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Providence 1964 / Guilbault-Thérien 1993 / Lévesque-Roussin 2007
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La paroisse Saint-Albert-le Grand a été fondée en juin 1946 par le cardinal Jean-Marie Rodrigue Villeneuve (1883-1947), archevêque (1931-1947) de Québec. Les premières célébrations liturgiques ont lieu dans l'école Saint-Albert, utilisée comme église temporaire et comme presbytère.
La fabrique obtient de la Ville de Québec un vaste terrain, compris entre la rue des Saules et la rue des Peupliers et, le 8 juillet 1946, les marguilliers choisissent l'architecte Joseph-Siméon Bergeron (1878-1955) pour préparer les plans de la future église. Il est convenu que l'architecte soumettra les plans et devis complets d'un soubassement et les plans généraux de l'église. En même temps la fabrique décide d'ériger, du côté de l'avenue des Saules, une salle paroissiale mesurant 21,3 mètres (70 pieds) sur 10,7 mètres (35 pieds), qui servira d'église temporaire. Les plans de cette salle sont préparés par l'architecte Bergeron. Cette salle, érigée au coût de 15 000 $, est livrée le 1er septembre 1946, ce qui permet à la paroisse de libérer l'école à temps pour le début des classes.
Toujours en août 1946, la fabrique décide de retarder la construction de l'église, parce qu'un « fossé qui prend chaque année au printemps d'un ruisseau considérable » passe sur l'emplacement où elle doit être érigée. Ce problème convainc les marguilliers d'agréer une dépense supplémentaire pour la salle paroissiale qui paraît devoir être utilisée plus longtemps comme église. Le bâtiment est agrandi, en 1950, par l'ajout d'une sacristie de 6,1 mètres (20 pieds) sur 5,8 mètres (19 pieds) d'après les plans de l'architecte Léo Turcotte (1911-1985).
En 1948, l'architecte Bergeron réclame ses honoraires, mais la paroisse lui suggère d'attendre que l'église soit en construction. Finalement, c'est en janvier 1950 que l'on décide enfin de construire l'église. Comme les paroissiens optent pour l'église plutôt que pour le soubassement « dont la réalisation coûterait très cher, même trop cher », l'architecte Bergeron est invité à préparer de nouveaux plans d'après les instructions fournies par le curé : 22,6 mètres (74 pieds) de largeur, 9,1 mètres (30 pieds) de hauteur à l'intérieur, sans colonnes, pouvant contenir mille personnes dans une grande nef, les murs n'ayant pas plus de 6,1 mètres (20 pieds) de hauteur.
Le 16 avril 1951, l'architecte livre les plans d'un édifice avec une fondation en béton armé, une charpente de bois lamellé-collé, des murs extérieurs en pierre de Saint-Marc-des-Carrières et un plancher en terrazzo. Après plusieurs semaines de discussions, la fabrique opte finalement, en raison de la nature difficile du sol, pour une construction sur pieux, mais accepte la charpente en bois lamellé-collé, ce qui est une première en architecture religieuse du Québec.
Inventé en 1900 par le Suisse Otto Hetzer, le bois lamellé-collé avait déjà connu une bonne diffusion aux États-Unis, surtout depuis le milieu des années 1930. Plus léger que le béton, plus décoratif que l'acier et offrant une certaine résistance au feu grâce à sa densité, il permet de franchir de grandes portées comme celles requises dans la nef d'une église. Mais surtout, ce type de charpente permet de conserver la silhouette traditionnelle de l'église à l'extérieur, tout en dégageant au maximum l'espace intérieur libéré de cintres et de fausses voûtes. Enfin, la charpente de bois qui devient apparente est appréciée par les tenants du renouveau en architecture religieuse, inspirés par le mouvement rationaliste selon lequel structure et matériaux doivent être « vrais» et exprimés comme tels. La pierre de Saint-Marc - apparente à l'intérieur comme à l'extérieur - et la charpente en bois lamellé-collé témoignent de la portée de ces thèses rationalistes. Les arcs délicats donnent à l'intérieur un aspect fragile, alors que l'extérieur de granit gris a, en dépit de ses faibles dimensions, l'apparence lourde et traditionnelle des églises québécoises de cette époque.
L'église conserve néanmoins un caractère assez traditionnel, lorsqu'on observe son allure d'ensemble, sa façade et son clocher. L'architecte Joseph-Siméon Bergeron, qui termine en quelque sa carrière avec cette église, a été un maître de l'architecture Beaux-Arts (édifice public) et un des promoteurs de l'architecture néo-médiévale (églises). Ici, il s'est laissé entraîné dans la nouveauté, ce qui a assez bien réussi sur le plan technique, mais selon les contours d'un vocabulaire formel déjà un peu usé, ce sont manifestement les églises d'Adrien Dufresne (1904-1983) - Saint-Fidèle et Saint-Pascal-de-Maizerets - que Bergeron a cherché à imiter par une composition de style gothique modernisé.
La levée de la première pelletée de terre a lieu le le 12 août 1952 et la construction débute peu après. Mais, par souci d'économie, la fabrique ne construit pas l'église au complet : une cloison temporaire vient fermer le nef, là où plus tard le choeur prévu sera érigé.
Dès 1957, l'église s'avère trop petite pour contenir les fidèles de la paroisse en expansion. La fabrique décide alors d'aménager le sous-sol pour augmenter le nombre de messes, en attendant d'avoir les moyens d'agrandir l'église. Ce projet est finalement mené à terme en 1961-1962. Un sanctuaire est ajouté, comme prévu à l'origine, selon les plans de l'architecte Joseph Marchand (1898-1967). Les portes extérieures et la marquise d'aluminium, conçues par Paul Gagnon, sont installées en 1964.
L'église temporaire, utilisée comme salle paroissiale, est démolie en mai 1968.
Le 17 novembre 1997, la paroisse Saint-Albert-le-Grand est dissoute et se fusionne avec celles de Sainte-Odile, Saint-Paul-Apôtre et Sainte-Claire-d'Assise pour former la paroisse Sainte-Marguerite-Bourgeoys. Depuis ce temps, l'église Sainte-Claire-d'Assise est utilisée à d'autres fins et est désacralisée à l'été 2020, l'église Saint-Paul-Apôtre est fermée et vendue à une corporation d'habitation sociale, et l'église Sainte-Odile a été démolie en 2007. Le 30 octobre 2018, l'église se joint aux églises Saint-Fidèle et Saint-Pascal-de-Maizerets sous le nom de paroisse Saint-François-de-Laval.
L'orgue
Cet orgue a d'abord été installé en l'église Sainte-Odile en 1964. Il a été restauré par la firme Guilbault-Thérien en 1993. Lors de la fermeture de l'église Sainte-Odile, l'instrument est transféré en l'église Saint-Albert-le-Grand. Comme l'instrument ne possédait pas de buffet, le facteur Lévesque-Rousssin, chargé du transfert, en conçoit et en construit un. Les éléments décoratifs, que l'on retrouve sur la face du buffet, rappellent ceux de la fenêtre centrale de la tribune.
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St. Albert-le-Grand parish was established in June 1946 by Jean-Marie Rodrigue Cardinal Villeneuve (1883-1947), archbishop (1931-1947) of Québec City. The first liturgical celebrations took place in St. Albert school, used as a temporary church and as a presbytery.
The City of Québec granted a large piece of land located between des Saules Street and des Peupliers Street. On July 8th, 1946, the churchwardens selected architect Joseph-Siméon Bergeron (1878-1911) to prepare the plans of the future church. The architect was required to submit complete plans for a crypt and general plans for the church. At the same time, the churchwardens decided to build, on des Saules Street, a parish hall measuring 70 feet (21.3 meters) by 35 feet (10.7 meters) that will be used as a temporary church. Hall plans were also prepared by architect Bergeron. This hall, built at the cost of $15,000, was inaugurated on September 1st, 1946, which allowed the parish to free the school on time for the beginning of the school year.
Also in August 1946, the churchwardens decided to delay the construction of the church, because a « trench which yearly every spring turns into a considerable stream » goes through the proposed church site. This problem persuaded the churchwardens to agree to an additional expenditure for the parish hall which will have to be used as a church much longer than planned. The building was extended, in 1950, by adding a 20-foot (6.1-meter) by 19-foot (5.8-meter) sacristy, according to plans prepared by architect Léo Turcotte (1911-1985).
In 1948, architect Bergeron claimed his fees, but the parish suggested he waits for the church to be built. Finally, the church construction was decided in January 1950. As the parishioners opted for a church rather than for a crypt « whose realization would be very costly, even too expensive », architect Bergeron was invited to prepare new plans according to instructions provided by the parish priest: 74 feet (22.6 meters) wide, 30 feet (9.1 meters) high inside, without columns, being able to contain one thousand persons in one large nave, walls being no more than 20 feet (6.1 meters) high.
On April 16th, 1951, the architect submitted the plans of a building with foundation in reinforced concrete, a lamellate-glued wooden framework, St. Marc-des-Carrières stone on exterior walls and a terrazzo floor. After several weeks of discussions, the churchwardens finally opted, due to the difficult nature of the soil, for a building on piles, but accepted the lamellate-glued wooden framework which was a first in Québec religious architecture.
Invented in 1900 by Swiss Otto Hetzer, lamellate-glued wood was already largely known in the United States, especially since the middle of the 1930s. Lighter than concrete, fancier than steel and giving a certain fire resistance thanks to its density, it allows to cross over large ranges as those requested by church naves. But mainly, this type of framework allows preserving the traditional exterior look of the church while freeing the interior space from arches and from false vaults. Finally, the visible wooden framework is appreciated by the supporters of the religious architecture renewal movement, inspired by the rationalistic movement according to which structure and materials have to be "true" and shown as such. St. Marc stone - visible indoors and outdoors - and the lamellate-glued wooden framework testify to these rationalistic theses. The delicate arches give the interior a fragile look while the gray granite outside, in spite of its small dimensions, shows the heavy and traditional look of Québec churches from that period.
The church has a rather traditional look mainly if we look at the overall building, its facade and its bell tower. Architect Joseph-Siméon Bergeron, who in a matter of say ended his career with this church, was a promoter of Fine Arts architecture for public buildings and neo-medieval architecture for churches. In this church, he was dragged along into novelty. Technically speaking, it is quite successfully but according to the formal vocabulary already overused, Bergeron seemed to copy churches designed by Adrien Dufresne (1904-1983) - St. Fidèle and St. Pascal-de-Maizerets - with a modernized gothic style building.
Groundbreaking took place on August 12th, 1952, and construction started soon after. In order to save money, the churchwardens decided not build the entire church : a temporary wall closed the nave where later the planned sanctuary will be erected.
In 1957, the church proved to be too small to accommodate the growing number of parishioners. The churchwardens decided to use and furnished the crypt to increase the number of masses, until financial resources were available to enlarge the church. This project was finally carried out in 1961-1962. A sanctuary was added, as originally planned, according to plans prepared by architect Joseph Marchand (1898-1967). Exterior doors and the aluminum canopy, designed by Paul Gagnon, were installed in 1964.
The temporary church, used as a parish hall, was demolished in May 1968.
On November 17th, 1997, St. Albert-le-Grand parish was dissolved and merged with those of St. Odile, St. Paul-Apôtre and St. Claire-d'Assise to establish the St. Marguerite-Bourgeoys parish. Since that time, St. Claire-d'Assise Church is now used for other activities and was desacralized in the summer of 2020, St. Paul-Apôtre Church is closed and sold to a social housing corporation, and St. Odile church was demolished in 2007. On October 30th, 2018, the church joined St. Fidèle and St. Pascal-de-Maizerets churches to establish the St. François-de-Laval parish.
The Organ
This organ was first installed in St. Odile church in 1964. It was restored by Guilbault-Thérien in 1993. When it was decided to close St. Odile church, the instrument was moved to St. Albert-le-Grand church. Because the instrument did not have an organcase, organbuilders Lévesque-Roussin, who were responsible for the transfer, designed and built one. Ornamental elements found in the facade of the organcase were inspired by those found in the gallery's main window.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Bourdon | 8' | Bourdon | 8' | |
| Prestant | 4' | Gemshorn | 4' | |
| Doublette | 2' | Nazard | 2 2/3' | |
| Fourniture | IV | Flûte | 2' | |
| Trompette | 8' | Tierce | 1 3/5' | |
| Plein Jeu | III | |||
| Hautbois | 8' | |||
| Tremolo | ||||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' |
| Bourodn (ext) | 8' |
| Octave (ext) | 4' |
| Bombarde | 16' |
| Trompette (ext) | 8' |