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Historique
La ville de La Tuque est située à 167 km (103 milles) au nord de Trois-Rivières et est la deuxième plus grande municipalité du Québec en superficie (28 422 km2 / 10 974 milles carrés, dont 3 316 km2 / 1280 milles carrés en eau) après la municipalité de la Baie-James (335 818 km2 / 129 660 milles carrés).
L'origine du toponyme « La Tuque » date du début du XIXe siècle. La présence d'une montagne en forme de tuque près de la ville lui a donné son nom. Elle s'élève à environ 245 mètres (804 pieds). À l’époque où les trappeurs et traiteurs de la Nouvelle-France sillonnaient la rivière Saint-Maurice et la rivière Bostonnais, elle était le repère le plus reconnu du secteur.
En 1651, le premier missionnaire, le jésuite Jacques Buteux, arrive dans la région habitée par les Amérindiens atikamekw. Vers la fin du XVIIIe siècle, alors que ceux-ci sont en guerre contre les Iroquois et sont victimes des épidémies de variole, ils seront presque anéantis.
En 1837, Mgr Joseph Signay, archevêque de Québec, demande à l'abbé Sévère-Nicolas Dumoulin, alors curé à Yamachiche, d'entreprendre l'évangélisation de la région. Il sera remplacé, en 1844, par les Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée. Vers 1850, la colonisation Euroquébécoise de la Haute-Mauricie débute vraiment grâce à l’exploitation forestière, l'arrivée du chemin de fer et à la construction d'une usine de pâtes et papiers.
Le territoire commence à prendre une forme légale en 1909 et devient une ville le 24 mars 1911.
L'église
Après une visite officielle qu'il effectue en 1907 afin de s'assurer de l'avancement de la construction d'une église, l'abbé Eugène Corbeil (1877-1939), alors curé à l'Ascension, décide de revenir au mois de février 1908 pour fonder la paroisse et devenir le premier curé résident. Le vocable de la paroisse, Saint-Zéphirin, honore vraisemblablement Mgr Narcisse-Zéphirin Lorrain (1842-1915), vicaire apostolique du Pontiac, puis évêque du diocèse de Pembroke, qui avait visité La Tuque en 1882 et qui a donné à la paroisse son premier curé.
Lors de sa fondation, en 1908, la paroisse faisait partie du diocèse de Pembrooke. Le 21 septembre 1908, la région du Témiscamingue est érigée en vicariat apostolique qui devint diocèse le 31 décembre 1915 puis renommé Timmins le 10 décembre 1938. En août 1939, la paroisse passe au diocèse de Trois-Rivières.
La première messe est célébrée dans la maison d'Étienne Allard. Rapidement, le curé Corbeil s'occupe activement de la construction de la première église et du presbytère. L'église en bois est construite sur un terrain situé au coin des rues Saint-Joseph et Saint-Antoine. L'édifice, inauguré le 1er novembre 1908, est béni officiellement le 13 décembre suivant par Mgr Élie-Anicet Latulipe, vicaire apostolique du Témiscamingue. La paroisse est érigée canoniquement le 3 février 1912.
Comme le nombre de paroissiens augmente considérablement, la décision est prise de construire une nouvelle église. Le projet est accepté par l'évêque et la fabrique est autorisée à emprunter 300 000 $. En 1921, le bâtiment, qui devint une école, est déplacé, au coût de 10 491 $, au coin des rues Saint-Antoine et Saint-Georges pour permettre la construction d'un lieu de culte plus grand à l'emplacement de la première église. Ce bâtiment est vendu en décembre 1949 et détruit, car jugé insalubre et dangereux.
Les plans et devis, préparés par l'architecte Héliodore (Heldwige/Heldège) Laberge (1883-1956), de Québec, sont approuvés par Mgr Louis Rhéaume, successeur de Mgr Latulipe, en septembre 1930. L'église en pierre mesure 61 mètres (201 pieds) de longueur sur 29 mètres (95 pieds) de largeur avec une voûte s'élevant à 16 mètres (53 pieds). Le clocher a une hauteur de 59 mètres (195 pieds). Sa structure est acier, sa finition extérieure en pierre bosselée de Rivière-à-Pierre tandis que la finition intérieure est de marbre et plâtre peint. Elle peut accueillir 1 200 personnes. L'édifice est inauguré en 1931 et est béni par Mgr Louis Rhéaume.
La réalisation du décor intérieur est entreprise en 1944. L'artiste Albert Gilles (1895-1979), originaire de Paris, réalise plusieurs oeuvres en cuivre repoussé, dont les trois portes à double vantail. Celles-ci sont installées à l'intérieur du portique en 1949 et représentent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. En 1946, la décision est prise de doter l'église de verrières. Celles-ci fabriquées à Paris par la maison Maumejean, sont installées par Albert Gilles sur une période de 14 ans, de 1948 à 1962.
En 1957, un groupe de paroissiens offre un carillon de cinq cloches à la fabrique. Le clocher de l'église ne pouvant pas supporter le poids du carillon, une nouvelle tour-clocher doit donc être érigée. L'architecte Jean-Louis Caron (1913-1983) est alors embauché pour modifier la façade de l'église. Une tour-clocher, un baptistère et un portail sont érigés en 1958 par l'entrepreneur J. Onésime Dallaire et la firme de maçons Laurent Paquin et Fils.
En mai 1961, un incendie endommage l'intérieur de l'église et nécessite une rénovation complète. Les travaux débutent le 10 août 1962 sous la supervision de l'architecte Henry Simard, de Québec. La restauration du décor intérieur est confiée à Albert Gilles.
En 1990, la restauration des bancs, des cuivres et des fenêtres est réalisée. Suivra une importante rénovation de l'extérieur, du toit, ses pierres et du clocher.
En 2001, la paroisse fusionne avec d'autres paroisses du Haut-Saint-Maurice et adopte le vocable de Saint-Martin-de-Tours.
L'orgue
Vers 1915, pour remplacer un harmonium, un premier orgue est acheté de la Compagnie d'orgues canadiennes Limitée. Il s'agit d'un orgue de sept jeux installé à l'avant de l'église de bois. Cet orgue existe toujours à l'église Notre-Dame-de-la-Garde à Québec.
En 1947, le curé, l'abbé Louis Caron, et les marguilliers décident d'acquérir un orgue de la firme Casanvant Frères au coût de 16 500 $. L'opus 1868 est doté de 39 jeux répartis sur trois claviers et pédalier et comprenant un orgue d'écho de six jeux.
à la suite de l'incendie de 1961, l'orgue s'avère inutilisable et un instrument électronique doté de puissants haut-parleurs est loué. Entre temps, à la suggestion de l'organiste Louis Dubé, le curé Louis Caron commence à penser sérieusement à l'achat d'un deuxième orgue. Louis Dubé élabore le devis de cet instrument avec l'abbé Antoine Bouchard, Marius Cayouette et Lawrence Phelps, chef harmoniste de la maison Casavant. Le 16 janvier 1962, cette firme obtient le contrat de construction, au coût de 59 500 $, d'un instrument de style néo-classique français qui devait être installé pour Pâques 1963. Vu les travaux de rénovation qui s'effectuaient à l'intérieur de l'église, l'installation est retardée et l'inauguration aura lieu, par l'abbé Antoine Bouchard, le 4 mai 1964.
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History
The city of La Tuque is located 103 miles (167 km) north of Trois-Rivières and is the second largest municipality in Quebec as far as the area is concerned (10,974 sq. miles / 28,422 sq.km of which 1,280 sq. miles / 3,316 sq.km is water) right behind the James Bay municipality (129,660 sq. miles / 335,818 sq.km).
The origin of the « La Tuque » toponym dates from the beginning of the 19th century. The presence of an 804-foot (245-meter) mountain shaped like a tuque (knit cap) gave its name to the city. When New France trappers and fur traders went up and down the St. Maurice and Bostonnais rivers, it was the most notable landmark in the area.
In 1651, the first missionary, Jesuit Jacques Buteux, arrived in the region occupied by Amerindian Atikamekw. By the end of the 18th century, they were at war against the Iroquois and were victims of variola epidemics. They will be almost annihilated.
In 1837, Archbishop Joseph Signay, of Quebec, asked Fr Sévère-Nicolas Dumoulin, then parish priest in Yamachiche, to undertake the evangelization of the region. He will be replaced in 1844 by the missionaries Oblates of Mary Immaculate. By 1850, the settling in the Haute-Mauricie region really started thanks to the forest industry development, the arrival of the railway and in the construction of a pulp and paper mill.
The territory began its civic organization in 1909 and became a city on March 24th, 1911.
The Church
After an official visit he made in 1907 to inquire about the construction of a church, Fr Eugène Corbeil (1877-1939), then parish priest in L'Ascension, decided to come back in February 1908 to establish the parish and to become the first resident parish priest. Dedicated to St. Zéphirin, probably to honor Bishop Narcisse-Zéphirin Lorrain (1842-1915), apostolic vicar of the Pontiac, then bishop of Pembroke, who had visited La Tuque in 1882 and who appointed the first parish priest.
When established, in 1908, the parish was part of the diocese of Pembrooke. On September 21st, 1908, the Temiscamingue region was established as an apostolic vicariate which became a diocese on December 31st, 1915, then renamed Timmins on December 10th, 1938. In August 1939, the parish was transferred to the diocese of Trois-Rivières.
The first mass was celebrated in Étienne Allard's home. Rapidly, Fr Corbeil was active in the construction of the first church and the presbytery. The wooden church was built on a piece of land located on the corner of St. Joseph and St. Antoine streets. The building was inaugurated on November 1st, 1908, and officially blessed on the following December 13th by Bishop Élie-Anicet Latulipe, apostolic vicar of the Témiscamingue region. The parish was canonically established on February 3rd, 1912.
As the number of parishioners rapidly increased, it was decided to build a new church. The project was approved by the bishop and the parish was authorized to borrow $300,000. In 1921, the existing church building, which became a school, was moved, at the cost of $10,491, on the corner of St. Antoine and St. Georges streets to allow the construction of a larger building on the site of the first church. This building was sold in December 1949 and destroyed because it was considered unhealthy and dangerous.
The design and plans for the new church, prepared by architect Héliodore (Heldwige/Heldège) Laberge (1883-1956), of Quebec City, were approved by Bishop Louis Rhéaume, Bishop Latulipe's successor, in September 1930. The stone church is 201 feet (61 meters) long by 95 feet (29 meters) wide with a vault rising at 53 feet (16 meters). The bell tower is 195 feet (59 meters) high. The structure is made of steel, the exterior stone comes from Rivière-à-Pierre while the interior is made of marble and painted plaster. It can accommodate 1,200 persons. The building was inaugurated in 1931 and blessed by Bishop Louis Rhéaume.
The interior decor was undertaken in 1944. Parisian artist Albert Gilles (1895-1979) executed several wrought copper pieces, among which the three double doors. These were installed inside the narthex in 1949 and are decorated with scenes from the Ancient and the New Testaments. In 1946, it was decided to install stained glass windows. Executed in Paris by the Maumejean firm, they were installed by Albert Gilles over a period of 14 years, from 1948 till 1962.
In 1957, a group of parishioners donated a five-bell carillon to the parish. As the weight of the bells could be supported by the existing bell tower, a new one had to be built. Architect Jean-Louis Caron (1913-1983) was then entrusted to modify the church facade. A bell tower, a baptistry and a portal were erected in 1958 by contractor J. Onésime Dallaire and the bricklaying firm of Laurent Paquin & Fils.
In May 1961, a complete interior restoration was carried out following a fire. Works started on August 10th, 1962, under the supervision of architect Henri Simard, of Quebec City. The restoration of the interior decor was entrusted to Albert Gilles.
In 1990, restoration works included the pews, the copper pieces and the windows followed by the exterrior, the roof and the bell tower.
In 2001, the parish merged with other parishes in the Haut-Saint-Maurice region to set up the St. Martin-de-Tours parish.
The Organ
By 1915 to replace a reed organ, a first pipe organ was purchased from the Canadian Organs Company. It was a 7-stop organ installed at the front of the wooden church. This organ is extant in Notre-Dame-de-la-Garde church in Quebec City.
In 1947, the parish priest, Fr Louis Caron, and the churchwardens decided to purchase an organ from Casavant Frères at the cost of $16,500. Opus 1868 had 39 stops over three manuals and pedal and had a 6-stop echo organ.
Following the 1961 fire, the organ was unplayable and an electronic instrument with powerful loudspeakers was rented. Meanwhile, at organist Louis Dubé's suggestion, parish priest Louis Caron began to think about the purchase of a new organ. Louis Dubé worked on the design of this instrument along with Fr Antoine Bouchard, Marius Cayouette and Lawrence Phelps, Casavant's tonal director. On January 16th, 1962, Casavant was awarded a contract at the cost of $59,500, for a French neoclassical style instrument which must be installed for Easter 1963. Due to renovation works going on inside the church, the installation was postponed and the instrument was inaugurated, by Fr Antoine Bouchard, on May 4th, 1964.
II. Grand-Orgue |
III. Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Quintaton | 16' | Principal étroit | 8' | |
| Montre | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Gemshorn | 8' | Flûte à cheminée | 8' | |
| Octave | 4' | Octave | 4' | |
| Flûte à cheminée | 4' | Flûte conique | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Octavin | 2' | |
| Doublette | 2' | Cornet 8' | V | |
| Fourniture 1 1/3' | IV | Plein Jeu 2' | IV | |
| Cymbale 2/3' | IV | Cymbale 1' | IV | |
| Bombarde | 16' | Basson | 16' | |
| Trompette | 8' | Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | Clairon | 4' | |
| Tremolo | ||||
I. Positif |
Pédale |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 8' | Contrebasse | 16' | |
| Principal | 8' | Soubasse | 16' | |
| Flûte à fuseau | 4' | Quintaton | 16' | |
| Nazard | 2 2/3' | Octavebasse | 8' | |
| Doublette | 2' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à bec | 2' | Basse de chorale | 4' | |
| Tierce | 1 3/5' | Flûte ouverte | 4' | |
| Larigot | 1 1/3' | Flûte des bois | 2' | |
| Sifflet | 1' | Fourniture 2 2/3' | VI | |
| Fourniture 1' | IV | Bombarde | 16' | |
| Cymbale 1/2' | IV | Trompette | 8' | |
| Cromorne | 8' | Clairon | 4' | |
| Chalumeau | 4' | Chalumeau | 4' | |