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Brodeur 1898 / Guilbault-Thérien 1975
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Le village « Les Cèdres » est ainsi nommé parce que, à quelque distance du village, sur la rive nord du lac Saint-Louis, il y avait autrefois quelques gros cèdres sous lesquels se donnaient rendez-vous les bateliers qui voyageait entre Montréal et Kingston, car les rapides des Cèdres obligeaient ceux-ci à faire du portage.
La seigneurie de Soulanges est concédée le 12 octobre 1702 par le gouverneur Louis-Hectotr de Callière (1648-1703) et l'intendant François de Beauharnais de La Boëche (1665-1746) au sieur Pierre-Jacques de Joybert de Soulanges et de Marson (1677-1703) qui décède l'année suivante. Le nom de « Soulanges » est donné à la seigneurie en souvenir de la propriété qu'il possédait à Soulanges, en Champagne (France). Son épouse, Marie-Anne Bécart de Granville et sa fille, Marie-Geneviève Joybert de Soulanges, qui épousera Paul-Joseph Le Moyne de Longueuil en 1728, se consacrent alors au développement de la seigneurie.
Une première communauté, surtout autochtone, est desservie dès 1650 par les religieux missionnaires jésuites et récollets. Puis par voie de mission de 1734 à 1767 par les sulpiciens et les récollets, date à laquelle l'évêque de Québec, Mgr Jean-Olivier Briand, nomme un premier curé résident, l'abbé Pierre Denault qui deviendra plu tard, évêque de Québec, mais résidant à Longueuil. La paroisse ouvre ses registres en 1752 et sera érigée canoniquement le 18 mars 1833.
Une première chapelle est construite en 1721 et sert jusqu'à la construction de la première église en 1781. Celle-ci est dédiée à Saint-Joseph en l'honneur de Joseph-Dominique-Emmanuel LeMoyne de Longueuil (1738-1807), fils de Marie-Geneviève et alors seigneur de Soulanges.
En 1786, le colonel de Longueuil donne à la paroisse le terrain sur lequel l'église était déjà érigée. Malheureusement, la paroisse rencontre de nombreuses difficultés financières: à un moment, on envisage de vendre le terrain, mais on comprend que l'éventuel bénéfice de la vente devra être versé aux héritiers du colonel, et la paroisse n'aura rien. Le plan est abandonné et la construction de l'actuelle église de pierre débute en 1879 et est inaugurée en 1881.
L'édifice aux formes néo-gothiques est construit par l'entrepreneur François-Xavier Archanbeault selon les plans de l'architecte Victor Bourgeau (1809-1888). Le coût total de construction est évalué à plus de 40 500 $. L'édifice est sensiblement au même endroit que la précédente quoiqu'un peu en retrait. Lors de la démolition de l'ancienne église, les pierres sont recueillies et utilisées pour élever le mur d'enceinte du cimetière situé à l'arrière de l'église.
On pense que les vitraux sont d'occasion, venus peut-être d'une église protestante. Le clocher est doté de trois cloches achetées à Londres, Angleterre, vers 1881.
Le 14 janvier 1950, un orage violent abat le clocher, une construction pyramidale haute de 20 mètres (65 pieds) en bois et en tôle, qui enfonce le toit de l'église. Il est reconstruit, mais avec une hauteur de 6 mètres (20 pieds) en mois.
Depuis le 1er janvier 2009, le territoire de la paroisse Saint-Joseph-de-Soulanges comprend celui de la paroisse de Saint-Lazare.
L'orgue
Le 3 juillet 1898, une assemblée des marguilliers décide d'acheter un orgue construit par Eusèbe Brodeur pour un montant de 2 000 $ dans son atelier de la Providence (Saint-Hyacinthe). Avant l'installation de l'instrument actuel, l'église utilisait un vieil harmonium qui est vendu pour la somme de 15 $. L'installation de l'orgue suscite une grande curiosité: des enfants - et même une femme - rivalisèrent pour le poste de souffleur, aux gages de 10 cents l'heure.
Depuis son installation, l'instrument remplit fidèlement sa fonction jusqu'à ce que, par manque d'entretien, il devient inutilisable. En 1975, la paroisse confie à la maison Guilbault-Thérien (opérant alors sous la raison sociale "Orgues Providence") la tâche de le restaurer.
Le facteur doit alors régler des problèmes d'approvisionnement en vent et de réparer la mécanique. Il lui faut aussi restituer la partie aiguë de la tuyauterie du Prestant, de la Doublette et même à peu près toute celle de la Mixture, les tuyaux ayant disparu ou étaient devenus irrémédiablement déformés. Ces travaux redonnent aux paroissiens un bien bel orgue qui est classé « monument historique » depuis le 5 avril 1977.
Cet instrument tient son originalité du fait que très peu d'orgues Brodeur ont traversé le temps sans disparaître ou sans avoir été grandement modifiés. Seules l'église Saint-Georges de Cacouna (1888) celle de Saint-Joseph-de-Soulanges possèdent l'immense privilège d'abriter des exemplaires qui conservent toujours leur authenticité.
The village "Les Cèdres" (The Cedars) is so named because, at some distance from the village, on the north bank of Lake St. Louis, there were some big cedars under which bargemen, who traveled between Montreal and Kingston, met because portage was required to bypass the rapids.
The Soulanges seigniory was granted on October 12th, 1702, by Governor Louis-Hectotr de Callière (1648-1703) and intendant François de Beauharnais de La Boëche (1665-1746) to Pierre-Jacques de Joybert de Soulanges et de Marson (1677-1703) who died the following year. The "Soulanges" name was given to the seigniory in memory of the estate he owned in Soulanges, in the Champagne region (France). His spouse, Marie-Anne Bécart de Granville and her daughter, Marie-Geneviève Joybert de Soulanges, who will marry Paul-Joseph Le Moyne de Longueuil in 1728, dedicated themselves to the development of the seigniory.
A first community, mainly aboriginal, was served from 1650 by the Jesuits and Recollets missionaries. It was served as a mission from 1734 till 1767 by Sulpiciens and Recollets, at which date Bishop Jean-Olivier Briand, of Quebec City, appointed the first resident priest, Fr Pierre Denault who will later become bishop of Quebec while residing in Longueuil. The parish registers opened in 1752 and will be canonically established on March 18th, 1833.
A first chapel was built in 1721 and served up to the construction of the first church in 1781. It was dedicated to St. Joseph as a memorial to Joseph-Dominique-Emmanuel LeMoyne de Longueuil (1738-1807), son of Marie-Geneviève and then lord of Soulanges.
In 1786, Colonel de Longueuil donated the land on which the church was already located to the parish. Unfortunately, the parish faced repeated financial difficulties. At one point, serious consideration was given to sell the land, until it was realized that any money coming from the sale would have to be given to the Colonel's heirs, leaving nothing to the parish. That plan was abandoned and the construction of present stone church started in 1879. It was inaugurated in 1881.
The neo-Gothic church was built by contractor François-Xavier Archanbeault according to plans prepared architect Victor Bourgeau (1809-1888). The total cost was estimated at more than $40,500. The building is located a little back from where the previous church was. During the demolition of the previous church, stones were gathered and used in the construction of the wall of surrounding the graveyard located at the back of the church.
It is believed that the stained glass windows are second-handed and came from a Protestant church. The bell tower houses three bells purchased in London (England) around 1881.
On January 14th, 1950, a powerful storm knocked down the spire, a 65-foot (20-meter) high pyramidal structure made of wood and sheet metal, and sent it crashing through the roof of the church. It was rebuilt 20 feet (6 meters) shorter.
Since January 1st, 2009, St. Joseph-de-Soulanges parish territory now includes St. Lazare parish territory.
The organ
On July 3rd, 1898, the churchwardens approved the purchase of an organ built by Eusèbe Brodeur in his Providence (St. Hyacinthe) workshop for the amount of $2,000. Until its installation in 1898, the church used a reed organ which was sold for $15. The organ installation caused quite a stir; youngsters - and even one woman - vied for the opportunity to make ten cents an hour pumping it.
Since its installation, the instrument performed satisfactorily until, due to lack of maintenance, it became unusable. In 1975, the parish commissioned Guilbault-Thérien (doing business at the time as "Orgues Providence") to restore it.
The organ builder had to solve a wind supply problem and to repair the mechanics. He also had to rebuild the upper section of the Prestant, of the Doublette and almost all the pipework of the Mixture; the pipes having disappeared or being irreparably out of shape.
These works brought back a very fine instrument which is classified as a historical instrument since April 5th, 1977.
This instrument is important due to the fact that very few Brodeur organs are extant in their original conditions. Most of them have disappeared or have been modified considerably. Only St. Georges Church in Cacouna (1888) and St. Joseph-de-Soulanges have the huge privilege to house such instruments.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 8' | Principal | 8' | |
| Bourdon | 8' | Mélodie | 8' | |
| Salicional | 8' | Gambe | 8' | |
| Dulciane | 8' | Céleste | 8' | |
| Prestant | 4' | Violina | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Flautino | 4' | |
| Nazard | 2 2/3' | Octavin | 2' | |
| Doublette | 2' | Hautbois | 8' | |
| Mixture | III | Tremolo | ||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
Bourdon | 16' | Violoncelle | 8' |
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