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Brodeur, 1891
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Sainte-Monique est une municipalité située dans la municipalité régionale de comté de Nicolet-Yamaska et la région administrative du Centre-du-Québec.
La municipalité est située à 12 km (7,5 milles) au sud de Nicolet, à 32,9 km (12 milles) au sud-ouest de Trois-Rivières et 44,5 km (27,6 milles) au nord-ouest de Drummondville. La rivière de Nicolet traverse son territoire. Son nom honore sainte Monique, la mère de Saint Augustin.
Historique
Le développement de la seigneurie de Nicolet au début du XIXe siècle nécessite l'implantation d'un moulin, vers 1808, sur le site qui forme aujourd'hui le village de Sainte-Monique.
Une municipalité de paroisse est constituée le 8 juin 1845 sous le nom de Sainte-Monique pour être abolie le 1er septembre 1847 et reconstituée le 1er juillet 1855. Une municipalité de village est constituée à partir du territoire de la paroisse le 19 septembre 1922. Les edux municipalités fusionnent le 3 janvier 1996.
L'église
Cette paroisse est l’une des premières faisant partie du deuxième groupe de paroisses de la rive sud du Saint-Laurent qui ont pris naissance sur les riches terres de la région du lac Saint-Pierre. L’emplacement physique de l’église s’est concrétisé après de longs débats et est choisi pour des raisons d’accessibilité facilitée par les voies terrestres de communication déjà en place. Les espaces nécessaires à un centre religieux (église, presbytère, dépendances, cimetière) sont offerts gratuitement par un commerçant de bois, Samuel Waterford Woodward. Le don est officialisé le 11 janvier 1844.
Le 25 octobre 1842, Mgr Joseph Signay (1778-1850), archevêque (1833-1859) de Québec, appose sa signature au décret d’érection en paroisse religieuse du territoire que l’on avait demandé de détacher de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet. La paroisse fait partie, à l’époque de sa fondation, du diocèse de Québec. Elle devient l'une des paroisses du diocèse de Trois-Rivières lorsque celui-ci est érigé le 8 juin 1852 et plus tard, du diocèse de Nicolet lors de son érection le 10 juillet 1885.
L’organisation matérielle de la paroisse tarde à se réaliser faute de la nomination d’un curé permanent. C'est ainsi que le contrat de construction d'une église avec sacristie confié, le 30 juin 1845, aux entrepreneurs Jean-Baptiste Hébert (1779-1863) et Augustin Leblanc (1799-1882) ne voit que ses fondations réalisées en 1848. Entre temps, un presbytère, en bois, est construit au cours de l'année 1848 pour servir de chapelle temporaire, mesure 14,6 mètres (48 pieds) sur 9,8 mètres (32 pieds), en attendant la construction de l'église.
C'est alors que l’abbé Michel Forgues (1811-1882) est nommé curé et arrive en poste le 8 octobre 1848. Il célèbre la première messe dans la chapelle temporaire. Il quitte le 8 mai 1849 et est remplacé par l'abbé Célestin-Zéphirin Rousseau (1821-1877) qui est considéré comme le véritable fondateur de la paroisse. Il reste en poste jusqu'en 1874.
La construction de l'église se termine en 1849 et l'édifice est bénit le 7 mars 1850. L'édifice, construit en pierres des champs, mesure 32,9 mètres (108 pieds) sur 15,2 mètres (50 pieds).
En 1854, une cloche est achetée et installée. En 1856, alors que l'état des finances est bon, le curé et ses marguilliers décident de faire parachever l'intérieur de l'église et au tracé du plan de la voûte. Ce contrat est alloué le 19 septembre 1856 aux entrepreneurs Thomas Allard, Louis Girard et Victor Rousseau. Le travail est terminé en 1858. La chapelle temporaire, servant au culte durant l’époque de la construction de l’église, devient le presbytère.
Le 8 juin 1873, Mgr Thomas Cooke (1792-1870), évêque (1852-1869) de Trois-Rivières, autorise une dépense permettant à la fabrique de doter l'église d'un maître-autel et d'autels pour les chapelles qui soient en harmonie avec la décoration de l'église. En décembre 1875, un groupe de six grands tableaux, produits par le peintre romain Cesare Porta, sont achetés au coût de 397,15 $. En 1885, Joseph-Thomas Rousseau (1852-1896) peint, en trompe-l’œil, les panneaux de la grande voûte dans le cadre d'un grand ménage dans l'église.
Le 2 avril 1890, le feu détruit l’église, la sacristie, le presbytère et les dépendances de la fabrique. La reconstruction est presque immédiatement accordée sauf que l’église doit être reconstruite sur l’emplacement du presbytère avec façade du côté du grand chemin et le presbytère sur l’emplacement de la sacristie incendiée.
Le contrat de la construction de l’église et de la sacristie est accordé à l’architecte-entrepreneur Louis Caron (1847-1917), de Nicolet, le 5 juin 1890 qui réalise les constructions sur une période de deux ans. L’église qui devait mesurer 73,2 mètres (240 pieds) de longueur sur 12,2 mètres (40 pieds) de largeur mesure, lorsque terminée, une longueur de 76,2 mètres (250 pieds) sur 20,4 mètres (67 pieds) de largeur incluant une sacristie qui mesure 18,3 mètres (60 pieds) de longueur par 12,2 mètres (40 pieds) de largeur. La nef contient 576 places et sa tribune 220 places, sans compter la tribune de l’orgue, logée plus haut. Construite en pierre, elle coûte 39 880 $.
Un carillon de trois cloches de fabrication française, acheté en Belgique, au coût d’environ 1 500 $ est installé au clocher. Les tableaux de Cesare Porta, sauvés du feu, sont placés aux murs de la nouvelle église. Trois autres tableaux, signés Flavien-Norbert Chapdeleine (1859-1926), sont acquis en 1893. La nouvelle église est bénite par Mgr Elphège Gravel (1838-1904), évêque (1885-1904) de Nicolet, le 29 mai 1893. Quant au presbytère, il mesure 15,2 mètres (50 pieds) de long par 10 mètres (33 pieds) de large.
Dès 1905, il est noté que la façade de l’église pourrait s’écrouler. Pour résoudre ce problème, la décision est prise de remplacer la monture des cloches et d’exécuter un second drainage autour de l’église. La même situation est remarquée en 1916 alors que la façade de l’église penche dangereusement. Un décret de l’évêque ordonne les réparations devenues nécessaires. Et comme la situation ne se corrige pas, le 13 juillet 1925, s’appuyant sur un rapport de l’inspecteur des édifices publics de la province, Mgr Hermann Brunault (1857-1937), évêque (1904-1937) de Nicolet, ordonne la démolition de l’église. L’année suivante, suite aux suggestions émises précédemment par les architectes Louis-Zéphirin Gauthier (1842-1922) et Joseph-Eglide-Césaire Daoust (1881-1946), l’évêque sursoit à son décret et l’édifice subit des réparations majeures au coût de 33 380 $.
En 1948, des dépenses sont engagées visant à réparer des faiblesses structurelles de l’église. Le 15 septembre 1957, la voûte de l'église est isolée au coût de 3 500 $. Le 4 juillet 1972, la fabrique accorde un contrat d'une valeur de 2 500 $ à Rosario Cusson pour couper le clocher au niveau du plafond de la tour des cloches. En 1982, afin de diminuer les coûts de chauffage, l'église est isolée et, pour parer les risques d'incendie, le système électrique est refait. En 1984 et 1985, un plan de rénovation est élaboré par l'architecte André Camirand (1940-2022) et les travaux sont réalisés par les entrepreneurs Guy Therrien et Guy Gagnon au coût de 313 300 $. Les travaux incluent la peinture de l’intérieur et l’extérieur de l’église, la construction et l'installation d'un clocher en fibre de verre qui remplace l’ancien qui était fait de bois et recouvert en tôle et jugé trop lourd pour l’édifice, le remplacement des portes et des fenêtres ainsi que le réaménagement du portique intérieur. En 1990, la maçonnerie estérieure de l’église est restaurée. En 1992, dans le cadre des festivités entourant le centième anniversaire de l’église, de nouvelles statues sont installées dans les niches de la façade.
En 2014, la paroisse est regroupée avec celles de Saint-Antoine (Baie-du-Fèvre), Saint-Elphège, et Saint-Zéphirin-de-Courval pour former la paroisse Assomption-de-la-Vierge-Marie. Le 13 mars 2022, Mgr André Gazaille (1946-), évêque (2011-2022) de Nicolet, préside à la désacrilisation de l'église qui, le 15 juin 2022, est devenue la propriété de la municipalité pour la somme symbolique 1 $.
L’orgue
L’orgue actuel est le troisième instrument de la paroisse. Le premier, acheté en 1871, semblait être une belle occasion pour acheter un orgue. Un dénommé Pierre Beaudoin (?-1883) en possède un qu’il a tenté, sans succès, de vendre à La Baie-du-Febvre et à Lévis. Le curé le fait acheter par la fabrique pour la somme de 1 000 $.
Le deuxième instrument, construit par Louis Mitchell (1823-1902), est acheté et installé le 22 septembre 1878, pour la somme de 1 700 $. Il est partiellement détruit lors de l’incendie de 1890.
À l’automne de 1890, la décision est prise d'acheter et d’installer un orgue dans la nouvelle église. Le nouvel instrument doit incorporer la tuyauterie de l’ancien orgue sauvé du feu. La construction de cet instrument est réalisée par Eusèbe Brodeur (1839-1913), de Saint-Hyacinthe, au coût de 1 600 $. Il comporte 21 jeux répartis sur deux claviers et pédalier et une console renversée.
L'instrument n’a jamais été modifié jusqu’à ce qu’il soit restauré par la maison Orgues Létourneau, de Saint-Hyacinthe, au cours de l’année 2002. L'instrument restauré est inauguré le 3 novembre 2002 par Gaston Arel.
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St. Monique is a municipality located in the Nicolet-Yamaska regional county municipality ??and in the Centre-du-Québec administrative region.
The municipality is located 7.5 miles (12 km) south of Nicolet, 12 miles (32.9 km) southwest of Trois-Rivières and 27.6 miles (44.5 km) north-west of Drummondville. The Nicolet River crosses its territory. Its name honors Saint Monica, the mother of Saint Augustine.
History
The development of the Nicolet seigniory at the beginning of the 19th century required, around 1808, the establishment of a mill on the actual site St. Monique village.
A parish municipality was established on June 8, 1845, under the name of Sainte-Monique to be abolished on September 1, 1847, and reestablished on July 1, 1855. A village municipality was establishing from the parish territory on September 19, 1922. The two municipalities merged on January 3, 1996.
The Church
This parish is one of the second wave of parishes established on the south shore of the St. Lawrence River on the rich lands in St. Pierre Lake region. The physical location of the church was set after long debates and was selected for its easy access taking into account the existing roads at the time. The required land for a religious center (church, presbytery, outbuildings, cemetery) was donated by a local timber merchant, Samuel Waterford Woodward. The donation was made official on January 11, 1844.
On October 25, 1842, Joseph Signay (1778-1850), archbishop (1833-1859) of Québec, signed the decree establishing the new parish taking the territory from St. Jean-Baptiste parish in Nicolet. The parish was, at the time of its establishment, part of the diocese of Québec. It became one of the parishes of the diocese of Trois-Rivières when it was erected on June 8, 1852, and later, of the diocese of Nicolet when it was established on July 10, 1885.
The physical organization of the new parish was delayed because no priest was available for a permanent assignment. This reason explains why even though the contract for the construction of the church had been awarded on June 30, 1845, to contractors Jean-Baptiste Hébert (1779-1863) and Augustin Leblanc (1799-1882), only the foundations were executed by 1848. Meanwhile, a 48-foot (14.6-metre) long by 32- foot (9.8-metre) wide wooden presbytery was built to be used as a temporary chapel until the church was completed.
Fr Michel Forgues (1811-1882) was appointed as the parish priest and arrived on October 8, 1848. A first mass was celebrated in the temporary chapel completed a few months earlier. Fr Forgues left the parish on May 8, 1849, and was replaced by Fr Célestin-Zéphirin Rousseau (1821-1877) who is considered as the true founder of the parish. He stayed until 1874.
The construction of the church was completed in 1849 and the building was blessed on March 7, 1850. The stone building was 108 feet (32.9 meters) long by 50 feet (15.2 meters) wide.
In 1854, a bell was purchased and installed. In 1856, while financial resources were available, the parish priest and the churchwardens decided to complete the church interior. The contract was awarded, on September 19, 1856, to contractors Thomas Allard, Louis Girard and Victor Rousseau. The work was completed in 1858. The temporary chapel, used during the construction of the church, was converted into a presbytery.
On June 8, 1873, Thomas Cooke (1792-1870), bishop (1852-1869) of Trois-Rivières, authorized the construction of a main altar and two lateral altars to match the church decor. In December 1875, six large paintings, executed by Roman artist Cesare Porta were purchased at the cost of $397. In 1885, as part of a general cleaning operation, Joseph-Thomas Rousseau (1852-1896) painted the large vault panels in trompe-l'oeil style.
On April 2, 1890, the church, the sacristy, the presbytery and the outbuildings were destroyed by fire. The permission to rebuild was almost immediately authorized with the provision that the church was to be rebuilt facing the main road on the former presbytery site while the presbytery was to be rebuilt where the former sacristy stood.
The contract for the reconstruction the church and the sacristy were awarded, on June 5, 1890, to architect-contractor Louis Caron (1847-1917), of Nicolet, who will complete the buildings over a two-year period. The initial dimensions of the church were to be 240 feet (73.2 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide but when completed, the church was 250 feet (76.2 meters) long by 67 feet (20.4 meters) wide including a 60 feet (18.3 meters) long by 40 feet (12.2 meters) wide sacristy. The nave seats 576 and its gallery 220, plus the ones located in the organ loft in the second gallery. The stone building cost $39,880.
A three-bell carillon, cast in France but purchased in Belgium, at a cost of $1,500, was installed in the belfry. Cesare Porta's paintings, saved from the fire, returned on the walls of the new church. Three other paintings, by Flavien-Norbert Chapdeleine (1859-1926), were purchased in 1893. The new church was blessed on May 29, 1893, by Elphège Gravel (1838-1904), bishop (1885-1904) of Nicolet. The new presbytery is 50 feet long by 33 feet wide.
Early in 1905, it was observed that the facade of the church could collapse. To solve this problem, it was decided to replace the bell handles and to execute a second drainage around the church. The same situation was again observed in 1916 while the facade of the church leaned dangerously. A bishop's decree ordered that all necessary repairs be undertaken. And as the situation did not improve, on July 13, 1925, based on a report from the public buildings inspector for the province of Québec, Hermann Brunault (1857-1937), bishop (1904-1937) of Nicolet, ordered the church to be demolished. The following year, acting upon suggestions set forward, a few years ago, by architects Louis-Zéphirin Gauthier (1842-1922) and Joseph-Eglide-Césaire Daoust (1881-1946), the bishop suspended his decree and major repairs, at a cost of $33,380, were undertaken.
In 1948, the building was again repaired to correct structural weaknesses. On September 15, 1957, the church vault was isolated at the cost of $3,500. On July 4, 1972, a $2,500 contract was awarded to Rosario Cusson to cut the bell tower just above the bell chamber roof. In 1982, the church was isolated to cut heating costs and the electrical system was updated to reduce fire hazards. In 1984 and 1985, a renovation project, prepared by architect André Camirand (1940-2022), was carried out by contractors Guy Therrien and Guy Gagnon at the cost of $313,800. The work included the repainting of the interior and the exterior of the church, the construction and installation of a new fiberglass steeple to replace the former one that was made of timber and covered with sheet metal and deemed too heavy for the structure, the replacement of doors and windows and a new layout for the narthex. In 1990, the church's exterior masonry was restored. In 1992, as part of the festivities commemorating the church's one hundredth anniversary, new statues were installed in the facade niches.
In 2014, the parish was grouped with those of Saint-Antoine (Baie-du-Fèvre), Saint-Elphège, and Saint-Zéphirin-de-Courval to form the Assomption-de-la-Vierge-Marie parish. On March 13, 2022, André Gazaille (1946-), bishop (2011-2022) of Nicolet, presided over the desecration of the church which, on June 15, 2022, became the property of the municipality for the symbolic amount of $1.
The Organ
The actual organ is the third instrument owned by the parish. The first one, purchased in 1871, was believed to be a great opportunity to purchase an organ. A man by the name of Pierre Beaudoin (?-1883) had an organ he tried, without luck, to sell to La Baie-du-Febvre and Lévis. The parish priest recommended that the churchwardens purchase it for $1,000.
The second instrument, built by Louis Mitchell (1823-1902), was purchased and installed in 1878, for the amount of $1,700. This instrument was partially destroyed in the 1890 fire.
In the fall of 1890, the churchwardens decided to purchase and install an organ in the new church. The new instrument was to incorporate part of the pipework salvaged from the fire. Eusèbe Brodeur, an organbuilder from St. Hyacinthe, was awarded the contract to build the new instrument at a cost of $1,600. It was to be a 21-stop instrument over two manuals and pedal featuring a reverse console.
This instrument remained unchanged until it was restored by Orgues Létourneau, from St. Hyacinthe, in 2002. The newly restored organ was inaugurated on November 3, 2002, by Gaston Arel.
Grand-Orgue |
Récit |
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|---|---|---|---|---|
| Bourdon | 16' | Principal | 8' | |
| Montre | 8' | Viole de gambe | 8' | |
| Bourdon | 8' | Voix céleste | 8' | |
| Salicional | 8' | Clarabelle | 8' | |
| Dulciane | 8' | Violina | 4' | |
| Flûte harmonique | 4' | Octavin | 2' | |
| Prestant | 4' | Hautbois | 8' | |
| Nazard | 2 2/3' | Cromorne | 8' | |
| Doublette | 2' | Tremolo | ||
| Mixture | III | |||
| Trompette | 8' | |||
Pédale |
|
|---|---|
| Bourdon | 16' | Violoncelle | 8' |