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Casavant, Opus 3184, 1973
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Historique
Les origines de la communauté des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus remontent en France dans la paroisse de La-Salle-de-Vihiers dans le diocèse d'Angers. Celle-ci est encore durement marquée par la Révolution française de 1789 lorsque l’abbé Jean-Maurice Catroux (1794-1863) en devient le curé en 1820. Il veut venir en aide à son Église locale et assurer dans sa paroisse l’éducation des jeunes filles et le soin des malades. Dès 1822, ne trouvant aucune congrégation religieuse disponible, il décide de regrouper, autour d’une de ses paroissiennes, Rose Giet, une communauté de femmes. La Congrégation des Filles de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus est fondée le 18 décembre 1823.
Au début du XXe siècle, sous l’influence d’Émile Combes, président du Conseil d’État français de 1902 à 1905, un fort vent d’anticléricalisme souffle en France. Des lois mènent à la séparation de l’Église et de l’État. Elles ont pour but de supprimer les congrégations religieuses enseignantes et d’imposer la sécularisation de leurs sujets. Entre 1902 et 1904, la congrégation ferme 197 établissements et les religieuses sont expulsées. Des soeurs acceptent la sécularisation et continuent à enseigner dans 103 écoles. D'autres font le choix de l'exil et partent pour l'Amérique. C'est ainsi que le 9 octobre 1905, quatre religieuses s'embarquent pour les États-Unis. Elles s'établissent à Newport, au Vermont. Dès leur arrivée, elles enseignent à l'école.
En 1907, le curé de la paroisse Saint-Patrice de Magog, l'abbé Charles-Édouard Millette, cherche un lieu où les mères de familles pauvres pourraient déposer leurs petits enfants en se rendant à leur travail à l'usine. Il demande aux sœurs françaises, établies à Newport, de prendre en main l'orphelinat de Magog. Le 1er octobre 1907, cinq soeurs arrivent et prennent la direction de l'orphelinat tout en demeurant dans une maison voisine. L'oeuvre connaît une expansion considérable et devient l'hôpital de La Providence.
En 1909, Mgr Paul Larocque,évêque de Sherbrooke, confie aux religieuses la direction du couvent de Magog qui fut dirigé depuis vingt-cinq ans par des soeurs de Sainte-Croix et celle d'une école à Valcourt.
Le 6 novembre 1911, un noviciat est érigé à Sherbrooke. L'achat d'une propriété de 20 acres, sur laquelle s'élevait un coquet petit château - propriété de madame Elizabeth Emma Pope, veuve de William Bullock Ives (1841-1899) un ancien ministre du gouvernement fédéral - permet d'établir la maison.
Le nombre des soeurs ayant augmenté, l'ancien château Ives doit être agrandi à deux reprises, en 1913 et en 1920. Entre les années 1928 et 1934, une nouvelle aile et la chapelle actuelle sont construites. En 1930, sous le pontificat de Pie XI, le Magistère romain accordait à la Congrégation l'approbation de ses Constitutions.
La chapelle
L’élaboration des plans et devis est confiée à l'architecte Louis Audet, de Sherbrooke. Le contrat de construction est négocié avec Alfred Dion, de Sherbrooke. Le corps de la chapelle s'étend à l'arrière de la bâtisse sur 33 mètres (108 pieds) de longueur. La cloche d'origine, don de la Maison-Mère en 1913 et fondue par la firme G. Bollée, d'Orléans (France), étant jugée trop légère, est remplacée, lors de l'électrification de la sonnerie par celle provenant de l'hôpital La Providence, de Magog. Au-dessus du portail, une statue du Christ, don de Mgr Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke, est aménagée, en 1961, dans une niche au-dessus de la porte extérieure, pour marquer le 50e anniversaire de la fondation du noviciat.
La chapelle, inaugurée le 30 juin 1930, est de style gothique français du XIIe au XVIe siècle. Les murs intérieurs sont en brique. Des briques foncées entrecoupent les murs de briques pâles pour constituer un ensemble de dessins. Les colonnes de style gothique donnent à la nef son élévation. Les divers motifs insérés dans les verrières rappellent des caractéristiques de la spiritualité des religieuses. Deux rosaces aux teintes pastel sont insérées sur les murs nord et sud.
Le maître-autel, en marbre et mesurant huit pieds de largeur, a été consacré par Mgr Émile Vincent, ex-aumônier de la communauté et délégué de l'évêque, Mgr Alphonse-Osias Gagnon. Le tabernacle, en bronze doré, est une œuvre du sculpteur Alexandre Carli, de Montréal. À l'origine, il était posé sur un retable décoré de mosaïque bleue et or de même qu'un grand crucifix, dont le corpus est d’un seul bloc de marbre pesant environ 137 kg (300 lb) et mesurant un mètre (trois pieds) de haut, dominant l’autel, sous le baldaquin.
Les statues sont des dons reçus de la part de la Maison-Mère en 1911. Celle du Sacré-Cœur est éclairée, depuis 1980, par un vitrail conçu par Zotique Pelland et exécuté par le verrier, Jacques Déry. Les deux autres statues ornaient les autels latéraux. Celle de Notre-Dame-du-Saint-Sacrement dominait l'autel de droite alors que celle de Saint-Joseph ornait celle de gauche. Ce dernier autel a cédé la place au buffet de l'orgue et la statue est maintenant placée à l'arrière de la nef.
Le chemin de la croix est un bas-relief importé de Paris en 1930. Blanc à l’origine, il a été peint, en 1980, par Zotique Pelland.
En 1972, le chœur de la chapelle est transformé selon les recommandations du Concile Vatican II. Le baldaquin est supprimé de même que le grand crucifix. Celui-ci est fixé au mur au fond du choeur. L’autel est déplacé et déposé au centre du chœur pour permettre plus facilement la célébration « face au public » tandis le tabernacle est placé sur un petit autel temporaire en bois à droite de l’autel principal. Un ambon de fer forgé est placé à gauche de l’autel.
En 1980, des travaux de rénovation et de restauration sont entrepris y compris un nouvel aménagement du choeur. Le tabernacle est maintenant placé sur un piédestal de marbre derrière l'autel de célébration en position légèrement surélevée. Cette colonne de marbre, commandée en Italie, est arrivée avec retard, car elle a été deux fois volée! Le marbre gris, provenant du maître-autel originel, est réutilisé comme table et déposé sur les colonnes. Une ogive de marbre rosé, provenant aussi de du maître-autel original, est appliquée au mur derrière le tabernacle pour en faire ressortir toute la richesse artistique. Le grand crucifix est maintenant installé entre la 12e et la 13e station du chemin de croix.
Les travaux incluent aussi le nettoyage de la brique et la peinture de la voûte et des colonnes par la firme Ronald Plante & Fils, la restauration des verrières par Jacques Déry et la sculpture de la colonne de marbre soutenant le tabernacle par Ronaldo Catellan, de Montréal. De plus, les bancs sont restaurés, le système d'éclairage est révisé et un ambon en bois de chêne est installé. Un chemin de croix, des émaux importés de France et provenant de la chapelle du Collège du Sacré-Coeur, est installé à la tribune.
Un bas-relief, oeuvre des frères Bourgault, de Saint-Jean-Port-Joli, et représentant le Baptême de Jésus, est placé à l’arrière de la chapelle. Il a été offert par les Frères de l'Instruction chrétienne en hommage aux religieuses qui ont œuvré dans leur pensionnat de Laprairie, de 1935 à 1985.
L'orgue
Le premier orgue (Casavant, Opus 2053, 1951, 6 jeux), un don de Mgr Léon Bouhier, curé de la paroisse Saint-Patrice de Magog, est placé à la tribune.
L'instrument actuel a été acheté en 1973 et est installé à l'avant de la nef du côté de l'Évangile où se situait, à l'origine, l'autel latéral dédié à saint Joseph. En 1980, l'instrument est restauré par la firme Guilbault-Thérien, de Saint-Hyacinthe.
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History
The origins of the Daughters of Charity of the Sacred Heart of Jesus congregation go back to France in the La-Salle-de-Vihiers parish in the diocese of Angers. The parish was still severely affected by the 1789 French Revolution Fr Jean-Maurice Catroux (1794-1863) was appointed parish priest in 1820. He wanted to help his local congregation and make sure local girls were educated and sick were taken care of. In 1822, when no religious congregation was available, he decided to regroup a feminine community, around one of his parishioners, Rose Giet. The congregation of the Daughters of Charity of the Sacred Heart of Jesus was established on December 18th, 1823.
Early in the 20th century, under the influence of Émile Combes, President of the French Council of State from 1902 till 1905, a strong wave of anticlericalism hit France. Laws were passed to separate the Church from the State. They were aimed at abolishing the teaching religious congregations and imposing the secularization of their members. Between 1902 and 1904, the congregation closed 197 schools and the nuns were evicted. Some members accepted the secularization and teaching resumed in 103 schools. Other members chose banishment and left for America. That's how on October 9th, 1905, four nuns boarded for the United States. They settled in Newport, in Vermont. From their arrival, they taught in schools.
In 1907, Fr Charles-Édouard Millette, parish priest at St. Patrice in Magog, was looking for a place where poor family mothers could drop off their small children while they were at work in factories. He asked the French nuns, established in Newport, to manage the Magog orphanage. On October 1st, 1907, five nuns arrived and took over the management of the orphanage while residing in a neighboring home. Their work is very successful and considerably expanded to become the Providence hospital.
In 1909, Bishop Paul Larocque, of Sherbrooke, entrusted the nuns with the responsibility for managing the Magog convent which had been managed for twenty-five years by the Holy Cross nuns and a school in Valcourt.
On November 6th, 1911, a noviciate was established in Sherbrooke. The purchase of a 20-acre estate, on which rose a pretty small castle - owned by Mrs. Elizabeth Emma Pope, widow of William Bullock Ives (1841-1899) a former federal government minister - allowed to establish the house.
Due to the ever-increasing number of nuns, the former Ives castle had to be twice extended, in 1913 and in 1920. Between 1928 and 1934, a new wing and the actual chapel were built. In 1930, under the pontificate of Pie XI, the Roman Magisterium approved the constitutions of the Congregation.
The Chapel
Building plans were entrusted to architect Louis Audet, of Sherbrooke. The construction was carried out by Alfred Dion firm, of Sherbrooke. The body of the chapel stretches at the back of the house over 108 feet (33 metres) long. The original bell, donated by the Mother House in 1913 and melted by the G. Bollée firm, from Orléans (France), being considered too light, was replaced when ringing was electrified by the one coming from the Providence hospital, in Magog. Above the portal, a statue of Christ, donated by Archbishop Georges Cabana, of Sherbrooke, was installed in an alcove above the exterior door, in 1961, to mark the 50th anniversary of the foundation of the noviciate.
The Gothic French style 13th-15th century) chapel was inaugurated on June 30th, 1930. Interior walls are in brick. Dark color bricks intersect the pale color brick walls to make up illustrations. The Gothic-style columns give the nave its elevation. Various patterns, representing the nuns' spirituality, are inserted in the stained glass windows. Two pastel shaded rose windows are inserted on the north and south walls.
The 8-foot-wide marble main altar was consecrated by Mgr Émile Vincent, congregation ex-chaplain and delegate of Bishop Alphonse-Osias Gagnon. The golden bronze tabernacle is the work of sculptor Alexander Carli, of Montreal. Originally, it was installed on a reredos decorated with a blue and gold mosaic along with a large crucifix, whose one-piece marble corpus weighing 300 lb (137 kg) and measuring 3 feet (one meter) high, above the altar, under the baldachin.
Statues are donations from the Mother House in 1911. The Sacred Heart one is lit from behind, since 1980, by a stained glass window designed by Zotique Pelland and executed by glassmaker, Jacques Déry. The two other statues adorned the lateral altars. The Our Lady of the Holy Sacrament dominated the right side altar while the St. Joseph one adorned the one on the left side. This last altar was removed to make room for the organcase and the statue is now installed in the rear of the nave.
The Way of the Cross are bas-relief imported from Paris in 1930. Originally white, it was painted by Zotique Pelland, in 1980.
Following Council Vatican II recommendations, the chancel was reconfigured in 1972. The baldachin was removed along with the large crucifix which was installed on the rear chancel wall. The altar was moved and installed in the middle of the chancel to allow celebrations to be carried out « facing with the congregation » while the tabernacle was installed on a small temporary wooden altar to the right of the main altar. A wrought iron lectern was installed to the left of the altar.
In 1980, renovation and restoration works included a new reconfiguration of the chancel. The tabernacle is now installed on a marble pedestal slightly raised behind the celebration altar. This marble column, ordered from Italy, arrived with delay because it was twice stolen! Gray marble, coming from the original main altar, was reused as table and deposited on the columns. A pink marble ogive, also coming from the original main altar, was applied to the wall behind the tabernacle to highlight its artistic richness. The large crucifix is now installed between the 12th and 13th station of the Way of the Cross.
Works also included the cleaning of the brick and the painting of the vault and the columns by the Ronald Plante and Son firm, the restoration of the stained glass windows by Jacques Déry and the sculpture of the marble column supporting the tabernacle by Ronaldo Catellan, of Montreal. Besides, pews were restored, the lighting system was revised and an oak lectern was installed. A Way of the Cross, enamels imported from France and coming from the Sacred Heart College chapel was installed in the gallery.
A bas-relief, a work from the Bourgault brothers, of St. Jean-Port-Joli, and representing the Baptism of Jesus, is installed at the rear of the chapel. It was donated by the Brothers of Christian Instruction as a tribute to the nuns who worked in their Laprairie boarding school, from 1935 till 1985.
The Organ
The first organ (Casavant, Opus 2053, 1951, 6 stops), a donation from Mgr Léon Bouhier, parish priest at St. Patrice in Magog, was installed in the gallery.
The actual instrument was purchased in 1973 and was installed at the front of nave on the Gospel side where was, originally, the lateral altar dedicated to St. Joseph. In 1980, the instrument was restored by the Guilbault-Thérien firm, of St. Hyacinthe.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Flûte à cheminée | 8' | Gemshorn | 8' | |
| Prestant | 4' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à bec | 2' | Flûte à fuseau | 4' | |
| Mixture 1 1/3 | III | Principal | 2' | |
| Trompete | 8' | Hautbois | 8' | |
| Tremolo | ||||
Pédale |
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|---|---|
| Soubasse (ext) | 16' |
| Soubasse | 8' |