| Description [Français / English] |
Composition sonore Stop List |
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Orgue de concert Casavant, Opus 3896, 2013
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Orgue positif Wolff, 2007
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Véritable icône de la culture à Québec, le Palais a toujours été un lieu incontournable, un carrefour populaire en plein cœur de la ville. Son histoire est ponctuée de moments forts liés à l'un ou l'autre de ses multiples rôles, car l'édifice n'est pas qu'une salle de spectacles. Selon les périodes, il a abrité une piscine (1932-1986), la bibliothèque de l'Institut canadien de Québec qui se transforme en bibliothèque publique (1932-1944) avant qu'elle ne s'installe dans l'ancienne église méthodiste Wesley, un cinéma (dans les années 50) une galerie d'art (1935-1970), une station de radio (1944-1974) et de télévision (1964-1966), en plus d'un théâtre (1973-1976).
Sur le site qu'occupe le Palais Montcalm se trouvait autrefois un vaste marché couvert construit en 1877 : la halle Montcalm. En 1929, au moment de la réfection du carré Montcalm, devenu place d'Youville, les autorités municipales décident d'acheter le site et de fermer le marché et la halle. Au début des années 1930, la halle est démolie et remplacée par un édifice doté d'équipements culturels et sportifs dont les plans sont confiés aux architectes Ludger Robitaille et Gabriel Desmeules qui optent pour un style beaux-arts. Construit au coût de 172 000 $, l'édifice est inauguré le 21 octobre 1932 par un concert de la Société symphonique de Québec avec le concours de la soprano Jeanne Dusseau et le ténor Raoul Jobin.
Dès son ouverture, le Palais Montcalm accorde une place de choix aux concerts. C'est ainsi que la salle est utilisée par la Société symphonique de Québec dont les origines remontent à 1902 et qui est dirigée par Robert Talbot, et le Cercle philharmonique de Québec, fondé en 1935 et dirigé par Edwin Bélanger. Ces deux ensembles fusionnent le 25 juin 1942 pour former l'Orchestre symphonique de Québec qui emménagera, en janvier 1971, à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec nouvellement construit.
Au fil des ans, la grande salle a connu plusieurs vocations. Ainsi dans les années 30, il y a préférence pour l'opéra et l'opérette, puis dans les années 40 et 50, c'est le tour de la chanson française puis celui de la chanson québécoise et celui des spectacles de variétés dans les années 60 qui cèdent leur place à la musique rock dans les années 70 et enfin aux spectacles d'humour dans les années 80.
Outre les concerts et les spectacles, la grande salle offre, au cours de son histoire, les prestations les plus diverses : fanfares, chorales, défilés de mode, spectacles d'acrobatie, chorégraphies, démonstrations culinaires, concours d'amateurs, soirées de poésie, bingos, conférences, collation de grades universitaires, etc.
De premières rénovations en 1961 permettent la présentation d'opéras dans la salle de spectacle grâce à l'agrandissement de la fosse d'orchestre. En 1989, la grande salle de spectacles est baptisée « salle Raoul-Jobin » en l'honneur de ce grand ténor québécois (1906-1974).
Les années 1990 marquent l'heure de rénovations : tapis et sièges neufs, amélioration du système de chauffage, aménagement de loges d'artistes, amélioration du bloc technique. En parallèle, l'heure est venue de redéfinir la mission du Palais Montcalm. De cette réflexion naît, après de larges débats, le concept de « maison de la musique » où toutes les musiques y trouvent leur place : du classique au jazz, en passant par le baroque, le folklore et le blues.
En 2002, le Gouvernement du Québec et la Ville de Québec annoncent le projet de reconversion. La salle sera transformée et entièrement reconstruite dans le style Art déco. Elle prendra la forme « shoe box » pour la réalisation d’une acoustique qui sera exceptionnelle. Le plancher de la salle sera abaissé d'un étage, le grand balcon démoli, et deux petits balcons ajoutés. On indique aussi que la nouvelle salle sera le lieu de résidence de l'ensemble Les Violons du Roy. Après un concours d'architecture, les travaux débutent en 2004. Ils seront réalisés au coût de 23 millions $.
L'inauguration a eu lieu le 17 mars 2007 par un concert donné par les Violons du Roy dont c'est le lieu de résidence.
L'orgue de concert
Dès mars 2002, la Ville de Québec annonçait un budget de trois millions de dollars pour l’achat d’instruments de musique pour le Palais Montcalm qui sera reconstruit. Il disait qu’on y trouverait clavecins, pianos et grand orgue.
L’appel d’offres pour l’orgue est lancé le 17 mai 2004. L’orgue trônera à l’avant de cette salle de mille places, au-dessus de la scène. Le facteur retenu devra fournir un instrument qui réponde aux exigences techniques du devis, en particulier que ce soit un grand orgue de concert de trois claviers à traction mécanique, d’environ 36 jeux, d’esthétique Gottfried Silbermann, et qui puisse servir le répertoire avec orchestre.
Dépassement budgétaire, incendie au cours des travaux de rénovation de la salle, il faudra attendre plusieurs années avant que la commande de l’orgue ne soit passée. La concrétisation de ce projet représente pour les musiciens de la vieille capitale la réalisation d’un rêve de plusieurs décennies.
Pour déterminer la composition sonore de l’instrument et répondre à la demande qu’il puisse se prêter naturellement à l’interprétation soliste ou concertante des répertoires du XVIIIe siècle, les documents présentant Gottfried Silbermann, et les devis, les tailles et l’harmonisation des orgues qu’il a créés ont été consultés. Gottfried Silbermann a fabriqué quelque 45 instruments, dont 31 subsistent toujours. De ces instruments, quatre seulement possédaient trois claviers, et deux nous sont parvenus, les deux autres ayant été détruits durant les guerres.
L’emplacement de l’instrument est idéal dans la salle. Localisé en plein centre, l’orgue est entièrement dans la salle, le plus bas possible et près de la scène, derrière les chœurs et l’orchestre. La position des divisions de l’orgue est excellente. Le Positif, contrôlé du premier clavier, est juste au-dessus de la console et pourra jouer le rôle d’un continuo quand la partition requerra plus de ressources sonores. Le Récit expressif est à l’arrière du Positif, tandis que le Grand Orgue et la petite pédale se trouvent au niveau supérieur, ce qui leur assure la meilleure projection sonore. Enfin, la grande pédale se trouve divisée de part et d’autre de l’instrument.
Outre la console mécanique, placée directement sous l’orgue, une console électrique mobile est disponible sur scène. L’orgue est équipé d’un combinateur performant à multiples niveaux de mémoire permettant d’appeler n’importe quelle combinaison très rapidement.
La conception et la réalisation du magnifique buffet sont le résultat d'une collaboration avec Jacques Plante, l’architecte des travaux et professeur à l’École d’architecture de l’Université Laval. Les panneaux et motifs sont en continuité parfaite avec les lignes de boiserie de la salle, et la finition est identique avec les différents éclairages qui sont utilisés.
Les travaux pour produire une acoustique remarquable et généreuse ont été réalisés en collaboration avec l’acousticien Larry S. King, de la firme ARTEC Consultants de New York. Les travaux ont porté sur la densité des boiseries, de l’angle de diffusion des différents panneaux du buffet pour que l’orgue, par sa géométrie, contribue à la diffusion sonore et offre un meilleur support aux formations orchestrales et chorales. Tous les porte-vent de l’orgue sont en bois avec joints d’étanchéité assurant qu’il n’y ait aucune émission de bruit. Le ventilateur est localisé dans le soubassement de l’orgue, dans une chambre en béton avec doubles portes munies de joints d’étanchéité. Enfin, pour assurer la stabilité de l’accord, le ventilateur puise l’air dans la chambre d’orgue, et la prise d’air est spécialement construite avec déflecteurs pour qu’il n’y ait aucune transmission de bruit. Le Tremblant à vent perdu du Récit est logé, avec le ventilateur, dans une boîte insonorisante, pour s’assurer que ce mécanisme soit absolument inaudible de la salle.
L’instrument occupe essentiellement tout l’espace sur environ 10 mètres (32 pieds) de largeur, plus de 3 mètres (10 pieds) de profondeur, et quelque 10 mètres (32 pieds) de hauteur. Comme l’espace est assez limité à l’avant de l’instrument, un passage à l’arrière de l’orgue a été créé pour permettre la circulation d’un côté à l’autre du balcon.
La construction de l'instrument a débuté en juillet 2012 aux ateliers Casavant de Saint-Hyacinthe. L'installation dans la salle a débuté en juillet 2013. L'instrument a été inauguré au cours d'un concert gala le 4 octobre 2013 par l'organiste Richard Paré et Les Violons du Roy sous la direction de Bernard Labadie. Ce concert inaugural sera répété cinq fois afin de satisfaire les besoins des mélomanes.
L'orgue positif
La commande de ce positif a été précédée de celle d’un premier orgue continuo, construit en l’an 2000 pour l'ensemble Early Music de Vancouver. Comme ce groupe avait auparavant loué divers positifs pendant plusieurs années, cela a permis de donner au facteur une longue liste de qualités désirées, ainsi que de défauts à éviter.
Par exemple, les gambistes du groupe n’aimaient pas l’effet des tuyaux de bois parlant vers l’intérieur, car ces tuyaux ne sonnaient pas toujours avec la même promptitude que leurs instruments à cordes. Par contre, le fait que les basses du bourdon parlent vers l’intérieur du buffet leur procure plus de résonance et un meilleur équilibre. Les plus gros tuyaux sont faits d’un seul bloc, en forme de flûte de pan et ils se basculent comme un panneau pour donner accès aux pilotes foulants, lorsqu’on doit régler la mécanique. On recommandait également de pouvoir jouer l’orgue avec portes et panneaux complètement fermés. Comme les portes sont encombrantes, nous avons préféré des panneaux ajourés qu’on peut fermer ou ouvrir au moyen d’un levier. Celui-ci est relié par des bielles aux panneaux rotatifs intérieurs, qui pivotent autour de leur axe.
S’il est vrai qu’un orgue continuo joue la plupart du temps un rôle modeste d’accompagnement, se contentant d’un Bourdon 8’ et d’une Flûte 4’, il est également vrai qu’ajouter un peu de variété ne coûte pas très cher, puisque l’infrastructure (le buffet, le sommier, la soufflerie et la mécanique) est déjà en place. Un Nazard ou une Tierce, en plus d’une Doublette, peut donc rendre cet orgue apte à exécuter des concertos de Haendel comme soliste, ou à jouer un rôle plus présent dans des cantates. Historiquement, des orgues aussi petits n’existaient qu’en Angleterre, tandis qu’on utilisait les orgues d’église pour les cantates de Bach.
La variété des jeux ainsi que le clavier divisé permettent également l’utilisation d’une registration différente pour accompagner la main droite. Ainsi, avec les registres tirés à mi-cran, il est possible de jouer la Flûte 4’ seule à la main gauche, contre le Bourdon et le Nazard par exemple, à la main droite. Les cinq leviers offrent donc de nombreuses possibilités de registration.
L’orgue peut être accordé selon tout diapason se situant entre 380 à 450 hertz et à n’importe quel tempérament.
Le buffet est en cerisier, fini à la cire d’abeille. Le motif des panneaux ajourés est repris dans la marqueterie du lutrin. Les panneaux du dessus se laissent également ouvrir. Monté sur des roulettes, l’instrument se transporte facilement. De plus, la partie supérieure se détache de la base et le clavier est escamotable pour passer les portes. La soufflerie, le soufflet et le silencieux (aussi appelé « chicane ») sont intégrés dans la base.
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True cultural icon in Quebec City, the Palais Montcalm was always a place that cannot be overlooked, a popular crossroad right in the city center. Its history is punctuated with important events linked to one or another of its numerous roles because the building is more than a music hall. Along the way, it housed a swimming pool (1932-1986), the library of the Institut canadien de Québec which is transformed into a public library (1932-1944) before it moved to the former Methodist Wesley church, a cinema (in the 1950s), an art gallery (1935-1970), a radio station (1944-1974) and a television studio (1964-1966), and a theater (1973-1976).
The site where Palais Montcalm now stands used to be a large covered market built in 1877: the Montcalm market place. In 1929, while Montcalm Square, now D'Youville Square, was being restored, local authorities decide to buy the site and to close both the market and the market hall. Early in the 1930s, the market hall is demolished and replaced with a Fine-Arts style building designed by architects Ludger Robitaille and Gabriel Desmeules to house cultural and sporting equipments. Built at the cost of $172 000, the building is inaugurated on October 21st, 1932, with a concert given by the Société symphonique de Québec with, as guests, soprano Jeanne Dusseau and tenor Raoul Jobin.
From its opening days, concerts have a place of choice at Palais Montcalm. The concert hall is used by the Société symphonique de Québec whose origins go back to 1902 and is directed by Robert Talbot, and the Cercle philharmonique de Québec, founded in 1935 and directed by Edwin Bélanger. These two ensembles merge on June 25th, 1942, to form the Orchestre symphonique de Québec which will, in January 1971, move in Louis-Fréchette hall of the newly constructed Grand Théâtre de Québec.
Over the years, the concert hall is used for various events. In the thirties, preferences go for opera and operetta, and then in the forties and fifties, French song experiences its moment of glory. In the sixties, Quebec song and variety shows are most popular while rock music shows are favored in the seventies and finally laugh shows draw crowds in the eighties.
Besides concerts and shows, the concert hall is used for various activities: fanfares, choirs, fashion shows, acrobatic shows, choreography and dance, cookery demonstrations, amateurs' competitions, poetry nights, bingos, conferences, conferment of university degrees, etc.
A first series of renovations are carried out in 1961 to enlarge the orchestra pit in order to present operas. In 1989, the large concert hall is named "Raoul-Jobin" after the famous Quebec tenor (1906-1974).
Another series of renovations are carried out in the nineties: new carpets and seats, heating system improvements, installation of artists' lodges, technical equipment updating. In parallel, the mission of the Palais Montcalm is scrutinized. After many debates, the concept of "music center" is born where all styles of music will be featured: classical music to jazz, from baroque, to folk and to blues.
In 2002, the Government of Quebec and the City of Quebec announce the restructuration project. The concert hall will be transformed and entirely rebuilt in the Art Deco style. It will adopt a « shoebox » shape for better acoustics. The hall floor will be lowered, the large balcony will be demolished and replaced by two small ones. It was also announced that the new hall will be the residence of Les Violons du Roy Orchestra. After an architectural competition, works started in 2004. They will be carried out at the cost of $23 million.
The inauguration took place on March 17th, 2007, by a concert given by the Violons du Roy who is the resident orchestra.
The Concert Organ
In March 2002, the City of Quebec announced a three-million-dollar budget for the purchase of musical instruments for the Palais Montcalm which will be rebuilt. It would include harpsichords, pianos and a large organ.
The invitation to tender for the organ was sent out on May 17th, 2004. The organ will be installed at the front of this one-thousand-place hall, above the stage. The organbuilder will have to provide an instrument which meets the technical requirements outlined in the tender, mainly a 36-stop, three-manual mechanical action instrument, in the Gottfried Silbermann's aesthetics, and that play repertoire with orchestra.
Cost overrun, fire while renovation works were under way, it was necessary to wait several years before the organ purchase order was sent out. The completion of this project represented for the musicians a dream came true.
Documents about Gottfried Silbermann's stop lists, scales and voicing of instruments were consulted to develop the stop list of the instrument and meet the requirement that the instrument be able to handle solo performances or with orchestra of the 18th century repertoire. Gottfried Silbermann built about 45 instruments, among which 31 are extant. These instruments, only four had three manuals, and two reached us, the two others having been destroyed during wars.
The location of the instrument is ideal in the room. Right in the center, the organ is completely located in the room, the lowest possible and near the stage, behind choruses and orchestra. The location of the organ divisions is excellent. The Positif, played from the first manual, is right above the console and can play the role of a continuo when score will require more sound. The enclosed Récit division is behind the Positif, while the Grand Orgue and the small pedal are at the upper level for the best sound projection. Finally, the large pedal is divided on either side of the instrument.
Besides the mechanical action console, located right under the organ, a mobile electric action console is available on the stage. The organ is equipped with a multiple memory-level combinator for very fast registration changes.
The design and construction of the splendid organcase were executed jointly with Jacques Plante, the project architect and professor at the Architecture School at Laval University. Panels and designs are in complete harmony with the room's woodwork and its finish is identical with the different floodlighting used.
Works to produce a generous and remarkable acoustics were accomplished jointly with the acoustician Larry S. King, from ARTEC Consultants of New York. Works included the specific thickness of woodwork, angle of sound projection by the different organcase panels so that the organ, by its geometry, contributes to sound projection and gives a better support in orchestral and choral performances. All windtrunks of the organ are made of wood with leakproof joints assuring that no noise could be heard. The blower is located under the organ in a double-door concrete room provided with leakproof joints. Finally, for the voicing stability, the blower takes its air from the organ room, and air intake is especially built with vents so that there is no noise transmission. The lost wind Tremblant used by the Récit division is located, with the blower, in a noise proof box, to be sure that this mechanism is absolutely inaudible of the room.
The instrument uses all the available space on about 32 feet (10 meters) wide, more than 13 feet (3 meters) deep, and about 30 feet (10 meters) high. As space is quite limited in front of the instrument, a passage at the back of the organ was created to allow circulation from one side of the balcony to the other.
The construction of the instrument started in July 2012 in Casavant workshops in St. Hyacinthe. The site installation started in July 2013. The instrument was inaugurated in a concert gala dinner on October 4th, 2013, by organist Richard Paré and Les Violons du Roy conducted by Bernard Labadie. This inauguration concert was repeated five times to meet the demands from music lovers.
The Positif Organ
The order for this continuo organ was preceded by a first one, built in 2000, for Vancouver Early Music. As this group had before rented various continuos over the years, it allowed them the supply the organbuilder with a long list of desired qualities as well as things to be avoided.
For instance, the group's viol players did not like the effect of wooden pipes speaking inwards, because these pipes did not always sound with the same quickness as their string instruments. On the contrary, the fact that the Bourdon bass notes speak inwards give them more color and better balance. The largest pipes are built in a single piece, like a panpipe, and they tip over as a panel in order to give access to the stickers, when doing mechanical regulations. They also recommended that the organ be played with either open or closed doors and panels. As doors are bulky, openwork panels are preferred; they can be closed or open by way of a lever. This one is linked up by connecting rods to the internal rotary panels, which swivel around their axle.
If it is true that a continuo organ plays, most of the time, a modest accompaniment role using an 8' Bourdon and a 4' Flute, it is also true that adding a little variety does not cost very much, since the infrastructure (the organcase, the windchest, the blower and the action) is already in position. A Nazard or a Tierce, on top of a Doublette, can therefore allow this organ to perform Haendel concertos as a soloist, or to play a more present role in cantatas. Historically, such small organs existed only in England, while church organs were used for the Bach cantatas.
The variety of stops and the divided keyboard also allow the use of different registrations to accompany the right hand. With half-drawn levers, it is possible to only play the 4' Flute in the left hand, against the Bourdon and the Nazard for instance, in the right hand. The five levers allow numerous registration possibilities.
The organ can be voiced to any diapason being between 380 and 450 Hertz and in any temperament.
The organcase is made of cherry wood, finished with honeybee wax. The pattern on the openwork panels is taken back from the lectern's marquetry. Top panels can also be open. Fitted on casters, the instrument is easily moved. Besides, the upper section can be detached from the lower section and the keyboard is retractable to cross doors. The blower, the bellows and the silencer (also called "chicane") are inserted into the bottom section.
II. Grand-Orgue |
I. Positif |
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|---|---|---|---|---|
| Montre | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Bourdon | 8' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Prestant | 4' | |
| Prestant | 4' | Flûte à fuseau | 4' | |
| Quinte | 2 2/3' | Nazard | 2 2/3' | |
| Doublette | 2' | Octave | 2' | |
| Dessus de Cornet 8' | V | Tierce | 1 3/5' | |
| Fourniture 1 1/3' | IV | Quinte | 1 1/3' | |
| Bombarde | 16' | Cymbale 2/3' | IV | |
| Trompette (en chamade) | 8' | Bombarde | 16' | |
| Posaune | 8' | Trompette | 8' | |
| Clairon | 4' | Cromorne | 8' | |
| 1Carillon | Clairon | 4' | ||
| Zimbelstern | Tremblant doux | |||
| Rossignol | ||||
III. Récit
| Pédale | |||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Basse résultante | 32' | |
| Bourdon | 8' | Contrebasse | 16' | |
| Salicional | 8' | Montre (GO) | 16' | |
| Céleste | 8' | Soubasse | 16' | |
| Octave | 4' | Bourdon (REC) | 16' | |
| Flûte conique | 4' | Octavebasse | 8' | |
| Gemshorn | 2' | Bourdon | 8' | |
| Mixture 2' | III-V | Octave | 4' | |
| Basson | 16' | Contre Posaune (ext) | 32' | |
| Trompette | 8' | Posaune | 16' | |
| Hautbois | 8' | Bombarde (GO) | 16' | |
| Tremblant | Trompete | 8' | ||
| Trompette (GO) | 8' | |||
| Clairon (GO) | 4' | |||
| 1 | G - g2 |
Clavier / Manual |
|||
|---|---|---|---|
| Jeu / Stop | Tessiture / Range | Position | Levier / Lever |
| Bourdon 8' | basse / bass | tiré / drawn | 1 |
| Bourdon 8' | dessus / treble | tiré / drawn | 2 |
| Bourdon 8' et Nazard 2 2/3' | dessus / treble | demi-cran / half drawn | 2 |
| Flûte à cheminée 4' | complet / complete | tiré / drawn | 3 |
| Flûte à cheminée 4' | basse / bass | demi-cran / half drawn | 3 |
| Doublette 2' | complet / complete | tiré / drawn | 4 |
| Doublette 2' | dessus / treble | demi-cran / half drawn | 4 |
| Larigot 1 1/3' | complet / complete | tiré / drawn | 5 |
| Tierce 1 3/5' | dessus / treble | demi-cran / half drawn | 5 |