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Guilbault-Thérien, Opus 29, 1989
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Repentigny est une ville située au nord-est de Montréal, sur les rives du fleuve Saint-Laurent et de la rivière L'Assomption, dans la municipalité régionale de comté (MRC) de L'Assomption dans la région administrative de Lanaudière. Sise à l'extrémité est de l'île de Montréal, à laquelle elle est reliée par les ponts Le Gardeur (inauguré en 1939) et Charles-de Gaulle (inauguré en 1965), elle est considérée comme faisant partie de la banlieue est de Montréal.
Historique
La famille de Pierre Legardeur/Le Gardeur de Repentigny (1600-1648) est originaire de Thury-Harcourt, en Haute-Normandie (France) où elle possédait les seigneuries d’Amblie, de Tilly, de Croysilles, de Repentigny, et de la Vallette.
Débarqué à Québec, le 11 juin 1636, avec sa mère, Catherine de Corday (v1568-1657), sa soeur Marguerite (v1608-1671), épouse (1630) de Jacques Leneuf de La Poterie (v1604-après 1687), et son frère, Charles Legardeur de Tilly (1614-1695), Pierre Legardeur se fait octroyer, le 16 avril 1647, deux importantes concessions territoriales. La première lui est octroyée par Charles-Jacques Huault de Montmagny (v1583-1657), gouverneur (1636-1648) de la Nouvelle-France : la seigneurie de Repentigny (à l'origine nommée L'Assomption du nom de la rivière). Elle se situe sur la rive nord du Saint-Laurent, à l’embouchure de la rivière L’Assomption et s'étend de de la seigneurie de Saint-Sulpice, à l’est, jusqu’à la seigneurie de Terrebonne, à l’ouest. La seconde, pour son fils Jean-Baptiste, sur la rive sud du Saint-Laurent, la seigneurie de Bécancour (à l'origine nommée Rivière-Puante), est octroyée par François-Christophe de Lévis-Vantadour (1603-1661), vice-roi (1644-1660) de la Nouvelle-France. Selon les lois du régime seigneurial à cette époque, Pierre Legardeur s’engage à construire, à ses frais, les principaux édifices d’intérêt public : le manoir, le fort, le moulin à vent, l’église, et le presbytère.
Après son décès en mer sur le navire Le Cardinal en mai 1648, sa veuve, Marie Favery (v1613-1675), hérite de la moitié des deux seigneuries tandis que l'autre moitié va à ses fils Jean-Baptiste 1632-1709), Charles (1637-1684) et Ignace (1648-?) ainsi qu'à ses filles Marie-Magdeleine (après 1630-1662) et Catherine (v1634-1709). La seigneurie de Bécancour, acquise pour Jean-Baptiste, passe à son frère Charles le 14 janvier 1668 qui la nomme Villiers. Au décès de Charles, le 23 septembre 1784, la seigneurie revient, le 9 octobre 1684, à son créancier Philippe Gaultier de Comporté (1641-1687) qui la revend, le 14 novembre 1684 à Pierre Robineau de Bécancour (1654-1729). Quant à la seigneurie de Repentigny, Marie Favery remet ses intérêts, le 2 mai 1670, à Jean-Baptiste qui en cède une partie, le 11 mai 1671, à Charles Aubert de Villers, sieur de la Chesnaye (1632-1702). Ce dernier fonde alors la seigneurie de La Chesnaye et commence à exploiter ses terres à Lachenaie en 1673. Quant à Jean-Baptiste Legardeur, il s'établit sur la partie qui lui reste et fonde Repentigny.
La seigneurie de Repentigny reste dans la famille Legardeur jusqu'au 12 octobre 1774 puis passe à divers propriétaires jusqu'à l'abolition du régime seigneurial, le 18 décembre 1854. Une municipalité de paroisse est constituée, sous le nom de Notre-Dame-de-l'Assomption-de-Repentigny, le 1er juillet 1855. Un siècle plus tard, en 1956, cette municipalité adopte le nom de Repentigny et, le 31 janvier 1957, elle obtient le statut de ville. L’actuelle ville de Repentigny, issue de la fusion des villes de Repentigny et de Le Gardeur, est constituée le 1er juin 2002.
L’église
Les premiers colons s'installent dans la région vers 1666 et érigent une première chapelle tandis que les registres paroissiaux s'ouvrent en 1669. Construite en bois en 1678, cette chapelle mesure 12 mètres (40 pieds) de long sur 6,7 mètres (22 pieds) de large avec des murs de pieux et un toit de paille. Elle est dédiée à « La Conception de la Vierge Marie » et est située près du manoir seigneurial. Un premier missionnaire, l'abbé Thomas-Joseph Morel (1636-1687), y réside en 1679 et 1680. Elle est utilisée jusqu'en 1702, année où elle est démolie.
Une paroisse est érigée canoniquement le 4 novembre 1684 par Mgr François de Montmorency Laval (1622-1708), évêque (1674-1688) de Québec, sous le vocable de « Notre-Dame-de-l'Assomption » et, en 1688, il nomme l'abbé Pierre Volant de Saint-Claude (1654-1710) en tant que premier curé résident. Toutefois, le décret d'érection canonique ne sera émis qu'en octobre 1714 par Mgr Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), évêque (1688-1727) de Québec.
Le 14 décembre 1688, une maison, située sur la terre 119 qui se trouve à l'est de la seigneurie, devient presbytère à la suite de l'achat, le 19 octobre 1688, de la maison et de la terre du notaire Jean-Baptiste Fleuricourt (v1645-1709) par Sieur Jean Jalot (v1648-1690) pour et au nom de tous les habitants. Le 16 août 1701, l'abbé Pierre Volant échange la terre 119 pour la terre 93 de Pierre Janot dit Belhumeur (1659-1733), gendre de Pierre Richaume (v1636-1688) qui s'y était établi en 1673. À la suite de cet échange, Louis-Hector de Callière (1648-1703), gouverneur (1698-1703) de la Nouvelle-France, établit, le 13 novembre 1702, dans un jugement du Conseil Souverain, le site de la future église au centre de la seigneurie. Cette deuxième chapelle, également en bois, avec son presbytère, est construite, en 1703, près de l'endroit où se trouve l'église actuelle. Rapidement, ces édifices tombent en ruines.
Le 3 mars 1722, Philippe de Rigaud de Vaudreuil (1650-1725), gouverneur (1703-1725) de la Nouvelle-France, fixe les limites de la paroisse catholique. En 1723, une ordonnance de l'intendant Michel Bégon de La Picardière (1667-1747) fixe les modalités de contribution que les habitants doivent verser pour la construction d'une nouvelle église, laquelle sera achevée en 1729. Il s’agit d’un édifice érigé d’après un plan en croix latine, mesurant 25,6 mètres (83 pieds) sur 11,3 mètres (36 pieds) se terminant par une abside à pans coupés, seul exemple encore existant d'une abside sous cette forme construite sous le Régime français. Le toit très élevé et n’ayant qu’un clocher à lanterne unique est d’inspiration normande. La construction possède une caractéristique extrêmement rare, à savoir : elle est construite au niveau du sol et ne possède donc aucune marche pour y accéder. Une première sacristie, en bois et extérieure au plan de l’église, est érigée en 1753 dans le prolongement du choeur. Elle est remplacée en 1785 par une structure en pierre, puis reconstruite en 1835. En 1789, une tribune est ajoutée à l’arrière de l’église.
Le 24 juin 1838, Mgr Jean-Jacques Lartigue (1777-1840), évêque (1836-1840) de Montréal, modifie le nom de la paroisse pour celui de « La Purification de la Bienheureuse Vierge Marie » afin de la différencier de la paroisse Saint-Pierre-du-Portage, érigée en 1724, et qui est devenue paroisse de « L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie ». De plus, ces deux lieux de culte sont situés à quelque 15 km (10 milles) de distance l'un de l'autre.
Devenue trop exiguë, l’église doit être agrandie en 1850, à la demande de Mgr Ignace Bourget (1799-1885), évêque (1840-1876) de Montréal. Les travaux sont confiés aux entrepreneurs Élie Brien dit Desrochers et Louis Guéret dit Latulippe, et se terminent en 1852. La nef est allongée, par la façade, de 6 mètres (20 pieds) pour atteindre 32 mètres (105 pieds), et son élargissement la fait passer de 11 mètres (36 pieds) à 26 mètres (85 pieds). Dans un premier temps, une façade à deux tours est élevée puis, les murs latéraux de la nef sont reportés sur la ligne des tours et des chapelles latérales, créant ainsi deux bas-côtés.
Le 25 juin 1856, trois cloches sont bénites et installées. La même année, le 29 novembre, Mgr Ignace Bourget ampute la paroisse de la moitié de ses paroissiens à l'occasion de la création de la paroisse Saint-Paul-L'Ermite qui deviendra ville Le Gardeur. Un siècle plus tard, le cardinal Paul-Émile Léger (1904-1991), archevêque (1950-1968) de Montréal, ampute, le 27 juin 1957, le territoire de la paroisse pour former la paroisse Notre-Dame-des-Champs, et à nouveau, le 15 février 1962, pour former la paroisse de Précieux-Sang.
Le 16 mars 1978, l'édifice est classé « immeuble patrimonial » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.
Dans la nuit du 11 au 12 octobre 1984, l’année même du tricentenaire, un incendie d’origine inconnue, mais non criminelle, vient ravager la voûte, les boiseries du choeur, et les vitraux. L’église est fermée, et les cérémonies religieuses ont eu lieu dans les écoles de la paroisse. L'église est rouverte en novembre 1985, mais les travaux de restauration se poursuivent jusqu'en 1988.
Le 7 février 1993, un tableau, représentant la « Présentation de Jésus au Temple » et œuvre de Pierre Lussier, de Saint-Michel-de-Bellechasse, est bénit et placé au-dessus du maître-autel. Le 6 février 1994, deux verrières, représentant « l’Annonciation » et œuvres de Marcel Chabot, de Montréal, sont bénites et placées dans les fenêtres du choeur. L’église est consacrée le 12 juin 1994 par Mgr Jean-Claude Turcotte (1936-2015), archevêque (1990-2012) de Montréal. Elle est la plus ancienne église du diocèse de Montréal.
Intérieur
Un premier décor intérieur est entrepris en 1737 par Antoine Cirier (1718-1798), de la Pointe-aux-Trembles. Pendant deux ans, il travaille à quelques pièces de mobilier liturgique aujourd'hui disparues. De 1747 à 1758, le même sculpteur exécute les trois retables ainsi que les deux tabernacles latéraux encore en place et qui sont les seules oeuvres connues de ce sculpteur.
La construction d'une sacristie extérieure amène des ajustements au retable du maître-autel, car celui-ci est fabriqué pour un choeur et une sacristie qui se partagent l'espace du sanctuaire. En février 1758, Cirier refuse de déplacer et d'ajuster le retable au nouveau choeur agrandi. En conséquence, le 26 juillet 1761, les autorités décident de transférer le contrat à Philippe Liébert (1733-1804) qui reprend le travail au retable en collaboration avec son beau-père, Vincent Lenoir (1693-1763). Malgré des modifications ultérieures, des parties importantes du retable actuellement en place sont probablement l'oeuvre de Liébert. Le tabernacle du maître-autel est le premier ouvrage connu de Liébert.
En 1808, Louis-Amable Quévillon (1749-1823) livre le tombeau du maître-autel lequel est encore en place. En 1819, il réalise une nouvelle voûte, et, en 1821-1822, une chaire et un banc d'oeuvre qui disparaîtront lors de travaux ultérieurs.
Après l'agrandissement de l'église en 1850, il faut reprendre une bonne partie du décor intérieur. Les travaux sont confiés à Louis-Xavier Leprohon (1795-1876). En 1907, sous la conduite des architectes Louis-Zéphirin Gauthier (1842-1922) et Joseph-Égide-Césaire Daoust (1881-1945), d’importantes modifications confèrent à l’intérieur de l’église son aspect actuel : la voûte est complètement reconstruite, le décor réaménagé en fonction des nouveaux changements, et les bancs remplacés par les bancs actuels.
L'incendie de la voûte en 1984 entraîne la destruction de la voûte réalisée en 1907 et met au jour une partie, bien que mutilée, de celle réalisée par Quévillon en 1819. Elle est remarquable par sa simplicité et représente une phase de transition entre les voûtes dépouillées du XVIIIe siècle vers celles très ornées du XIXe. Le sculpteur Roger Dallaire (?-2003) participe à la restauration.
Le trésor de l'église comprend, entre autres, une lampe du sanctuaire, en argent massif, œuvre de Laurent Amiot (1764-1839) et datant de 1788 ainsi qu'un ciboire, signé Pierre Huguet dit Latour (1749-1817), acquis en 1808. Ces deux oeuvres sont classées en tant que « biens culturels » par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le 18 décembre 1978.
L'orgue
L'orgue, commandé le 30 novembre 1987, a été construit par la firme Guilbault-Thérien de Saint-Hyacinthe, et installé en avril 1989. Le buffet, de peuplier blanc, conçu en collaboration avec l'architecte Claude Beaulieu, est l'oeuvre du sculpteur Roger Dallaire. La console est de cerisier. Les tuyaux de façade sont d'étain poli à 75%.
L'instrument est inauguré le 22 juin 1989 par Gaston Arel et Lucienne L'Heureux-Arel.
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Repentigny is a city located in the northeast of Montréal, on the banks of the St. Lawrence River and the Assumption River, in the Assumption County Regional Municipality, in the Lanaudière administrative region. Linked to the eastern end of the island of Montréal by Le Gardeur (inaugurated in 1939) and Charles-de Gaulle (inaugurated in 1965) bridges, it is considered as part of Montréal eastern suburb.
History
The family of Pierre Legardeur/Le Gardeur de Repentigny (1600-1648) comes from Thury-Harcourt, in Haute-Normandie (France), where it owned the Amblie, Tilly, Croysilles, Repentigny, and Vallette seigniories.
Arrived in Québec City, on June 11th, 1636, with his mother, Catherine de Corday (c1568-1657), her sister, Marguerite (c1608-1671), spouse (1630) of Jacques Leneuf de La Poterie (c1604-after 1687), and his brother, Charles Legardeur de Tilly (1614-1695), Pierre Legardeur was granted two important territorial concessions on April 16th, 1647. The first one was granted by Charles-Jacques Huault de Montmagny (v1583-1657), governor (1636-1648) of New France: the Repentigny seigniory (originally named Assumption for the name of the river). It was located on the north shore of the St. Lawrence River, in the Assumption River mouth, stretching from the St. Sulpice seigniory, in the east, up to the Terrebonne seigniory, in the west. The second one, on the south shore of the St. Lawrence River, the seigniory of Bécancour (originally named Rivière-Puante/Stinky River), for his son Jean-Baptiste, was granted by François-Christophe of Lévis-Vantadour (1603-1661), viceroy (1644-1660) of New France. According to the seigniorial regime law at the time, Pierre Legardeur promised to build, at his own expenses, the main public buildings: the manor, the fort, the windmill, the church, and the presbytery.
After his death at sea on The Cardinal ship in May 1648, his widow, Marie Favery (c1613-1675), inherited half of both seigniories while the other half went to his sons Jean-Baptiste (1632-1709), Charles (1637-1684) and Ignace (1648-?) as well as to his daughters Marie-Magdeleine (after 1630-1662) and Catherine (c1634-1709). The Bécancour seigniory, acquired for Jean-Baptiste, was transferred to his brother Charles on January 14th, 1668. He renamed it Villiers. After Charles's death, on September 23rd, 1784, the seigniory went, on October 9th, 1684, to his creditor Philippe Gaultier de Comporté (1641-1687) who sold it, on November 14th, 1684, to Pierre Robineau de Bécancour (1654-1729). Concerning the Repentigny seigniory, Marie Favery bequeathed her interests, on May 2nd, 1670, to Jean-Baptiste who partly sold it, on May 11th, 1671, to Charles Aubert de Villers, sieur de la Chesnaye (1632-1702) who established the Chesnaye seigniory and began exploiting the lands in Lachenaie in 1673. Jean-Baptiste Legardeur settled on what was left of the seigniory and established Repentigny.
The ownership of the Repentigny seigniory stayed within the Legardeur family until October 12th, 1774. Several owners followed up to the abrogation of the seigniorial regime on December 18th, 1854. A parish municipality was established, under the name of Notre-Dame-de-l'Assomption-de-Repentigny, on July 1st, 1855. A century later, in 1956, the municipality changed its name for Repentigny and, on January 31st, 1957, it was granted city status. The actual city of Repentigny, coming from the merger of the Repentigny and Le Gardeur cities, was established on June 1st, 2002.
The Church
The first settlers arrived in the region by 1666 and they built a first chapel while the parish registers were set up in 1669. This wooden chapel was built in 1678, and measured 40 feet (12 meters) long by 22 feet (6.7 meters) wide with pole walls and a straw roof. It was dedicated to « The Conception of the Virgin Mary » and was located near the seigniorial manor. A first missionary, Fr Thomas-Joseph Morel (1636-1687), resided there in 1679 and 1680. It was used until 1702, the year it was demolished.
A parish was canonically established on November 4th, 1684, by François de Montmorency Laval (1622-1708), bishop (1674-1688) of Québec, and dedicated to « Notre-Dame-de-l'Assomption ». In 1688, Fr Pierre Volant de Saint-Claude (1654-1710) was appointed as first resident parish priest. Nevertheless, the canonical erection decree was issued only in October 1714, by Jean-Baptiste de la Croix of Chevrières de Saint-Vallier (1653-1727), bishop (1688-1727) of Québec.
On December 14th, 1688, a house, located on lot 119 which is in the east of the seigniory, became the presbytery following the purchase, on October 19th, 1688, of both the lot and the house owned by notary Jean-Baptiste Fleuricourt (c1645-1709), by Sieur Jean Jalot (c1648-1690) in the name of all the residents. On August 16th, 1701, Fr Pierre Volant exchanged lot 119 for lot 93 owned by Pierre Janot dit Belhumeur (1659-1733), son-in-law of Pierre Richaume (c1636-1688) who had settled on it in 1673. Following this exchange, Louis-Hector of Callière (1648-1703), governor (1698-1703) of New France, determined, on November 13th, 1702, in a judgment of the Sovereign Council, the site of the future church in the center of the seigniory. This second wooden chapel, along with its presbytery, was built in 1703, near the site where the actual church stands. Rapidly, these buildings fell into ruins.
On March 3rd, 1722, Philippe de Rigaud de Vaudreuil (1650-1725), governor (1703-1725) of New France, delimited the Catholic parish territory. In 1723, a decree by treasurer Michel Bégon de La Picardière (1667-1747) determined the contribution to be paid by each resident for the construction of a new church, which will be completed in 1729. It was a Latin cross-shaped building measuring 83 feet (25.6 meters) by 36 feet (11.3 meters) ending with a cant apse, the only extant example of this type of apse built under the French Regime. According to Norman tradition, the roof is very high and the bell tower is topped by a single lantern. The building has an extremely rare characteristic: it is built at ground level and there is no step leading to the entrance door. A first wooden sacristy, outside the church plan, was built in 1753 as an extension to the chancel. It was replaced in 1785 with a stone structure, then rebuilt in 1835. In 1789, a gallery was added at the back end of the church.
On June 24th, 1838, Jean-Jacques Lartigue (1777-1840), bishop (1836-1840) of Montréal, modified the parish name for « The Purification of the Blessed Virgin Mary » to differentiate it from the Saint-Pierre-Du-Portage parish, established in 1724, which became « The Assumption of the Blessed Virgin Mary » parish. Both worship places are located only 10 miles (15 km) apart from each other.
By 1850, the church was too small and, at the request of Ignace Bourget (1799-1885), bishop (1840-1876) of Montréal, it had to be extended. Work was entrusted to contractors Élie Brien dit Desrochers and Louis Guéret dit Latulippe, and was completed in 1852. The nave was lengthened, by the facade, by 20 feet (6 meters) to reach 105 feet (32 meters), and enlarged from 36 feet (11 meters) to 85 feet (26 meters) wide. First, a facade with two towers was erected then, the nave lateral walls were set out in line with the towers and the lateral chapels, creating two side aisles.
On June 25th, 1856, three bells were blessed and installed. The same year, on November 29th, Bishop Ignace Bourget took away half the parishioners to establish the Saint-Paul-L'Ermite parish which will become City Le Gardeur. A century later, Paul-Émile Cardinal Léger (1904-1991), archbishop (1950-1968) of Montréal, divided the territory, on June 27th, 1957, to establish the Notre-Dame-des-Champs parish, and again, on February 15th, 1962, to establish the Précieux-Sang parish.
On March 16th, 1978, the building was classified as a « patrimonial building » by the Québec Ministry of Culture and Communications.
During the night from October 11th to 12th, 1984, on the tercentenary year, a fire of unknown, but not criminal origin, devastated the vault, the chancel woodwork, and the stained glass windows. The church was closed, and the religious services took place in the parish schools. The church was reopened in November 1985, but restoration work continued until 1988.
On February 7th, 1993, a painting representing the « Presentation of Jesus to the Temple » executed by Pierre Lussier, from St. Michel-de-Bellechasse, was blessed and placed above the main altar. On February 6th, 1994, two new stained-glass windows representing the « Annunciation », executed by Marcel Chabot, from Montréal, were blessed and added in the chancel. The church was consecrated on June 12th, 1994, by Jean-Claude Turcotte (1936-2015), archbishop (1990-2012) of Montréal. This church is the most ancient church in the Montréal diocese.
The Interior
A first interior decor was executed in 1737 by Antoine Cirier (1718-1798), of Pointe-aux-Trembles. For two years, he worked on some liturgical furnishings now gone. From 1747 till 1758, the same sculptor executed the three reredoses as well as both lateral tabernacles still extant which are the only known works by this sculptor.
The construction of an exterior sacristy brought adjustments to the reredos because it had been built for a chancel and a sacristy sharing the space in the sanctuary. In February 1758, Cirier refused to move and to adjust the reredos to the new extended chancel. Consequently, on July 26th, 1761, authorities decided to transfer the contract to Philippe Liébert (1733-1804) who resumed the work on the reredos in collaboration with his stepfather, Vincent Lenoir (1693-1763). In spite of subsequent modifications, important sections of the reredos still in place are probably Liébert's work. The main altar tabernacle is the first known work by Liébert.
In 1808, Louis-Amable Quévillon (1749-1823) executed the main altar tomb which is still in place. In 1819, he executed a new vault, and, in 1821-1822, a pulpit and a churchwardens' pew which will disappear in subsequent modifications.
After the enlargement of the church in 1850, it was necessary to revise major sections of the interior decor. Work was entrusted to Louis-Xavier Leprohon (1795-1876). In 1907, under the supervision of architects Louis-Zéphirin Gauthier (1842-1922) and Joseph-Égide-Césaire Daoust (1881-1945), major modifications were carried out conferring the actual look to the church interior: the vault was completely rebuilt, the decor revised to meet the modifications, and the pews were replaced by the actual ones.
The 1984 fire led to the complete destruction of the vault installed in 1907 and brought to light part, but mutilated, of the one installed by Quévillon in 1819. It is remarkable for its simplicity and represents a transition between the 18th-century bare vaults and the highly decorated 19th-century ones. Sculptor Roger Dallaire (?-2003) participated in the restoration.
Church treasures include a sanctuary lamp, in solid silver, executed in 1788 by Laurent Amiot (1764-1839); and a ciborium, executed by Pierre Huguet dit Latour (1749-1817), purchased in 1808. These two works of art were classified, on December 18th, 1978, as « cultural assets » by the Québec Ministry of Culture and Communications.
The Organ
The organ, ordered on November 30th, 1987, was built by St. Hyacinthe organbuilding firm Guilbault-Thérien and installed in April 1989. The white poplar organ case, designed in collaboration with architect Claude Beaulieu, is the work of sculptor Roger Dallaire. The console is made of wild cherry wood. The facade pipes are made of 75% polished tin.
The instrument was inaugurated on June 22, 1989, by Gaston Arel and Lucienne L'Heureux-Arel.
Grand-Orgue |
Récit |
|||
|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Bourdon | 8' | |
| Montre | 8' | Prestant | 4' | |
| Flûte à cheminée | 8' | Flûte | 4' | |
| Prestant | 4' | Doublette | 2' | |
| Flûte conique | 4' | Nazard | 2 2/3' | |
| Flûte | 2' | Tierce | 1 3/5' | |
| Fourniture | V | Plein Jeu | III | |
| Cornet | V | Hautbois | 8' | |
| Trompette | 8' | |||
| Voix humaine | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Soubasse | 16' |
| Flûte en montre | 8' |
| Bourdon (du GO) | 8' |
| Prestant | 4' |
| Douçaine | 16' |
| Trompette (du GO) | 8' |