. Thie project could come true over a three or four years span. In a few months months, the basement was dug up to 8 feet under the church, 35 pillars were reinforced and the electrical system was renewed. An annex received the biomass furnace whose pipes were cast in the new concrete floor. Hereafter, the church will be heated up from October till May. Thanks to the volunteers, all the works were carried out in only a few months.
The Organ
This instrument, unique in Quebec, was built in Toronto in 1878. For the first 35 years, it was located in a church in Halifax (Nova Scotia) before being moved, in 1913, by train up to Scotstown and then by horse carriages up to the village. This magnificent instrument, who had sufferred from wear and tear, was restored to the great pleasure of music lovers and those concerned with the protection of cultural heritage.
Great |
Swell |
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|---|---|---|---|---|
| Open Diapason | 8' | Diapason Bass | 8' | |
| Stopped Diapason Bass | 8' | Violin Diapason | 8' | |
| Clarabella | 8' | Viol di Gamba | 8' | |
| Dulciana | 8' | Stopped Diapason Treble | 8' | |
| Harmonic Flute | 4' | Octave | 4' | |
| Principal | 4' | Oboe | 8' | |
| Fifteenth | 2' | Tremolo | ||
| Trumpet | 8' | |||
Pedal |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' |